November 2019

Passereaux en Poitou-Charentes & Vendée

Passereaux : Alouettes…



A préciser… avec la nidification ou la migration


Gorgebleue à miroir - Luscinia svecica (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Cette espèce hiverne régulièrement en petit nombre en Camargue ou Languedoc-Roussilon, mais va plus volontiers selon les sous-espèces dans la Péninsule Ibérique ou en Afrique de l'Ouest. Très occasionnelle dans la région : un individu le 2 janvier 2013 en Oléron. Il existe quatre autres mentions plus anciennes, en décembre-Janvier, en Charente Maritime situées en la Baie de l'Aiguillon et Oléron. Rien d'autre ailleurs.
Traquet motteux - Oenanthe oenante (Linnaeus, 1758) - DDw France - Migrations et nidification [A préciser] ; nicheur en petit nombre dans d'anciennes carrières, dans les plaines du Mirebelais-Neuvillois en Vienne, ou dans des friches industrielles du port de La Rochelle. Bien plus nombreuse en migration (oiseaux européens et sibériens principalement, voire d'Islande et peut-être Amérique du Nord de la sous-espèce leucorhoa), l'espèce traverse la région pour aller hiverner en Afrique tropicale. Des migrateurs attardés sont indiqués exceptionnellement en décembre en Poitou-Charentes : un sur Agris le 2 décembre 2011 et un le 9 décembre 2012 à Moëze Oléron. Historique [A préciser].

Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Accenteur mouchet - Prunella modularis (Linnaeus, 1758) - Les populations de la région sont sédentaires et rejointe par des individus provenant du Nord de l'Europe en période internuptiale, ainsi que probablement quelques oiseaux issus des zones de montagne. Très commun en hiver, il est sur l'ensemble de la région, plus densément représenté dans le centre de la Charente-Maritime. Pourrait être en déclin.
Alouette des champs - Alauda arvensis (Linnaeus, 1758) - Statut [A préciser], sédentaire. C'est une espèce réputée très commune en Poitou-Charentes. Elle est présente sur l'ensemble de la région avec quelques plus fortes densités notamment dans les secteurs agricoles ouverts. Elle est plus rare vers le littoral et sur les îles en Charente-Maritime.
Alouette lulu - Lullula arborea (Linnaeus, 1758) - Très commune dans la région où elle est sédentaire. Elle est accompagnée d'oiseaux provenant du Nord et de l'Est de l'Europe en période internuptiale. Elle est à cette époque répandue comme à la belle saison, sur l'ensemble de la région, mais manque régulièrement en plusieurs points de la Vienne. Elle occupe aussi les îles de Charente-Maritime.
Bergeronnette des ruisseaux - Motacilla cinerea (Tunstall, 1771) - Plutôt sédentaire dans la région avec venue d'individus transhumants originaires des zones de montagne. Elle est en hiver commune, répartie sur l'ensemble du territoire, îles comprises, moins densément représentée dans le sud de la Charente. Probablement en déclin depuis les années 2000.
Bergeronnette grise - Motacilla alba (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Elle est en hiver commune en Poitou-Charentes, répartie sur l'essentiel de la région avec quelques pôles de meilleure densité. Elle est moins nombreuse dans la Vienne. D'importantes concentrations se trouvent vers l'océan avec des dortoirs de plus de 200 oiseaux sont régulièrement indiqués. - Statut de la Bergeronnette de Yarrell [A préciser].
Bouscarle de Cetti - Cettia cetti (Temminck, 1820) - Nidification et mouvements [A préciser]. Elle est sédentaire et occupe un territoire toute l'année. Assez commune en hiver en Poitou-Charentes, on observe la grande majorité des oiseaux en Charente-Maritime et en particulier très dense au niveau de la Gironde. Il y en a quelques uns épars sur les autres départements. Elle a régressé par rapport aux années 1970 suite à des vagues de froid dans les années 2000 et 2010, notamment dans le nord-est de la région qu'elle recolonise peu à peu. Historique [A préciser].
Bouvreuil pivoine - Pyrrhula pyrrhula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est une espèce sédentaire en plaine, occupant en nidification le Nord et l'Est de la région - en faible nombre [A préciser]. Avec de venues hivernales de l'Europe de l'Est et du Nord, ainsi que de l'erratisme des populations locales, l'essentiel de la région est visité en hiver. C'est alors un oiseau assez commun, lacunaire en Charente-Maritimes et en Charentes, plus fréquent dans les Deux-Sèvres et dans la Vienne. En déclin net depuis les années 1970, alors que l'espèce pouvait être qualifiée de répandue en hiver et [commune [?] [A préciser]]. On notait alors des petits groupes de 10 à 15 individus, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Bruant des roseaux - Emberiza schoeniculus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est un oiseau pour partie sédentaire, se dispersant dès la mi octobre y compris dans les campagnes alors qu'il niche dans les zones humides. Ses effectifs internuptiaux sont renforcés par des passage ou venues d'oiseau originaires du Nord de l'Europe. On a noté des bandes atteignant les 200 individus en hiver, alors que dans la région, l'espèce paraît très commune. Si elle est densément représentée en Charente-Maritime et ses îles, elle peut être localement lacunaire ailleurs.
Bruant jaune - Emberiza citrinella (Linnaeus, 1758) - Sédentaire dans la région [A préciser], l'espèce se disperse et ses effectifs sont renforcés par des oiseau originaire du Nord de l'Europe en période internuptiale. C'est un oiseau commun en hiver et tout à fait répandu en Poitou-Charentes, tendant à manquer localement et notamment sur les îles où il est rare. On en trouve plus dans l'Ouest de la région. Son déclin à cette époque semble probable.
Bruant proyer - Emberiza calandra (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser] ; nicheur en déclin, notamment sensible dans le Marais Poitevin. Une part notable des oiseaux français vont hiverner dans le Sud de l'Europe. Néanmoins la région du Poitou-Charentes est un pôle important pour l'hivernage de cette espèce dans le pays. Il est alors commun et tout à fait régulier en Charente-Maritime ainsi que dans le Sud des Deux-Sèvres, plus épars ailleurs. On note quelques dortoirs dont le plus important concernait au moins 120 individus à Moëze Oléron en janvier 2012. Probablement en déclin en hiver [A préciser].
Bruant zizi - Emberiza cirlus (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire [A préciser], erratique en période internuptiale. Dans la région les effectifs sont probablement renforcés par la venue d'individus nordiques [A préciser]. C'est un oiseau très commun en hiver en Poitou-Charentes répandu sur l'essentiel de la région, il tends à manquer dans le centre de la Vienne, ainsi que dans certains secteurs de l'Ouest de la Charente-Maritime par exemple. Probablement en faible augmentation suite aux changements climatiques.
Chardonneret élégant - Carduelis carduelis (Linnaeus, 1758) - Nos oiseaux devraient aller hiverner pour l'essentiel dans la Péninsule Ibérique. Ils sont remplacés en hiver par des individus provenant du Nord de l'Europe comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou la Scandinavie. Migrations [A préciser]. Alors l'espèce est très commune et répartie sur l'ensemble de la région, avec des pôles de densité maximale localement à l'ouest de la Charente-Maritime ou sur l'île de Ré. Record récent de 200 individus au Marais du Brouage [A préciser].
Choucas des tours - Corvus monedula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Sédentaire, faiblement dispersif dans la région, les populations internuptiales sont renforcées par des venues depuis le Nord de l'Europe. En hiver c'est une espèce très communes, présente sur l'ensemble de la région, îles comprises. Son installation en Poitou-Charentes remonte à la fin du XIXe siècle [XXe ?], et dès les années 1970 elle était présente sur une grande partie de la région. Elle a depuis progressé dans le sud de la Charente-Maritime et en Charente. Pourrait récemment être en déclin.
Cisticole des joncs - Cisticola juncidis (Rafinesque, 1810) - C'est une espèce sédentaire, peu commune dans la région, essentiellement localisée en Charente-Maritime depuis les îles à l'arrière pays côtier dans les marais au climat doux. Quelques stations semblent exister localement dans les Deux-Sèvres et en Charente. Elle est en "photo flash" plus localisée que dans les années 1970. Des hivers rigoureux dans les années 2000 et 2010 ont réduit ses effectifs et fait disparaître ses stations les plus isolées des côtes. Elle reconquiert peu à peu les territoires perdus depuis. Historique [A préciser].
Cochevis huppé - Galerida cristata (Linnaeus, 1758) - Oiseau sédentaire, encore assez commun, en déclin, présent principalement dans les Plaines cultivées réparti de part et d'autre du seuil du Poitou, côté Bassin aquitain et côté Bassin parisien. Lors des vagues de froid hivernales des oiseaux issus de populations plus septentrionales peuvent venir dans la région (Belgique, Suède). Très localisé en Charente, il a disparu du secteur viticole qu'il occupait encore dans les années 1970. Il a disparu aussi du centre des Deux-Sèvres pour ne plus subsister qu'aux deux extrêmités du département. On l'observe encore par groupes jusqu'à une dizaine d'individus en Charente-Maritme notamment.
Corbeau freux - Corvus frugilegus (Linnaeus, 1758 - On compte près de 15.000 couples nicheurs dans la région. C'est un oiseau sédentaire, qui réemploie ses sites de nidification en hiver sous forme de dortoirs. On trouve aussi des dortoirs ailleurs comme sur des piquets de vigne en paysage ouvert. On peut compter jusqu'à 500 individus au dortoir. L'espèce réalise des mouvements nycthéméraux de quelques dizaines de km, ainsi les voit-on revenir au dortoir en soirée. Dès décembre certains nicheurs reprennent les constructions ou restaurations des nids. Les colonies montreraient des effectifs en déclin, l'espèce semblant régresser. Venues ou migrations [A préciser].
Corneille noire - Corvus corone (Linnaeus, 1758) - Sédentaire, c'est une espèce erratique en période internuptiale. Elle est très commune dans la région et répartie sur la totalité du territoire, îles comprises, elle montre un pôle de densité notable dans le Sud de la Charente : IKA de 100 individus par km vers Angéac. Semble globalement stable.
Etourneau sansonnet - Sturnus vulgaris (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est un oiseau sédentaire, aux effectifs amplement renforcés en période internuptial par des populatons venant du Nord et de l'Est de l'Europe. L'Etourneau est alors très commun en hiver, grégaire, il se rassemble en dortoirs. Il peut être extrêmement nombreux sur certains d'entre-eux comme en décembre 2012 avec 120.000 individus à La Rochellle et 180.000 à Rochefort. De tels dortoirs remarquables semblent de moins en moins nombreux depuis les années 1980. L'espèce serait donc en déclin. L'oiseau est dans toute la région, îles comprises.
Fauvette à tête noire - Sylvia atricapilla (Linnaeus, 1758) - Sédentaire et essentiellement migratrice, elle est devenue commune en hiver en Poitou-Charente. S'ajoutent aux individus qui restent en hiver des populations provenant du Nord et de l'Ouest de l'Europe. Les mentions concernent en général des individus isolés et instables, sujet à l'erratisme. Elle est plus abondante vers les côtes au climat plus doux. La situation n'a guère évolué depuis les années 1970, mais les effectifs ont dû augmenter. Historique [A préciser]
Fauvette pitchou - Sylvia undata (Boddaert, 1783) - On trouve dans la région la sous-espèce dartfordiensis qui se trouve présente depuis le Portugal à l'Angleterre en passant par la façade Atlantique française. Dans le Midi de la France, il s'agit d'undata, le type, qui est présente. Essentiellement sédentaire, des individus se déplacent néanmoins vers le littoral en hiver. Elle est peu commune dans la région et se trouve dans la Vienne sur le Pinail, ainsi qu'en Forêt de Mareuil, dans le sud de la Charente et Charente-Martime, ainsi que sur la côte et ses landes d'arrière littoral. Si elle est sur Oléron, elle manque en Ré. Quant aux Deux-Sèvres, d'où elle a disparu, il n'y a pas d'observations. Ses effectifs ont fondu et elle a disparu localement notamment suite à de grands froids en janvier 2009. Depuis elle recolonise doucement les territoires perdus. Ainsi est-elle en augmentation au Pinail depuis cette date.
