Synonymie

Ajustements pour la World Odonata List

Les noms suivants ne sont pas attribués ou incorrects sur la WOL. ... En lire d'avantage...

Anax foersteri Deliry, 2019 (nomen novum)

Nous avons Anax selysii Förster, 1900 (nec Schlegel, 1841).

Nous avons constaté lors de nos lectures en 2018 que ce nom était préoccupé par Libellula selysii Schlegel, 1849 (recte 1841). Anax selysii Förster, 1900 est décrit aux pages 88-91 et est bien présenté comme une nouvelle espèce (n.sp.). Il porte le même nom que Libellula selysii Schlegel, 1849 qui est synonyme d'Anax guttatus (Burmeister, 1839), donc dans le même genre [1]. Si ce dernier zoonyme est réputé publié en 1849 (page 51, fig.13), nous l'avons retrouvé, texte et planches à l'identique dans une édition de 1841 (page 51, fig.13). Nous soulignons que l'Anax selysii de Förster (1900), n'a aucun synonyme et en conséquence aucun nom de remplacement disponible.

Suite à ces explications il semble nécessaire de créer un nouveau nom pour ce taxon. Nous proposons Anax foersteri Deliry, 2019 (nomen novum). Ce nom est basé sur le descripteur initial de ce taxon : Johann Friedrich Nepomuk Förster (1865-1918), entomolgiste allemand, zoologue et botaniste (voir Beolens 2018) [2].

Nouvelle Guinée (Förster 1900) où elle est endémique. C'est une espèce peu connue et rarement illustrée.


Détails morphologiques et anatomique - Fig.1-4 - Förster (1900)

Beolens B. 2018 - Eponym dictionnary of Odonata. - Whittles, Duneth, Scotland.
Deliry C. 2019 - Gynacantha vilma, un nomen novum chez les Odonates. - World Odonata Blog.
Förster F. 1900 - Odonaten aus Neu-Guinea. - Természetrajzi Füzetek, 23 : 81-108. - ONLINE
Schlegel H. 1841 - Verhandelingen Uitgegeven door Teyler's Tweede Genootschap, 25: 1-78. - ONLINE
Schlegel H. 1849 - Verhandeling over de vereischten van natuurkundige afbeeldingen. - Verhandelingen Teyler's Tweede Genootschap, 25: 1-78. - ONLINE

[1] - La synonymie de Libellula selysii Schlegel, 1849 avec Anax guttatus est confirmée par le Catalogue of Life, elle est reprise pour la date de 1849 sur divers sites Internet. Il convient de corriger partout avec 1841 (hic 2019).
[2] - Nous confirmons avec Beolens (2018) qu'il n'y a que deux autres zoonymes d'Odonates dédiés à Förster : Protosticta foersteri Laidlaw, 1902 et Platacantha foersteri Martin, 1909 (recte hic), ce dernier étant synonyme d'Agyrtacantha dirupta (Karsch, 1889).

We have Anax selysii Förster, 1900 ( nec Schlegel, 1841).
We found during our readings in 2018 that this name was preoccupied by Libellula selysii Schlegel, 1849 (recte 1841). Anax selysii Förster, 1900 is described on pages 88-91 and is well presented as a new species (n.sp.). It bears the same name as Libellula selysii Schlegel, 1849 which is synonymous with Anax guttatus (Burmeister, 1839), therefore in the same genus. If the latter zoonym is deemed published in 1849 (page 51, fig.13), we found it, text and plates identical in an edition of 1841 (page 51, fig.13). We point out that Forster 's Anax selysii (1900) has no synonym and therefore no alternative names available.
Following these explanations it seems necessary to create a new name for this taxon. We propose
Anax foersteri Deliry, 2019 (nomen novum). This name is based on the original descriptor of this taxon: Johann Friedrich Nepomuk Förster (1865-1918), German entomolgist, zoologist and botanist (see Beolens 2018).
New Guinea (Förster 1900) where it is endemic. It is a little known and rarely illustrated species.


