{"id":732,"date":"2025-01-31T07:28:23","date_gmt":"2025-01-31T07:28:23","guid":{"rendered":"https:\/\/deliry.net\/?p=732"},"modified":"2026-04-13T15:12:57","modified_gmt":"2026-04-13T15:12:57","slug":"insectes-de-lile-de-la-reunion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/deliry.com\/?p=732","title":{"rendered":"Insectes de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union"},"content":{"rendered":"\n<p>Jusqu&rsquo;au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 on pouvait trouver plusieurs sites Internet, dont l&rsquo;auteur est plus ou moins pr\u00e9cis\u00e9, sur les Insectes de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union. Plusieurs d&rsquo;entre-eux ne sont plus disponibles sur la toile depuis peu, mais j&rsquo;avais conserv\u00e9 quelques notes dans mes archives que je r\u00e9sume ici.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading is-style-default has-pale-ocean-gradient-background has-background\">Des connaissances entomologiques partielles<\/h3>\n\n\n\n<p>Tant la flore, qu&rsquo;une partie de la faune de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union (Oiseaux, Reptiles, Amphibiens) sont assez bien connus d\u00e9sormais, alors que le vaste groupe des Insectes est en retrait. Les connaissances entomologiques r\u00e9unionnaises sont encore tr\u00e8s partielles. Les groupes les mieux connus sont les L\u00e9pidopt\u00e8res, les Col\u00e9opt\u00e8res, les Fourmis, les Termites, les Libellules, les Moustiques, les H\u00e9mipt\u00e8res Hydrocorises et les Orthopt\u00e8res. Cette situation est toutefois assez similaire \u00e0 celle connue en bien des endroits du Monde, y compris en France m\u00e9tropolitaires o\u00f9 seuls quelques groupes suppl\u00e9mentaires sont bien \u00e9tudi\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Insectes de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union pr\u00e9sente un fort end\u00e9misme qui est associ\u00e9 \u00e0 la d\u00e9rive g\u00e9n\u00e9tique naturelle sur un tel espace isol\u00e9 g\u00e9ographiquement du reste du Monde (l&rsquo;\u00eele de La. R\u00e9union est distante de 850 km de Madagascar). C&rsquo;est une caract\u00e9ristique habituelle de l&rsquo;insularit\u00e9. Les g\u00e9niteurs, anc\u00eatres des insectes r\u00e9unionnais sont pour l&rsquo;essentiel issus de la zone africo-malgache et la proximit\u00e9 des autres \u00eeles mascareignes (Maurice et Rodrigues) favorise le partage de plusieurs taxons sur ce secteur g\u00e9ographique isol\u00e9. Ce sont des esp\u00e8ces pour l&rsquo;essentiel \u00e0 affinit\u00e9s tropicales. L&rsquo;\u00e2ge de chacune des \u00eeles d&rsquo;origine volcanique contribue \u00e0 expliquer une part de leur Biodiversit\u00e9 : la plus ancienne est Maurice a \u00e9merg\u00e9 il y a 5 millions d&rsquo;ann\u00e9es, alors que Rodrigues est la plus r\u00e9cente n&rsquo;est \u00e2g\u00e9e que d&rsquo;un million d&rsquo;ann\u00e9es contre 3 pour La R\u00e9union. Les H\u00e9t\u00e9roc\u00e8res montrent un taux exceptionnel d&rsquo;end\u00e9misme qui passe les 40% et leur suivi est un indicateur de la sant\u00e9 de l&rsquo;environnement insulaire. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un patrimoine d&rsquo;importance mondiale qu&rsquo;il s&rsquo;agit de pr\u00e9server. Actuellement quelques associations naturalistes, la DIREN et le Parc National de La R\u00e9union sont les acteurs principaux de la pr\u00e9servation de la nature r\u00e9unionnaise.