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Geai des chênes - Garrulus glandarius (Linnaeus, 1758) - Nidification et afflux [A préciser]. Sédentaire dans la région, c'est un oiseau très commun. Ses populations sont renforcés par des afflux irréguliers en période internuptiale. Pourrait être en progression.
Grimpereau des jardins - Certhia brachydactyla (Brehm, 1820) - Espèce sédentaire, nicheuse très commune en Poitou-Charentes. Elle occupe l'ensemble de la région avec des pôles de densité marqués dans le sud de la Charente-Maritime. Présente sur les îles. Stable depuis les années 1970, pourrait être en augmentation récente.
Grive draine - Tudus viscivorus (Linnaeus, 1758) - NIdification et migrations [A préciser]. Les oiseaux de la région sont sédentaires, ils commencent leur comportement reproducteur en hiver, dès le mois de décembre et ils commencent à chanter. Alors les effectifs sont renforcés par des venues du reste de l'Europe. Elle est en conséquence très commune en hiver, mais manque clairement dans les zones de cultures ouvertes et quelques marais littoraux, ainsi que probablement les grands massifs forestiers [A préciser]. Sa densité est maximale au coeur de la Charente-Maritime, l'espèce étant présente sur l'essentiel de la région, y compris sur les îles. Le record de 45 individus a été enregistré en décembre 2010 à Romegoux.
Grive mauvis - Turdus iliacus (Linnaeus, 1758) - La sous-espèce venue d'Islande corburni est à distinguer parmi les oiseaux présents dans la région [1]. Migratrice, elle vient en hiver s'installer avec quelques Litornes en Poitou-Charente. Elle est alors très commune et présente sur l'ensemble de la région, îles comprises. Elle semble localement lacunaire dans la Vienne et en Charente. Elle est aussi dans les vignes à la différences de nombreux oiseaux. C'est une espèce grégaire en hiver avec des troupes de plus d'une centaine d'individus pouvant se réunir d'ailleurs en dortoirs locaux [A préciser]. C'est une espèce fluctuante, peut-être en léger déclin.
Grive litorne - Turdus pilaris (Linnaeus, 1758) - Migratrice, elle vient en hiver s'installer en Poitou-Charentes où elle est alors très commune. Elle semble présent à peu près partout, îles comprises, peut-être moins densément en Charente. Elle accompagne volontiers la Grive mauvis en groupes mixtes. C'est une espèce grégaire en hiver que l'on voit en groupes avec des maxima de 350 individus dans le nord de la Charente.
Grive musicienne - Turdus philomelos (Brehm, 1831) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est une espèce très commune en hiver. Elle est essentiellement sédentaire - désormais [A préciser] - dans la région et ses effectifs sont renforcé par des venues du Nord de l'Europe. Ses effectifs semblent stables depuis les années 1970, mais sa sédentarisation est un phénomène qui aurait pu survenir au cours du XXe siècle [A préciser]. Ses densités sont très variables selon les localités et les anénes avec de 0,1 à 31 individus par km comptés dans le cadre d'IKA. Elle est très densément représentée en Charente-Maritime notamment. Relativement grégaire elle vole en petites troupes de parfois quelques dizaines d'individus. Record d'environ 100 oiseaux en décembre 2010 en Oléron.
Grosbec cassenoyaux - Coccosthraustes coccosthraustes (Linnaeus, 1758) - Nicheur dans les massifs forestiers de la région [A préciser], ses effectifs sont renforcés en période internuptiale avec des oiseaux venus du Centre et du Nord de l'Europe, parfois même invasif certaines années. En hiver c'est un oiseau très commun, dont les populations locales se répandent dans les campagnes accompagnées d'oiseau d'origine plus lointaine. C'est alors une espèce grégaire souvent vue en petits groupes. Record de 66 individus à Thézac [A préciser].
Hirondelle de cheminée - Hirundo rustica (Linnaeus, 1758) - Nicheuse migratrice. Elle hiverne en Afrique subsaharienne, jusqu'en Afrique du Sud. Migrations et nidification [A préciser]. Elle est observée depuis les années 1990 presque chaque hiver sur le secteur maritime au climat plus doux de la Charente-Maritime avec des indications éparses surtout en décembre et exceptionnellement en janvier. Ce sont vraisemblablement des passages postunuptiaux attardés, du moins pour le mois de décembre.
Linotte mélodieuse - Acanthis cannabina (Linnaeus, 1758) - En France la population est migratrice à courte distance ou se déplace en altitude, par exemple depuis le Nord-Est aux Sud-Ouest ou des montagnes aux zones de plaine. La destination des populations de la région et l'origine des individus internuptiaux sont [A préciser]. Malgré un déclin notoire en France (68% depuis les années 1990), les populations hivernantes restent fournies et répandues dans la région, où l'espèce reste très commune. Elle est plus fréquente côté Charente-Maritime, îles comprise, que dans le reste du Poitou-Charentes. Déclin probable néanmoins à l'instar de la dynamique nationale.
Merle noir - Turdus merula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Plutôt sédentaire, l'espèce est très commune en période internuptiale dans la région. Ses effectifs internuptiaux sont renforcés par des migrateurs provenant du Nord de la France et de l'Europe, mais ces dernières populations tendent récemment à se sédentariser. Elle montre des pics de densités locale épars sur les divers départements. Les plus fortes densités concernte des massifs boisés comme la Forêt de Coubre ou certains bocages avec des IKA de 18 individus au km. L'espèce est moins dense dans les zones de culture intensive et les territoires viticoles lorsqu'ils sont dépourvus d'arbres. En déclin prévu suite à la sédentarisation d'une partie des populations migratrices venues du Nord.
Mesange à longue queue - Aegithalos caudatus (Linnaeus, 1758) - Statut, nidification et migrations [A préciser]. C'est une espèce hivernante très commune dans la région, présente sur l'ensemble du territoire et peu de lacunes (défaut de prospection ?). Des pôles de forte densité se situent à Oléron et sur les côtes voisines, dans le sud de la Charente-Maritimes, en quelques points de la Vienne, voire des Deux-Sèvres. Grégaire des maxima de 40 individus sont rapportés.
Mésange bleue - Cyanistes caeruleus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations ou afflux [A préciser]. Sédentaire, ses effectifs internuptiaux sont renforcés par des venues, voire des afflux septentrionaux. Elle est très commune en hiver et répartie sur toute la région, ne manquant que dans les paysages les plus ouverts. Stable, voire en augmentation, depuis les années 1970.
Mésange charbonnière - Parus major (Linnaeus, 1758) - Nidification, voire migrations [A préciser]. Chez cette espèce les adultes sont sédentaires alors que les jeunes sont dispersifs. En période internuptial des oiseaux provenant de l'Est, fuyant le froid, parviennent jusque dans la région. Elle est très commune en hiver et peut être grégaire à cette période. Des pôles de densité marqués se trouvent notamment en limite méridionale de la Charente-Maritime et de la Charente, ainsi que vers Oléron.
Mésange huppée - Lophophanes cristatus (Linnaeus, 1758) - Nididifcation, voire afflux [A préciser]. Réputée sédentaire, cette Mésange est peu commune en Poitou-Charentes, localisée aux boisements de Résineux, elle est parfois en milieu feuillu. Eparse sur la région. Semble relativement stable depuis les années 1970.
Mésange noire - Periparus ater (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est dans la région une espèce nicheuse rare avec moins de 20 couples au total, en forêts de Résineux. En période internuptiale des venues de l'Europe du Nord s'ajoutent aux très faibles effectifs locaux si bien que l'espèce est assez commune en hiver. Alors répartie de manière dispersée sur toute la région, îles comprises. Cet hivernage est fluctuant et soumis à des afflux au rythme de tous les 5-6 ans. Elle n'est pas inféodée aux Résineux à cette période. En légère augmentation par rapport aux années 1970.
Mésange rémiz - Remiz pendulinus (Linnaeus, 1758) - En période internuptiale [A préciser] et notamment en hiver les observations se concentrent de manière diffuse sur les marai littoraux ou les estuaires en Charente-Maritime, très occasionnelle dans les terres (Vienne seulement) et sur la Gironde - très localisée globalement. Elle était abondante en Gironde dans les années 1980 avec jusqu'à 3000 oiseaux. En net declin, les hivernages se faisant désormais plus au Sud, en l'occurrence dans la Péninsule Ibérique. Il n'y en a plus que quelques centaines en Gironde désormais.
Mésange nonnette - Poecile palustris (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Espèce sédentaire, aux effectifs renforcés par des venues du Nord-Est de l'Europe en période internuptiale. Elle est commune en hiver, mais manque dans l'Ouest de la Charente-Maritime et sur les îles. Tendances fluctuantes, mais l'espèce a été en net déclin dans les années 2000 dans la région (-75%), peut-être stable depuis [A préciser].
Moineau domestique - Passer domesticus (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire très commune en Poitou-Charentes, répartie sur l'ensemble de la région, îles comprises. Groupes records de 300 individus à La Rochelle [A préciser]. Semble en léger déclin.
Moineau friquet - Passer montanus (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire, en net déclin à l'instar de la situation connue en Europe et ailleurs en France. Ici elle n'est pas aussi dramatique qu'en certaines régions comme Rhône-Alpes par exemple. Elle reste assez commune en hiver, mais ne se trouve régulièrement qu'en Charente-Maritime, ses autres territoires s'étant nettement morcelés depuis les années 1970. Les mentions sont donc éparses ailleurs. Manque sur l'ïle de Ré aussi. On comptait jusqu'à 100 individus à Niort dans les années 1980, fait qui n'est pas confirmé depuis. Record récent de 115 individus à Rochefort en décembre 2012.
Moineau soulcie - Petronia petronia (Linnaeus, 1766) - C'est une espèce sédentaire, légèrement dispersive. Elle est localisée dans la région en quelques stations éparses dans la moitié Sud depuis le Sud des Deux-Sèvres. L'oiseau ne se montre plus à proximité de l'Antlantique. Elle a par ailleurs disparu du Nord de la Vienne. Ce sont des éléments de déclin de l'espèce. Eléments [A préciser].
Pie bavarde - Pica pica (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire très commune présentant deux pôles de populations : les Pies des villes et les Pies des champs. Elles sont en fort déclin dans le campagne et tendent à se réfugier sur les villages et les villes ou leur périphérie. Sa présence sur l'agglomération de La Rochelle pourrait paraître remarquable tant les Pies bavardes sont nombreuses. Globalement en faible déclin probable.