Citation : Deliry C. 2019 - Anax foersteri Deliry, 2019 (nomen novum). - World Odonata Blog, 21 janvier 2019.

Le véritable nom de la Cordulie splendide

Citation : Deliry C. 2019 - Le véritable nom de la Cordulie splendide. - (1ère édition 2014) World Odonata Blog.

Au cours de la lecture de l'ouvrage de Kirby (1890) je d
écouvre en janvier 2014, une étrange présentation de la Macromia splendens (Deliry 2014) :



On y lit que le véritable nom de la Cordulie splendide devrait être Macromia splendida. Nous avons mené l'enquête et nous sommes procuré les articles présentés.

Le 3 mai 1843, Selys (1843a) annonce à la Société entomologique de France la découverte de la Cordulie splendide. On y découvre que l'espèce, une femelle, avait été remarqué par l'auteur au Museum de Genève en 1840 et qu'il avait encouragé Pictet de la Rive à la publier. Ce dernier a différé le projet faute d'informations sur le mâle. La description et la planche ce taxon paraîtra dans le Magazin de Zoologie dirigé par Guérin-Méneville accompagnée de celle du mâle préparée par Selys (datée d'avril 1843 in Pictet de la Rive & Selys 1844).



Daté de mai 1843, ce texte est attribué à Selys (1843b) dans le sommaire. Il comprends une description de Pictet de la Rive nommée Cordulia splendida. Il s'agit d'une véritable description dont la publication est ici maladroitement anticipée. Chronologiquement il est probable que cette communication soit postérieure à celle du 3 mai 1843, néanmoins si les deux documents sont sortis en 1843, nous ne savons pas lequel a été publié en premier dans l'année. Ceci n'a d'ailleurs pas d'importance car seul le second comprends une description.



Bien que préparée et discutée en 1843, la description "officielle" de l'espèce paraît en 1844 dans un Magazin de Zoologie daté de 1843 sous la double écriture de Pictet et de Selys (Pictet de la Rive & Selys 1844 - PDF).

Nous avons eu divers échanges avec D.Paulson et M.Schorr entre juin 2014 et octobre 2014 sur ce sujet, affinant peu à peu la situation. M.Schorr (in litt. du 14 octobre 2014) dit que la note de Selys de 1843 (b) rend simplement compte de l'enregistrement de l'espèce en France. Il ajoute la description de Pictet de la Rive avec une faute de frappe sous Cordulia splendida, ce n'est en aucun cas une description de l'espèce.

Fin 2018 et début 2019 nous avons simplifié l'argumentation et amélioré la présentation de ce sujet. Nous arrivons aux conclusions suivantes :
• Cordulia splendida Pictet de la Rive in Selys, 1843 (nomen oblitum)
• Cordulia splendens Pictet de la Rive & Selys, 1844
Elles sont parfaitement conformes à celles de Kirby (1890).



Références
• de Selys Longchamps E. 1843a - Note sur quelques libellules d'Europe. - Annls de la Soc. Entom. de France, 2e série, tome 1 : 107-109. - ONLINE
• de Selys Longchamps E. 1843b - Description d'une nouvelle espèce de Névroptère du genre Cordulia découverte en France. - Revue Zoologique, revue mensuelle, mai 1843. - ONLINE
• Deliry C. 2014 - Le véritable nom de la Cordulie splendide. - Nature Life.
• Pictet de la Rive & de Selys Longchamps E. 1844 - [Cordulia splendens]. - Magazin de Zoologie, 2e série, 5e année : texte + pl.117. - PDF

Gynacantha vilma, un nomen novum chez les Odonates

Citation : Deliry C. 2019 - Gynacantha vilma, un nomen novum chez les Odonates. - World Odonata Blog.

