{"id":11204,"date":"2026-04-13T15:53:59","date_gmt":"2026-04-13T15:53:59","guid":{"rendered":"https:\/\/deliry.com\/?p=11204"},"modified":"2026-04-13T15:53:59","modified_gmt":"2026-04-13T15:53:59","slug":"alouettes-de-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/deliry.com\/?p=11204","title":{"rendered":"Alouettes de France"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><a href=\"https:\/\/deliry.com\/?page_id=10066\" data-type=\"page\" data-id=\"10066\">Oiseaux<\/a><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Neuf esp\u00e8ces d&rsquo;Alaudid\u00e9s sont connus par au moins une citation en France. L&rsquo;ensemble des esp\u00e8ce tend \u00e0 d\u00e9cliner, parfois de fa\u00e7on tout \u00e0 fait critique.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Alouette calandre&nbsp;(<em>Melanocorypha calandra<\/em>) &#8211; Rare (Plan National)<\/li>\n\n\n\n<li>Alouette calandrelle&nbsp;(<em>Calandrella brachydactyla<\/em>) &#8211; Rare<\/li>\n\n\n\n<li>Alouette des champs&nbsp;(<em>Alauda arvensis<\/em>) &#8211; D\u00e9cim\u00e9e<\/li>\n\n\n\n<li>Alouette haussecol&nbsp;(<em>Eremophila alpestris<\/em>) &#8211; Migratrice rare<\/li>\n\n\n\n<li>Alouette lulu&nbsp;(<em>Lullula arborea<\/em>) &#8211; En d\u00e9clin<\/li>\n\n\n\n<li>Alouette pispolette&nbsp;(<em>Calandrella rufescens<\/em>) &#8211; Accidentelle<\/li>\n\n\n\n<li>Cochevis de Th\u00e9kla&nbsp;(<em>Galerida theklae<\/em>) &#8211; Rare et localis\u00e9e<\/li>\n\n\n\n<li>Cochevis hupp\u00e9&nbsp;(<em>Galerida cristata<\/em>) &#8211; D\u00e9cim\u00e9e<\/li>\n\n\n\n<li>Sirli ricoti&nbsp;(<em>Chersophilus duponti<\/em>) &nbsp;&#8211; Accidentelle<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n\n<p>Clot &amp; Mourer-Chauvir\u00e9 (1986) font un inventaire des oiseaux fossiles du Quaternaire des Pyr\u00e9n\u00e9es fran\u00e7aises et y signalent de mani\u00e8re \u00ab\u00a0r\u00e9guli\u00e8re\u00a0\u00bb dans les ossements, l&rsquo;Alouette lulu (depuis le Ris), l&rsquo;Alouette des champs (depuis le W\u00fcrm) et le Cochevis hupp\u00e9 (depuis le Ris), ainsi que plus ponctuellement notamment au d\u00e9but du W\u00fcrm, les Alouettes calandre et calandrelle. Seuls l&rsquo;Alouette des champs et le Cochevis hupp\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9s depuis la d\u00e9glaciation du W\u00fcrm au cours de l&rsquo;Holoc\u00e8ne. L&rsquo;Alouette des champs est signal\u00e9e au Dryas en Savoie (Bintz 1994 : <em>Grottes&#8230; Saint-Thibaud-de-Couz<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>Aristote (III<sup>e<\/sup> s. av. JC) pr\u00e9cise que l&rsquo;Alouette fait partie des oiseaux qui se retirent \u00e0 la mauvaise saison, elle est donc bien comprise comme migratrice. Elle est r\u00e9put\u00e9e voler les \u0153ufs du H\u00e9ron, ce qui doit correspondre \u00e0 de quelconques anciennes l\u00e9gendes. Son nid se trouve au sol, ce qui est vrai.<\/p>\n\n\n\n<p>Divers toponymes en France r\u00e9v\u00e8le l&rsquo;attachement aux Alouettes avec Aloe, Calandre (Poitou), Cantelaude (chante-alouette) en Gironde, avec les variantes Cantalauze ou Cantelauzette dites en Occitan, Laus\u00e9to vers Toulouse, Lauv\u00e8to en Dordogne ou Lerche en Alsace (P\u00e9gorier 2006).<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-vivid-purple-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-eb3ca0f1f0dcdc7f447d5fd49134c0fc\">Alouette calandre (<em>Melanocorhypha calandra<\/em> (Linnaeus, 1766))<\/p>\n\n\n\n<p>syn. : <em>Alauda calandra <\/em>Linnaeus, 1766 &#8211; Calandre ordinaire<\/p>\n\n\n\n<p><em>Alauda calandra <\/em>selon Vieillot qui la connait aussi sous le nom de Grosse Alouette ou de Calandre (selon Buffon) et les noms vulgaires suivants : Coulassade, Alouette des bruy\u00e8res. On la trouve alors en Provence ou en Languedoc et elle n&rsquo;est pas connue dans la plupart des autres provinces de France. Degland &amp; Gerbe (1867) la disent commune dans certaines localit\u00e9s du Var, de l&rsquo;H\u00e9rault, des Bouches-du-Rh\u00f4ne, ces auteurs citant Lesson qui dit qu&rsquo;elle appara\u00eet parfois dans les Deux-S\u00e8vres et en Charente-Maritime. Paris (1921) nomme cette esp\u00e8ce la Calandre ordinaire, un nom qui qualifie donc une esp\u00e8ce \u00ab\u00a0ordinaire\u00a0\u00bb alors. Cette derni\u00e8re niche selon lui dans les endroits d\u00e9couverts et secs. Elle est s\u00e9dentaire ou estivale dans le Sud de la France, accidentelle dans le Centre. On la rencontre depuis le Sud de l&rsquo;Europe \u00e0 l&rsquo;Asie mineure et au Nord de l&rsquo;Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Alouette calandre pr\u00e9sente des affinit\u00e9s m\u00e9diterran\u00e9ennes, pr\u00e9sente en nidification depuis le Maghreb jusqu&rsquo;aux steppes de l&rsquo;Asie centrale et la Mongolie, en passant par le Sud de l&rsquo;Europe. En Europe elle est essentiellement nicheuse depuis la P\u00e9ninsule ib\u00e9rique \u00e0 l&rsquo;Italie, les Balkans, la Roumanie, l&rsquo;Ukraine et la Turquie. On la trouve \u00e9galement au Moyen Orient. Sa nidification en France est tr\u00e8s localis\u00e9e : dans le Var, sur l&rsquo;a\u00e9rodrome de Vinon-sur-Verdon (en d\u00e9clin continu et peut-\u00eatre \u00e9teinte depuis les ann\u00e9es 2000) et en plaine de Crau dans les Bouches-du-Rh\u00f4ne ainsi que dans le Causse M\u00e9jean en Loz\u00e8re. Elle hiverne sur place, au moins en Crau qui reste le seul bastion viable pour l&rsquo;esp\u00e8ce en France dans l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une conservation efficace si elle est men\u00e9e. On peut voir cette Alouette en erratisme exceptionnel jusqu&rsquo;en Bretagne, dans la Somme, en Haute-Sa\u00f4ne, en Is\u00e8re ou le Centre de la France, mais ceci de moins en moins r\u00e9guli\u00e8rement. Sa nidification exceptionnelle a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9e dans le sud de la Dr\u00f4me (Tricastin), notamment en 2008 (voir ci-dessous). Il s&rsquo;agit d&rsquo;un oiseau s\u00e9dentaire, capable d&rsquo;erratisme sur d&rsquo;assez grandes distances puisque depuis le domaine m\u00e9diterran\u00e9en elle a \u00e9t\u00e9 vue jusque dans le Nord de la France ou la Bretagne par exemple.