Pinson des arbre - Fringilla coelebs (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Pour partie sédentaire, ses effectifs sont plus ou moins renforcés en hiver par des venues nordiques. C'est en période internuptiale un des oiseaux les plus commun de la région. Il est très commun globalement, présente sur la totalité du territoire, îles comprises avec quelques pôles de densité plus élevés divers. Grégaire à cette époque de l'année, le record récent de 3000 oiseaux en décembre 2012 à Geay est rapporté. Historiquement on a pu aussi compter 8000 Pinsons des arbres à Beurlay en décembre 1999 et un vol de 15.000 en janvier 1985 fuyant une vague de froid et vu en Baie d'Yves.
Pinson du Nord - Fringilla montifringilla (Linnaeus, 1758) - Migrateur venant dans la région en hiver, en nombre très fluctuant avec des invasions certains hiver. Il est alors répandu. Record récent de 500 indvidus en décembre 2012 sur la Gironde. On est loin des records de 2000 oiseaux à Champagne en janvier 2000. Ces groupes sont toutefois faibles par rapport à ceux de plusieurs centaines de milliers rapportés sur certains dortoirs en France.
Pipit farlouse - Anthus pratensis (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Très commun en hiver, présent sur l'ensemble de la région de manière plus ou moins dense. Des groupes de 100 à 150 individus sont régulièrement présents près du littoral Charentais. Pourrait décliner.
Pipit maritime - Anthus petrosus (Montagu, 1798) - Migrations et nidification [A préciser]. Rare en hiver, l'espèce ne se trouve que sur le littoral et les îles de Charente-Maritime. Très exceptionnel dans les terres où ce Pipit n'a été noté qu'une seule fois, en Charente. Les effectifs ne passent guère quelques individus par localité, avec un record signalé de 15 oiseaux à Moëze Oléron [A préciser].
Pipit spioncelle - Anthus spinoletta (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Assez commun en hiver, présent sur l'essentiel de la région, mais plus rare dans les Deux-Sèvres et la Vienne. En progression depuis les années 1970.
Pouillot véloce - Phylloscopus collybita (Vieillot, 1817) - Migrations et nidification [A préciser]. L'essentiel des oiseaux de la région vont hiverner plus au sud depuis la Péninsule Ibérique à l'Afrique Sahélienne. La région accueille par contre dès l'automne des oiseaux provenant du Nord de l'Europe et des îles Britanniques, si bien qu'on observe l'espèce toute l'année, mais selon des populations différentes. En conséquence, c'est un oiseau hivernant très commun répartie pour la majorité en Charente-Maritime avec de belles densités côté Atlantique au climat plus doux, et dans les Deux-Sèvres. Les mentions quoique nombreuses, sont plus éparses dans la Vienne et en Charente. C'est une espèce en progression en hiver depuis les années 1970 et on constate récemment une augmentation des mentions de sous-espèces sibériennes comme tristis ou fulvescens, notamment sur le littoral.
Roitelet huppé - Regulus regulus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est un nicheur rare dans la région. Par contre ses effectifs - probablement sédentaires - sont renforcés en hiver par d'importantes venues depuis le Nord et l'Est de l'Europe. C'est alors une espèce très commune, répartie sur l'essentiel de la région, avec un léger déficit dans le département de la Charente. Il est tout particulièrement bienr représenté en Charente-Maritime.
Roitelet triple-bandeau - Regulus ignicapillus (Temminck, 1820) - Nidiifcation et migrations [A préciser]. Oiseau sédentaire très commun dans la région. Ses effectifs étant renforcés en hiver par des venues de l'Est et du Nord de l'Europe, il est a fortiori, plus commun encore en période internuptial. Réparti sur la totalité de la région, îles comprises. Sa nidification a clairement augmenté dans la région au cours du XXe siècle, il est plus abondant notamment en hiver, aujourd'hui que dans les années 1970.
Rougegorge familier - Erithacus rubecula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Les oiseaux nicheurs se déplacent vers la mi novembre vers des secteurs plus ouverts comme les parcs, jardins ou bocages pour la période internuptiale. Des individus du Nord, le Centre et l'Est de l'Europe se déplacent alors jusqu'en France et au-delà. C'est alors une espèce très commune sur l'ensemble de la région avec des densités mesurées par IKA de 12 individus au km en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres.
Rougequeue noir - Phoenicurus ochruros (Gmelin, 1774) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est à l'échelle du XXe siècle un nouvel hivernant, tout relatif, devenu commun dans la zone Méditerranéenne et la façade Atlantique. Ainsi est-il commun en Poitou-Charente en hiver, réparti sur l'essentiel de la région. Il occupe alors la plupart des villes et des villages. Ce sont des oiseaux pour la plupart nordiques provenant d'Angleterre, du Nord de l'Allemagne ou du Bénélux. Les individus nicheurs locaux tendent quant à eux à aller hiverner dans la Péninsule Ibérique ou au Maghreb. Hivernage en augmentation depuis les années 1980 [A préciser].
Serin cini - Serinus serinus (Linnaeus, 1766) - Le Serin cini a conquis la région et bien d'autres en France au cours du XXe siècle, en l'occurrence dès le début du siècle en Poitou-Charentes. C'est une espèce relativement anthropophile largement répandue dans la région en période de nidification [A préciser]. Migrations [A préciser]. En hiver les quelques oiseaux non migrateurs se répandent dans les campagnes et en particulier en Charente-Maritime vers l'Océan ou sur les îles. Record récent de 300 individus à l'île de Ré [A préciser]. Le Serin cini est épars sur le reste de la région. Déclin probable ces dernières années.
Sitelle torchepot - Sitta europaea (Linnaeus, 1758) - Nidification et venues [A préciser]. Réputée sédentaire en Poitou-Charente, cette espèce est très commune. Elle est sur l'ensemble de la région, mais tends à manquer en quelques points de Charente-Maritime, elles, n'est que localement présente sur Ré et Oléron [?]. Elle pourrait être en faible déclin.
Tarin des aulnes - Carduelis spinus (Linnaeus, 1758) - Espèce migratrice venant en hiver dans la région, où elle est alors très commune et répartie sur l'essentiel du territoire. Importantes fluctuations. Semble en augmentation depuis les années 1970.
Traquet pâtre - Saxicola rubicola (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Pour partie sédentaire, une part importante migre vers le Sud pour hiverner. Il s'agit toutefois d'un oiseau commun en hiver en Poitou-Charente - vraisemblablement avec des venues nordiques [A préciser] - Il est présent sur l'essentiel de la région, moins dans les secteurs les plus froids, plus fréquent et abondant en Charente-Maritime près des côtes. On peut compter localement près de 10 individus au niveau d'esrtuaires, de marais littoraux ou quelques vallées alluviales. Evolution [A préciser].
Troglodyte mignon - Troglodytes troglodytes (Linnaeus, 1758) - Les oiseaux de la région sont sédentaires. Ils sont rejoints en période internuptiale par des individus provenant d'Europe du Nord. Elle est très commune en hiver et répartie sur l'ensemble de la région, avec des pôles de meilleure densité notamment en quelques points du centre de la Charente-Maritime. Connue aussi sur les îles. Cette espèce semble stable.
Verdier d'Europe - Carduelis chloris (Linnaeus, 1758) - Les Verdiers de la région sont sédentaires et rejoints en période internuptiale par des oiseaux provenant des îles Britanniques ou de Scandinavie. A cette époque ils sont grégaires et parcourent les campagnes. C'est alors un oiseau très commun en hiver. Ce sont des groupes allant jusqu'à 250 individus qui sont notés notamment sur les secteurs les plus fréquentés situés sur le littoral ou des zones suburbaines au niveau de friches ou de champs de Tournesol. Pourrait avoir progressé depuis les années 1970 notamment dans les Deux-Sèvres.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Cincle plongeur - Cinclus cinclus (Linnaeus, 1758) - Il n'est connu dans la région, tant en nidification qu'en hivernage sur un seul site sur la rivière de la Bandiat en Charente. Quelques mentions exceptionnelles en erratisme ailleurs jusque dans la Vienne, les Deux-Sèvres ou même la Charente-Maritime.
Grand Corbeau - Corvus corax (Linnaeus, 1758) - L'espèce, sédentaire, a disparu de la région depuis les années 1930. Elle a actuellement une dynamique positive en France, si bien qu'elle est réapparue en tant que nicheuse avec un couple dès 2012 dans la Nord-Est de la Charente. A suivre.
Merle à plastron - Turdus torquatus (Linnaeus, 1758) - Ce sont plusieurs dizaine de Merle à plastron originaires du Nord de l'Europe (sous-espèce torquatus) qui traversent la région surtout début avril et fin octobre. Un oiseau attardé est exceptionnel le 1er décembre 2011 à la Pointe de Chassiron.
Mésange à moustaches - Panurus biarmicus (Linnaeus, 1758) - Nicheur en très faible nombre dans la région côté littoral. Quelques venues internuptiales se traduisent par un hivernage très localisé à Oléron et l'ouest de la Charente-Maritime sur quelques phragmitaies littorales, notamment au niveau du Marais du Brouage. Elle est aussi sur Rochefort, plus dans les terres et même vers Saintes. Une origine Hollandaise des oiseaux a été constatée.
Pie-grièche grise - Lanius excubitor (Linnaeus, 1758) - Disparue en période de nidification de la région, l'espèce n'est désormais plus qu'hivernante, très localisée et très rare. Elle est alors notée ponctuellement dans le cadre d'un erratisme hivernal, mais quelques individus stationnent longtemps sur une même localité. L'origine de ces oiseaux reste hypothétique. Toujours en déclin depuis les années 1970, où elle était déjà rare.
Pie-grièche méridionale - Lanius meridionalis (Temminck, 1820) - Cette espèce récemment distinguée, est hivernante très localisée et très rare dans la région. Elle est en général notée par des stationnements plus ou moins prolongés. L'origine de ces oiseaux reste hypothétique. Probablement en déclin.
Tichodrome échelette - Tichodroma muraria (Linnaeus, 1758) - Cette espèce se reproduit dans les montagnes. Elle vient depuis les Alpes et le Massif Central - les oiseaux Pyrénéens allant plus au sud - en période internuptiale jusque dans la région où elle stationne - ou pas - sur certains grands et anciens monuments. Les falaises rocheuses du littoral de la Gironde ou certains fronts de carrière peuvent aussi lui convenir. En conséquences les observations sont très localisées et dispersées sur l'essentiel de la région. Les stationnements peuvent durer jusqu'à 5 mois sur un même monument. Nous citerons l'Abbaye Royale de St Jean d'Angély, la Cathédrale St Pierre à Angoulême, Sainte Radegonde à Poîtiers. Effectifs [A préciser].

