Falco peregrinus

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Falco peregrinus Tunstall, 1771

Falco peregrinus - Falconidae

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Non menacée - LC

  • Falco peregrinus Tunstall, 1771
  • Falco peregrinus brookei (Sharpe, 1879)
  • Falco peregrinus callidus (Latham, 1790)

On compte près de 20 sous-espèces de Faucons pèlerins dans le Monde. C'est un Oiseau cosmopolite. Il n'est désormais pas menacé globalement mais est passé proche de l'extinction dans quelques pays dans les années 1960-1970 (Amérique du Nord, Europe) en raison de l'empoisonnement par le DDT et de persécutions. Oiseau sédentaire en général, les populations les plus nordiques migrent toutefois quelque peu par exemple jusqu'en Afrique ou en Amérique du Sud. Aujourd'hui globalement stable.

Sédentaire en France, le Faucon pèlerin présente des affinités avec les massifs montagneux (Vosges, Alpes, Pyrénées, Jura et Massif Central), il occupe aussi les falaises maritimes qu'il a récemment reconquis en Normandie et dans le Nord, en progression en Bretagne. Plus répandu en hiver avec des venues extérieures. Des individus de la sous-espèce callidus sont de passage ou viennent hiverner en France. En déclin après la moitié du XXe siècle, tendances à l'augmentation en France, selon un taux non significatif et imprécis de +37% (STOC 2011). On note depuis le début des années 2000 quelques individus nicheurs en ville (Strasbourg, Nancy, Albi, Paris, Lyon...) ou en hivernage (Brest, Tours, Troyes, Toulouse, Chartres, Nantes...). En 2004 on estimait la population française à 1500 couples. Sur l'ensemble de l'année, nidification et période internuptiale, ce Rapace peut être observé sur l'ensemble du territoire français, Corse comprise.

Autrefois en petit nombre dans le Midi (Crespon 1844).

Rhône-Alpes
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VU - "Je présume qu'il niche dans nos montagnes, car il en a été tué un fort jeune à Corenc, près de Grenoble, à la fin du printemps 1837. M.Temminck le dit fort abondant dans tous les pays montueux, il est cependant fort rare chez nous [Dauphiné]" (Bouteille 1843). Assez rare mais régulier au passage dans le Dauphiné, niche parfois par exemple en Grande Chartreuse (Lavauden 1910). Espèce désormais limitée au Sud-Est du Pays, notamment en Rhône-Alpes où il reste une 50aine de couple dont la fertilité est incertaine. Erratisme en déclin. Le passage n'existe plus dans les années 1970. Il reprendra ensuite (Lebreton 1977). Les éléments dont on dispose pour le XIXe et début du XXe siècle sur la région Rhône-Alpes indiquent une espèce dont la nidification est peu connue et fort localisée (Mont Cenis, défilé de la Balme, Grande Chartreuse), ce qui est fort peu, seulement hivernant dans le sud de la région. Assez rare alors aux passages. Doit-on considérer que l'espèce n'était pas fréquente dans les Alpes ? L'espèce était présente en petit nombre en Provence aussi. Sa progression est-elle un phénomène récent ? De fait seul le Massif du Jura indique une réelle régression, et son actuelle reprise, toutefois, Lebreton (1977) table sur sa régression générale dans les années 1970 (pesticides, dénichage). Le nombre de couple est toujours en augmentation. Nouveau nicheur dans le Rhône en 2003 (Tissier 2013) [1]. Augmentation récente de l'hivernage en Plaine du Forez (2009-10). En hiver, l'espèce semble en augmentation et en expansion dans des secteurs autrefois peu fréquentés, notamment dans les départements de la Loire (où l'espèce ne niche pas "encore") ou du Rhône. Toutefois ceci ne concerne seulement qu'entre 10 et 35 individus selon les hivers. Les populations régionales reproductrices, principalement sédentaires ou erratiques, sont renforcées par des venues extrarégionales.

Isère - EN 2016 - S'observe sur l'essentiel de l'Isère, mais plus rare dans les plaines loin des falaises le plus souvent. En hiver il fréquent aussi les plaines de l'ouest du département. En augmentation depuis les années 2000, fluctuante ou stable récemment. 67-70 sites de nidification dont 30 produisent 58 jeunes ; réinstallation en Isle Crémieu, nouveau pour les Grandes Rousses (2018).

C'est un nicheur rupestre ; s'il aime les falaises sédimentaires, notamment calcaires, il est moins fréquent dans les falaises cristallines comme c'est le cas en Isère. Cette espèce aime les territoires découverts, avec peu de forêts. Elle s'installe sur les parois rocheuses (en montagne ou en bord de mer), voire (relativement rarement) sur de hauts bâtiments, les tours ou les églises. Quelques couples nichent dans des arbres notamment en Australie ou en Europe centrale et orientale ou au sol sur les territoires arctiques ou quelques régions désertiques. On le trouve nicheur jusqu'à plus de 2000 m d'altitude dans les Alpes du Nord françaises. En hiver, il vagabonde jusque dans les plaines, les secteurs d'étangs ou dans quelques villes où il occupe de grands bâtiments comme les cathédrales, les grandes églises, des immeubles... Les parades surviennent de janvier à février. La reproduction commence assez tôt au printemps.


[1] - Les effectifs en nombre d'individus par départements est donné ci-dessous ainsi qu'une comparaison entr les années 1990 et 2000.

Période Ain Ardèche Drôme Isère Loire Rhône Savoie Haute-Savoie Total
1990s 20-40 6-10 200-200 90-100 0-0 0-2 100-120 140-160 560-640
2000s 100-140 24-40 72-200 72-96 0-0 4-12 100-120 168-182 540-790