<\/p>\n\n\n\n<p>Au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle cette esp\u00e8ce \u00e9tait dite abondante et commune en Provence et dans le Languedoc-Roussillon. Elle \u00e9tait r\u00e9guli\u00e8rement nicheuse en Camargue au XIX<sup>e<\/sup> et d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et les mentions r\u00e9centes sont devenues tr\u00e8s rares (29 juillet 1960, 26 juin 1968, automne 1970 par exemple). Elle nichait alors dans le Sud de la Dr\u00f4me o\u00f9 elle a pu se montrer depuis sporadiquement en p\u00e9riode de reproduction. Ses populations ont \u00e9t\u00e9 notoirement d\u00e9cim\u00e9es depuis. D\u00e8s les ann\u00e9es 1990, un d\u00e9clin (mod\u00e9r\u00e9) de l&rsquo;esp\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9 pour l&rsquo;Europe, un peu plus tard c\u00f4t\u00e9 Russie. On estimait ses populations entre 10 et 24 millions de couples sur le continent en 2004, celles-ci \u00e9tant toujours en d\u00e9clin. Pour la France, deux localit\u00e9s concentrent les quelques 50 couples connus qui sont un h\u00e9ritage tr\u00e8s relictuel d&rsquo;effectifs nettement plus abondants autrefois. Le d\u00e9clin d\u00e9passe tr\u00e8s nettement les 50% depuis les ann\u00e9es 1970. Dans les ann\u00e9es 1970-80 on comptait encore une vingtaine de localit\u00e9s dans le pays avec une population estim\u00e9e \u00e0 400 couples. Il n&rsquo;en restait plus qu&rsquo;entre 50 et 150 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990. Elle a disparu du Languedoc-Roussillon la fin des ann\u00e9es 1990, dans le Gard puis dans l&rsquo;Aude. Les effectifs sont en augmentation significative en Crau \u00e0 la fin des ann\u00e9es 2000 puisqu&rsquo;il passent d&rsquo;une quarantaine de couples \u00e0 82-93 en 2008 (Seynes 2009 : <em>Ornithos, <\/em>16 (3) : 178). Il convient de souligner que la quasi totalit\u00e9 des populations relictuelles en France sont \u00ab\u00a0pr\u00e9serv\u00e9es\u00a0\u00bb par le fait qu&rsquo;elles se trouvent en ZPS dans le cadre de la Directive Oiseaux et Natura 2000.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle est consid\u00e9r\u00e9e comme une esp\u00e8ce nicheuse disparue en Rh\u00f4ne-Alpes (<strong>RE <\/strong>2008), occasionnelles en p\u00e9riode en d\u00e9placement (NAm 2008). 2 \u00e0 5 individus ont \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9s sur plusieurs dates entre les 23 et 27 mai 2005 en Plaine de Bi\u00e8vre (38) (rapport non publi\u00e9 du CHR). Un individu le 25 avril 2007 \u00e0 Metz-Tessy (74 &#8211; D.Rey &amp; al.). Sa reproduction est authentifi\u00e9e et certaine dans le sud du d\u00e9partement de la Dr\u00f4me en 2008, avec mentions jusqu&rsquo;\u00e0 4 individus et transport de nourriture, suivis entre le 16 mai et le 29 ao\u00fbt \u00e0 Rochegude, par J.N.H\u00e9ron. La m\u00eame ann\u00e9e des stationnements prolong\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s en Suisse selon Schweizer &amp; al. (2009 : <em>Nos Oiseaux, <\/em>56). J.N.H\u00e9ron suit un couple en juin 2010 \u00e0 La Baume-de-Transit (26), sans pouvoir prouver la nidification. En 2011 plusieurs mentions sont rapport\u00e9es de Haute-Savoie (22 avril, Domancy ; 4 mai, Sciez ; 7 mai, Margencel).<\/p>\n\n\n\n<p>Autrefois, l&rsquo;esp\u00e8ce nichait en France dans les zones \u00e0 v\u00e9g\u00e9tation halophile, les jach\u00e8res et les pelouses s\u00e8ches p\u00e2tur\u00e9es pr\u00e8s du littoral m\u00e9diterran\u00e9en. On ne la trouve plus que sur quelques a\u00e9rodromes au pelouses rases ainsi que dans le coussou en Crau. Dans le c\u0153ur de l&rsquo;Asie il s&rsquo;agit typiquement d&rsquo;une esp\u00e8ce des steppes, mais en Espagne ou en Turquie elle habite aussi des espaces cultiv\u00e9s. La pr\u00e9sence de buissons \u00e9pars ne lui est pas d\u00e9favorable. L&rsquo;oiseau chante, perch\u00e9e (fait inhabituel tant pour l&rsquo;Alouette des champs ou la Calandrelle) ou en vol, d\u00e8s la fin du mois de f\u00e9vrier. Elle est gr\u00e9gaire en hiver, avec des bandes de 200 individus enregistr\u00e9s en Crau en 1985, mais seulement 110 en 2000. Son d\u00e9clin a une dimension s\u00e9culaire, les pelouses x\u00e9riques que l&rsquo;esp\u00e8ce pr\u00e9f\u00e8re ont quasiment toutes disparu. \u00c0 ceci s&rsquo;ajoute l&rsquo;abandon des jach\u00e8re, l&rsquo;irrigation pour la mise en culture, l&rsquo;extension de la viticulture, l&rsquo;urbanisation diffuse, la r\u00e9gression du pastoralisme dans les plaines du Midi et la fermeture du milieu. La contribution de l&rsquo;ensemble de ces contraintes viennent expliquer la quasi disparition de l&rsquo;esp\u00e8ce en France.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list has-small-font-size\">\n<li class=\"has-small-font-size\"><strong>Flitti A. 2004 <\/strong>&#8211; L\u2019Alouette calandre <em>Melanocorypha calandra <\/em>en France : \u00e9tat de conservation et enjeux. &#8211; <em>Ornithos, <\/em>11 (3) : 126-131.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-small-font-size\"><strong>Olioso G. &amp; al. 1983 <\/strong>&#8211; Les passereaux nicheurs des coussous de la Crau. &#8211; <em>Biologie-Ecologie m\u00e9diterran\u00e9enne<\/em>, 10 : 107-118.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-small-font-size\"><strong>Subra N. 1999 <\/strong>&#8211; L\u2019Alouette calandre nicheuse sur l\u2019a\u00e9rodrome de L\u00e9zignan-Corbi\u00e8res en 1997. Etat des lieux et identification des besoins de l\u2019esp\u00e8ce. Recommandation de gestion de son habitat. &#8211; <em>Meridionalis<\/em>, 1 : 58-73.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-vivid-purple-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-ea32d6855d8d0390e8a3c5fb59926ebb\">Alouette calandrelle (<em>Calandrella brachydactyla<\/em> (Leisler, 1814))<\/p>\n\n\n\n<p>syn. : <em>Alauda brachydactyla <\/em>Leisler, 1814, <em>Alauda arenaria <\/em>Vieillot, 1816, <em>Melanocorhypha itala <\/em>Brehm, 1831, <em>Melanocorhypha brachydactyla, Phileremos brachydactyla, Calandritis brachydactyla<\/em> &#8211; Calandrelle brachydactyle<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est peut-\u00eatre l&rsquo;Alouette calandrelle que Bewick (1797) pr\u00e9sente sous le nom d&rsquo;<em>Alauda campestris<\/em> (The Field Lark ou La Spipolette selon Buffon). Il ne donne que la description et quelques \u00e9l\u00e9ments de comportement, tant du vol chant\u00e9 que du cri hivernal, ce qui laisse penser qu&rsquo;elle est pr\u00e9sente en Angleterre. Mais il ne pr\u00e9cise pas ce fait de mani\u00e8re explicite. <em>Alauda arenaria <\/em>selon Vieillot. L&rsquo;auteur la dit pr\u00e9sente en Champagne, Provence et dans la Guyenne (Aquitaine) dans les endroits sablonneux. Elle ne reste pas en France, migre en Espagne ou au Portugal pendant l&rsquo;hiver. Degland &amp; Gerbe (1867)  la donnent commune en Provence, dans le Languedoc et dans presque tout le Midi de l&rsquo;Europe. Il y en a alors aussi en Champagne et en Bourgogne. Paris (1921) dit qu&rsquo;elle pr\u00e9f\u00e8re les lieux secs. Elle est estivale en France, s\u00e9dentaire ou de passage. Pr\u00e9sente dans le Centre et surtout dans le Sud du pays ; accidentalle dans le Nord. Elle vit en Europe m\u00e9ridionale et Moyenne, au Maghreb et en Asie Mineure.