Rambur (1842) décrit longuement ce taxon à partir d'un individu mutilé, sans localité. Aucun auteur n'a jamais utilisé ce nom se rapportant au genre Gynacantha. Steinmann (1997) soulignant que ce nom était préoccupé par l'Aeshna viridis d'Eversmann (1836) donne un nouveau nom (nomen novum) à ce taxon sous Gynacantha vilma. Van Tol (2006) considère les deux noms comme des nomen oblitum. Aucun usage de ces noms ne semble avoir été fait et la réelle espèce correspondante n'est pas identifiée (hic 2019).

Dans la nomenclature zoologique un nomen novum est un terme technique pour désigner un nouveau nom de remplacement. Il indique un nom scientifique créé spécifiquement pour remplacer un autre nom scientifique, mais uniquement lorsque cet autre nom ne peut pas être utilisé pour des raisons techniques et nomenclaturales (par exemple parce que c'est un homonyme a savoir qu'il est orthographié comme un nom plus ancien). Le Code international de nomenclature zoologique prescrit que, pour un nouveau nom de remplacement, l'auteur doit donner une déclaration expresse, ce qui signifie une déclaration explicite concernant le processus de remplacement du nom précédent. Les nomen novum sont très rares dans la nomenclature zoologique et nous considérons que Lestes dryas et le genre Coenagrion sont deux nomen novum introduits, mais sans démarche explicative par Kirby en 1890 (hic 2019).

Deliry C. 2019 - Anax foersteri Deliry, 2019 (nomen novum). - World Odonata Blog, 21 janvier 2019.
Rambur J. 1842 - Histoire naturelle des insectes. Névroptères. - Roret, Paris.
Steinmann H. 1997 – World Catalogue of Odonata. – Walter de Gruyter.
van Tol J. 2006 - The status of seven nomina nova introduced by H. Steinmann (1997). Notulae Odonatologicae 6 (8): 94-95.

Agrion nicaeensis de Risso

Citation : Deliry C. 2019 - Agrion nicaeensis de Risso. - World Odonat Blog.

Agrion nicaeensis Risso, 1826 corresponds à Calopteryx virgo. Ce taxon méridional corresponds même à Calopteryx virgo meridionalis si bien qu'en définitive nous devrions avoir plutôt Calopteryx virgo nicaeensis (Risso, 1826) pour désigner cette sous-espèce. Cette synonymie est confirmée par l'INPN (2019), par contre Hämäläinen (2016) l'attribue étrangement à Calopteryx virgo virgo (hic 2019).

Cette sous-espèce en France, remonte jusqu'en Normandie à l'ouest, dans l'Ain à l'est et se trouve en Corse.


©© bync - Yann29Sama - France, Charentes-Maritime le 15 août 2015 - Monde des Insectes
Calopteryx virgo nicaeensis devrait être le bon nom de ce taxon

Hämäläinen M. 2016 - Calopterygoidea of the World. - Chez l'auteur, Espoo, Finlande.

Trithemis haematina, une bonne espèce

Libellula haematina Rambur, 1842, cf. Libellula haematina Selys, 1850, Tramea erythraea Brauer, 1867

Généralement considérée comme une sous-espèce de Trithemis annulata, nous pensons qu'il s'agit d'une bonne espèce, chose que nous avions déjà évoquée sur ce site. Si Rambur (1842) en faisait une bonne espèce, c'est Selys (1850) qui semble ajouter à la confusion et dit que Rambur regardait ce taxon comme une variété de Libellula rubrinervis (Trithemis annulata). Il en fait la description en petits caractères. Selys attribue à son nom Libellula haematina et en donne une description à un niveau spécifique et non pas de variété. Il décrit une grande espèce, d'un tiers plus grande que Libellula rubrinervis (Trithemis annulata), avec une tache basale roussâtre des ailes postérieures très petite, un ptérostigma plus grand, de 14 à 16 nervures jusqu'au point cubital au lieu de 10 à 11. Les femelles ont les nervures presque noirâtres, l'extrémité abdominale est noire en dessus avec quelques taches rousses. Ile Maurice et Bourbon (La Réunion). Si la description de Rambur, plus longue, est plus confuse, il n'y a pas lieu d'attribuer cette espèce à nul autre que lui. Il la confonds toutefois avec des individus de Trithemis annulata de Sicile, ne les ayant probablement pas bien examinés. Pour nous il s'agit bien d'une bonne espèce et c'est ainsi que les auteurs l'ont traitée jusqu'à ce qu'en 1962 Pinhey en fasse une sous-espèce de Trithemis annulata (hic 2019).

