Les noms d’auteurs descripteurs en Odonatologie

Voir : Désignation et usage des noms d’auteurs en odonatologie

En résumé

  • Les règles de nomenclature sont régies par le Code International de Nomenclature Zoologique dont la quatrième et dernière édition date de 1999.
  • Si en odonatologie on a pour habitude de simplifier les noms d’auteurs les plus complexe tels que Selys pour de Selys Longchamps, il est plus correct comme c’est prévu en Zoologie de ne pas utiliser de raccourci ou d’abréviation.
  • Selon l’article 51.1, la citation de l’auteur est facultative car elle ne fait pas partie du nom. Néanmoins cette citation est habituelle et souvent souhaitable. Il convient de le citer ainsi que la date, au moins une fois dans un ouvrage. En conséquence les indications sur l’auteur et la date sont des informations qu’il convient de rendre les plus justes possibles, tout en respectant certaines règles de présentation.
  • Le cas le plus épineux de désignation des noms d’auteur est celui d’auteurs responsable de la description cité dans l’ouvrage d’un autre auteur comme Gomphus lucasii de Selys Longchamps in Lucas, 1849 qui corresponds à une espèce décrite par de Selys Longchamps dans un ouvrage de Lucas. Dans divers cas ce type de situation est complexe et pourra même paraître ambiguë.
  • C’est la date réelle de la publication qui doit être retenue. Celle-ci peut différer de la date imprimée. Nous avons par exemple Calopteryx samarcandica Bartenev, 1912 (1911), qui est une espèce parue dans un ouvrage daté de 1911, mais disponible seulement en 1912. Cette présentation avec la date imprimée entre parenthèse reste peu utilisée en odonatologie, mais est la plus correcte.

Odonata Persica prévu en février 2020

Schneider T. & Ikemeyer D. 2020 (sous presse) – The Damselflies and Dragonflies of Iran: Odonata Persica. – [A préciser].

La livraison de cet ouvrage initialement prévue fin 2019 a été différée au mois de février 2020.

En l’espace de six ans, de 2013 à 2018, les auteurs se sont rendus 16 fois dans presque toutes les provinces de l’Iran pour étudier l’odonatofaune locale. Ainsi Aeshna vercanica a-t-elle été découverte et est nouvelle pour la science. D’autres espèces ont été enregistrées pour la première fois dans le pays comme Lestes dryas, Lestes macrostigma, Platycnemis kervillei, Coenagrion puella, Coenagrion pulchellum, Coenagrion ponticum, Coenagrion lunulatum, Crocothemis sanguinolenta, Brachythemis contaminata, Trithemis pallidinervis et Calopteryx splendens tschaldirica.

Au total ce sont 103 espèces qui ont été illustrées par des photographies. Pour les cartes de répartition détaillées, des données provenant de la littérature publiée antérieurement et des données disponibles non publiées sur les Libellules iraniennes ont été passées au crible jusqu’à la fin de 2018 et entrées dans une base de données. Des informations supplémentaires sur les données biométriques, l’identification, l’habitat et la taxonomie sont données. Un des objectifs principaux de cet ouvrage est d’aider à préserver le patrimoine de la faune des libellules iraniennes qui est gravement menacée par la pénurie d’eau et toutes ses répercussions.