<\/p>\n\n\n\n<p>Les secteurs de basse altitude et les pi\u00e9monts sont convoit\u00e9s par une population grandissante et les habitats tendent \u00e0 y devenir relictuels dans bien des cas. La pression d\u00e9mographique est un param\u00e8tre important \u00e0 prendre en compte dans le cadre de la d\u00e9gradation de l&rsquo;environnement \u00e0 La R\u00e9union et <em>de facto <\/em>\u00e0 consid\u00e9rer dans les d\u00e9marches de pr\u00e9servation, conservation ou r\u00e9servation d&rsquo;espaces encore naturels. Dans un tel contexte il est important d&rsquo;amener le public \u00e0 conna\u00eetre et int\u00e9grer l&rsquo;environnement dans son patrimoine personnel pour pr\u00e9server les habitats et les esp\u00e8ces. Aussi les lois ne sont dans une telle situation pas suffisante et c&rsquo;est seulement dans le cadre d&rsquo;un partage et une appropriation de la nature par les gens, que la Nature conservera une qualit\u00e9 satisfaisante.<\/p>\n\n\n\n<p>Je pr\u00e9cise ci-dessous certains groupes mieux connus. On notera par ailleurs quelques esp\u00e8ces end\u00e9miques suppl\u00e9mentaires prises chez les H\u00e9mipt\u00e8res aquatiques (<em>Limnogonus cereiventris, Microvelia bourbonensis<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background\">Col\u00e9opt\u00e8res r\u00e9unionnais<\/h3>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re synth\u00e8se  sur les Col\u00e9opt\u00e8res des Mascareignes, donc de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union date de 1967 (Vinson 1967<sup data-fn=\"e67e39df-4f11-420e-a0f5-6202cb50b3a6\" class=\"fn\"><a href=\"#e67e39df-4f11-420e-a0f5-6202cb50b3a6\" id=\"e67e39df-4f11-420e-a0f5-6202cb50b3a6-link\">1<\/a><\/sup>). Elle rend compte d&rsquo;un sub-end\u00e9misme partag\u00e9e avec l&rsquo;\u00eele Maurice puisque 16% des esp\u00e8ces connues \u00e0 La R\u00e9union sont communes \u00e0 la seconde \u00eele. Ce sont 446 esp\u00e8ces qui sont connues alors sur La R\u00e9union. Une synth\u00e8se plus r\u00e9cente a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en 2000 (Gomy 2000<sup data-fn=\"ace210ac-b3b1-44a4-972e-c5763db247a0\" class=\"fn\"><a href=\"#ace210ac-b3b1-44a4-972e-c5763db247a0\" id=\"ace210ac-b3b1-44a4-972e-c5763db247a0-link\">2<\/a><\/sup>). Elle ajoute une progression importante des connaissances avec 373 esp\u00e8ces ajout\u00e9es \u00e0 l&rsquo;inventaire des Mascareignes portant le nombre total \u00e0 844.<\/p>\n\n\n\n<p>On trouve parmi les quatre esp\u00e8ces de Hannetons \u00e0 La R\u00e9union, <em>Gymnogaster buphthalmus <\/em>qui est un des plus rares Col\u00e9opt\u00e8res de l&rsquo;\u00eele, d\u00e9crit \u00e0 partir d&rsquo;une femelle en 1862, il pas \u00e9t\u00e9 revu avant 1983 par la suite et des m\u00e2les ont \u00e9t\u00e9 alors captur\u00e9s et d\u00e9pos\u00e9s au MNHN. Il s&rsquo;agit de souligner que l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union pr\u00e9sente un fort end\u00e9misme chez les <em>Curculionidae <\/em>pour certains genres comme par exemple les <em>Cratopus <\/em>avec 32 esp\u00e8ces connues uniquement ici. Les Col\u00e9opt\u00e8res aquatiques (Hydracanthares) avec 49 esp\u00e8ces ont d\u00e9velopp\u00e9 par divergence des esp\u00e8ces propres \u00e0 La R\u00e9union comme <em>Dineutus sinuosipenis <\/em>et <em>Dineutus aureus<\/em>. Ce dernier est tr\u00e8s commun \u00e0 basse altitude. On trouve encore dans cette cat\u00e9gorie <em>Berosus vinsoni <\/em>et des esp\u00e8ces qui restent \u00e0 d\u00e9crire.