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Alouette calandrelle niche de mani\u00e8re plus ou moins continue depuis le sud du Maroc jusqu&rsquo;au Lac Ba\u00efkal dans la zone Pal\u00e9arctique, essentiellement occidentale et centrale. Elle atteint la Mongolie occidentale puis est remplac\u00e9e par l&rsquo;Alouette de Sykes (<em>Calandrella dukhunensis<\/em>\u00a0(Sykes, 1832)) prend le relais dans le centre et l&rsquo;est de ce pays. On la trouve r\u00e9guli\u00e8rement au Maroc et en Alg\u00e9rie, en Espagne, Turquie, Roumanie, Chypre, Ukraine ainsi qu&rsquo;au sud de la Russie. Elle est plus rare et localis\u00e9e en Tunisie, au Portugal, en France, en Italie, Dalmatie, Gr\u00e8ce, Bulgarie, Roumanie ainsi qu&rsquo;au Moyen Orient, notamment en Syrie. C&rsquo;est la sous-esp\u00e8ce type qui est rapport\u00e9e een Europe occidentale. Les populations europ\u00e9ennes sont migratrices pour l&rsquo;essentiel, la majeure partie des oiseaux hivernant au Sahel, depuis le S\u00e9n\u00e9gal \u00e0 l&rsquo;\u00c9thiopie. Un hivernage r\u00e9gulier est connu aussi en Alg\u00e9rie et peut-\u00eatre en Gr\u00e8ce. Les populations orientales hivernent au Sud de l&rsquo;Himalaya et l&rsquo;esp\u00e8ce para\u00eet s\u00e9dentaire au Moyen Orient. Consid\u00e9r\u00e9e comme non menac\u00e9e par l&rsquo;UICN et en Europe (LC 2015, continent o\u00f9 on l&rsquo;a mis un temps dans la cat\u00e9gorie Vuln\u00e9rable, le d\u00e9clin s&rsquo;\u00e9tend ensuite stabilis\u00e9 sur les populations les plus significatives, il s&rsquo;agit ici dans contexte d&rsquo;esp\u00e8ce d\u00e9cim\u00e9e dans certains pays). L&rsquo;Espagne abrite 85% de la population europ\u00e9enne, avec 2,5 millions de couples et un d\u00e9clin sup\u00e9rieur \u00e0 20% y avait \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 entre les ann\u00e9es 1970 et 1990. Initialement A surveiller en France, cette Alouette est finalement class\u00e9e En Danger (<strong>EN <\/strong>2016). Elle s&rsquo;y reproduit principalement dans le Midi depuis les Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales au Var, n&rsquo;\u00e9tant assez commune qu&rsquo;en Crau (Bouches-du-Rh\u00f4ne). La population ne semble pas d\u00e9passer les 5000 couples, mais aucun recensement complet n&rsquo;a (d&rsquo;abord) \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9. Elle est dispers\u00e9e sur quelques zones du littoral du Languedoc-Roussillon, trouv\u00e9e encore sur quelques garrigues des collines ou certains a\u00e9rodromes. Elle est relictuelle dans la Vall\u00e9e de la Durance (Var), en Camargue, sur le littoral Atlantique au niveau de dunes comme en Vend\u00e9e (Pointe de l&rsquo;Aiguillon) ou au sud du Morbihan. On la trouve aussi dans les terres en Loz\u00e8re, Aveyron, dans la Vienne et la Beauce. Elle est nicheuse aussi en Corse. On la trouve jusqu&rsquo;\u00e0 1000 m d&rsquo;altitude dans les Causses. Lors des passages on la voit aussi sur la fa\u00e7ade Atlantique, ainsi qu&rsquo;en Provence m\u00e9ridionale. Elle fr\u00e9quente des habitats chauds, g\u00e9n\u00e9ralement secs avec une v\u00e9g\u00e9tation herbac\u00e9e basse laissant par place des sols d\u00e9nud\u00e9s, autant sur des substrats sablonneux comme les dunes que form\u00e9s de galets comme en Crau. En Languedoc-Roussillon elle occupe aussi des garrigues d\u00e9grad\u00e9es des collines et Camargue elle est sur des sansouires, des dunes \u00e9tant occup\u00e9es par ailleurs sur ces secteurs. On a vu aussi l&rsquo;esp\u00e8ce coloniser provisoirement des remblais de galets suite aux chantiers de la CNR sur la Vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, disparaissant d\u00e8s que la v\u00e9g\u00e9tation s&rsquo;\u00e9tait d\u00e9velopp\u00e9e. Des zones de vignobles install\u00e9es sur d&rsquo;ancienne garrigues peuvent aussi convenir comme habitat r\u00e9silient, dans le Roussillon notamment. Enfin des pelouses rases d&rsquo;a\u00e9rodrome lui conviennent aussi, ainsi que des lavandaies et m\u00eame des bassins de d\u00e9cantation entretenus en herbes courtes comme dans l&rsquo;Orl\u00e9anais. Elle pr\u00e9f\u00e8re ces habitats ouverts et \u00e0 la v\u00e9g\u00e9tation rase lors de ses d\u00e9placements migratoires.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9clin continu de cette Alouette en France est connu depuis le d\u00e9but du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Elle a d&rsquo;abord disparu de Bourgogne, Champagne et de Beauce o\u00f9 seuls quelques sites relictuels ont \u00e9t\u00e9 red\u00e9couverts sur les rives de bassins de d\u00e9cantation notamment. Sa nidification dans le Sud de la Dr\u00f4me \u00e9taient alors signal\u00e9e et quelques nicheurs \u00ab\u00a0fant\u00f4mes\u00a0\u00bb ont \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9s r\u00e9cemment. Son d\u00e9clin est massif sur le littoral Atlantique et il se poursuit. Ainsi il n&rsquo;y en a plus depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, sur Ho\u00ebdic (Morbihan), en Maine-et-Loire, Loire-Atlantique, l&rsquo;\u00eele de Nourmoutier, en Charente, Charente-Maritime, Gironde ou dans les Landes. Elle dispara\u00eet du Vaucluse au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. Enfin autant en Camargue qu&rsquo;en Crau (Bouches-du-Rh\u00f4ne) les populations qui concernent 30% des effectifs fran\u00e7ais semblent bien s&rsquo;\u00e9roder. Les causes du d\u00e9clin sont l&rsquo;intensification de l&rsquo;agriculture, l&rsquo;irrigation de zones autrefois incultes, la r\u00e9gression du p\u00e2turage ovin \u00e0 basse altitude, l&rsquo;urbanisation du littoral, le d\u00e9rangement de l&rsquo;esp\u00e8ce dans les dunes d\u00e9sormais surfr\u00e9quent\u00e9s par la pression touristique. Les traitements phytosanitaires des vignes affectent les quelques populations concern\u00e9es par ces habitats. Enfin, les s\u00e9cheresses r\u00e9currentes dans la zone sah\u00e9liennes affectent sans doute l&rsquo;\u00e9tat des populations. La restauration d&rsquo;habitats rajeunis pourraient convenir \u00e0 reconstruire les effectifs de cette esp\u00e8ce qui pr\u00e9sente des tendances pionni\u00e8res. Un \u00e9tat des lieux de l&rsquo;\u00e9tat pr\u00e9cis des populations relictuelles en France demanderait des recherches et \u00e9tudes sp\u00e9cifiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle est class\u00e9e en