Ile de la Réunion, Ile Maurice (Rambur 1842, Selys 1850), elle est aussi à Madagascar où Trithemis annulata existe aussi (Pinhey, 1962 ; Blog).


©© bync - Michel Yerokine - La Réunion le 22 août 2015 - Monde des Insectes

de Selys-Longchamps E. 1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.
Rambur J. 1842 - Histoire naturelle des insectes. Névroptères. - Roret, Paris.

Un défaut de genre pour Enallagma

Citation : Deliry C. 2019 - Un défaut de genre pour Enallagma. - World Odonata Blog.

Si de Charpentier (1840) utilise le mot Enallagma dans son texte, il ne décrit pas ce genre, ni ne l'attribue clairement à quoi que ce soit, il semble dire avoir pensé en faire un sous-genre. Deux taxon du genre sont décrits par Selys en 1875 sous la variante graphique Aenallagma : boreale et robustum. Il s'agit en fait d'un article mineur sur les Odonates de Terre Neuve. Le dit Aenallagma n'est pas décrit. Le même auteur dans la cinquième partie de son Synopsis des Agrionines décrit pleinement en 1876 le genre Enallagma l'attribuant à de Charpentier par partie, page 496 et suivantes - alors sous-genre selysiens -. C'est donc un fait que la première description du genre est dans Selys en 1876, attribuée à de Charpentier. C'est alors oublier un élément qui est que joint au nom de Charpentier en 1840, se trouve la description d'Enallagma cyathigerum. On retrouve selon une logique proche de celle employée pour Anax imperator, une description, ici générique, par monotypie (Deliry 2009), la description de l'espèce vaut pour le genre. Bridges (1994) a bien repéré la difficulté mais tranchait pour de Charpentier (1840) en suivant Kirby (1890). En conclusion la paternité du genre reste à de Charpentier (1840) alors que l'auteur lui-même dit ne pas avoir l'intention de décrire ce (sous) genre (hic 2019) !



©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles - Enallagma cyathigerum dont la description vaut pour le genre Enallagma par monotypie

Bridges C.A. 1994 – Catalogue of the family-group, genus-group and species-group names of the Odonata of the world (Third Edition). – Chez l’auteur, Urbana, Illinois.
de Charpentier T. 1840 - Libellulinae europaeae. - Leopold Voss, Lipsiae.
de Selys Longchamps E. 1875 - Notes on Odonata from Newfoundland collected in 1874 by Mr. John Milne. - Entomologists Monthly Magazine, 11 : 241-243.
Deliry C. 2019 - Anax imperator : où est sa description ? - World Odonata Blog.
Garrison R.W. 1980 - Population dynamics and systematics of the damselfly genus Enallagma of the western United States (Odonata: Coenagrionidae). - Diss. Abstr. Internat., 41.

Sympetrum janae est-il vraiment synonyme de Sympetrum internum ?

Citation : Deliry C. 2019 - Sympetrum janae est-il vraiment synonyme de Sympetrum internum ? - World Odonata Blog.

Malgré sa synonymie avec Sympetrum internum, Sympetrum janeae apparaît encore régulièrement comme une bonne espèce (hic 2019). En effet cette synonymie semble controversée (Coté 2017), faute d'étude précise (Paulson 2017). Néanmoins l'article de Pilgrim & von Dohlen (2007) semble convainquant sur cette question et montre plutôt bien cette synonymie. Il s'agirait même de tout ramener à Sympetrum rubicundulum tant les trois taxons sont indistincts. Il convient aussi de confondre Sympetrum obtrusum et Sympetrum pallipes. Néanmoins l'arbre donné par Pilgrim & von Dohlen (2007) met en évidence trois ensembles, mélange des taxons précédents qui pourraient correspondre à trois bonnes espèces qui restent à définir. On peut se demander si les auteurs n'ont pas confondus leurs échantillons ou les ont mal identifiés et si cet article est bien valide. En définitive soit on accepte la synonyme de Sympetrum janeae avec un taxon voisin (Sympetrum internum ou Sympetrum rubicundulum), auquel cas d'autres taxons tombent dans le panier, soit on réfute cet article et on attends de meilleures confirmations (hic 2019).


