2019, deuxième année la plus chaude de l’ère instrumentale

Les premiers résultats, notamment issus des analyses satellites montrent que l’année 2019 est la deuxième année la plus chaude globalement. L’excès thermique est d’environ +0,57°C au dessus de la moyenne de la période 1981-2010 (+1,18°C par rapport à 1850-1900). Le record reste détenu par l’année 2016 avec +0,59°C. C’était une année marquée par un épisode El Niño extrême. On trouve dans le top dix dans l’ordre d’excès thermique du plus faible au plus fort : 2013, 2014, 2005, 1998, 2010, 2018, 2015, 2017, 2019 et 2016. Dans cette série l’année 1998 fait office d’intruse et seul 2005 n’entre pas dans la récente décennie ! Nous allons sans aucun doute conclure la décennie la plus chaude jamais enregistrée.

En parallèle les océans battent le record thermique absolu cette année 2019. Quand on envisage un effet tampon de l’hydrosphère sur les températures globales, il semble qu’une rupture soit à craindre et des effets d’amplification à envisager. On peut s’inquiéter aussi de changements de régime et fonctionnement des courants océaniques. Les cinq dernières années au cours de la décennie sont les plus chaudes jamais enregistrées à ce sujet.

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