Grave Danger en Pays-de-Loire (<strong>CR <\/strong>2018) et en Poitou-Charente (<strong>CR <\/strong>2018). Dans la r\u00e9gion Rh\u00f4ne-Alpes ses mentions sont occasionnelles et valoris\u00e9es par les rapports du CHR publi\u00e9s ou non (5 juin 1999, Le Montelier &#8211; 26 ; 21 septembre 2003, Les Conches &#8211; 01 ; 26 juin 2005, Chalain-le-Comtal &#8211; 42 ; 26 juin 2005, Boisset-les-Montrond &#8211; 42 ; 1er mai 2007, Ch\u00eane-en-Semine &#8211; 74 ; 14 et 15 septembre 2008, Ch\u00eane-en-Semine &#8211; 74 ; jusqu&rsquo;\u00e0 3 individus du 16 au 29 avril 2009, Metz-Tessy &#8211; 74 ; 4 mai 2009, Challonges &#8211; 74 ; 23 septembre 2009, Sciez &#8211; 74 ; 5 mai 2011, Chamb\u00e9on &#8211; 42 ; jusqu&rsquo;\u00e0 3 individus entre le 17 avril et le 11 mai 2011, Sciez &#8211; 74 ; 24 avril 2011 et 14 avril 2012, Passy &#8211; 74 ; 19 et 25 avril 2012, Epagny &#8211; 74 ; 5 mai 2012, Saint-Paul-l\u00e8s-Romans &#8211; 26), indiqu\u00e9e sur deux stations \u00e0 Ch\u00e2teau-Gaillard en 2001, un site qui avait fourni d&rsquo;anciennes mentions r\u00e9guli\u00e8res jusqu&rsquo;en 1996. Deux cantonn\u00e9es entre le 3 mai et le 19 juin 2004 \u00e0 Gillonay (38 &#8211; R.Rufer), \u00e0 rapprocher de donn\u00e9es similaires rapport\u00e9es en Plaine de Bi\u00e8vre (38) pour l&rsquo;Atlas r\u00e9gional des oiseaux niveaux en 1997 ; l&rsquo;esp\u00e8ce y est confirm\u00e9e entre le 4 et le 27 mai 2005 de nouveau en Plaine de Bi\u00e8vre (38). La nidification de l&rsquo;esp\u00e8ce est prouv\u00e9e sur la base d&rsquo;un couple install\u00e9e \u00e0 La Baume-de-Transit contact\u00e9 entre le 6 et le 28 juin 2010 (26 &#8211; J.N.H\u00e9ron). Dans ce contexte, l&rsquo;esp\u00e8ce est consid\u00e9r\u00e9e comme une nicheuse disparue en Rh\u00f4ne-Alpes (<strong>RE <\/strong>2008), occasionnelle en migration (NAm 2008).<\/p>\n\n\n\n<p>En France, l&rsquo;esp\u00e8ce arrive en mars, parfois t\u00f4t (rare fin f\u00e9vrier) et repart entre septembre et fin octobre. J&rsquo;ai not\u00e9 en 2007 qu&rsquo;elle \u00e9tait pr\u00e9sente en Camargue entre la mi-mars et septembre. Elle se d\u00e9place de pr\u00e9f\u00e9rence en groupes pouvant atteindre plusieurs dizaines d&rsquo;individus. Elle a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9e en hivers en Crau et dans le Roussillon, sans qu&rsquo;on sache si un hivernage r\u00e9gulier a lieu, dans cette hypoth\u00e8se l&rsquo;esp\u00e8ce serait alors tr\u00e8s discr\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list has-small-font-size\">\n<li class=\"has-small-font-size\"><strong>Gilot F. 2003 <\/strong>&#8211; L\u2019Alouette calandrelle<em> Calandrella brachydactyla <\/em>dans le vignoble de l\u2019Aude. Premiers r\u00e9sultats. &#8211; <em>M\u00e9ridionalis<\/em>, 3\/4 : 60-63.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Guichard G. 1960 <\/strong>&#8211; Sur la biologie de l\u2019Alouette calandrelle (<em>Calandrella brachydactyla<\/em> Leis.). &#8211; <em>L\u2019Oiseau et R.F.O.,<\/em> 30 : 239-245.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Olioso G. 1974 <\/strong>&#8211; L\u2019avifaune nicheuse d\u2019un remblai. &#8211; <em>Alauda,<\/em> 42 : 226-230.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Olioso G. &amp; al. 1983 <\/strong>&#8211; Les passereaux nicheurs des coussous de la Crau. &#8211; <em>Biologie-Ecologie m\u00e9diterran\u00e9enne<\/em>, 10 : 107-118.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-vivid-purple-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-a12ef10a54daabadc1eaa2cc78ca81ad\">Alouette des champs (<em>Alauda arvensis<\/em> (Linnaeus, 1758))<\/p>\n\n\n\n<p>syn. : <em>Alauda agrestis <\/em>Brehm, <em>Alauda vulgaris <\/em>Leach, 1816, <em>Alauda coelipetta <\/em>Pallas, <em>Alauda cantarella <\/em>Bonaparte, 1838, <em>Alauda montana <\/em>Crespon, 1844<\/p>\n\n\n\n<p>Le champ de l&rsquo;Alouette commence t\u00f4t au printemps et s&rsquo;entend tout au long de la journ\u00e9e (Bewick 1797). Bewick pr\u00e9cise que cette esp\u00e8ce est universellement r\u00e9pandue dans toute l&rsquo;Europe, \u00e9tant partout extr\u00eamement prolifique. Dans certains endroits les nombres qui sont captur\u00e9s sont vraiment impressionnants. Dans le secteur de Dunstable, connu pour le grand nombre d&rsquo;oiseaux qu&rsquo;on y rencontre, est susceptible de fournir pr\u00e8s de 50000 Alouettes (4000 douzaines) entre septembre et f\u00e9vrier, rien que pour les march\u00e9s de Londres. L&rsquo;hiver est la meilleure saison pour les captures alors qu&rsquo;elles se rassemblent en bandes. C&rsquo;est l&rsquo;Alouette selon Buffon, l&rsquo;Alouette commune selon Vieillot. Ce dernier ajoute les noms vulgaires suivants : Coutelou, Mauviette, Alou, Lavette, Layette. Il dit qu&rsquo;elle est tr\u00e8s commune en France et que chacun conna\u00eet son chant. Selon Degland &amp; Gerbe (1867) on la trouve en si grande quantit\u00e9 sur nos c\u00f4tes maritimes qu&rsquo;on en prend des milliers au collet, au moment des neiges. \u00c0 cette \u00e9poque les march\u00e9s de Paris et des villes du Nord de la France en sont tr\u00e8s abondamment pourvus. Il semblerait qu&rsquo;une pareille destruction, qui se renouvelle tous les ans, devrait occasionner, non pas l&rsquo;an\u00e9antissement de l&rsquo;esp\u00e8ce, mais au moins la diminution du nombre d&rsquo;individus qui la compose, or, il n&rsquo;est rien et nous la voyons annuellement en quantit\u00e9 aussi prodigieuse que par le pass\u00e9. Paris (1921) distingue les sous-esp\u00e8ce <em>Alauda arvensis subalpina <\/em>Ehmeke, des Alpes de Savoie, <em>A. a. cantarela <\/em>Bonaparte de Corse, Sardaigne, sud de l&rsquo;Italie, Dalmatie, Gr\u00e8ce Turquie et Sud de la Russie et <em>A. a. cinerea <\/em>Ehmeke, qui est signal\u00e9e en p\u00e9riode internuptiale de mani\u00e8re commune en France, en particulier dans l&rsquo;Est du pays. Cette derni\u00e8re nicher au Nord de la Sib\u00e9rie, descendant en hiver jusqu&rsquo;au Maghreb. Le type est ailleurs dans le pays, consid\u00e9r\u00e9e selon des statuts vari\u00e9es : s\u00e9dentaire, estivale ou de passage, dans les champs et les prairies, commun dans toute la France et pr\u00e9sent depuis le Cercle Arctique au Nord de l&rsquo;Italie par l&rsquo;Europe. <\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Alouette des champs niche sur tout l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re nord de la zone Pal\u00e9arctique o\u00f9 elle d\u00e9passe la limite du Cercle arctique. Elle s&rsquo;est install\u00e9e dans les ann\u00e9es 1990 en Alaska. Elle a de plus \u00e9t\u00e9 introduite