{"id":8837,"date":"2026-02-15T17:43:17","date_gmt":"2026-02-15T17:43:17","guid":{"rendered":"https:\/\/deliry.com\/?p=8837"},"modified":"2026-04-18T16:28:06","modified_gmt":"2026-04-18T16:28:06","slug":"lile-bourbon-aujourdhui-la-reunion-entre-voyages-naturalistes-et-science-actuelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/deliry.com\/?p=8837","title":{"rendered":"L\u2019\u00eele Bourbon, aujourd\u2019hui La R\u00e9union, entre voyages naturalistes et science actuelle<br><small><i>Dans les yeux des Libellules<\/i><\/small>"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/odonatagallica.com\/wp-content\/uploads\/missionreunionyado.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-13298\" style=\"width:280px\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Y\u2019ADo! &#8211; Pilot\u00e9e par Y&rsquo;Homo &#8211; CD<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Terra icognita, <\/em>il est probable que l\u2019\u00eele ait \u00e9t\u00e9 aper\u00e7ue par des navigateurs portugais d\u00e8s 1507 et visit\u00e9e en 1513. Des navigateurs arabes m\u00e9di\u00e9vaux en parleraient aussi et des recherches r\u00e9centes indiquent que des austron\u00e9siens, peuple qui a colonis\u00e9 les \u00eeles du Pacifique \u00e9tant \u00e0 Madagascar il y a pr\u00e8s de 3500 ans ont pu aussi visiter l&rsquo;\u00eele. Elle \u00e9tait d\u2019abord fondamentalement inhabit\u00e9e, et ses premi\u00e8res apparitions sur les cartes seraient sous le nom de <em>Santa Apol\u00f3nia<\/em>, toutefois il y a beaucoup d&rsquo;incertitudes ainsi que des erreurs, sur les plus anciennes cartes traitant l&rsquo;Oc\u00e9an Indien. En 1642, ann\u00e9e du d\u00e9c\u00e8s de Richelieu, elle entre dans les possessions fran\u00e7aises au nom du roi de France, alors Louis XIII, et prend le nom d\u2019<em>\u00eele Bourbon<\/em><sup data-fn=\"36d20dc5-499f-4610-908e-47c9c4d6068b\" class=\"fn\"><a href=\"#36d20dc5-499f-4610-908e-47c9c4d6068b\" id=\"36d20dc5-499f-4610-908e-47c9c4d6068b-link\">1<\/a><\/sup>. Elle est habit\u00e9e de mani\u00e8re transitoire en 1646-49 et 1654-56 puis permanente d\u00e8s 1662. Estienne Pau est le premier enfant n\u00e9 sur l&rsquo;\u00eele en 1667<sup data-fn=\"9d88fc89-a89b-47e9-a6cf-5f68cdfadd27\" class=\"fn\"><a href=\"#9d88fc89-a89b-47e9-a6cf-5f68cdfadd27\" id=\"9d88fc89-a89b-47e9-a6cf-5f68cdfadd27-link\">2<\/a><\/sup> ; en 1665, un contingent de colons arrive sous l\u2019autorit\u00e9 d\u2019\u00c9tienne Regnault (16<sup>xx<\/sup>-1688), consid\u00e9r\u00e9 comme le premier \u00ab\u00a0gouverneur\u00a0\u00bb de l\u2019\u00eele. Saint-Paul est fond\u00e9e \u00e0 cette \u00e9poque, et Saint-Denis vers 1669\u20131671, devenant chef-lieu officiel d\u00e8s 1738. Dans un \u00e9lan r\u00e9volutionnaire, le nom de <em>La R\u00e9union<\/em> est adopt\u00e9 en 1793. Apr\u00e8s une cinquantaine d&rsquo;ann\u00e9es d&rsquo;h\u00e9sitations entre les deux noms et m\u00eame celui d&rsquo;\u00eele <em>Bonaparte <\/em>de 1806 \u00e0 1810, anglaise pendant de courtes p\u00e9riodes, c&rsquo;est le nom actuel qui l&#8217;emporte en 1848.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">L&rsquo;ancienne biodiversit\u00e9 de l&rsquo;\u00eele est relat\u00e9e par le Sieur Du Bois (16<sup>xx<\/sup>-16<sup>xx<\/sup>), venu sur l&rsquo;\u00eele en 1669, dans un ouvrage paru en <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k1027018\/f1.item\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">1674<\/a> \u279a. On y trouve des r\u00e9cits d&rsquo;oiseaux aujourd&rsquo;hui disparus comme l&rsquo;Ibis de La R\u00e9union (<em>Threskiornis solitarius<\/em>) qui est attribu\u00e9 \u00e0 une description faite par <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k54551022\/f302.item\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Edmond de Selys Longchamps