©© by - Melissa McMasters - Wikimedia Commons - Sympetrum rubicundulum

Carle F.J. 1993 - Sympetrum janeae spec. nov. from eastern North America, with a key to Nearctic Sympetrum (Anisoptera: Libellulidae). - Odonatologica, 22 (1) : 1-16.
Coté A. 2017 - Sympétrum de Jane - Sympetrum janeae du lac Saint-Paul (Bécancour). - Blog Libellules Québec - Archive PDF
Paulson D.R. 2017 - Sympetrum internum. - The IUCN Red List of Threatened.
Pilgrim E.M. & von Dohlen C.D. 2007 - Molecular and Morphological Study of Species-Level Questions Within the Dragonfly Genus Sympetrum (Odonata: Libellulidae). - Annls of Entomol. Soc. of America, 100 (5). - ONLINE

Les genres d'Odonates attribués à Burmeister (1839)

Si plusieurs genres sont classiquement attribués à Burmeister (1839), plusieurs ne sont pas décrits (nomen nudum) ou mal attribués. Seuls deux genres nouveaux se trouvent décrits dans cet ouvrage.

Les genres suivants sont attribu
és classiquement à Burmeister (1839) :

Diastatomma - Il est en r
éalité attribué à de Charpentier et est dûment décrit à la la différence de la plupart des autres genres qui sont simplement nommés dans cet ouvrage. Nous avons donc Diastatomma de Charpentier in Burmeister, 1839.

Epitheca - Ce nom est simplement nomm
é et attribué notamment selon un manuscrit de Charpentier à Libellula maculata. Nous avons en conclusion : Epitheca Burmeister, 1839 (nomen nudum). Pour ce taxon la logique est la même que pour Sympecma, nous devrions avoir Libella Selys, 1840. En définitive c'est Epitheca qui l'emporte avec une première description sous ce nom par de Charpentier en 1840.

Epophthalmia - Ce nom est bien d
écrit dans l'ouvrage et doit bien être attribué à Burmeister. Nous avons donc Epophthalmia Burmeister, 1839.

Platycnemis - Attribu
é à de Charpentier ce nom est indiqué sans description. Il s'agit de Platycnemis de Charpentier in Burmeister, 1839 (nomen nudum). Une fois encore et pour des raisons identiques nous avons Platycnemis Selys, 1840 (Deliry 2019).

Sympecma - Il s'agit ici aussi d'un nom sans description. Attribu
é à de Charpentier nous avons en définitive Sympecma de Charpentier in Burmeister, 1839 (nomen nudum). Nous démontrons que Sympecma Selys, 1840 est le premier nom valide pour ce genre, publié ultérieurement la même année (junior syn.) sous Sympycna de Charpentier, 1840 (Deliry 2019).

Le genre Cyrtosoma aussi
évoqué dans cet ouvrage sera abandonné pour Anax dès Selys (1840).

R
éférences
Burmeister H. 1839 - Handbuch der Entomologie. 2(2), 2. Neuroptera. - Enslin, Berlin [Odonata : 805-862].
de Charpentier T. 1840 - Libellulinae europaeae. - Leopold Voss, Lipsiae.
de Selys-Longchamps E. 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles.
Deliry C. 2019 - Le genre Sympecma a été décrit en premier par Selys en 1840. - World Odonata.