sur quelques \u00eeles : Hawa\u00ef, Australie, Nouvelle Z\u00e9lande, Vancouver, Kermadec ou Chatham. Sur pr\u00e8s d&rsquo;une quinzaine de sous-esp\u00e8ces envisag\u00e9es, huit sont rapport\u00e9s dans le Pal\u00e9actique ouest, mais les variations sont consid\u00e9r\u00e9es comme mineures entre chacun de ces ensembles taxonomiques. C&rsquo;est une esp\u00e8ce jug\u00e9e tr\u00e8s commune dans toute l&rsquo;Europe. Consid\u00e9r\u00e9e comme non menac\u00e9e par l&rsquo;UICN et en Europe (LC 2015 ; 40-80 millions de couples), cette esp\u00e8ce est en d\u00e9clin alarmant en France, mais simplement class\u00e9e en cat\u00e9gorie Quasi-menac\u00e9e (<strong>NT <\/strong>2015) dans le pays. C&rsquo;est une esp\u00e8ce migratrice \u00e0 peu pr\u00e8s partout en Europe, sauf sur les \u00eeles Britanniques et peut-\u00eatre dans le sud de la France. Les passages postnuptiaux sont orient\u00e9s vers le Sud-Ouest en direction de la P\u00e9ninsule Ib\u00e9rique, entam\u00e9s d\u00e8s le mois de septembre, ils sont optimaux en octobre. Les oiseaux se d\u00e9placent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 plus de 2000 km de leur site d&rsquo;origine, le record \u00e9tant de plus de 3600 km. La migration printani\u00e8re se d\u00e9roule entre d\u00e9but f\u00e9vrier et d\u00e9but avril. Ce sont des d\u00e9placements essentiellement nocturnes, mais il y a aussi des d\u00e9placement importants en journ\u00e9e. Elle peut se d\u00e9placer au dessus de la mer. Si en automne, les femelles tendent \u00e0 partir les premi\u00e8res, au printemps ce sont les m\u00e2les qui rejoignent les territoires de nidification en premier. En p\u00e9riode hivernal l&rsquo;esp\u00e8ce est gr\u00e9gaire et montre des bandes de plusieurs centaines d&rsquo;individus dans les chaumes et les jach\u00e8res notamment. Il y a g\u00e9n\u00e9ralement deux couv\u00e9es, la reproduction ayant lieu entre la mi mars et la mi ao\u00fbt en France. Le couv\u00e9es pr\u00e9sentant le plus grand nombre d&rsquo;\u0153ufs sont celles qui r\u00e9ussissent le mieux. Ainsi le nombre d&rsquo;\u0153ufs pondu passant de 3 \u00e0 4, se soldent par une r\u00e9ussite d&rsquo;\u00e9levage passant de 32 \u00e0 50 %, soit le tiers (un jeune) \u00e0 la moiti\u00e9 (deux jeunes).<\/p>\n\n\n\n<p>Elle est pr\u00e9sente sur l&rsquo;ensemble de la France, ne se trouvant en altitude qu&rsquo;en p\u00e9riode de reproduction, elle descend sous les 1000 m en p\u00e9riode hivernale. Le d\u00e9clin de l&rsquo;esp\u00e8ce est estim\u00e9 \u00e0 30% depuis 2001, en Pays-de-Loire, si bien qu&rsquo;elle est class\u00e9e en cat\u00e9gorie <strong>NT <\/strong>(2018). Ses populations en d\u00e9clin r\u00e9gulier en Poitou-Charente font qu&rsquo;elle est class\u00e9e comme Vuln\u00e9rable (<strong>VU<\/strong> 2018) sur cette r\u00e9gion. Un hivernage qualifi\u00e9 d&rsquo;assez faible est rapport\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 en Rh\u00f4ne-Alpes, elle c&rsquo;est une esp\u00e8ce class\u00e9e Vuln\u00e9rable en nidification (<strong>VU <\/strong>2008) et aux passages (VUm 2008) ainsi qu&rsquo;en hivernage (VUw 2008). Les r\u00e9sultats STOC sur deux d\u00e9cennies rapport\u00e9s en 2018, rendent compte d&rsquo;un d\u00e9clin de l&rsquo;ordre de 15% dans la r\u00e9gion AuRA, l&rsquo;esp\u00e8ce montrant une certaine stabilit\u00e9 d\u00e8s les \u00e9tages collin\u00e9ens, au-dessus de 500 m d&rsquo;altitude. Dans le d\u00e9partement de la Dr\u00f4me, l&rsquo;Alouette des champs r\u00e9gresse de mani\u00e8re inqui\u00e9tante selon Faton (<em>Histoire Naturelle de la rivi\u00e8re Dr\u00f4me <\/em>[2020]). Je soulignais en 2007, que pour l&rsquo;Isle Cr\u00e9mieu (38), l&rsquo;esp\u00e8ce \u00e9tait d\u00e9sormais devenue une nicheuse assez rare suite \u00e0 un fort d\u00e9clin, not\u00e9e par ailleurs aux passages et en hivernage. Je notais pour la Camargue en 2007, une esp\u00e8ce abondante, chantant d\u00e8s janvier-f\u00e9vrier. En Grande Provence un d\u00e9clin de 28% dans les ann\u00e9es 2000 (STOC) est jug\u00e9 math\u00e9matiquement non significatif en raison de fluctuations. Il convient toutefois de noter que les populations au nord du Var en en Crau sont en augmentation, alors que celles pr\u00e9sentes dans les montagnes notamment dans les Hautes-Alpes et \u00e0 l&rsquo;est des Alpes-de-Haute-Provence montrent des \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9clin, qui en raison des convergences \u00e9cologiques demanderaient attention.<\/p>\n\n\n\n<p>Il appara\u00eet tr\u00e8s probable que le d\u00e9frichement des for\u00eats en Gaule suite \u00e0 la r\u00e9volution n\u00e9olithique agricole s&rsquo;est traduite par une augmentation des habitats favorables \u00e0 l&rsquo;esp\u00e8ce. On consid\u00e8re encore que l&rsquo;extension des cultures, des prairies et des alpages encore active au cours du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle a continu\u00e9 \u00e0 favoriser le d\u00e9veloppement de ses populations dans le pays. Les conditions sont plus naturelles, avec plus de r\u00e9gularit\u00e9 des paysages ouverts \u00e0 mesure qu&rsquo;on d\u00e9passe le Cercle Arctique dans le nord de l&rsquo;Europe. Cet oiseau est n\u00e9anmoins tr\u00e8s sensibles aux changements modernes des pratiques agricoles s&rsquo;intensifiant, ce qui se traduit par un d\u00e9clin des populations au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies. La production augment\u00e9e de c\u00e9r\u00e9ales d&rsquo;hiver, le broyage des jach\u00e8res en p\u00e9riode de reproduction, l&rsquo;urbanisation p\u00e9riph\u00e9rique des villes, l&rsquo;utilisation de pesticides et de produits phytosanitaires plus agressifs ont d\u00e9sormais des cons\u00e9quences critiques sur les effectifs nicheurs. En p\u00e9riode d&rsquo;hivernage le retournement des chaumes, notamment dans le cadre de la ma\u00efsiculture, a des cons\u00e9quences sur les populations stationnant dans le pays \u00e0 cette \u00e9poque de l&rsquo;ann\u00e9e. Les diff\u00e9rents modes de chasse (tir, miroirs aux alouettes&#8230;) pr\u00e9l\u00e8vent un tribu de plus d&rsquo;un million d&rsquo;oiseaux pour le pays, ce qui approche voire d\u00e9passe les quatre millions sur l&rsquo;aire m\u00e9ridionale de l&rsquo;Europe. On consid\u00e8re que pr\u00e8s de 6% des migrateurs sont pr\u00e9lev\u00e9s par la chasse. En Grande-Bretagne o\u00f9 l&rsquo;esp\u00e8ce est s\u00e9dentaire et peu chass\u00e9e (moins de 500 oiseaux tu\u00e9s par an), le d\u00e9clin est critique puisqu&rsquo;il est sup\u00e9rieur \u00e0 50% depuis les ann\u00e9es 1970, ce qui reporte la responsabilit\u00e9 