en 1848<\/a> \u279a. On l&rsquo;a aussi appel\u00e9 Dronte de La R\u00e9union et improprement Dodo. Largement fantasm\u00e9, de vieilles illustrations l&rsquo;illustrent comme similaire au c\u00e9l\u00e8bre Dodo de l&rsquo;\u00eele Maurice (<em>Raphus cucullatus<\/em>), celui que Linn\u00e9 avait d\u00e9crit parmi les Autruches (<em>Struthio<\/em>) en 1758 ! Un faux montage taxidermiste, tr\u00f4ne m\u00eame dans les <a href=\"https:\/\/commons.wikimedia.org\/wiki\/File:Raphus_solitarius.001_-_Natural_History_Museum_of_London.JPG\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">vitrines du Mus\u00e9um de Londres<\/a> \u279a. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un Ibis comme les ossements tentent de le d\u00e9montrer : aucun Dodo v\u00e9ritable n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s sur l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union. <em>Le Dodo est \u00e0 La R\u00e9union, ce que le Dahu est aux Alpes.<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/odonatagallica.com\/wp-content\/uploads\/dododahubsmall.png\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/odonatagallica.com\/wp-content\/uploads\/dododahubsmall.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-13305\"\/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">Y\u2019ADo! &#8211; Pilot\u00e9e par Y&rsquo;Homo &#8211; CD<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<figure class=\"wp-block-table is-style-stripes\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td>Il faut souligner avec Maillard (1862), un acte de protection d&rsquo;esp\u00e8ce \u00ab\u00a0pr\u00e9coce\u00a0\u00bb, avec un arr\u00eat\u00e9 sur la chasse du 24 octobre 1767 qui d\u00e9fend de tuer les martins<sup data-fn=\"071fdf6e-ad0a-486e-a052-0e5574357742\" class=\"fn\"><a href=\"#071fdf6e-ad0a-486e-a052-0e5574357742\" id=\"071fdf6e-ad0a-486e-a052-0e5574357742-link\">3<\/a><\/sup>, sous peine de 500 livres d&rsquo;amende, et de chasser les cabris, cochons, pintades, etc. rappel\u00e9 par un deuxi\u00e8me arr\u00eat\u00e9 le 11 mars 1786. Le contexte est vraisemblablement associ\u00e9 \u00e0 un oiseau utile pour le qualit\u00e9 de l&rsquo;agriculture. <em>A contrario <\/em>et selon probablement une logique agricole similaire, un r\u00e8glement dat\u00e9 du 28 avril 1769 demande \u00e0 chaque habitant de fournir douze t\u00eates d&rsquo;oiseaux \u00e0 gros bec et quarante-huit queue de rats chaque ann\u00e9e. L&rsquo;objectif paraissant de r\u00e9duire significativement les populations d&rsquo;animaux jug\u00e9s nuisibles \u00e0 l&rsquo;agriculture.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Le dombiste, Philibert Commerson (1727-1773), botaniste du roi, mort bien trop jeune pour publier, a toutefois commenc\u00e9 un tour du Monde lors du voyage de Bougainville. Il est accompagn\u00e9 par Jeanne Barret (1740-1807), alors habilement travestie en homme ! Ce d\u00e9guisement lui vaut la place de premi\u00e8re femme a avoir fait le tour des oc\u00e9ans. Le Cap Horn ayant \u00e9t\u00e9 crois\u00e9, la supercherie est d\u00e9couverte \u00e0 Tahiti &#8211; alors nomm\u00e9e Nouvelle-Cyth\u00e8re &#8211; et le couple est habilement laiss\u00e9, \u00ab\u00a0un quart de tour\u00a0\u00bb plus loin, sur l&rsquo;\u00eele Maurice en 1768. Consign\u00e9 sur l&rsquo;\u00eele Maurice, le botaniste Commerson explore l&rsquo;\u00eele Bourbon voisine en 1771 d&rsquo;o\u00f9 il ram\u00e8ne plus de 600 sp\u00e9cimens de plantes. Il d\u00e9c\u00e8de en 1773 sur Maurice. Jeanne Barret boucle le tour du Globe vers 1775 en terminant le voyage avec son nouvel \u00e9poux suite \u00e0 un mariage en 1774 \u00e0 Port-Louis, aux Mascareignes. Elle est finalement reconnue comme \u00ab\u00a0exploratrice\u00a0\u00bb botaniste par Louis XVI. Cette aventure extraordinaire est r\u00e9sum\u00e9e par Dabonville dans la <em>Garance voyageuse <\/em>n\u00b094 en 2011 (<a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Jeanne-Barret-n%C2%B094.