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background\">Fourmis r\u00e9unionnaises<\/h3>\n\n\n\n<p>Le nombre d&rsquo;esp\u00e8ces de Fourmis est consid\u00e9r\u00e9 comme faible sur l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union (Mamet 1954<sup data-fn=\"14184f64-fa95-4c4c-b4c8-07d4066b4a89\" class=\"fn\"><a href=\"#14184f64-fa95-4c4c-b4c8-07d4066b4a89\" id=\"14184f64-fa95-4c4c-b4c8-07d4066b4a89-link\">3<\/a><\/sup>). A titre de comparaison on en conna\u00eet une quarantaine sur l&rsquo;\u00eele Maurice (dont 11 end\u00e9miques). Ce ne sont qu&rsquo;une quinzaine d&rsquo;esp\u00e8ces qui sont pr\u00e9sentes \u00e0 La R\u00e9union et nombre d&rsquo;entre-elles sont le r\u00e9sultats d&rsquo;introductions associ\u00e9es aux activit\u00e9s humaines. Deux d&rsquo;entre-elles apparaissent comme end\u00e9miques.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em>Anoplolepis longipes <\/em>est une esp\u00e8ces sub-cosmopolite pr\u00e9sente sur l&rsquo;ensemble des Mascareignes.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Brachymyrmex cordemoyi <\/em>est connue en outre sur l&rsquo;\u00eele Maurice et les Seychelles. Cette esp\u00e8ce pr\u00e9sente un gros abdomen  sombre dont les jointures entre les segments sont nettement \u00e9claircis. La d\u00e9termination en est ainsi facilit\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Camponotus sp. <\/em>originaire d&rsquo;un container provenant de l&rsquo;Inde (Goujerat) colonie \u00e9chapp\u00e9e en 2000. D\u00e9termination et devenir \u00e0 pr\u00e9ciser.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Camponotus maculatus <\/em>est une esp\u00e8ce africo-malgache (Afrique de l&rsquo;Est et Madagascar, pr\u00e9sente en outre \u00e0 l&rsquo;\u00eele Maurice. Il s&rsquo;agit de la \u00ab\u00a0Fourmi grand galop\u00a0\u00bb,  anthropophile, elle est en voie de disparition. L&rsquo;abdomen de cette esp\u00e8ce qui pr\u00e9sente une t\u00eate relativement petite, montre trois marques noires parall\u00e8les d&rsquo;avant en arri\u00e8re contrastant sur un fond jaun\u00e2tre. Ceci aide \u00e0 sa d\u00e9termination.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Leptogenys maxillosa <\/em>se trouve en outre sur l&rsquo;\u00eele Maurice et les Seychelles.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Monomorium floricola<\/em> est une esp\u00e8ce sub-cosmopolite pr\u00e9sente aussi sur Maurice. D\u00e9nomm\u00e9e \u00ab\u00a0Fourmi noire\u00a0\u00bb sa morsure est douloureuse.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Pheidole megacephala <\/em>est une esp\u00e8ce sub-cosmopolite (inconnue sur l&rsquo;\u00eele Maurice) dont la vari\u00e9t\u00e9 <em>picata <\/em>provenant de Madgascar est connue aussi \u00e0 La R\u00e9union. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une esp\u00e8ce anthropophile tendant \u00e0 envahir certaines maisons et mangeant les r\u00e9serves ou les miettes \u00e9gar\u00e9es. La t\u00eate porportionnellement tr\u00e8s grande facilite la d\u00e9termination de cette esp\u00e8ce.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Paratrechina longicornis <\/em>est une esp\u00e8ce sub-cosmopolite  connue sur l&rsquo;ensemble des Mascareignes.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Plagiolepis alluadi <\/em>semble end\u00e9mique de La R\u00e9union.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Prenolepis bourbonica <\/em>semble end\u00e9mique de La R\u00e9union.