de la disparition des populations aux modifications des agrosyst\u00e8mes et \u00e0 l&rsquo;intensification de l&rsquo;urbanisation. Dans ce pays, l&rsquo;exp\u00e9rimentation de petits carr\u00e9s (4&#215;4 m) non sem\u00e9s donne des r\u00e9sultats encourageants car ils se traduisent par un renforcement des effectifs nicheurs. En absence d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments d\u00e9mographiques suffisamment pr\u00e9cis, il est impossible de juger de l&rsquo;impact des pr\u00e9l\u00e8vements cyn\u00e9g\u00e9tiques avec rigueur, ceux-ci ayant possiblement un impact sur les \u00e9quilibres populationnels plus significatif qu&rsquo;il ne le semble. Par ailleurs l&rsquo;impact sur les migrations nocturnes de l&rsquo;accroissement des lumi\u00e8res artificielles dans un contexte d&rsquo;urbanisation et de modernisation ne semble pas avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9prouv\u00e9. Malgr\u00e9 la fragilisation \u00e9vidente de ses populations cette esp\u00e8ce reste chassable en France, Gr\u00e8ce et Italie, seuls pays de la Communaut\u00e9 europ\u00e9enne permettant le pr\u00e9l\u00e8vement d&rsquo;oiseaux, les autres pays concern\u00e9s en premier chef par les flux migratoires m\u00e9ridionaux pour le retour de leurs oiseaux ne chassent pas l&rsquo;Alouette des champs.<\/p>\n\n\n\n<p>On a not\u00e9 un d\u00e9clin significatif de l&rsquo;esp\u00e8ce en France d\u00e8s la fin des ann\u00e9es 1970. Les oiseaux migrateurs passant par le pays ont des effectifs tr\u00e8s sup\u00e9rieurs au nombre de nicheurs (0,8-3,0 millions de couples), puisqu&rsquo;ils sont estim\u00e9s \u00e0 entre (17) 24-71 (105) millions d&rsquo;oiseaux en automne. Malgr\u00e9 une reprise des populations nicheuses en France au milieu des ann\u00e9es 2000, la tendance au passage est au d\u00e9clin entre les ann\u00e9es 1990 et 2000, selon les informations cyn\u00e9g\u00e9tiques. Il n&rsquo;y pas plus de 400000 hivernants dans le pays. Au milieu des ann\u00e9es 2000, les programmes standardis\u00e9s de recensement (STOC) du MNHN, confirment une lente \u00e9rosion des populations nicheuses, estim\u00e9e \u00e0 16% entre 1989 et 2003. Au milieu des ann\u00e9es 2000 on ne craignait pas l&rsquo;extinction de l&rsquo;esp\u00e8ce \u00e0 long terme dans le pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les massifs, elle quitte les alpages chass\u00e9e par la neige. Elles semblent d\u00e9serter l&rsquo;ensemble du Massif du Beaufortain (Savoie), dans les Alpes interne. Elle arrivent selon Blanchemain &amp; Blanchemain (1993 : <em>Le Bi\u00e8vre, <\/em>13) d\u00e8s la fin f\u00e9vrier &#8211; d\u00e9but mars et repartent en novembre. Un chanteur ayant \u00e9t\u00e9 not\u00e9 par ces auteurs, tr\u00e8s t\u00f4t aux Saisies \u00e0 l&rsquo;altitude 1800 m le 16 mars 1991.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle recherche des paysages ouverts, \u00e0 v\u00e9g\u00e9tation relativement basse (souvent moins de 25 cm) et s&rsquo;observe sous tous les climats de l&rsquo;ouest de l&rsquo;Europe. Sa reproduction a lieu jusque dans les alpages \u00e0 2500 m d&rsquo;altitude par exemple dans les Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales. Elle aime tout particuli\u00e8rement les prairies et les jach\u00e8res. En migration les zones de chaumes ou de jach\u00e8res riches en source de nourriture sont recherch\u00e9es, \u00e9vitant les chaumes trop hautes (sup\u00e9rieures \u00e0 10 cm) et les sites trop d\u00e9nud\u00e9s. Les grandes prairies c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res lui conviennent, mais la qualit\u00e9 des habitats y sont fortement affect\u00e9es par l&rsquo;utilisation massive de produit phytosanitaires ce qui tend \u00e0 r\u00e9duire significativement la densit\u00e9 des populations.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list has-small-font-size\">\n<li class=\"has-small-font-size\"><strong>Chiron F. 2002<\/strong> &#8211; <em>Variations de la pression de chasse sur un oiseau migrateur en d\u00e9clin : l\u2019Alouette des champs<\/em> Alauda arvensis. &#8211; Rapport DEA Environnement : milieux, techniques, soci\u00e9t\u00e9s : 57 pp.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-small-font-size\"><strong>Donald P.F. 2004 <\/strong>&#8211; <em>The Skylark. <\/em>&#8211; Black Publ., London : 256 pp.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-small-font-size\"><strong>James D. 1997 <\/strong>&#8211; <em>Influence des conditions atmosph\u00e9riques et du degr\u00e9 d&rsquo;\u00e9clairement de la lune sur les caract\u00e9ristiques de la migration automnale nocturne de l&rsquo;Alouette des champs <\/em>(Alauda arvensis)<em> en France.<\/em> &#8211; DEA Temps Espace Soci\u00e9t\u00e9 : 135 pp.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-small-font-size\"><strong>Roux D. &amp; al. 2005 <\/strong>&#8211; <em>Suivi des populations nicheuses des oiseaux de passage.<\/em> &#8211; R\u00e9seau national d\u2019observation \u00ab oiseaux de passage \u00bb, ONCFS &#8211; FNC : 19 pp.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-small-font-size\"><strong>Spaepen J.F. &amp; van Cauteren F. 1967<\/strong> &#8211; Migration of the skylark <em>(Alauda arvensis)<\/em>. &#8211; <em>Alauda, <\/em>58 : 25-77.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-vivid-purple-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-30e904a6e6dd8129449d2c74c8b0c2c7\">Alouette haussecol (<em>Eremophila alpestris<\/em> (Linnaeus, 1758))<\/p>\n\n\n\n<p>syn. : <em>Alauda alpestris <\/em>Linnaeus, 1758, <em>Alauda virginiana <\/em>Brisson, 1760, <em>Alauda flava <\/em>Gmelin, 1788, <em>Alauda alpina <\/em>Pallas, <em>Eremophila cornuta <\/em>Boie, 1828, <em>Phileremos alpestris, Otocoris alpestris<\/em> &#8211; \u00c9r\u00e9mophile alpestre, Otocoris alpestre, Alouette de Sib\u00e9rie, Alouette ordinaire (Qu\u00e9bec), Alouette de Virginie (Qu\u00e9bec), Alouette des prairies (Qu\u00e9bec), Ortolan (nom donn\u00e9 au Qu\u00e9bec)<\/p>\n\n\n\n<p>Buffon la d\u00e9nomme Alouette de Sib\u00e9rie. Paris (1921) la d\u00e9nomme d&rsquo;abord l&rsquo;\u00c9r\u00e9mophile alpestre. Il la dit de passage accidentel en France, l&rsquo;esp\u00e8ce vivant dans le Nord de l&rsquo;Europe et migrant jusqu&rsquo;en Italie. Elle est aussi en Sib\u00e9rie et dans le Nord de la Chine selon cet auteur.