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Accenteur alpin - Prunella collaris (Scopoli, 1769) - Si l'espèce reste volontiers sur ses habitats d'altitude en hiver, notamment dans les Alpes, quelques individus vont se disperser jusqu'en plaine et atteignent exceptionnellement le Poitou-Charentes dans ce contexte. On notera toutefois un afflux spectaculaire lors de l'hiver 2011-12 avec une trentaine d'individus recensés et dispersés sur le territoire régional, mais surtout en Charente et dans la Vienne. Ce phénomène d'hivernage semble avoir décliné au cours du XXe siècle puisque Mayaud (1953) donnait celui-ci comme assez régulier dans l'Ouest de la France.
Alouette haussecol - Eremophila alpestris (Linnaeus, 1758) - Occasionelle en hiver : une oiseau le 12 décembre 2010 à l'île d'Oléron, ce qui représente seulement la septième mention de l'espèce dans la région. Les autres sont toutes littorales (1997, 1998, 1999, 2001 et 2002) et une concerne 7 oiseaux du 3 janvier au 1er février 1970 dans les Deux-Sèvres (Etang de Juigny).
Beccroisé des sapins - Loxia curvirostra (Linnaeus, 1758) - Internuptiale occasionnelle, sensible à quelques invasions qui peuvent déborder en Poitou-Charentes. Indiquée en hiver sur une douzaine de secteurs, l'espèce y est ponctuelle et irrégulière. Ces mentions pourraient augmenter dans le cadre d'une dynamique positive de l'espèce par ailleurs.
Bergeronnette printanière - Motacilla flava (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser] ; les oiseaux nicheurs arrivent mi mars et repartent en septembre ou octobre. L'espèce hiverne en Afrique subsaharienne. Des migrateurs attardés ou observés en période hivernale ont été occasionnellement signalés en Charente-Maritime, ces dernières années. Mentions hivernales vraisemblablement nouvelles et en augmentation en France.
Bruant des neiges - Plectrophenax nivalis (Linnaeus, 1758) - Les oiseaux hivernant en France proviennent de l'Islande pour la plupart, mais aussi de Scandinavie et du Groenland. On le trouve régulièrement sur le littoral de la Mer du Nord ou de la Manche jusqu'en Baie du Mont St Michel, l'espèce étant occasionnelle au-delà. Il est en conséquence tout à fait occasionnel en Poitou-Charentes, noté depuis l'île de Ré à la Gironde sur la Charente-Maritime. Les mentions ne concernent que 1 à 3 oiseaux alors que c'est une espèce plutôt grégaire. Records d'une 100aine le 15 décembre 1967 tout à fait exceptionnel rapporté à Yves ou plus récemment d'une 12aine à Les Mathes en décembre 2013.
Bruant fou - Emberiza cia (Linnaeus, 1766) - C'est en France une espèce présente en montagne, notamment dans les Alpes. Une certaines transhumance opère, ou, des déplacements sur de faibles distances. Tout à fait occasionnel dans la région, l'espèce a été observée avec jusqu'à 10 individus du 10 novembre au 10 décembre 2011 à St Germain de Confolens, ainsi qu'un oiseau isolé à Melle le 24 novembre 2011. Cette espèce a toujours été tout à fait accidentelle en Poitou-Charentes.
Bruant lapon - Calcarius lapponicus (Linnaeus, 1758) - On pense que les oiseaux venant sur la façade Atlantique pourraient être de la sous-espèce Groenlandaise, subcalcarius, mais celà n'est pas prouvé. En France l'espèce hiverne dans les zones littorales depuis la Mer du Nord à la Baie d'Audierne en Bretagne. En Poitou-Charentes, elle est occasionnelle et ne s'est montrée que sur le littoral de la Charente-Maritime avec des individus isolés ou par paire. Une part significative des observations récentes fait suite à un afflux survenu en automne 2010, laissant quelques attardés jusqu'en janvier 2011. Record exceptionnel de 24 individus séjournant à St Denis d'Oléron de novembre 2010 à janvier 2011.
Bruant nain - Emberiza pusilla (Pallas, 1776) - L'aire de nidification de ce Bruant se situe dans le Nord de la Scandinavie et de la Sibérie. Il hiverne dans le sud de l'Asie. Depuis les années 1970, ce sont 6 mentions d'individus isolés qui sont rapportées en Poitou-Charentes et concernent une certaine over-migration, classique vers l'Europe de l'Ouest. Elles concernent pour 5 d'entre-elles la Charente-Maritime et la dernière concerne les Deux-Sèvres où un séjour de plus d'un mois en févier et mars 1980. Récemment on a enregistré le séjour d'un individu entre le 27 janvier et le 7 mars 2011 à Moëze Oléron.
Etourneau unicolore - Sturnus unicolor (Temminck, 1820) - Occasionnel internuptial, probablement d'origine Espagnole. Un oiseau revenant vu du 17 décembre 2011 au 1er avril 2012 et du 11 janvier au 1er mai 2013 à Nieul sur Mer. Au total ce sont avec les anciennes mentions, une dizaine de citations qui sont connues et concernent toutes la Charente-Maritime.
Hirondelle rousseline - Cecropis daurica (Laxmann, 1769) - C'est une espèce nicheuse dans le secteur méditerranéen en France qui hiverne essentiellement en Afrique tropicale. Elle est en over-migration en Poitou-Charentes qui comptabilise près de 30 mentions en période de migrations d'un ou deux individus essentiellement en Charente-Maritime (25 mentions), Deux-Sèvres (2) et dans la Vienne (2). Aucune en Charente. Trois mentions exceptionnelles ont été faites en marge de l'hiver : 14 et 20 février 2004 à l'île de Ré et 6 décembre 2011 encore en Ré. Les mentions accompagnent une dynamique positive des populations dans le Midi.
Jaseur boréal - Bombycilla garrulus (Linnaeus, 1758) - Occasionnel internuptial, l'espèce ne parvient généralement pas jusque dans la région, sauf lors d'invasions massives ce qui fut le cas lors des hivers 2010-11 et 2012-13. Plusieurs mentions ont alors été rapportées, souvent à l'unité et un record de 6 individus le 12 janveir 2011 à St Fort sur Gironde.
Linotte à bec jaune - Acanthis flavirostris (Linnaeus, 1758) - Les oiseaux venant en France appartiennent à la sous-espèce type venue du Nord de la Scandinavie. Les hivernages ne dépassent guère en général la Manche ou la Baie du Mont St Michel et concernent la façade de la Mer de la Manche ou du Nord. L'espèce étant en déclin elle tends même à ne plus se montrer que dans le Nord où on ne compte aujourd'hui plus que 10 à 50 individus selon les hivers. Tout à fait occasionnelle dans la région, elle a été indiqué deux fois récemment : un individu parmi 350 Linottes mélodieuses et 150 Pinsons des arbres en Oléron en janvier 2011, une seconde le 8 janvier 2012 en Ré au Phare de la Baleine.
Martin roselin - Sturnus roseus (Linnaeus, 1758) - Occasionnel en période internuptiale originaire de l'Est de l'Europe qu'il occupe jusqu'en Turquie et Mongolie et qui hiverne normalement en Inde. Chaque année quelques migrateurs égarés font route vers l'Europe de l'Ouest, vus surtout en automne. Une mention hivernale exceptionnelle du 12 septembre au 8 décembre 2011, stationnement avec tendance attardée, concerne St Denis d'Oléron. D'autres mentions occasionnelles concernent plus volontiers l'automne (Vienne et Charente). Rien pour les Deux-Sèvres.
Moineau cisalpin - Passer (hispaniolensis) italiae (Vieillot, 1817) - L'espèce niche en Italie, Corse et très localement dans les Alpes françaises, Suisses ou Autrichiennes, ainsi qu'en Crête. Des mouvements sont indiqués pour cet oiseau dans les Alpes et notamment en Provence, fait connu depuis le XIXe siècle. Un oiseau égaré dans la région présent à la mangeoire du 8 au 23 décembre 2010 à St Pierre d'Oléron. Occasionnel tout à fait exceptionnel.
Pipit de Richard - Anthus richardi (Vieillot, 1818) - Internuptial occasionnel avec quelques très rares mention entre le 2 décembre 2011 et le 10 janvier 2012, ainsi que me 12 janvier 2013. Ceci entre dans le cadre d'une dynamique positive de l'espèce pour l'hiver en France.
Pouillot à grand sourcil - Phylloscopus inornatus (Blyth, 1842) - Cette espèce niche en Sibérie, dans l'Altaï et jusqu'en Mongolie. Elle hiverne normalement en Asie du Sud-Est, mais une part - probablement occidentale - de ses populationsse dirige vers l'Ouest apportant des mentions hivernales égarées depuis l'Islande au Portugal. Ce phénomène qui semble récent est enregistré en Poitou-Charente par des mentions de novembre 2009 en Charente, d'octobre 2010 dans la Vienne et les Deux-Sèvres et de décembre 2010 sur l'île d'Oléron en Charente-Maritime. C'est une espèce hivernale tout à fait occasionnelle.
Sizerin cabaret - Acanthis cabaret (Müller, 1776) - Internuptial occasionnel, indiqué une dizaine de fois récemment, en particulier sur le littoral, mais aussi dans les terres. Aucune mention dans les Deux-Sèvres. Les oiseaux pourraient provenir des îles Britanniques ou de Scandinavie, voire des Alpes françaises.