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Solenopsis geminata <\/em>est une esp\u00e8ce pantropicale connue sur l&rsquo;ensemble des Mascareignes. Pr\u00e9sente dans les plantations de canne \u00e0 sucre, c&rsquo;est une \u00ab\u00a0Fourmi rouge\u00a0\u00bb crainte par le cueilleurs agricoles.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Strumigenis raymondi <\/em>se trouve localis\u00e9e sur les \u00eeles de La R\u00e9union et Maurice. La forme tr\u00e8s particuli\u00e8re de la t\u00eate de cette esp\u00e8ce en forme de pointe triangulaire vers l&rsquo;avant facilite la d\u00e9termination de cette esp\u00e8ce.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Tapinoma melanocephalus <\/em>est une esp\u00e8ce pantropicale connue aussi sur l&rsquo;\u00eele Maurice.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Technomyrmex detorquens <\/em>est une esp\u00e8ce sub-cosmopolite connue en outre sur l&rsquo;\u00eele Maurice.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background\">Moustiques de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union (Dipt\u00e8res)<\/h3>\n\n\n\n<p>Parmi les 13 esp\u00e8ces connues \u00e0 l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union, sept sont tout particuli\u00e8rement bien repr\u00e9sent\u00e9es : Anopheles arabiensis, Anopheles coustani, Aedes fowleri, Culex quiquefasciatus, Culex tigripes (vid\u00e9o plus bas), Culex univittatus et porteuses de Dengue, Chinkungunya ou Paludisme on trouve <em>Anopheles gambiae, Aedes albopictus <\/em>(Moutique tigre) et <em>Aedes aegypti<\/em>. Seule la Dengue est active r\u00e9guli\u00e8rement sur l&rsquo;\u00eele.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background\">L\u00e9pidopt\u00e8res r\u00e9unionnais<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"330\" height=\"323\" src=\"https:\/\/deliry.com\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/pic6601.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2255\" style=\"width:200px\" srcset=\"https:\/\/deliry.com\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/pic6601.png 330w, https:\/\/deliry.com\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/pic6601-300x294.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 330px) 100vw, 330px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Ce sont 33 esp\u00e8ces de Papillons diurnes et 567 nocturnes qui \u00e9taient r\u00e9pertori\u00e9es \u00e0 la date de 2021 sur l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union. Les difficult\u00e9s de d\u00e9termination sont fr\u00e9quentes ici, et, l&rsquo;examen attentif de d\u00e9tails comme ceux des <em>genitalia <\/em>est souvent n\u00e9cessaire pour parvenir \u00e0 des r\u00e9sultats fiables et ce sont d\u00e9sormais des \u00e9tudes g\u00e9n\u00e9tiques bas\u00e9es sur l&rsquo;ADN qui viennent parfaire la fiabilit\u00e9 des connaissances. Les connaissances r\u00e9unionnaises sont clairement soutenues par des sp\u00e9cialistes missionn\u00e9s par le Mus\u00e9um d&rsquo;Histoire Naturelle de Paris notamment sous la direction de Jo\u00ebl Minet, ainsi que des sp\u00e9cialistes locaux ou venus de la M\u00e9tropole. Un r\u00e9seau de l\u00e9pidopt\u00e9ristes de dimension internationale a \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9 sur ces Insectes, depuis le Japon aux Etats-Unis&#8230; Une collection cons\u00e9quence d&rsquo;ouvrage a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9e et rassemble 5 volumes parus de 2005 \u00e0 2016 ainsi qu&rsquo;un catalogue finalis\u00e9 en 2018 sur les H\u00e9t\u00e9roc\u00e8res et une sur les Rhopaloc\u00e8res. Divers sites Internet parlent des Papillons de La R\u00e9union.