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">[\u279a]<\/a>).<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-style-rounded\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/odonatagallica.com\/wp-content\/uploads\/2007-07-21_17-24-49_21072007-15330DSCN2794_imp-1836_DELIRY-768x1024.png\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/odonatagallica.com\/wp-content\/uploads\/2007-07-21_17-24-49_21072007-15330DSCN2794_imp-1836_DELIRY-768x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-13353\" style=\"width:280px\"\/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">Rhinoc\u00e9ros de Versailles, au MNHN le 21 juillet 2007, avec H\u00e9lo\u00efse &#8211; \u00a9 Cyrille Deliry (Histoires Naturelles)<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>L&rsquo;\u00eele Bourbon est au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle sur les routes des navires de la \u00ab\u00a0Compagnie des Indes\u00a0\u00bb fond\u00e9e par Colbert en 1664 et c&rsquo;est dans ce contexte que l&rsquo;installation sur l&rsquo;\u00eele Bourbon en 1665 devient strat\u00e9gique pour le commerce maritime oriental entre la M\u00e9tropole et l&rsquo;Asie. Pour le sujet qui nous int\u00e9resse, Lacroix (1978) nous raconte des exemples d&rsquo;animaux morts ou vifs en transit qui vont rejoindre les collections de Buffon ou les m\u00e9nageries royales de Louis XIV \u00e0 Versailles. Le \u00ab\u00a0Rhinoc\u00e9ros de Versailles\u00a0\u00bb passe trois jours \u00e0 l&rsquo;\u00eele Bourbon du 15 au 18 f\u00e9vrier 1770&#8230; et arrive \u00e0 Versailles le 11 ao\u00fbt 1770 apr\u00e8s un p\u00e9riple chaotique. La m\u00eame ann\u00e9e il est question d&rsquo;un Tigre qui restera apr\u00e8s un s\u00e9jour de deux mois \u00e0 l&rsquo;\u00eele Maurice, un mois suppl\u00e9mentaire sur l&rsquo;\u00eele Bourbon. Pour l'\u00a0\u00bb\u00c9l\u00e9phant de Joumone\u00a0\u00bb la halte r\u00e9unionnaise dure du 23 juillet au 8 ao\u00fbt 1772, il parvient \u00e0 destination accompagn\u00e9 son cornac, Joumone, en septembre de la m\u00eame ann\u00e9e. La lecture des archives maritimes devraient rendre compte de transports de collections naturalistes qui se faisait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque parfois par caisses enti\u00e8res. C&rsquo;est ainsi que les collections du botaniste Commerson dont il est question plus haut sont parvenues jusqu&rsquo;\u00e0 Paris. J&rsquo;ai vu et photographi\u00e9 le sp\u00e9cimen naturalis\u00e9 du Rhinoc\u00e9ros de Versailles qui a transit\u00e9 sur Bourbon en f\u00e9vrier 1770, visible au Mus\u00e9um d&rsquo;Histoire Naturelle de Paris.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/odonatagallica.com\/wp-content\/uploads\/Neuchied-831x1024.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/odonatagallica.com\/wp-content\/uploads\/Neuchied-831x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13339\" style=\"width:250px\"\/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">Planche 112 d&rsquo;Edwards (1750)<br>avec <em>Neurobasis chinensis<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>L&rsquo;\u00eele Bourbon n&rsquo;est en fait pas une colonie comme les autres. Aucun peuple ne l&rsquo;habite et les premiers colons sont d\u00e9sign\u00e9s. Son occupation progressive ne commence que dans les ann\u00e9es 1660 sous l&rsquo;impulsion de la France en exploration du Monde. Cette histoire est \u00e9crite au jour le jour dans les archives. Dans les livres les places sont ch\u00e8res sur les anciennes planches en couleur et les dessinateurs y associent au gr\u00e9 de leur inspiration des plantes et des animaux qui souvent n&rsquo;ont rien \u00e0 voir ensemble, sinon la m\u00eame origine g\u00e9ographique. Cette fa\u00e7on de faire se retrouve sur les planches ornithologiques d&rsquo;Edwards (1750), qui ajoute \u00e0 l&rsquo;oiseau une libellule que nous pouvons m\u00eame d\u00e9terminer (figure ci-contre montrant <em>Neurobasis chinensis<\/em> avec un oiseaux du Paradis). La m\u00eame d\u00e9marche se poursuit tr\u00e8s largement \u00e0 la fin du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle ensuite. Auquel cas les Libellules sont les \u00ab\u00a0h\u00e9ro\u00efnes\u00a0\u00bb de certaines planches accompagn\u00e9es d&rsquo;une plante choisie, accessoire d\u00e9coratif mais tout autant scientifique. Le dessinateur de Saint-Denis, Antoine Roussin (1819-1894) ne d\u00e9roge pas \u00e0 cette habitude pour nombre de ses planches naturalistes (Tomas 2024). L&rsquo;<em>Album de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union <\/em>qui semble avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9 en plusieurs livraisons entre 1860 et 1868 ne repr\u00e9sente pas d&rsquo;Odonates. Plusieurs illustrateurs ont particip\u00e9 \u00e0 cet ouvrage qui contient une <a href=\"https:\/\/tropics.univ-reunion.fr\/docannexe\/image\/3026\/img-1.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">cinquantaine de planches naturalistes<\/a> \u279a. N\u00e9 en Avignon, le voici \u00e2g\u00e9 de 23 ans, en 1842 sur l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union. Il y passera le reste de sa vie et devient professeur de dessin au Lyc\u00e9e imp\u00e9rial en 1855, aujourd&rsquo;hui Lyc\u00e9e Leconte de Lisle. Il se passionne pour l&rsquo;imprimerie et \u00e9dite journaux, planches naturalistes et r\u00e9alise des <a href=\"https:\/\/www.ader-paris.fr\/lot\/121109\/18238003-antoine-roussin-1819-1894-la-reunion-1855-1858-album-de-lile\">photographies<\/a> \u279a qui illustrent le monde r\u00e9unionnais au cours du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Les explorations sont essentiellement du domaine de la botanique ou de la g\u00e9ologie et je ne les d\u00e9taille pas plus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">C&rsquo;est ici que se placent les premi\u00e8res connaissances sur les Odonates de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union. La lecture attentive des \u00e9changes \u00e9pistolaires entre Friedrich Ris (1867-1931) et Edmond de Selys Longchamps (1813-1900) que j&rsquo;ai r\u00e9alis\u00e9e dans le cadre de la participation \u00e0 un article sur la correspondance du naturaliste suisse (Seehausen &amp; al. 2023) r\u00e9v\u00e8le clairement que le monde naturaliste de l&rsquo;\u00e9poque \u00e9tait le domaine d&rsquo;importants \u00e9changes de sp\u00e9cimens livr\u00e9s par caisses enti\u00e8res, les uns mettant \u00e0 disposition des autres de collections enti\u00e8res de sp\u00e9cimens dupliqu\u00e9s \u00e0 des fins de connaissance mais aussi de simple objectif de collections. On collectionnait les Libellules comme le faisait avec les Papillons ou \u00e0 la mani\u00e8re des herbiers. Les caisses du botaniste Commerson tout comme le cas de Rhinoc\u00e9ros, Tigres et autres Oiseaux transitaient par l&rsquo;\u00eele Bourbon\/de La R\u00e9union ou l&rsquo;\u00eele de France, aujourd&rsquo;hui Maurice. Fraser (1957) qui r\u00e9dige la premi\u00e8re v\u00e9ritable synth\u00e8se sur les Odonates de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union ne conna\u00eet que trois articles, r\u00e9dig\u00e9s par Edmond de Selys Longchamps (1862, 1869 et 1871) et un g\u00e9n\u00e9ral sur l&rsquo;Afrique et Madagascar de F\u00f6rster (1906). On doit envisager que c&rsquo;est dans un contexte de \u00ab\u00a0commerce naturaliste\u00a0\u00bb depuis les fascinants territoires asiatiques que quelques boites se sont gliss\u00e9es dans les cales de navires