Références


Mayaud 1953 - [A préciser]
Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Notes


[1] - Turdus iliacus coburni - Cette sous-espèce de Grive mauvis niche en Islande ainsi que localement au Groenland. Elle est réputée, entre-autre, venir hiverner sur la façade atlantique de la France. Elle est donc à distinguer de la sous-espèce type qui vient quant à elle du continent (depuis la Scandinavie à la Sibérie orientale). Cette première est plus grande et plus forte, globalement plus sombre, ses sourcils contrastent avec la calotte et ses joues sont plus sombres et uniformes, le dos est olivâtre sombre et non marron clair, ses flancs sont très striés et il ne reste qu'une faible zone de la gorge qui reste blanche, les pattes étant brun sombre et non rose chair. Nous retiendrons certes le jizz plus massif, mais surtout les stries du bas corps et la couleur des pattes pour orienter les identification.
Bouillard N. 2016 - Le saviez vous ? Les sous-espèces de la Grive mauvis. - L'As'Veyou, 119 : 5-7. - PDF LINK

Oiseaux en Poitou-Charentes & Vendée

> Vertébrés

Organisation des résumés par groupes d'oiseaux


Ardéidés et Cigognes - Anatidés - Rapaces diurnes et nocturnes - Gallinacés, Râles et Outarde… - Limicoles - Laridés - Autres oiseaux marins ou aquatiques - Colombidés, Martinets, Huppes et Pics… - Passereaux

Nous avons couvert pour l'instant quelques informations clés sur la période hivernale à partir du récent ouvrage de Mercier & Cohendoz (2019). Nous allons poursuivre… à notre rythme… le travail de compilation des données sur les Oiseaux du Poitou-Charentes et les compléter par des précisions vendéennes.

Présentation générale des hivernants


En période internuptiale on compte selon Mercier & Cohendoz (2019) entre 60 et 90 espèces d'oiseaux par décakilométron dans les terres, avec un certain déficit en Charente qui semble un secteur moins prospecté. Ces chiffres passent généralement le nombre de 100 espèces pour les unités proches du littoral avec un maximum de 160 à l'Ile d'Oléron. On compte à cette époque 95 espèces relativement communes (dont 51 très communes ; 21%) et 152 qui sont rares à occasionnelles (dont 104 tout à fait localisées ou occasionnelles ; 42%).

Quelques références


Carquil P. 2015 - Oiseaux de Vendée et du Poitou. - J.P.Gisserot éd.
Guillemeau J.L 1806 - Essai sur l'histoire naturelle des oiseaux du département des Deux-Sèvres. - Elies-Orillat, Niort. - ONLINE
Jomat L. & Jourde P. (réd.) 2018 - Liste Rouge des Oiseaux nicheurs du Poitou-Charentes. - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK
Jourde P. & al. (coord.) 2016 - Les Oiseaux du Poitou-Charentes. - Poitou-Charentes Nature.
Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK
Dubrac B., Nicolle S. & Michel H. 1999 - Guide des oiseaux du Poitou-Charentes et Vendée. - Hypolaïs ed.
Marchadour B. (coord.) & al. 2014 - Liste Rouge des populations d'Oiseaux nicheurs des Pays de la Loire. - Lpo Pays de la Loire, Bouchemaine : 24 pp. - PDF LINK

Liens externes


> LPO Poitou-Charentes - LPO Vendée
> Faune Vendée

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Liste Rouge des Oiseaux nicheurs menacés de France (2016 & al.)