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 un chiffre significatif pour les H\u00e9roc\u00e8res qui pr\u00e9sentent plus de 500 esp\u00e8ces, la Biodiversit\u00e9 l\u00e9pidopt\u00e9rologique r\u00e9unionnaise est limit\u00e9es car ce par exemple plus de 5000 esp\u00e8ces de Papillons nocturnes qui sont connus \u00e0 Madagascar. De nouvelles esp\u00e8ces ont immanquablement \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es depuis en particulier chez les H\u00e9t\u00e9roc\u00e8res, mais les \u00e9v\u00e9nements les plus remarqu\u00e9s sont ceux concernant les nouveaut\u00e9s chez les Papillons diurnes. On citera par exemple <em>Chilades pandava <\/em>d\u00e9couverte en 2001 vraisemblablement introduite avec des Cycas horticoles originaires d&rsquo;Asie, ou, comme en 2010, l&rsquo;arriv\u00e9e de <em>Spalgis tintiga <\/em>originaire de Madagacar, tout comme <em>Leptomyrima phidias<\/em> arriv\u00e9 vers la fin des ann\u00e9es 2010, voire d\u00e9but 2020. Malgr\u00e9 le faible nombre d&rsquo;esp\u00e8ces de Papillons diurnes connus ici, on a constat\u00e9 sur Maurice la disparition d&rsquo;au moins 3 esp\u00e8ces end\u00e9miques. \u00c0 Rodrigues l&rsquo;importante d\u00e9forestation risque d&rsquo;avoir fortement alt\u00e9r\u00e9 le patrimoine local. Leur conservation \u00e0 l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union para\u00eet plus favorable car les habitats des sept esp\u00e8ces end\u00e9miques sont inaccessibles et concernent des ravines ou des for\u00eats de fortes pentes aux flancs des volcans. Toutefois dans un contexte de conservation acceptable, trois esp\u00e8ces de Rhopaloc\u00e8res end\u00e9mique sont menac\u00e9es, mais prot\u00e9g\u00e9es : <em>Papilio phorbanta, Antanartia borbonica borbornica <\/em>et <em>Salamis angustina<\/em>. Chez les H\u00e9t\u00e9roc\u00e8res des t\u00e9moins critiques de r\u00e9gression sont identifi\u00e9s et plusieurs esp\u00e8ces n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9es depuis les premiers inventaires men\u00e9es d\u00e8s le milieu du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle sur l&rsquo;\u00eele. Les tendances aux \u00e9changes mondiaux favorise la venue d&rsquo;esp\u00e8ces ravageuses invasives, ce qui n&rsquo;est pas sans cons\u00e9quences sur l&rsquo;agriculture.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les Papillons diurnes les sept [sous-]esp\u00e8ces end\u00e9miques de La R\u00e9union sont <em>Antanartia borbonica borbonica <\/em>(prot\u00e9g\u00e9e), <em>Euploea euphon goudotii, Henotesia fraterna borbonica, Neptis dumetorum,<\/em> <em>Papilio phorbanta <\/em>(prot\u00e9g\u00e9e), <em>Parnara naso bigutta<\/em> et <em>Salamis angustina angustina <\/em>(prot\u00e9g\u00e9e). On trouve en outre deux autres taxons end\u00e9miques \u00e9largies aux Mascareignes : <em>Eurema floricola ceres<\/em> et<em> Melanitis leda helena<\/em> (aussi en Afrique ?). Ceci signifie que pr\u00e8s du tiers des esp\u00e8ces de Rhopaloc\u00e8res sont end\u00e9miques ou sub-end\u00e9miques. Les esp\u00e8ces africo-malgaches plus ou moins au sens large sont <em>Borbo borbo borbonica, Cacyreus darius, Catopsilia thauruma, Coeliades ernesti, Coeliades forestan arbogastes, Deudorix antalis, Eagris sabadius sabadius,<\/em> <em>Eurema brigitta pulchella, Hypolimnas misippus,<\/em> <em>Juronia rhadama,<\/em> <em>Papilio demodocus, Phalantha phalantha aethiopica.