<\/p>\n\n\n\n<p>De nombreuses sous-esp\u00e8ces ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9es pour cette Alouette. Elle se trouve depuis l&rsquo;Alaska, l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord, le Mexique, l&rsquo;est des Andes en Colombie, nord et centre de l&rsquo;Europe, Afrique du Nord (Alouette bilophe ?), Moyen-Orient et depuis la Turquie \u00e0 la Chine par l&rsquo;Asie centrale, l&rsquo;Himalaya et le nord de l&rsquo;Inde. Selon Dionne (1889), au Qu\u00e9bec, on la d\u00e9signe sous le nom d&rsquo;Alouette ordinaire ou d&rsquo;Ortolan. Les oiseaux qui passent en nombre dans cette province proviennent des secteurs de la Baie d&rsquo;Hudson et du Labrador et descendent jusque dans les Carolines et l&rsquo;Illinois. La sous-esp\u00e8ce <em>Eremophila alpestris pratincola <\/em>de la r\u00e9gion des Grands Lacs vient jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ouest de Montr\u00e9al et migre jusqu&rsquo;en Virginie et au Texas. La sous-esp\u00e8ce <em>Eremophila alpestris flava <\/em>est attribu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Europe. En France on la d\u00e9couvre en hiver o\u00f9 elle est rare. Les oiseaux proviennent probablement de Scandinavie et peut-\u00eatre de Russie. De petits groupes sont vus dans le pays, dans le Nord, le littoral Picard notamment, ainsi que plus sporadiquement en Baie des Veys, au Mont-Saint-Michel. Elle est tr\u00e8s rare au-del\u00e0 sur le littoral Atlantique notamment en Bretagne ou en Vend\u00e9e. Occasionnelle dans les terres. J&rsquo;ai not\u00e9 dans mes archives une mention rapport\u00e9e du 16 mars 1943 pour la Camargue (Bouches-du-Rh\u00f4ne). On a envisag\u00e9 une baisse de sa fr\u00e9quentation hivernale en France en raison des hivers devenus moins froids et cette option semble bien se confirmer (Dubois 2007 : <em>Avifaune fran\u00e7aise et changements climatiques<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>Elle n&rsquo;est pas consid\u00e9r\u00e9e comme menac\u00e9e en Europe o\u00f9 plusieurs millions de couples nichent, essentiellement en Anatolie. En Scandinavie les effectifs sont nettement plus r\u00e9duit (1000-6000 couples seulement) et l&rsquo;esp\u00e8ce est tr\u00e8s nettement pr\u00e9sente en Norv\u00e8ge, alors qu&rsquo;elle rare en Su\u00e8de et irr\u00e9guli\u00e8re \u00e0 absente en Finlande. On consid\u00e8re qu&rsquo;elle est Vuln\u00e9rable en hivernage en France o\u00f9 les effectifs sont pass\u00e9s par un optimum, suite \u00e0 une augmentation, de pr\u00e8s de 400 individus lors des hivers \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990, avant de d\u00e9clin (fluctuations inter-d\u00e9cennales possibles). Son statut est donn\u00e9 en Rh\u00f4ne-Alpes comme esp\u00e8ce occassionelle en transit (NAm 2008) avec un individu probable par exemple le 13 avril 1988 \u00e0 Dardilly (69).<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list has-small-font-size\">\n<li class=\"has-small-font-size\"><strong>Michelat D. 1998<\/strong> &#8211; Hivernage de l\u2019Alouette hausse-col <em>Eremophila alpestris<\/em> en France continentale. &#8211; <em>Ornithos,<\/em> 5 (2): 88- 89.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Mouton J. &amp; Triplet P. 1984 <\/strong>&#8211; Notes sur les stationnements de l\u2019Alouette haussecol <em>Eremophila alpestris,<\/em> du Bruant des neiges <em>Plectrophenax nivalis <\/em>et de la Linotte \u00e0 bec jaune <em>Acanthis flavirostris<\/em> sur le littoral picard (Somme). &#8211; <em>Picardie Ecologie,<\/em> 2 (1) : 54-58.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-vivid-purple-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-b107b70bfdef915cb20e296c522dd255\">Alouette lulu (<em>Lullula arborea<\/em> (Linnaeus, 1758))<\/p>\n\n\n\n<p>syn. : <em>Alauda arborea <\/em>Linnaeus, 1758, <em>Alauda  nemorosa <\/em>Gmelin, 1788  <em>Alauda cristatella <\/em>Latham, 1790, <em>Galerida nemorosa, Galerida arborea<\/em> &#8211; Lulu des arbres<\/p>\n\n\n\n<p>Bewick (1797) donne quelques \u00e9l\u00e9ments du comportement de cette esp\u00e8ce qui est plus associ\u00e9e aux habitats bois\u00e9s que l&rsquo;Alouette des champs et pr\u00e9cise que chantant durant la nuit, elle est parfois prise pour un Rossignol. Il donne d&rsquo;autres pr\u00e9cisions qui laissent penser que l&rsquo;esp\u00e8ce est bien pr\u00e9sente en Angleterre, mais il ne le dit pas de mani\u00e8re explicite. <em>Alauda nemorosa <\/em>selon Vieillot connue sous les noms d&rsquo;Alouette lulu, Lulu, la Petite Alouette hupp\u00e9e (selon Buffon qui la nommerait aussi l&rsquo;Alouette des bois) et pr\u00e9sente divers noms vulgaires : Cotrelus, Courtriaux, Courtriou, Alouette des bois, Flulutoire, Flutteru, Cocheterieu, Cochetivier, Cochevier, Piaute, Pitouot, Lououzeto, Turlut, Turlutoire, Trelus, Cotralus. Elle est assez commune en France. Elle change d&rsquo;habitat en hiver (coteaux demi arides pr\u00e8s des bois en \u00e9t\u00e9, champ pierreux, en bandes assez nombreuses en p\u00e9riode internuptiale). Selon Degland &amp; Gerbe (1867) elle est s\u00e9dentaire dans quelques contr\u00e9es comme les Landes ou le Var et n&rsquo;est que de passages dans d&rsquo;autres comme les environs de Paris ou quelques autres d\u00e9partements du Nord de la France. Paris (1921) nomme en premier chef cette esp\u00e8ce la Lulu des arbres. La sous-esp\u00e8ce type est pr\u00e9sente selon cet auteur, s\u00e9dentaire, estivale ou de passage, r\u00e9pandue dans presque toute la France. Cette derni\u00e8re est en Europe depuis le centre de la Scandinavie \u00e0 la M\u00e9diterran\u00e9e, atteignant en Asie vers l&rsquo;Est, la Perse. Il distingue la sous-esp\u00e8ce <em>Lullula arborea familiaris <\/em>Parrot qui serait en Corse et Sardaigne. D&rsquo;autres sources ne donnent que deux sous-esp\u00e8ce : <em>Lullula arborea arborea, <\/em>qui est celle pr\u00e9sente en France et <em>Lullula arborea pallida<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Alouette lulu est un oiseau Pal\u00e9arctique. Ses populations sont clairsem\u00e9es depuis le Sud de la Scandinavie et de la Grande-Bretagne \u00e0 l&rsquo;essentiel de la zone Pal\u00e9arctique. Ses densit\u00e9s sont les plus fortes en Allemagne, dans le Nord de l&rsquo;Italie, en Russie, en Ukraine, au Nord des Balkans et&#8230; tout particuli\u00e8rement dans la P\u00e9ninsule ib\u00e9rique qui d\u00e9tient plus de la moiti\u00e9 des oiseaux nicheurs europ\u00e9ens. Elle a nich\u00e9 sur tous les d\u00e9partements de France, au moins temporairement au cours du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Ses densit\u00e9s sont les plus faibles dans le Bassin Parisien et le Nord-Est du pays. Elle est particuli\u00e8rement rare dans la moiti\u00e9 Nord du pays en hiver, mais au Sud les oiseaux tendent \u00e0 \u00eatre