Les Sympétrums de Newman en 1833

Citation : Deliry C. 2019 - Les Sympétrums de Newman en 1833 - World Odonata Blog

En 1833, Newman d
écrit le genre Sympetrum accompagné de quelques descriptions précises de taxons dans pages 511 et suivantes. Malgré leur grande qualité ces descriptions sont accompagnées de noms assez maladroits dans un contexte où Sympetrum sanguineum était méconnu et Sympetrum striolatum n'était pas décrit.

Sympetrum scoticum est attribu
ée à Leach pour sa description dans un mystérieux ouvrage (XI 136) et à Donovan pour son illustration. L'espèce corresponds classiquement à Sympetrum danae et est indiquée en Ecosse et dans quelques parties de l'Angleterre.

Sympetrum rufostigma Newman, 1833, corresponds
à bien Sympetrum sanguineum en raison de ses pattes noires. Elle est particulièrement abondante [en Angleterre vers Londres].

Sympetrum vulgatum Newman, 1833 (nec Linnaeus, 1758) est une Libellule aux pattes marqu
ées de jaune, mais diffère de la Libellula vulgata de Linnaeus (1758) si bien que Newman marque la "synonymie" d'un point d'interrogation. Nous pensons vus son abondance, qu'il s'agit de Sympetrum striolatum.

Sympetrum basale Newman, 1833 (nomen oblitum) est un nom oubli
é qui n'est pas synonyme comme on l'a cru de Sympetrum sanguineum ! L'auteur adopte le nom donné par Stephens, sans description, en 1829 (Libellula basalis). Les ailes magnifiquement marquée de couleur safran et la rareté de l'espèce [vers Londres] correspondent à Sympetrum fonscolombii qui ne sera finalement décrit "officiellement" que quelques années plus tard.


©© bysa - Alberto Luis Nunes - Wikimedia Commons

Sympetrum flaveolatum est Sympetrum flaveolum, bien reconnaissable
à ses amples marques jaunes à la base des ailes. Rarement prise vers Londres, elle est plus abondante en Ecosse. Il partage cette conception de ce nom avec Müller : Libellula flaveolata Müller, 1764 (nec Linnaeus, 1761) qui avait déjà fait la "confusion".

On trouve en note de bas de page les descriptions des genres Orthetrum, Platetrum et Leptetrum. Le dernier utilis
é pour Libellula quadrimaculata n'est pas usité.

Newman E. 1833 - Entomological notes. - Entomological Magazine, 1: 511-514. - ONLINE

Ceriagrion rhomboidalis pour Ceriagrion glabrum

Ceriagrion glabrum (Burmeister, 1839)

Agrion rhomboidalis Palisot de Beauvois, 1807 est un nom oublié (nomen oblitum) pour Ceriagrion glabrum, si bien que l'espèce correspondante devrait s'appeler Ceriagrion rhomboidalis (Palisot de Beauvois, 1807).


© Benoit Guillon - Afrique du Sud en 2017

Aeshna coluberculus pour Aeshna mixta

Aeshna mixta Latreille, 1805

Libellula coluberculus est un nom oublié (nomen oblitum) pour Aeshna mixta. Elle a été décrite et illustrée en 1780 par Harris. Si Latreille (1805) connaît la planche d'Harris (1780) il ignore le nom de coluberculus donné par l'auteur anglais. On trouve dans la synonymie des essais d'adoption du nom correct de cette espèce avec Aeschna coluberculus habermayeri Götz, 1923.

Voir aussi : Simaeschna.


©entomart

Harris M. 1780 – An exposition of English insects. – White & Robson, London.
Latreille P.A. 1805 - Histoire naturelle, générale et particulière des Crustacés et des Insectes.- Paris.

Platycnemis oedipus taxon doublonné

Platycnemis oedipus (von Eichwald, 1830)
Agrion oedipus von Eichwald, 1830

Cette espèce est réputée en synonymie de Platycnemis dealbata, néanmoins la WOL distingue les deux taxons.

von Eichwald C.E. 1830 - Insecta. In Zoologia specialis quam expositis animalibus tum vivis. Vol.2.