<\/em> A celles-ci s&rsquo;ajoutent des esp\u00e8ces \u00e0 vaste r\u00e9partition : <em>Cacyreus marchalli, Catopsilia florella, Danaus chrysippus, Danaus plexippus, Lampides boeticus, Leptotes pirithous pirithous, Vanessa cardui, Zizina antanossa, Zyzina hylax, Zyzeeria knysna. <\/em>Enfin deux esp\u00e8ces ne sont partag\u00e9es qu&rsquo;avec Madagascar : <em>Leptopmyrina phidia <\/em>et <em>Spalgis tintinga<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background\">Termites r\u00e9unionnais<\/h3>\n\n\n\n<p>Ce sont 9 esp\u00e8ces de Termites qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9pertori\u00e9s par Chritian Bordeareau du CNRS lors de ses missions r\u00e9unionnaises men\u00e9es en 1996 et 1997<sup data-fn=\"9728396d-794b-4773-af87-7bc37ab174e1\" class=\"fn\"><a href=\"#9728396d-794b-4773-af87-7bc37ab174e1\" id=\"9728396d-794b-4773-af87-7bc37ab174e1-link\">4<\/a><\/sup> :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em>Coptotermes havilandi <\/em> est une esp\u00e8ce tr\u00e8s commune tant dans les zones d&rsquo;habitations que dans les campagnes. Elle provoque de nombreux d\u00e9g\u00e2ts aux habitations.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Cryptotermes brevis <\/em>originaire des Cara\u00efbe, commune \u00e0 La R\u00e9union et provoquant de nombreux d\u00e9g\u00e2ts aux habitations.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Cryptotermes dudleyi <\/em>qui est rare \u00e0 La R\u00e9union, mais provoquant des d\u00e9g\u00e2ts aux habitations en Afrique, Madagascar ou sur l&rsquo;\u00eele Maurice par exemple.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Cryptotermes pallidus <\/em>qui est une esp\u00e8ce des Mascareignes vivant dans les for\u00eats humides ou quelques habitations voisines, de faible nuisance.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Microcerotermes subtilis <\/em>est rare et s&rsquo;observe dans les arbres creux. Elle s&rsquo;attaque aux habitations humaines \u00e0 Madagascar et aux Sheychelles.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Neotermes reunionensis <\/em>est end\u00e9mique de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union o\u00f9 elle vit dans les for\u00eats humides. Elle est relativement rare.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Poselectrotermes howa <\/em>est une esp\u00e8ce assez commune dans les for\u00eats humides et ne semble pr\u00e9sente qu&rsquo;\u00e0 La R\u00e9union (end\u00e9misme \u00e0 confirmer).<\/li>\n\n\n\n<li><em>Prorhinotermes canalifrons <\/em>est peu commune, pr\u00e9sente en outre \u00e0 Madagascar. Cette esp\u00e8ce s&rsquo;attaque aux cultures de manguiers.<\/li>\n\n\n\n<li><em>Procryptotermes falcifer<\/em> qui est tr\u00e8s commune \u00e0 La R\u00e9union. C&rsquo;est une esp\u00e8ce des Mascareignes qui occupe et attaque les arbres en milieu naturel.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-pale-ocean-gradient-background has-background\">Autres r\u00e9f\u00e9rences choisies<\/h3>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Bousses P., Dehecq J.S. &amp; Fontenille D. 2021<\/strong> &#8211; <em>Les moustiques de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union. <\/em>&#8211; IRD \u00c9ditions.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Guillermet C. 2001<\/strong> &#8211; <em>Inventaire des Arthropodes aquatiques de la rivi\u00e8re Saint Denis. <\/em>&#8211; Rapport de la DIREN R\u00e9union.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Guillermet C. 2001<\/strong> &#8211; <em>Inventaire des Arthropodes aquatiques de la rivi\u00e8re des Marsouins. <\/em>&#8211; Rapport de la DIREN R\u00e9union.