de la Compagnie des Indes en transit par les ports mascarins. On lit en annexe de l&rsquo;ouvrage tr\u00e8s complet de Maillard (1862), la premi\u00e8re pr\u00e9sentation des Odonates faites pour l&rsquo;\u00eele par Edmond de Selys Longchamps. La collection de Latreille comprend un sp\u00e9cimen de <em>Libellula contracta <\/em>et celle de Serville, <em>Agrion punctum. <\/em>Ce sont les plus anciens sp\u00e9cimens d&rsquo;Odonates r\u00e9unionnais connus.Louis Maillard (1817-1871) donne au c\u00e9l\u00e8bre odonatologue belge le fruit de ses r\u00e9coltes, ce qui permettra \u00e0 Selys de compl\u00e9ter l&rsquo;annexe port\u00e9 dans l&rsquo;ouvrage g\u00e9n\u00e9ral de Maillard (1862). Louis Mailllard ne rapporte que quatre esp\u00e8ces : <em>Libellula flavescens, Libellula haematina, Anax mauricianus<\/em> et <em>Agrion senegalensis<\/em>. Nous reconnaissons dans cette courte liste de six taxons dans l&rsquo;ordre, <em>Orthetrum stemmale, Pseudagrion punctum, Pantala flavescens, Trithemis haematina, Anax imperator mauricianus<\/em> et <em>Ischnura senegalensis<\/em>. Je maintiens \u00e0 mon habitude, <em>Trithemis haematina <\/em>comme une bonne esp\u00e8ce ici. de Selys Longchamps dans sa liste simple donn\u00e9 dans l&rsquo;ouvrage de Pollen &amp; van Dam (1869) ajouter les esp\u00e8ces suivantes : <em>Zyxomma tillarga<\/em> (<em>Tholymi<\/em>s <em>tillarga<\/em>), <em>Libellula tetra <\/em>(<em>Diplacodes lefebvrei<\/em>), <em>Agrion insulare<\/em> (<em>Coenagriocnemis insularis<\/em>) et <em>Telebasis glabra<\/em> (<em>Ceriagrion glabrum<\/em>). Le nombre d&rsquo;esp\u00e8ce est pass\u00e9 \u00e0 dix. Dans son ouvrage de 1871, il compl\u00e8te son travail ant\u00e9rieur en ajoutant les descriptions scientifiques d&rsquo;<em>Agrion [?] insulare<\/em> et d&rsquo;autres esp\u00e8ces ne concernant pas La R\u00e9union : m\u00eame nombre d&rsquo;esp\u00e8ces au total. F\u00f6rster en 1906 d\u00e9crit <em>Pseudagrion sikorae<\/em> de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union, taxon qui est confondu avec <em>Africallagma glaucum <\/em>selon la litt\u00e9rature mais qui pourrait au moins \u00eatre un \u00e9cotype propre \u00e0 cette \u00eele et diff\u00e9rent des formes africaines (Deliry [2025]). Je n&rsquo;ai pas mis la main sur l&rsquo;ouvrage de Fraser (1957)&#8230; c&rsquo;est une Histoire Naturelle \u00e0 suivre et la synth\u00e8se r\u00e9sum\u00e9e est mise \u00e0 jour dans les <a href=\"https:\/\/odonatagallica.com\/odonates-de-la-reunion\/\" data-type=\"post\" data-id=\"4829\">pages de <em>La Selysienne <\/em><\/a>ou sur les <em><a href=\"https:\/\/odonates.net\/wow\/index.php\/La_R%C3%A9union\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Odonates du Monde<\/a> <\/em>(Deliry [2026]).<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full\"><a href=\"https:\/\/deliry.com\" target=\"_blank\" rel=\" noreferrer noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/odonatagallica.com\/wp-content\/uploads\/gps-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-13358\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Cyrille Deliry (<em>Histoires Naturelles<\/em>) &#8211; L&rsquo;Houmeau (Charente-Maritime) les 14 et 15 f\u00e9vrier 2025<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-pale-ocean-gradient-background has-background\" style=\"font-size:25px\">Quelques r\u00e9f\u00e9rences<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>[<strong>Anonyme 2023<\/strong>] &#8211; <em>L&rsquo;h\u00e9ritage botanique de Commerson \u00e0 La R\u00e9union. <\/em>&#8211; M\u00e9mento, 1er octobre 2023. &#8211; <a href=\"https:\/\/www.memento.fr\/article_01-10-2023-l-heritage-botanique-de-commerson-a-la-reunion\">En ligne<\/a>, actualit\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Dabonville C. 2011 <\/strong>&#8211; Philibert Commerson et Jeanne Barret, un couple de botanistes hors du commun. &#8211; <em>La Garance voyageuse, <\/em>94 : 12-18. &#8211; [<a href=\"https:\/\/www.tela-botanica.org\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Jeanne-Barret-n%C2%B094.