Description originale de von Eichwald (1830)

Suppression d'Aeshna annulata

Aeshna annulata Fabricius, 1798

C'est un taxon énigmatique indiqué en Inde. Il a pu être associé à Gynacantha millardi - alors taxon synonyme (voir Steinmann 1997) -, or ce ne semble plus être le cas. Que ce soit annulata ou millardi, ces taxons n'apparaissent pas sur les listes modernes des Libellules de l'Inde. Déjà Fraser (1936) ne traite pas annulata (fig. ci-dessous).

Conclusion provisoire (hic 2018) : depuis sa fondation ce nom n'a été utilisé que dans une seule situation, celle de remplacer le nom de Cordulegaster annulata (= Aeshna annulata Latreille, 1805) par Cordulegaster boltonii car le premier était préoccupé (cf. Cordier 2018 ; rapprochement des deux noms fait par Selys en 1854 dans le Synopsis des Gomphines). Le passage d'un nom à l'autre ne semble pas avoir été l'objet d'articles ou de notes. The β Odonata associe ce taxon annulata à Gynacantha millardi, lui même mis en synonymie avec Gynacantha bayadera par les auteurs. Nous avons donc Aeshna annulata Fabricius, 1798 (nomen oblitum) avec pour synonymes millardi et bayadera.

Cordier J.Y. 2018 - Zoonymie des Odonates : les noms de Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807), "le Cordulégastre annelé". - Blog.
Fabricius J.C. 1798 - Supplementum entomologiae systematicae. - Hafniae.
Fraser F.C. 1936 - The Fauna of British India. Odonata. vol.III.
Steinmann H. 1997 – World Catalogue of Odonata. – Walter de Gruyter.

Suppression de Gynacantha millardi

Gynacantha millardi Fraser, 1920

Steinmann (1997) propose une synonymie avec Aeshna annulata. Ce taxon réputé indien ne se trouve plus sur les listes des Libellules modernes de l'Inde, par contre elle est dans Fraser (1936). C'est un taxon très proche de Gynacantha bayadera qui seul subsiste sur les listes des Libellules de l'Inde. La synonymie est donc établie par les auteurs.

Fraser F.C. 1920 - Some new indian dragonflies - J. of the Bombay History Soc., 27.
Fraser F.C. 1936 - The Fauna of British India. Odonata. vol.III.
Steinmann H. 1997 – World Catalogue of Odonata. – Walter de Gruyter.

Libellula sylvia et Libellula depressa

Cordier (2019) en ce début d'année commente en détail les noms donnés à Libellula depressa.

La Sylvie de Geoffroy (1762) est finalement nommée Libellula sylvia par de Fourcroy (1785). Nous sommes en présence d'un Orthetrum en raison de ses ailes complètement diaphanes et de son abdomen pruineux bleuté. Néanmoins d'anciens auteurs l'avaient associée à tort avec Libellula depressa. En 1985, d'Aguilar et Dommanget la présente comme un Orthetrum cancellatum. Or, la description de Geoffroy (1762) parle de petites taches brunes au bord extérieur des ailes, ce qui est selon nous une indication pour certains mâles d'Orthetrum coerulescens qui présentent cette caractéristique originale partagée avec Libellula fulva mais de manière plus discrète. Malgré des recherches approfondies je n'ai pas réussi à trouver de photographie montrant ce détail. Les photographies présentées ne le montrent pas. Finalement j'ai trouvé une image proche de la description que je donne ici.


©© bync - Paul Cools - Encyclopedia of Life

Références
Cordier J.Y. 2019 - Zoonymie des odonates. Les noms de Libellula depressa (Linnaeus, 1758), la "Libellule déprimée".
d'Aguilar J. & Dommanget J.L. 1985 - Guide des Libellules d'Europe et d'Afrique du Nord. - Delachaux et Niestlé, Neuchâtel et Paris.
de Fourcroy A.F. 1785 - Entomologia parisiensis. - Parisiis.