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Guillermet C. 2001<\/strong> &#8211; <em>Inventaire des Arthropodes aquatiques de la rivi\u00e8re du Bas de la Plaine. <\/em>&#8211; Rapport de la DIREN R\u00e9union.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Marlier  &amp; Marlier 1982 <\/strong>&#8211; Les Trichopt\u00e8res de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union. &#8211; <em>Inst. Roy. de Sc. Nat. de Belgique, <\/em>Entomologie, 54 (13).<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Martir\u00e9 D. 2010 <\/strong>&#8211; <em>Les libellules et \u00e9ph\u00e9m\u00e8res de La R\u00e9union.<\/em> &#8211; Biotope \u00e9dition, collection. Parthenope, MNHN.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Poisson R. 1957<\/strong> &#8211; Les Hydrocorises de l&rsquo;\u00eele de la R\u00e9union. &#8211; <em>M\u00e9m. Inst. Sc. de Madagascar, <\/em>s\u00e9rie E (8) : 389-398.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background\">Webographie<\/h4>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Association r\u00e9unionnaise d&rsquo;Entomologie (dirig\u00e9e par Samuel Couteyen) (site ferm\u00e9 : lien obsol\u00e8te)<\/li>\n\n\n\n<li>Les insectes de La R\u00e9union par Christian Guillermet (Insectarium) (site ferm\u00e9 apr\u00e8s le 13 juin 2021) (lien obsol\u00e8te)<\/li>\n\n\n\n<li>Nature D\u00e9couverte et Partage (Association \u00e0 Saint-Paul) (activit\u00e9s connues de 2001 \u00e0 2011)<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n<ol class=\"wp-block-footnotes\"><li id=\"e67e39df-4f11-420e-a0f5-6202cb50b3a6\">Vinson J. 1967 &#8211; Liste chorologique des Col\u00e9opt\u00e8res des Mascareignes pr\u00e9sent\u00e9e par le professeur R. Paulian. &#8211; <em>The Mauritius Institute Bulletin, <\/em>IV (5\/6). <a href=\"#e67e39df-4f11-420e-a0f5-6202cb50b3a6-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 1\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"ace210ac-b3b1-44a4-972e-c5763db247a0\">Gomy Y. 2000 &#8211; <em>Nouvelle liste chorologique des Col\u00e9opt\u00e8res de l&rsquo;Archipel des Mascareignes. <\/em>&#8211; Soc. R\u00e9unionnaise des Amis du Mus\u00e9um. <a href=\"#ace210ac-b3b1-44a4-972e-c5763db247a0-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 2\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"14184f64-fa95-4c4c-b4c8-07d4066b4a89\">Mamet R. 1954 (<em>The Mauritius Institute Bulletin, <\/em>VIII (4)). <a href=\"#14184f64-fa95-4c4c-b4c8-07d4066b4a89-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 3\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"9728396d-794b-4773-af87-7bc37ab174e1\">Bordereau C. 1997 &#8211; <em>Les termites de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union. <\/em>&#8211; Rapport de mission du CNRS, Univ. de Bourgogne, 1997. <a href=\"#9728396d-794b-4773-af87-7bc37ab174e1-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 4\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jusqu&rsquo;au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 on pouvait trouver plusieurs sites Internet, dont l&rsquo;auteur est plus ou moins pr\u00e9cis\u00e9, sur les Insectes de l&rsquo;\u00eele de La &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2255,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"[{\"content\":\"Vinson J. 1967 - Liste chorologique des Col\u00e9opt\u00e8res des Mascareignes pr\u00e9sent\u00e9e par le professeur R. 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