Jynx torquilla : Différence entre versions

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'''Répartition''' - Niche depuis l'Afrique du Nord et l'Europe et la Scandinavie jusqu'au Japon par le centre de l'Asie. Une petite population, nicheuse, isolée se trouve dans le nord-ouest de l'Inde. Les populations européennes vont hiverner en Afrique tropicale alors des celles d'Asie vont en Inde, dans le Sud-Est de l'Asie et au sud du Japon, elles restent sur le continent asiatique mais ne vont pas sur les îles. Occasionnelle aux Etats Unis, Islande, Irlande, Féroé... Notons que sur les îles méditerranéennes, Corse incluse [1], dans le sud de l'Espagne et de l'Italie et dans une partie de l'Afrique du Nord, l'espèce est observée toute l'année.
 
'''Répartition''' - Niche depuis l'Afrique du Nord et l'Europe et la Scandinavie jusqu'au Japon par le centre de l'Asie. Une petite population, nicheuse, isolée se trouve dans le nord-ouest de l'Inde. Les populations européennes vont hiverner en Afrique tropicale alors des celles d'Asie vont en Inde, dans le Sud-Est de l'Asie et au sud du Japon, elles restent sur le continent asiatique mais ne vont pas sur les îles. Occasionnelle aux Etats Unis, Islande, Irlande, Féroé... Notons que sur les îles méditerranéennes, Corse incluse [1], dans le sud de l'Espagne et de l'Italie et dans une partie de l'Afrique du Nord, l'espèce est observée toute l'année.
  
'''France''' - Elle est nicheuse et migratrice peu commune. Elle occupe l'ensemble du territoire, Corse comprise. Elle est néanmoins moins densément représentée en Bretagne, Normand, Bassin Parisien, Limousin et Nord du pays ; ne niche globalement pas dans ces secteurs qui sont parfois visités. Evite par ailleurs la Vallée du Rhône et les plaines méditerranéennes en période de nidification. L'espèce est en déclin dans le pays, probablement de près de 50% depuis les années 1970. L'espèce est devenue par exemple occasionnelle dans le Pas-de-Calais, voire en Picardie, en déclin ailleurs, y compris dans le sud comme dans le Vaucluse. Elle fut commune au XIXe siècle dans le Finistère ou en Île de France, voir dans le Nord du pays, autant de secteurs qui sont aujourd'hui désertés. Ceci dénote un important déclin de l'espèce depuis le XIXe siècle. Mayaud (1936) disait encore l'espèce nicheuse sur toute la France ; elle a clairement décliné par la suite, notamment en Poitou-Charentes, Normandie, Picardie, Champagne-Ardenne, plaines de l'Alsace, Jura, Île de France, Rhône-Alpes (notamment Vallée du Rhône), Vaucluse...<br>
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'''France''' - Elle est nicheuse et migratrice peu commune. Elle occupe l'ensemble du territoire, Corse comprise. Elle est néanmoins moins densément représentée en Bretagne, Normandie, Bassin Parisien, Limousin et Nord du pays ; ne niche globalement pas dans ces secteurs qui sont parfois visités. Evite par ailleurs la Vallée du Rhône et les plaines méditerranéennes en période de nidification. L'espèce est en déclin dans le pays, probablement de près de 50% depuis les années 1970. L'espèce est devenue par exemple occasionnelle dans le Pas-de-Calais, voire en Picardie, en déclin ailleurs, y compris dans le sud comme dans le Vaucluse. Elle fut commune au XIXe siècle dans le Finistère ou en Île de France, voir dans le Nord du pays, autant de secteurs qui sont aujourd'hui désertés. Ceci dénote un important déclin de l'espèce depuis le XIXe siècle. Mayaud (1936) disait encore l'espèce nicheuse sur toute la France ; elle a clairement décliné par la suite, notamment en Poitou-Charentes, Normandie, Picardie, Champagne-Ardenne, plaines de l'Alsace, Jura, Île de France, Rhône-Alpes (notamment Vallée du Rhône), Vaucluse...<br>
 
Cette espèce est en déclin, bien que non menacée globalement. Depuis les années 1950 le déclin des vergers et l'artificialisation des prairies, l'enrésinement des forêts ainsi que l'augmentation de l'utilisation des pesticides sont des facteurs défavorables pour le Torcol.
 
Cette espèce est en déclin, bien que non menacée globalement. Depuis les années 1950 le déclin des vergers et l'artificialisation des prairies, l'enrésinement des forêts ainsi que l'augmentation de l'utilisation des pesticides sont des facteurs défavorables pour le Torcol.
  

Version actuelle datée du 2 décembre 2019 à 17:15

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Jynx torquilla Linnaeus, 1758

Torcol fourmilier - (en) Eurasian Wryneck - Picidae

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Non menacée - LC 2016 (En déclin)

Le Torcol fourmilier est une espèce de Pic migratrice au plumage cryptique, présentant pour un Picidé, un bec particulièrement court. Son nom indique sa capacité à se tordre le cou à déraison (Torcol) et il se nourrit essentiellement de fourmis (fourmilier).

Planche de Naumann (XIXe siècle)

Sous-espèces

  • Jynx torquilla torquilla Linnaeus, 1758 - Depuis l'Europe au Japon, hiverne en Afrique et au sud de l'Asie.
  • Jynx torquilla chinensis Hesse, 1911 - Est de la Sibérie, nord-est en centre de la Chine, hiverne dans le sud et le sud-est de l'Asie.
  • Jynx torquilla himalayana Vaurie, 1959 - Nord-ouest de l'Hymalaya, hiverne au sud de l'Inde.
  • Jynx torquilla mauretanica Rothschild, 1909 - Nord-ouest de l'Afrique.
  • Jynx torquilla sarudnyi Loudon, 1912 - Ouest de la Sibérie, hiverne dans le sud de l'Asie.
  • Jynx torquilla tschusii Kleinschmidt,1907 - Corse, Sardaigne, Italie, Dalmatie ; hiverne en Afrique.

Répartition - Niche depuis l'Afrique du Nord et l'Europe et la Scandinavie jusqu'au Japon par le centre de l'Asie. Une petite population, nicheuse, isolée se trouve dans le nord-ouest de l'Inde. Les populations européennes vont hiverner en Afrique tropicale alors des celles d'Asie vont en Inde, dans le Sud-Est de l'Asie et au sud du Japon, elles restent sur le continent asiatique mais ne vont pas sur les îles. Occasionnelle aux Etats Unis, Islande, Irlande, Féroé... Notons que sur les îles méditerranéennes, Corse incluse [1], dans le sud de l'Espagne et de l'Italie et dans une partie de l'Afrique du Nord, l'espèce est observée toute l'année.

France - Elle est nicheuse et migratrice peu commune. Elle occupe l'ensemble du territoire, Corse comprise. Elle est néanmoins moins densément représentée en Bretagne, Normandie, Bassin Parisien, Limousin et Nord du pays ; ne niche globalement pas dans ces secteurs qui sont parfois visités. Evite par ailleurs la Vallée du Rhône et les plaines méditerranéennes en période de nidification. L'espèce est en déclin dans le pays, probablement de près de 50% depuis les années 1970. L'espèce est devenue par exemple occasionnelle dans le Pas-de-Calais, voire en Picardie, en déclin ailleurs, y compris dans le sud comme dans le Vaucluse. Elle fut commune au XIXe siècle dans le Finistère ou en Île de France, voir dans le Nord du pays, autant de secteurs qui sont aujourd'hui désertés. Ceci dénote un important déclin de l'espèce depuis le XIXe siècle. Mayaud (1936) disait encore l'espèce nicheuse sur toute la France ; elle a clairement décliné par la suite, notamment en Poitou-Charentes, Normandie, Picardie, Champagne-Ardenne, plaines de l'Alsace, Jura, Île de France, Rhône-Alpes (notamment Vallée du Rhône), Vaucluse...
Cette espèce est en déclin, bien que non menacée globalement. Depuis les années 1950 le déclin des vergers et l'artificialisation des prairies, l'enrésinement des forêts ainsi que l'augmentation de l'utilisation des pesticides sont des facteurs défavorables pour le Torcol.