Dans de rares cas il convient d'utiliser le statut mondial ou européen.
Eteints - EX
Pinguinus impennis
Disparues du territoire - RE
Eudromias morinellus - Marmaronetta angustirostris - Oenanthe leucura - Otis tarda - Oxyura leucocephala
En Grave Danger - CR
Alca torda - Fratercula arctica - Galinago gallinago - Grus grus - Haliaeetus albicilla - Hydrobates pelagicus melitensis - Lanius minor - Mergus serrator - Picoides tridactylus - Podiceps grisegena - Porzana parva - Porzana pusilla - Pterocles alchata - Remiz pendulinus - Somateria mollissima - Sterna dougalii - Sterna paradisaea - Tetrax tetrax
En Danger - EN
Accipiter gentilis arrigonii - Acrocephalus melanopogon - Aegyptius monachus - Aqulia fasciata - Calandrella brachydactyla - Chlidonia niger - Ciconia nigra - Crex crex - Emberiza hortulana - Emberiza schoeniclus - Emberiza schoeniclus witherbyi - Fulmarus glacialis - Galerida theklae - Glareola pratincola - Gypaetus barbatus - Ichthyaetus audouinii, - Ixobrychus minutus - Lanius excubitor - Lanius meridionalis - Larus canus - Locustella luscinioides - Melanocorypha calandra - Neophron percnopterus - Oenanthe hispanica - Passer montanus - Phylloscopus ibericus - Picus canus - Puffinus puffinus - Puffinus yelkouan - Sylvia conspicillata - Sylvia undata - Tetrao urogallus urogallus - Uria aalge
Vulnérables - VU
Acrocephalus arundinaceus - Alcedo atthis - Anas crecca - Anser anser - Anthus pratensis - Aquila chrysaetos - Asio flammeus - Aythya ferina - Botaurus stellaris - Calonectris diomedea - Carduelis cannabina - Carduelis carduelis - Carduelis chloris - Carduelis flammea - Cecropis daurica - Charadrius alexandrinus - Charadrius hiaticula - Chlidonias hybrida - Chroicocephalus genei - Cisticola juncidis - Dendrocopos leucotos - Dendrocopos minor - Elanus caeruleus - Emberiza citrinella - Falco naumanii - Ficedula hypoleuca - Gelochelidon nilotica - Hippolais icterina - Hydrobates pelagicus - Hydrobates pelagicus pelagicus - Lanius senator - Limosa limosa - Milvus milvus - Numenius arquata - Pandion haliaetus - Passer italiae - Phoenicopterus roseus - Poecile montanus - Porphyrio porphyrio - Porzana porzana - Pyrrhula pyrrhula - Rissa tridactyla - Saxicola rubetra - Serinus serinus - Sitta whiteheadi - Spatula querquedula - Streptopelia turtur - Tetrao urogallus - Tetrao urogallus aquitanicus - Vanellus vanellus

Liste Rouge des Oiseaux menacés en période internuptiale en France (2016)


Disparues du territoire - RE
Anser fabalis fabalis
En Danger - EN
Cygnus columbianus - Emberiza ortulana - Melanitta fusca
Vulnérables - VU
Acrocephalus paludicola - Anser fabalis - Anser fabalis rossicus - Branta bernicla hrota - Ciconia nigra - Gavia immer - Limosa limosa - Limosa limosa limosa - Mergellus albellus - Milvus milvus - Numenius phaeopus - Platalea leucorodia - Podiceps auritus - Puffinus mauretanicus - Stercorarius longicaudus

Rapaces en Poitou-Charentes & Vendée

Milans, Buse, Busards, Balbuzard, Elanion, Faucons… et Chouettes, Hiboux


Notons qu'un observatoire des Rapaces nocturnes initié en Poitou-Charentes en 2013 a été étendu au niveau national en 2015. Il a pour objectif d'estimer précisément les populations de ces oiseaux.

Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Autour des Palombes - Accipiter gentilis (Linnaeus, 1758) - Nicheur sédentaire peu commun, des grands espaces forestiers, y compris sur les grandes îles de Charente-Maritime. Il est aussi dans certains boccages présevés. En augmentation depuis les années 1970, notamment vers l'ouest de la région.
Busard des roseaux - Circus aeruginosus (Linnaeus, 1758) - Nidification [A préciser], en augmentation avec quelques installations en périphérie du Marais Poitevin dans des plaines cultivées. L'hivernage se fait principalement sur les marais littoraux de Charentes-Maritime et plus en retrait dans les terres, notamment dans le sud des Deux-Sèvres. Rare à exceptionnel ailleurs à cette époque. Record de 120 oiseaux au dortoir dans le Marais du Brouage en janvier 2011. En expansion par rapport aux années 1970, nouveau pour le sud des Deux-Sèvres.
Busard St Martin - Circus cyaneus (Linnaeus, 1758) - Nidification [A préciser]. Très commun en hiver sur l'essentiel de la région, îles comprises. Les individus sédentaires locaux sont alors accompagnés d'oiseaux provenant de Scandinavie. Dans la région les dortoirs connus sont divers, mais de faible dimension car on n'a pas compté plus de 19 individus sur un site donné.
Buse variable - Buteo buteo (Linnaeus, 1758) - Très commune en période internuptiale, elle est présente sur l'ensemble de la région de manière relativement uniforme mais plus densément dans le centre des Deux-Sèvres, moins abondante près du littoral. Ce statut est similaire ou supérieur à celui constaté dans les années 1970 et l'espèce semble stable en hiver depuis les années 2000, sur fond de fluctuations liées aux venues extérieures. Nidification et migration [A préciser].
Chouette chevêche - Athene noctua (Scopoli, 1769) - Nididification [A préciser]. Espèce sédentaire, elle est communément signalée en hiver, mais des recherches spécifiques s'imposent le plus souvent pour la détecter à cette époque tant elle est discrète. On la trouve sur l'essentiel de la région avec diverses lacunes, notamment manquante en divers endroits de la Charente, voire de la Vienne. Elle évite les paysages fermés ou trop boisés, à l'inverse les territoires trop ouverts comme les plaines d'agriculture intensive ne lui conviennent pas non plus.
Chouette effraie
- Tyto alba (Scopoli, 1769) - Nidification, voire migrations [A préciser]. Très commune dans la région en hiver, elle y semble stable depuis les années 1970. Sa présence est - trop - souvent révélée par collisions routières : 230 cas enregistrés entre décembre 2012 et janvier 2013 par exemple. Présente sur l'ensemble de la région, îles comprises, mais assez souvent lacunaire en Charente.
Chouette hulotte - Strix aluco (Linnaeus, 1758) - Hivernage, voire migrations [A préciser]. Espèce sédentaire elle est communément signalée en hiver alors que quelques chants permettent de bien la détecter. Répartie sur l'ensemble de la région, quelques lacunes sont plus à rapporter à des défauts de prospection qu'à autre chose. Elle manque par contre sur les îles et ou dans les secteurs riches en boisements résineux qui ne lui conviennent pas.
Epervier d'Europe - Accipiter nisus (Linnaeus, 1758) - Très commun en période internuptiale, réparti sur l'ensemble de la région, moins fréquent dans les habitats agricoles, trop ouverts. La densité reste toutefois assez faible (moins de 0,5 individus au km). Probablement en augmentation depuis les années 1970 à l'instar de ce qui est connu ailleurs en France. Informations sur la nidification et la migration [A préciser].
Faucon crécerelle - Falco tinunculus (Linnaeus, 1758) - Espèce plutôt sédentaire en France. Très commune en période internuptiale, répartie sur l'ensemble de la région, plus fréquent dans le nord-est de la Charente-Maritime et le sud-est voisin des Deux-Sèvres, localement lacunaire. On ne sait rien de clair sur sa progression probable depuis les années 1970, ni sur son déclin possible depuis les années 2000. Ce point, nidification et migration [A préciser].
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© 2019 - Yves Dubois
Faucon émerillon - Falco columbarius (Linnaeus, 1758) - DDw France - Espèce d'origine migratrice venant hiverner en Poitou-Charente. C'est un Faucon commun, densément représenté dans le nord de la Charente-Maritime, les îles et le sud des Deux-Sèvres, plus épars ailleurs, avec quelques lacunes en particulier dans les secteurs les plus forestiers. Semble en augmentation depuis les années 1970 en hiver. Migrations à affiner [A préciser].
Faucon pèlerin - Falco peregrinus (Tunstall, 1771) - Nidification [A préciser], c'est un oiseau sédentaire aux effectifs largement complétés par des venues en période internuptiale [A préciser]. En effet, il est assez commun en Poitou-Charente sur cette période en particuliler vers le littoral et sur les îles, ainsi que dans le sud des Deux-Sèvres. Epars ou absent ailleurs. Il est nettement plus abondant en hiver aujourd'hui par rapport aux années 1970. Ceci est relié à son augmentation en période de nidification en Europe et en France.
Hibou des marais - Asio flammeus (Pontoppidan, 1763) - C'est un nicheur rare, occasionnel dans la région. Des renforts importants viennent en hiver depuis le Nord et l'Est de l'Europe, avec des afflux certaines années comme en 2007-08 où ce sont plus de 200 oiseaux qui furent recencés dans la Vienne. Les habitats littoraux, les îles et les marais littoraux lui conviennent tout particulièrement en Charente-Maritime Des dortoirs sont notés et le record de 25 individus en décembre 2012 a été signalé à l'embouchure de la Sèvre niortaise. On l'observe aussi dans des secteurs agricoles dans le Nord-Ouest de la Charente ou le Sud des Deux-Sèvres, voire l'Ouest de la Vienne. Mentions hivernales éparses ailleurs.
Hibou moyen-duc - Asio otus (Linnaeus, 1758) - Sédentaire ou erratique en Poitou-Charentes, les populations sont renforcées en hiver par de venues migratoires depuis la Scandinavie, l'Europe de l'Est et du Bénélux. L'espèce peut se rassembler en dortoirs en hiver [A préciser]. L'espèce est assez commune et répandue en hiver dans la région, mais montre quelques profondes lacunes, notamment en Charente, le centre des Deux-Sèvres ou le sud ou le nord de la Vienne. Elle est alors présente aussi sur les îles.
Milan noir - Milvus migrans (Boddaert, 1783) - Des miliers d'oiseaux nicheurs dans la région [?]. C'est une espèce migratrice jusqu'en Afrique tropicale. De très rares cas d'observations hivernales sont rapportés, mentions en augmentation par rapport aux années 1970, pour des individus erratiques au cours de l'hiver. Vu ainsi en Charente-Maritime et dans la Vienne.
Milan royal - Milvus milvus (Linnaeus, 1758) - VUw France - Nidification [A préciser]. Assez commun en hiver, régulier mais disparate, il est dans les Deux-Sèvres méridionale, le nord de la Charente, répartie sur l'essentiel de la Charente-Maritime et ponctuel dans la Vienne. Quelques dortoirs connus avec jusqu'à une vingtaine d'individus. En janvier la migration prénuptiale reprends si bien que les mentions augmentent alors et se mêlent à celles des hivernants.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Balbuzard pêcheur - Pandion haliaetus (Linnaeus, 1758) - MIgrations [A préciser]. Internuptial rare en hiver, nouveau depuis le début des années 2000, peut être migrateur postnuptial attardé jusqu'en février. Néanmoins au moins un cas d'hivernage complet est suggéré dans les Deux-Sèvres. L'espèce étant en augmentation en Europe, ce phénomène de présence hivernale est nouveau et n'était pas connu dans les années 1970. Migrations [A préciser].
Hibou Grand-Duc - Bubo bubo (Linnaeus, 1758) - Cet oiseau majestueux niche en Charente depuis 2014, seule localité de la région. Ceci entre dans le cadre d'une dynamique positive de l'espèce en France depuis les années 1970. Cette installation avait été précédée de venues d'oiseaux erratiques et non installés vraisemblablement issus des populations du Massif Central. Le chant hivernal a été noté.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Aigle botté - Aquila pennata (Gmelin, 1788) - Internuptial tout à fait occasionnel avec trois mentions dont une dans les Deux-Sèvres (3 décembre 2011) et deux en Charente-Maritime (1er janvier 2012, 15 janvier 2012). Aucun indication internuptiale connue dans les années 1970.
Elanion blanc - Elanus caeruleus (Desfontaine, 1789) - Un afflux en automne 2012 a conduit au premier car régional de reproduction. Des oiseaux, chez cette espèce sédentaire, ont été vus jusqu'en janvier 2013 notamment dans le sud des Deux-Sèvres mais aussi ailleurs en Charente-Maritime et dans la Vienne. Rien depuis.
Faucon hobereau - Falco subbuteo (Linnaeus, 1758) - Nicheur [A préciser], migrateur en déplacement jusqu'en octobre. Ce Faucon va hiverner en Afrique tropicale. On pense que l'espèce n'hiverne pas dans le pays, mais que, comme en Poitou-Charentes des individus attardés ou égarés sont mentionnés jusqu'en janvier. Trois mentions hivernales récentes dans la région contre aucune dans les années 1970.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Torcol foumillier

> Miscellaneous Biodiversita (Torcol fourmilier)
> Oiseaux > Pics et al.

Jynx torquilla Linnaeus, 1758

Niche depuis l'Afrique du Nord, l'Europe et la Scandinavie au Japon en passant par le centre de l'Asie. Une petite population nicheuse isolée dans le Nord-Ouest de l'Inde. Les oiseaux européens vont hiverner en Afrique tropicale. Nicheuse, migratrice, peu commune en France, connue sur l'ensemble du territoire, Corse comprise. En déclin, probablement de près de 50% depuis les années 1970.

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Vulnérable (2018) en Poitou-Charente, En Grave Danger (2014) en Vendée (LR des Pays de la Loire).
C'est une espèce qui a clairement décliné en Poitou-Charentes. L'oiseau est (très) rare dans les Deux-Sèvres, assez peu commun à assez rare dans les autres département. Nicheur très rare dans le Marais Poitevin.
C'était dès le début du XIXe siècle (Guillemeau 1806) un oiseau assez inhabituel dans le département des Deux-Sèvres, il est dit assez rare, mais vu assez souvent vers Parthenay, Montcoutant, Largeasse et l'Absie... Il était par contre relativement commun dans ce département dans les années 1960-70, il est aujourd'hui de nouveau devenu particulièrement rare.
Malgré un statut plus favorable, le Torcol a décliné de près de 30% entre les années 1990 et 2000 dans les départements charentais. La population régionale est estimée à 100-500 couples (années 2000).

Niche dans les forêts ouvertes, les clairières et les vergers, cavernicole, elle occupe les arbres creux ou des arbres creusés par des Pics. Arrive en mars-avril, parfois très tôt dès janvier, départs entre août et octobre, parfois début novembre. Hivernage régulier en Corse, sporadique sur les départements du littoral méditerranéen, mentions ponctuelles ailleurs.

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Guillemeau J.L 1806 - Essai sur l'histoire naturelle des oiseaux du département des Deux-Sèvres. - Elies-Orillat, Niort. - ONLINE

Colombidés, Martinets, Huppes et Pics... en Poitou-Charentes & Vendée

Pigeons, Tourterelles, Martinets, Huppe, Guêpier, