Chronique naturaliste du Grand Poitou

Grand Poitou

FF – Faune-France

Oiseaux

Balbuzard pêcheur (Pandion haliaeetus) (N=1) – Un peu plus de 80 mentions concernent le mois de janvier 2026 en France dont 11 en Corse. Les bassins de la Moyenne Garonne et de l’Adour concentrent un nombre significatifs de signalements. Il y en a jusqu’en Bretagne et par l’est continental du pays jusqu’au niveau de la Seine ou de la Meuse. Une observation est rapportée de Vendée à Maché le 18 janvier 2026 (85 – C.Dupé – FF ➚).

Busard pâle (Circus macrourus) (N=1) – Un individu de premier hiver est régulièrement contrôlé à Esnande (17) mais ne semble pas avoir été contrôlé, ce mois, par photographie. Il est présent jusqu’au 10 janvier 2026. Un mâle adulte est présent vers Moëze dès le 21 janvier 2026. La France, en janvier compte plus d’une vingtaine de mentions en particulier dans le haut Bassin de la Garonne, le littoral Picard et ponctuellement en Maine-et-Loire.

Butor étoilé (Botaurus stellaris) (N=10) – Le Marais du Brouage en Charente-Maritime monopolise 80% des mentions du Grand Poitou, avec à proximité une indication sur la basse vallée de la Charente et une en Vendée sur l’île de Nourmoutiers. Cette concentration d’observations éparpillées sur le Marais du Brouage dessine un patern significatif. En France (253 observations) l’île de France en vallée de la Seine regroupe un nombre notable d’observations, viennent par ailleurs l’Alsace, la Picardie, le Haut-Rhône, le bassin aval de la Loire… et d’autres indications éparses, sans concentration significative sur la Camargue comme on l’aurait vu autrefois !

Cigogne noire (Ciconia nigra) (N=2) – Deux observations les 2 et 15 janvier 2026, respectivement à Vervant (17 – F.Fouché – FF ➚) et à Saint-Bonnet-sur-Gironde (17 – H.West – FF ➚). Il s’agit de deux seules observations dans l’ouest de la France ce mois-ci, les autres se trouvant autour de la Camargue, de la Dombes (25 observations sur ces deux secteurs : 68%) et très accidentellement ailleurs (37 observations au total).

Eider à duvet (Somateria mollissima) (N=1) – Deux individus non sexés, sont révélés lors d’un comptage ornithologique le 19 janvier 2026 à Puyravault (85 – P.Bonin – FF ➚). Avec une soixantaine d’observations en France, il s’agit de la seule donnée pour le Grand Poitou. Les autres sont sur le Golfe de Fos (Bouches-du-Rhône), ainsi que du côté Atlantique, plutôt en Bretagne jusqu’au Pas-de-Calais. Le plus gros effectif est d’une quarantaine.

Élanion blanc (Elanus caeruleus) (N=775) – La présence de l’espèce dans l’ouest de la France au sud de la Normandie est désormais bien établie. On trouve quelques mentions éparses isolées en Bretagne, ainsi que de manière plus significative en Normandie, jusqu’en Picardie, ainsi que de manière plus occaisonnelle dans l’ouest du pays. Les indications dans le Grand Poitou sont régulières. Ce ne sont pas moins de 10 à plus de 40 mentions par jour qui sont rapportées concernant l’essentiel de la région. Il n’y a guère de secteurs de la région où elle manque et seul sa discrétion rend difficile se détection (775 observations), le nombre total d’individu peut être estimé entre 20 et 50 et un maximum de 60 est rapporté le 17 janvier 2026, jour de comptage ornithologique. Si les observations concernent principalement des oiseaux isolés ou par deux, le nombre de cinq oiseaux à Soulans (85 – A.Charboneau – FF ➚) est à souligner.

Érismature à tête blanche (Oxyura leucocephala) (N=1) – Une femelle, régulièrement photographiée, de cette espèce soumise à homologation est observée depuis le 19 janvier 2026 à Rochefort (17 – J.Gonin & next – FF ➚ ). Rien d’autre en France en janvier 2026.

Fuligule à bec cerclé (Aythya marila) (N=1) – Les observations de l’espèces sont concentrées sur la Bretagne et éparses ailleurs dont le Haut-Rhône. Il y en a 105 dans le pays. L’espèce a été indiquée par une femelle, photographiée à diverses reprises et authentifiée, entre le 15 et le 21 janvier 2026 à Jard-sur-Mer (85 – C. & F.Jouitteau & next – FF ➚).

Goéland à bec cerclé (Larus delawarensis) (N=1) – Un oiseau de second hiver a été signalé entre le 14 et le 18 janvier 2026 ) Saint-Gilles-Croix-de-Vie (85 – G.Besseau & next – FF ➚). Le spécimen photographié est soumis à homologation.

Goéland railleur (Chroicocephalus genei) (N=1) – Un individu (adulte) est observé tout le mois à l’île de Noirmoutier (85). Sur le mois l’espèce est habituellement confirmée sur le littoral méditerranéen depuis la Camargue et à l’ouest ainsi que localement en Corse (83 observations).

Grand Labbe (Stercorarius skua) (N=1) – Une mention à La Tranche-sur-Mer, peu au large de la Pointe du Grouin le 21 janvier 2026 (85 – J.Gonin – FF ➚ ). Les mentions de janvier en France sont très peu nombreuses (5 observations), depuis la Vendée au Pas-de-Calais, généralement isolés, jusqu’à quatre individus sur un spot du département de la Manche.

Grimpereau des bois (Certhia familiaris) (N=2) – En janvier les mentions sont naturellement concentrées dans les massifs de l’est de la France (Alpes, Jura, Vosges) ainsi que les plaines voisines et dans les Pyrénées. D’autres sont indiques moins fréquemment dans le Massif Central. Des mentions de spécimens plus ou moins égarés se répartissent dans le Grand Est, le Bassin Parisien et même jusque très perdu dans le Finistère. Deux mentions concernent la Charente : les 24 et 28 janvier 2026, respectivement à à Puymoren (16 – A.Suet – FF ➚) et à Triac-Lautrait (16 – Alain Schoenzetter – FF ➚).

Grèbe jougris (Podiceps grisegena) (N=41) – Les mentions de janvier 2026 sur le Grand Poitou se concentrent sur les pointes vers la mer ou les îles : île d’Yeux, Saint-Hilaire-de-Riez (85), pointes occidentales des îles de Ré et d’Oléron (17). Aucune mention dans les terres. Il en est de même en Bretagne, plus rare sur la Normandie ou la Mer du Nord, l’espèce est dans les terres sur le haut Bassin de la Seine, l’Alsace, le Léman et descend sinon jusqu’en Camargue.

Grosbec cassenoyaux (Loxia curvirostra) (N=1) – Un individu est signalé aux cris à Bois (17 – F.Devautour – FF ➚). Si sur le mois les populations sont indiquées dans les massifs, principalement l’est des Pyrénées, le Massif Central, les Alpes et les Vosges, elle est observée de manière sporadique jusqu’au nord de la Bretagne et dans le Bassin de la Seine principalement. Les premiers indices de nidification sont rapportés dans les Alpes.

Harle huppé (Mergus merganser) (N=1) – Une seule mention de l’espèce dans le Grand Poitou en janvier 2026, signalé le 17 à Saint-Jean-de-Mont lors d’un comptage ornithologique (85 – A.Lesaine – FF ➚). Il s’agit de la seule localité indiquée en France sur le mois !

Héron gardebœuf (Ardea ibis) (N=1005) – Observations réparties en janvier 2026 depuis la Corse, fortement concentrée sur l’axe Rhône-Saône, ainsi que globalement de la moitié ouest de la France en dehors du Massif Central. Une masse importante de données concerne le bassin de l’Adour, le bas Bassin de la Garonne et le Centre de la France. L’espèce est notée jusque dans le Pas-de-Calais de manière plus sporadique. Les mentions en Grand Poitou sont nombreuses et régulières. Il y en a sur l’essentiel du Grand Poitou, épars dans les campagnes et concentrés sur les grands marais (1005 observations). Un déplacement vers les zones plus côtières se déroule en cours de mois. Les effectifs notés sont néanmoins mal renseignés et apparemment faibles. Le maximum compté est d’environ 150 individus le 17 janvier 2026 à Bonnes (86 – T.Dubois – FF ➚).

Hibou des marais (Asio flammeus) (N=101) – Étrangement l’espèce manque sur l’essentiel des marais méridionaux de Charente-Maritime. Les observations de janvier 2026 concerne les Marais au nord de Rochefort et la Baie de l’Aiguillon (17), ainsi que de manière significative, avec 73% des observations, les marais de Vendée dans le pays de Retz ainsi que l’île de Noirmoutier.

Huppe fasciée (Upupa epops) (N=7) – Il est intéressant de noter des mentions de janvier 2026 pour la Huppe fasciée, éparses et isolées dans le temps sur Aytré et La Brousse en Charente-Maritime, Benest et Segonzac et en Charente et Coulonges-sur-l’Autize dans les Deux-Sèvres. Sur sept mentions il est remarquables de signaler que six sont postérieures au 24 janvier et cinq le 25 janvier 2026. Les mentions de janvier en France sont densément représentées sur le littoral méditerranéen et son arrière pays, mais remontent dans la vallée du Rhône, dans le Bassin de la Garonne et ont même atteint la Picardie ! Le déplacement apparaît sensible autour du 24 janvier où les observations « s’echappent » jusqu’au nord de la France, quittant le secteur méditerranéen.

Macareux moine (Fratercula arctica) (N=1) – Un individu trouvé mort le 18 janvier 2026 est rapporté de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (85 – Anonymle – FF ➚, authentifiée sur photographie). L’essentiel des mentions de janvier concernent des cas similaires d’échouage rares et épars depuis la Charente-Maritime à sud du Finistère (6 mentions au total dont quatre cas de mortalité). Un spécimen a été découvert le 14 janvier 2026 à Angoulins (17 – M. & L.Pirio – FF ➚ : authentifiée sur photographie) en arrière zone du littoral dans une zone de salins.

Macreuse brune (Melanitta fusca) (N=3) – Seulement trois mentions dans le Grand Poitou en janvier 2026, sur les îles vendéennes de Noirmoutier (deux fois) et d’Yeux. Rien d’autre sur le mois sur l’ensemble de la France !

Mésange rémiz (Remiz pendulinus) (N=1) – Un mâle isolé (au moins) est signalé le 24 janvier 2026 à Rochefort (17 – E.Landragin – FF ➚). Cette mention tient dans un contexte de citations occasionnelles hivernales sur la faàade Atlantique depuis la Gironde en Aquitaine à la Baie des Veys en Normandie. Elles sont un peu plus denses autour de la Camargue, voire côté Rousssillon, ainsi qu’éparses encore dans la Vallée du Rhône où l’espèce est citée jusque vers Genève sur la localité habituelle de Motz (Savoie).

Milan royal (Milvus milvus) (N=9) – Avec neuf observations bien éparses sur le Grand Poitou, tous les départements sont concernés, sauf la Vendée et elles ne montrent pas de patern particulier sinon un erratisme rare d’individus isolés. Du point de vue phénologique les apparitions paraissent devenir plus fréquentes dès le 15 janvier 2026 (7 observations : ~ 80%).

Mouette de Sabine (Xema sabini) (N=1) – Sur deux mentions de Mouette de Sabine en France en janvier 2026, l’une concerne la côte de la Gascogne, l’autre un spécimen indiqué le 24 janvier 2026 à Brétignolles-sur-Mer (85 – F.Pelletier- FF ➚).

Moineau soulcie (Petronia petronia) (N=15) – Les observations sont éparses sur le sud du Grand Poitou en Charente-Maritime (six mentions) et en Charente (neuf), sans localisation particulière sauf pour Torxé (17) où plus de 90 individus sont indiqués le 13 janvier 2026 (J.N.Biteau – FF ➚). Aucune photographie révélée. Ceci représente 17% des observations de janvier en France, l’essentiel se situant en Languedoc-Roussillon, mais aussi jusqu’au Puy-de-Dôme.

Nette rousse (Netta rufina) (N=1) – Un mâle est régulièrement signalé à Jard-sur-Mer (85 – F.Salmon & next – FF ➚) depuis le 10 janvier 2026, jusqu’en fin de mois. Pas de photographie délivrée. L’espèce reste principalement signalée dans le secteur Dombes et Haut-Rhône en France, ainsi qu’en Camargue, la Basse vallée de la Durance, la haute Vallée de la Saône et le Bassin de la Seine. L’Alsace n’est pas en reste. Ailleurs c’est de manière très éparse que cette espèce est indiqué en janvier 2026 (783 observations au total).

Petit Gravelot (Charadrius dubius) (N=1) – Avec quatre mentions de janvier 2026 en France, deux se situent sur le bas Bassin de la Gironde, une égarée dans le Pas-de-Calais et une se situe en Vendée où au moins deux individus ont été repérés le 26 janvier 2026 aux Sables-d’Olonne (F.Salmon – FF ➚).

Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) (N=1) – Deux localités concernent la France en janvier 2026. L’une en Bretagne, l’autre la Charente-Maritime où un individu a été signalé à La Rochelle pendant deux jours, les 16 et 17 janvier 2026 (17 – T.Domzig – FF ➚).

Pic mar (Dendrocoptes medius) (N=43) – Hormis des indications très éparses, la région de Poitiers (86) concentre un nombre significativement dense de citations (78% des observations du Grand Poitou).

Plongeon arctique (Gavia arctica) (N=1) – Les observations de janvier 2026 sont éparses depuis la Corse et le littoral méditerannéen et depuis la côte Atlantique à la Manche (195 mentions). Il n’y en a pas en mer du Nord. Sur le Grand Poitou une seule mention le 24 janvier 2026 aux Portes-en-Ré (17 – G.Besseau – FF ➚ : authentifiée sur photo).

Pluvier guignard (Eudromias morinellus) (N=1) – Un individu a été vu et photographié à Talmont-Saint-Hilaire (85 – LChaillot – FF ➚) le 7 janvier 2026, non retrouvé le lendemain. Il n’y a qu’une seule autre mention de janvier en France dans le département du Loiret, la veille, qui est à confirmer !

Tichodrome échelette (Tichodroma muraria) (N=1) – L’espèce est peu signalée cet hiver dans l’ouest du pays. Elle est signalée le 13 janvier 2026 à Angles-sur-l’Anglin (16 – Auteur masqué – FF ➚). À cette période l’espèce reste principalement observée dans le Massif Central, les Alpes et le Jura, ainsi que de manière très sporadique dans les Pyrénées, le Morvan ou les Vosges… elle semble manquer régulièrement en plaine où elle n’a été précisé que dans le Loiret par ailleurs : peu de dispersion hivernale révélée !

Vautour fauve (Gyps fulvus) (N=1) – Un individu égaré a été photographié et s’avère authentique le 21 janvier 2026, à Marthon (16 – Anonyme – FF ➚). Dans le contexte de ce mois les individus sont essentiellement sur leur domaine de nidification dans les Pyrénées, le sud du Massif Central et les Préalpes ou les Alpes du Sud. Tout au plus peut-on envisager des cas d’erratisme en plaines du Roussillon, voire dans le sud du département de l’Ardèche. Aucun indice de reproduction n’est rapporté pour l’instant par les informateurs. Deux autres mentions d’individus erratiques « lointains », plus de 100 km de l’aire fréquentée en janvier, concernent la Savoie et l’Alsace avec au plus deux individus.

D’autres espèces rares de janvier 2026 : moins de 30 signalements : Oie rieuse (Anser albifrons), Grand Corbeau (Corvus corax) en arrière pays de la Charente sur les contreforts du Massif Central (16), Autour des Palombes (Astur gentilis), Bécassine sourde (Lymnocryptes minutus), Pipit maritime (Anthus petrosus) significativement signalé à la pointe de l’île de Nourmoutiers (85), sinon sur le littoral rocheux, Mésange noire (Periparus ater), Bécasseau minute (Calidris minuta), préférentiellement sur Moëze-Oléron (17), Bihoreau (Nycticorax nycticorax), Guillemot de troïl (Uria aalge), réparti sur l’ensemble du littoral en mer (17, 85), Courlis corlieu (Numenius phaeopus), Échasse blanche (Himantopus himantopus) essentiellement sur le Marais du Brouage et vers Rochefort (17) et Mouette pygmée (Hydrocoloeus minutus), dispersée sur l’essentiel du littoral (17, 85).

Plus fréquentes, les espèces suivantes, encore rares sont confinées sur le littoral : Bécasseau violet (Calidris maritima), Plongeon imbrin (Gavia immer), Fou de Bassan (Morus basanus), Plongeon catmarin (Gavia stellata), Macreuse noire (Melanitta nigra), Chevalier arlequin (Tringa erythropus), Chevalier aboyeur (Tringa nebularia), l’Avocette élégante (Recurvirostra avosetta), le Pluvier doré (Pluvialis squatarola), la Barge à queue noire (Limosa limosa), la Spatule blanche (Platalea leucorodia), avec une possible diagonale par la Vendée l’amenant vers la moyenne Vallée de la Loire avec une chaîne d’étangs relais (!). Les Grèbes à cou noir (Podiceps nigricollis) tendent à se répandre de même, mais il entre localement dans les terres sur quelques étangs de Vendée vers Fontenay-le-Comte (85). Les Mouettes mélanocéphales (Ichthyaetus melanocephalus) sont essentiellement littorales, mais des individus pénètrent à quelques kilomètres dans le terres (15-20 km) avec une mention au niveau de Cognac (16). Il en est de même pour le Goéland cendré (Larus canus) avec des entrées dans les terres plus fréquentes et lointaines en moyenne. Les Barges rousse (Limosa lapponica) sont concentrées entre la Baie de l’Aiguillon et l’entrée de la Gironde (17), ainsi qu’entre la Baie de Bourgneuf et l’île de Nourmoutier (85).

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