Journée internationale du Jaguar le 29 novembre 2019

Ce 29 novembre 2019 se tient la première journée internationale du Jaguar, décision annoncée au sommet de la Biodiversité qui s’est déroulé en Egypte en novembre 2018.

Un plan d’action pour sauver le Jaguar est lancé pour sauver cette espèce emblématique et son habitat sur le continent américain. Il et en Guyane, la France est concernée.

Ces dernières décennies, l’aire de distribution des Jaguars (Panthera onca) a diminué de 50% en raison de la destruction de son habitat, de la chasse illégale, de la réduction des sources de nourriture et du conflit entre l’Homme et du Jaguar. La bonne nouvelle est qu’il semblerait que les populations tendent à se stabiliser.

Il y a actuellement environ (170.000 individus – chiffre d’un autre temps ! Je corrige…) 64.000 individus répartis du Mexique à l’Argentine dont 55.000 au Brésil, mais les récents incendies particulièrement importants au cours de l’été 2019 en Amazonie ont tué, blessé ou déplacé entre 400 et 1500 Jaguars. Cette espèce a à faire face à des dangers grandissants oblitérant leur avenir. Elle est donc en fort déclin et ses sous-populations de plus en plus isolées les unes des autres, ce qui fragilise encore la situation.

Photo de Douglas Trent © (Archives Bichos do Pantanal)

En l’occurrence le Jaguar est particulièrement menacé dans la Forêts Atlantique brésilienne – Patrimoine Mondial de Unesco depuis 1999 – comme le souligne une présentation datant de 2014. Il ne reste plus dans cet espace que 250 individus, soit 80% de moins qu’il y a 15 ans et seuls une cinquantaine d’entre eux sont en âge de se reproduire. Chasse et abattage de la forêts sont des facteurs de sa rapide diminution. Or, il ne reste plus que 7% de la surface initiale de la Forêt Atlantique brésilienne – Il ne reste que 28 600 km² en 2014 – et les Jaguars sont au sommet de la chaîne alimentaire de cet habitat. Leur disparition pourrait conduire à une pullulation des herbivores qui détruiraient plus encore qu’il ne l’est cet habitat exceptionnel dans le Monde. La régulation naturelle ne se ferai en conséquence plus. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Ailleurs, notamment en Bolivie les Jaguars sont menacés par les braconniers d’origine chinoise. En effet un article de juillet 2018 rends compte du cas de la mise en place d’un trafic de canines de Jaguars. En Chine où elles s’achètent hors de prix, on en fait des bijoux. Par ailleurs dans ce pays asiatique, le crâne, les griffes et même les testicules des félins auraient des vertus aphrodisiaque, ce qui dit en passant est une idiotie. Il semblerait que la Chine ait récemment interdit l’importation de l’ivoire. A suivre…

On rapporte encore en 2019 le cas d’un braconnier qui aurait détruit près de 1000 Jaguars à lui-seul depuis 1987 ! Déplacé dans un contexte américain on approche des histoires dépassées de tueurs de Loups, de Bouquetins ou de Grands Tétras du XIXe siècle, un autre siècle, rapportées en Europe.

Quelques références ou liens externes

Répartition passée et actuelle du Jaguar

En clair son extension historique connue et en rouge sa distribution actuelle
©© bysa – UICN – réalisé par Milenioscuro – Wikimedia Commons

On constatera qu’il n’y a plus de Jaguars aux Etats Unis, ni en Uruguay et qu’il est désormais très localisé dans le nord de l’Argentine, pays amplement occupé autrefois.

Sympétrums striés du 26 novembre 2019 dans les Landes

Alain Cochet nous fait par d’un très beau reportage photographique sur les Sympétrums striés (Sympetrum striolatum) dans le département des Landes (France) réalisé le 26 novembre 2019.

La date n’est pas exceptionnelle, mais cette année la météo est capricieuse et assez propice au maintien tardif des espèces de Libellules.

Dans ce domaine le Sympétrum strié est un champion car il survit régulièrement jusqu’en décembre, sauf les années difficiles et peut réaliser des hivernages presque complets puisqu’on a pu en voir jusqu’à début mars dans les zones les plus clémentes du point de vue climatique en France.

Alain Cochet rends compte régulièrement de ses observations sur les Odonates sur son blog Mes Libellule d’Aquitaine qui dépasse d’ailleurs largement cet horizon du sud-ouest de la France.

Voici deux images choisies issues des observations réalisées le 26 novembre 2019 dans les Landes.

Tandem de Sympetrum striolatum – ©© byncnd – Alain Cochet
Gros plan sur la face et ses facettes – Pas de maquillage chez Sympetrum striolatum – ©© byncnd – Alain Cochet

Il n’y a plus de Rhinocéros en Malaisie

Le dernier Rhinocéros de Malaisie est mort. Il s’agissait d’une femelle de Rhinocéros de Sumatra (Dicerorhinus sumatrensis) nommée Iman et qui a succombé le 23 novembre 2019 à un cancer. Quelque mois auparavant, le dernier mâle de Rhinocéros malaisien, Tam, était mort.

En conséquence il n’y a plus de Rhinocéros de Sumatra en Malaisie, ni sur le continent !

Il reste selon les estimations une centaine d’individus sur les îles de Sumatra et de Bornéo. Ce sont les survivants d’une espèce qui se trouvait autrefois depuis l’Inde jusqu’aux îles indonésiennes en passant par l’Indo Burma.

Pour aller plus loin…

Miscellaneous Biodiversita (Le Rhinocéros de Sumatra)