s\u00e9dentaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Consid\u00e9r\u00e9e comme non menac\u00e9e par l&rsquo;UICN, en Europe (0,9-3,0 millions de couples en 1990, d\u00e9clin localement inqui\u00e9tant comme aux Pays-Bas ; LC 2015) et en France (LC 2016). Les populations du Nord de la France sont r\u00e9duites : tr\u00e8s localis\u00e9e dans le Nord et le Pas-de-Calais, disparue de la Somme, 13 chanteurs seulement en Normandie, quasi-disparue des C\u00f4tes-d&rsquo;Armor ; en fort d\u00e9clin depuis les ann\u00e9es 1970 dans le Nord-Est du Pas. Seule la moiti\u00e9 Sud du pays est dens\u00e9ment peupl\u00e9e. Il y a jusqu&rsquo;\u00e0 10000 couples en Grand Provence par exemple. Elle est en d\u00e9clin en Poitou-Charente o\u00f9 la cat\u00e9gorie Quasi-menac\u00e9e (<strong>NT <\/strong>2018) lui est appliqu\u00e9e. En Rh\u00f4ne-Alpes elle est consid\u00e9r\u00e9e comme une nicheuse Vuln\u00e9rable (<strong>VU <\/strong>2008). En Is\u00e8re o\u00f9 elle \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme menac\u00e9e selon la Liste Rouge de 1995, elle est d\u00e9class\u00e9e en cat\u00e9gorie LC en 2007. Dans l&rsquo;Isle Cr\u00e9mieu (38), je notais en 2007 que l&rsquo;esp\u00e8ce \u00e9tait bien repr\u00e9sent\u00e9e, en augmentation, soulignant que l&rsquo;essentiel des populations n&rsquo;hivernait pas. Elle semble avoir disparu des bords du L\u00e9man en nidification d\u00e8s les ann\u00e9es 1960, mais je note encore qu&rsquo;il y a encore quelques cas d&rsquo;hivernages dans un document que j&rsquo;avais r\u00e9alis\u00e9 en 2007. Sur la r\u00e9gion AuRA, le bilan STOC sur deux d\u00e9cennies rapport\u00e9 en 2018, rendent compte d&rsquo;un d\u00e9clin de l&rsquo;ordre de 15%, comme pour l&rsquo;Alouette des champs, mais un d\u00e9ficit plus net tant dans le Massif Central qu&rsquo;\u00e0 des altitudes inf\u00e9rieures \u00e0 500 m o\u00f9 les indicateurs passent \u00e0 pr\u00e8s de 30% de d\u00e9clin ! L&rsquo;esp\u00e8ce est n\u00e9anmoins stable d\u00e8s l&rsquo;\u00e9tage collin\u00e9en au-dessu de 500 m. En Grande Provence, l&rsquo;esp\u00e8ce est dite bien repr\u00e9sent\u00e9e et jug\u00e9e plut\u00f4t stable sur les ann\u00e9es 2000 (STOC), elle tend toutefois \u00e0 montrer des variations locales, en augmentation dans les massifs recul\u00e9s, en d\u00e9clin vers les zones urbanis\u00e9es et le Sud. J&rsquo;ai dans mes notes de 2007, que cette esp\u00e8ce n&rsquo;\u00e9tait que de passage et hivernante en Camargue (Bouches-du-Rh\u00f4ne), indiqu\u00e9e entre octobre et mars seulement.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;esp\u00e8ce est une rare hivernante en Rh\u00f4ne-Alpes, au moins dans le Nord de la r\u00e9gion qu&rsquo;elle semble d\u00e9serter pour des secteurs plus m\u00e9ridionaux. Dans le Massif du Beaufortain (Savoie), elle ne se montre apparemment qu&rsquo;aux passages, ce jusqu&rsquo;\u00e0 des altitudes de 2300 m (Blanchemain &amp; Blanchemain (1993 : <em>Le Bi\u00e8vre, <\/em>13). Elle a \u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 des altitudes d\u00e9passant les 1000 m, avec une donn\u00e9e  d&rsquo;oiseau chanteur \u00e0 1100 m le 18 mai 1982 dans le Valromey (Ain).<\/p>\n\n\n\n<p>Les localit\u00e9s sont quitt\u00e9s par les migrateurs, s&rsquo;ils elles sont concern\u00e9es par ce ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 et les retours s&rsquo;effectuent d\u00e8s la fin f\u00e9vrier. Des oiseaux de passage originaires du nord du continent s&rsquo;observent entre septembre et novembre et leur retour a lieu discr\u00e8tement entre fin f\u00e9vrier \u00e0 d\u00e9but avril. Les oiseaux se d\u00e9placent pour ceux du B\u00e9n\u00e9lux et du Nord jusqu&rsquo;au niveau de la Bretagne ou du cours de la Loire, ceux du Centre de l&rsquo;Europe (de l&rsquo;Allemagne \u00e0 la Russie) vont jusqu&rsquo;aux sud du cours de la Loire. Des individus quittent les montagnes fran\u00e7aises et r\u00e9alisent une transhumance depuis les hauteurs du Jura et des Alpes, jusqu&rsquo;aux coteaux rhodaniens, en Provence et au Languedoc-Roussillon.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;esp\u00e8ce choisit des secteurs secs, d\u00e9gag\u00e9s sur les flancs ou les pentes douces de reliefs rapidement ressuy\u00e9s, \u00e0 savoir aux substrat drain\u00e9, sur des coteaux sableux ou calcaires. Ses habitats pr\u00e9sentent une strate herbac\u00e9e courte avec des plages nues, mais aussi des landes pauvres avec des arbustes dispers\u00e9s. Quelques coupes foresti\u00e8res rases peuvent lui convenir pendant quelques ann\u00e9es. Elle se trouve plus volontiers sous 1000 m d&rsquo;altitude et ne s&rsquo;installe qu&rsquo;exceptionnellement pr\u00e8s des 2000 m.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-pale-ocean-gradient-background has-background has-medium-font-size\"><em>Autres sources<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Archives du CHR rh\u00f4nalpin, Cahiers d&rsquo;Habitats \u00ab\u00a0Oiseaux\u00a0\u00bb (MEEDAT, MNHN).<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Bewick T. 1797<\/strong>\u00a0&#8211;\u00a0<em>History of British Birds.<\/em>\u00a0Vol.1 (Land birds). &#8211; Hodgson, Newcastel\u00a0: 335 pp. &#8211;\u00a0<a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/britishbirds01bewi\/page\/n7\/mode\/2up\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ONLINE<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><strong>Clot A. &amp; Mourer-Chauvir\u00e9 C. 1986 <\/strong>&#8211; Inventaire syst\u00e9matiques des oiseaux quaternaires des Pyr\u00e9n\u00e9es Fran\u00e7aises. &#8211; <em>Munibe, Anthropolog<em>\u00ed<\/em>a y Arqueolog\u00eda, <\/em>38 : 171-184.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Degland C.D. &amp; Gerbe Z. 1867 <\/strong>&#8211; <em>Ornithologie europ\u00e9enne. Tome 1. <\/em>&#8211; Bailli\u00e8re, Paris : 610 pp.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Dionne C.E. 1889 <\/strong>&#8211; <em>Catalogue des oiseaux de la Province de Qu\u00e9bec avec des notes sur leur distribution g\u00e9ographique. <\/em>&#8211; Dussault impr., Qu\u00e9bec : 119 pp.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>P\u00e9gorier A. 2006 <\/strong>&#8211; <em>Les noms de lieux en France. Glossaire de termes lexicaux. <\/em>&#8211; 3\u00e8me \u00e9d. revue et compl\u00e9t\u00e9e par S.Lejeune et \u00c9.Calvarin, Commission de toponymie (2006) : 518 pp.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Oiseaux Neuf esp\u00e8ces d&rsquo;Alaudid\u00e9s sont connus par au moins une citation en France. 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