Habitats - Niche dans les forêts ouvertes, les clairières, les vergers avec de vieux arbres creux ou des arbres creusés par des Pics (espèce cavernicole qui occupe parfois des cavités dans des bâtiments), sur des territoires couplés avec des zones herbacées où le Torcol se nourrit. Evite les secteurs humides et les hautes montagnes où on a toutefois noté l'espèce jusqu'à 3300 m d'altitude en Asie ; le record dans les Pyrénées est de 1000 m environ et en Haute-Savoie de 1420 m. Des habitats souvent plus ouverts, parfois sans arbres sont occupés en période internuptiale, mais l'oiseau utilise alors aussi les habitats forestiers ou les maquis.

Phénologie - Arrive en mars-avril pour la nidification (parfois très tôt dès janvier), l'espèce se faisant alors rapidement entendre. Si les chants déclinent au printemps, ils peuvent se poursuivre en été dans le cadre de l'accompagnement d'une seconde ponte. Les pontes commencent à la mi mai. Les départs se font entre août et octobre, parfois début novembre. L'espèce se reproduit dès la première année après sa naissance et a une longévité de six ans environ.

Eléments de Biologie - Cet oiseau se nourrit essentiellement de Fourmis mais aussi parfois d'Escargots ou de Pucerons.

Poitou-Charentes
Oiseaux
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Vulnérable (2018) en Poitou-Charentes, En Grave Danger (2014) en Vendée (LR des Pays de la Loire).
C'est une espèce qui a clairement décliné en Poitou-Charentes. L'oiseau est (très) rare dans les Deux-Sèvres, assez peu commun à assez rare dans les autres département. Nicheur très rare dans le Marais Poitevin.
C'était dès le début du XIXe siècle (Guillemeau 1806) un oiseau assez inhabituel dans le département des Deux-Sèvres, il est dit assez rare, mais vu assez souvent vers Parthenay, Montcoutant, Largeasse et l'Absie... Il était par contre relativement commun dans ce département dans les années 1960-70, il est aujourd'hui de nouveau devenu particulièrement rare.
Malgré un statut plus favorable, le Torcol a décliné de près de 30% entre les années 1990 et 2000 dans les départements charentais. La population régionale est estimée à 100-500 couples (2000's).


Guillemeau J.L 1806 - Essai sur l'histoire naturelle des oiseaux du département des Deux-Sèvres. - Elies-Orillat, Niort. - ONLINE

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©© bysa - Pseudonyme - Wikimedia Commons

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©© bysa - Imran Shah - Pakistan le 1er septembre 2018 - Wikimedia Commons

Références

Marsal L. 1963 - Le Torcol fourmillier hiverne-t-il en Roussillon ? - L'ORFO, 33 : 290.
Orsini P. 1997 - L'hivernage du Torcol fourmillier Jynx torquilla en France continentale. - Ornithos, 4 (1) : 21-27.

Notes

[1] - L'hivernage est considéré comme régulier en Corse. On trouve des hivernants sporadiquement en outre dans les départements du littoral méditerranéenne, notamment dans les Bouches-du-Rhône. L'habitat alors privilégié sur le continent sont des zones humides littorales. C'est un phénomène repéré dès 1906 et qui est en constante augmentation, particulièrement significative depuis le début des années 1980. Plusieurs centaines d'oiseaux occupent désormais en hiver, le Midi de la France qui notons le est déserté en période de nidification. Des cas pontuels d'oiseaux ont été vus en hiver sur l'essentiel du territoire par ailleurs.