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">pdf en ligne<\/a>]<\/li>\n\n\n\n<li><strong>de Selys Longchamps E. 1848 <\/strong>&#8211; R\u00e9sum\u00e9 concernant les Oiseaux br\u00e9vipennes mentionn\u00e9 dans l&rsquo;ouvrage de M. Strickland sur le Dodo. &#8211; <em>Revue zoologique, Soci\u00e9t\u00e9 Cuv\u00e9rienne, J. mensuel, <\/em>octobre 1848 : 292-295. &#8211; <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k54551022\/f301.item\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">En ligne<\/a> BnF Gallica<\/li>\n\n\n\n<li><strong>de Selys Longchamps E. <em>in <\/em>Maillard L. 1862<\/strong>&nbsp;&#8211; Notes sur l&rsquo;\u00eele de la R\u00e9union (Bourbon). &#8211;&nbsp;<em>Annexe K, N\u00e9vropt\u00e8res.<\/em>&nbsp;: 32-35.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>de Selys Longchamps <em>in <\/em>Pollen F.L. &amp; van Dam D.C. 1869<\/strong>&nbsp;&#8211;&nbsp;<em>Recherches sur la Faune de Madagascar et de ses d\u00e9pendances.<\/em>&nbsp;&#8211; de Selys Longchamps E.&nbsp;<em>In<\/em>&nbsp;: Partie 5. &#8211; Insectes de Madagascar&nbsp;: Odonates recueillis \u00e0 Madagascar, aux \u00eeles Mascareignes et Comores&nbsp;: 1869 &nbsp;: 3 + 15-25. &#8211; <a href=\"https:\/\/www.biodiversitylibrary.org\/item\/99944#page\/13\/mode\/1up\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">En ligne<\/a> BHL<\/li>\n\n\n\n<li><strong>de Selys Longchamps E. 1871<\/strong>&nbsp;&#8211; Note sur plusieurs Odonates de Madagascar et des \u00eeles Mascareignes. &#8211;&nbsp;<em>Revue et magasin de Zoologie,<\/em>&nbsp;s\u00e9r. 2, XXIII&nbsp;: 175-183. &#8211;&nbsp;<a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k9756418t\/f183.item\">En ligne<\/a> BnF Gallica<\/li>\n\n\n\n<li>[<strong>Deliry<\/strong> <strong>C. 2025<\/strong>] &#8211; <i>Africallagma glaucum<\/i>. &#8211; La Selysienne, Blog, 18 ao\u00fbt 2025. &#8211; <a href=\"https:\/\/odonatagallica.com\/africallagma-glaucum\/\" data-type=\"post\" data-id=\"2826\">Blog en ligne<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>[<strong>Deliry C. 2026<\/strong>] \u2013 Libellules de La R\u00e9union &#8211;&nbsp;<em>In<\/em>&nbsp;:&nbsp;<em>Odonates du Monde (Histoires Naturelles)<\/em>&nbsp;(2004-[2026]) \u2013 Version 73434 du&nbsp;<a href=\"https:\/\/odonates.net\/wow\/index.php?&amp;oldid=73434\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">07.01.2026<\/a>. \u2013&nbsp;<a href=\"https:\/\/odonates.net\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">odonates.net<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><strong>Dubois (Sieur) 1674<\/strong> &#8211; <em>Les voyages faits par le sieur D.B. [Du Bois] aux I\u0192les Dauphine ou Madaga\u0192car, &amp; Bourbon ou Ma\u0192carenne, \u00e9s ann\u00e9es 1669, 70, 81 &amp; 72. <\/em>&#8211; Claude Barbin, Paris : 234 pp. &#8211; <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k1027018\/f1.item\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">En ligne<\/a> BnF Gallica.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Edwards G. 1750<\/strong>&nbsp;&#8211;&nbsp;<em>A Natural History of Birds.<\/em>&nbsp;Partie III. &#8211; London. &#8211; [pr\u00e9sentation sur les <a href=\"https:\/\/odonates.net\/wow\/index.php\/Edwards_G._1750\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Odonates du Monde<\/a>]<\/li>\n\n\n\n<li><strong>F\u00f6rster F. 1906<\/strong>&nbsp;&#8211; Die Libellulidengattungen von Afrika und Madagaskar. &#8211;&nbsp;<em>Jahresbericht Mannheimer Vereins Naturkunde,<\/em>&nbsp;71\/72&nbsp;: 1-67. &#8211;&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.biodiversitylibrary.org\/page\/44773361#page\/35\/mode\/1up\">En ligne<\/a> BHL<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Fraser F.C. 1957<\/strong>&nbsp;&#8211; Odonata and Neuroptera of R\u00e9union. &#8211;&nbsp;<em>M\u00e9m. Inst. sci. Madgagascar,<\/em>&nbsp;S\u00e9rie E, 8&nbsp;: 15-28.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Lacroix J.B. 1978 <\/strong>&#8211; L&rsquo;Approvisionnement des m\u00e9nageries et les transports d&rsquo;animaux sauvages par la Compagnie des Indes au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. &#8211; <em>Rev. franc. d&rsquo;Hist. d&rsquo;Outre-Mer, <\/em>LXV, n\u00b0239 : 153-179. &#8211; <a href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/outre_0300-9513_1978_num_65_239_2102\">En ligne<\/a>, pers\u2203e<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Roussin A; 1860-68 <\/strong>&#8211; <em>Album de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union&#8230; <\/em>&#8211; impr. Roussin, Saint-Denis. <\/li>\n\n\n\n<li><strong>Seehausen M., Turiault M., Fliedner H. &amp; Deliry C. 2023<\/strong>&nbsp;&#8211; \u201cA nice old greybeard\u201d \u2013 Friedrich Ris\u2019 correspondence archived at the Senckenberg Museum Frankfurt\/Main, Germany. &#8211;&nbsp;<em>Intern. Dragonfly Fund, Report,<\/em>&nbsp;180 (1<sup>er<\/sup>&nbsp;juillet 2023)&nbsp;: 1-84. &#8211;&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.researchgate.net\/profile\/Malte-Seehausen\/publication\/372164684_A_nice_old_greybeard_-_Friedrich_Ris'_correspondence_archived_at_the_Senckenberg_Museum_FrankfurtMain_Germany\/links\/64a79610c41fb852dd591e8a\/A-nice-old-greybeard-Friedrich-Ris-correspondence-archived-at-the-Senckenberg-Museum-Frankfurt-Main-Germany.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">En ligne<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>[<strong>Tomas M. 2024<\/strong>] &#8211; \u00ab\u00a0L&rsquo;Album de Roussin\u00a0\u00bb ou le regard d\u2019une \u00e9lite savante locale sur la nature r\u00e9unionnaise au cours de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. &#8211;<em>Tropic, revue \u00e9lectronique de Lettres et Sciences Humaines, <\/em>15 : <a href=\"https:\/\/tropics.univ-reunion.fr\/3026\">en ligne<\/a>, Univ. R\u00e9union<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text is-stacked-on-mobile\" style=\"grid-template-columns:30% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><a href=\"https:\/\/odonatagallica.com\/dans-les-yeux-des-libelluleslile-bourbon-aujourdhui-la-reunion-entre-voyages-naturalistes-et-science-actuelle\" target=\"_blank\" rel=\" noreferrer noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"683\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/deliry.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/alerteodoreu2026b-683x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-8854 size-full\" srcset=\"https:\/\/deliry.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/alerteodoreu2026b-683x1024.png 683w, https:\/\/deliry.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/alerteodoreu2026b-200x300.png 200w, https:\/\/deliry.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/alerteodoreu2026b-768x1152.png 768w, https:\/\/deliry.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/alerteodoreu2026b.png 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px\" \/><\/a><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<div class=\"wp-block-group is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<p><a href=\"https:\/\/odonatagallica.com\/dans-les-yeux-des-libelluleslile-bourbon-aujourdhui-la-reunion-entre-voyages-naturalistes-et-science-actuelle\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Mission Odonates 2026, \u00e9ruption d&rsquo;Odonates<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><em>La Selysienne<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n<ol class=\"wp-block-footnotes has-small-font-size\"><li id=\"36d20dc5-499f-4610-908e-47c9c4d6068b\">Dans les faits le Cardinal Richelieu donne le 24 juin 1642 concession pour dix ann\u00e9es \u00e0 la <em>Compagnie de Lorient <\/em>de l&rsquo;\u00eele de Madagascar et autres \u00eeles adjacentes pour y \u00e9riger colonies et commerce et en prendre possession au nom du roi de France. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en septembre 1643. <a href=\"#36d20dc5-499f-4610-908e-47c9c4d6068b-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 1\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"9d88fc89-a89b-47e9-a6cf-5f68cdfadd27\">Estienne Pau est d\u00e9sign\u00e9 comme fils de Pierre Pau (16<sup>xx<\/sup>-1670) et d&rsquo;Anne Billard. Certains historiens pense que Pierre Pau est le premier europ\u00e9en, son domestique, install\u00e9 en novembre 1763 en compagnie de Louis Payen (~1640-16<sup>xx<\/sup>). Il y avait alors deux fran\u00e7ais et une dizaine de malghaches install\u00e9s la localit\u00e9 de Saint-Paul, d&rsquo;abord \u00e0 la Grotte des premiers fran\u00e7ais. Les maghaches se r\u00e9voltent et partent dans les bois. D&rsquo;autres consid\u00e8rent qu&rsquo;il serait arriv\u00e9 avec son \u00e9pouse entre 1765 et 1767. Le Lyc\u00e9e Louis Payen dans le centre de Saint-Paul, porte le nom du premier europ\u00e9en clairement identifi\u00e9 et volontairement install\u00e9 sur l&rsquo;\u00eele. <a href=\"#9d88fc89-a89b-47e9-a6cf-5f68cdfadd27-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 2\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><li id=\"071fdf6e-ad0a-486e-a052-0e5574357742\">Selon Maillard (1862), dans ses <em>Notes sur l\u2019\u00eele de la R\u00e9union (Bourbon)<\/em>, le Martin triste (<em>Acridotheres tristis<\/em>) aurait \u00e9t\u00e9 introduit \u00e0 Bourbon vers 1765 par Pierre Poivre, dans le but de lutter contre les sauterelles ravageant les cultures. Cette introduction, associ\u00e9e \u00e0 une perception utilitaire de l\u2019esp\u00e8ce, explique que les arr\u00eat\u00e9s de 1767 et 1786 prot\u00e8gent sp\u00e9cifiquement les \u00ab martins \u00bb vis-\u00e0-vis de la chasse. Les textes disponibles indiquent que Maillard mentionne ce r\u00f4le agricole utile, ce qui conforte l\u2019identification des martins des textes anciens comme l\u2019esp\u00e8ce introduite plut\u00f4t que des oiseaux indig\u00e8nes tels que le Bubul de Bourbon (<em>Hypsipetes borbonicus<\/em>), alors tout \u00e0 fait commun, aussi d\u00e9sign\u00e9 alors sous le nom de \u00ab\u00a0martins\u00a0\u00bb. Ce dernier a toutefois pu profiter de la confusion populaire ambiantes entre les deux oiseaux. <a href=\"#071fdf6e-ad0a-486e-a052-0e5574357742-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 3\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Terra icognita, il est probable que l\u2019\u00eele ait \u00e9t\u00e9 aper\u00e7ue par des navigateurs portugais d\u00e8s 1507 et visit\u00e9e en 1513. 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Cette introduction, associ\u00e9e \u00e0 une perception utilitaire de l\u2019esp\u00e8ce, explique que les arr\u00eat\u00e9s de 1767 et 1786 prot\u00e8gent sp\u00e9cifiquement les \u00ab martins \u00bb vis-\u00e0-vis de la chasse. Les textes disponibles indiquent que Maillard mentionne ce r\u00f4le agricole utile, ce qui conforte l\u2019identification des martins des textes anciens comme l\u2019esp\u00e8ce introduite plut\u00f4t que des oiseaux indig\u00e8nes tels que le Bubul de Bourbon (<em>Hypsipetes borbonicus<\/em>), alors tout \u00e0 fait commun, aussi d\u00e9sign\u00e9 alors sous le nom de \\\"martins\\\". 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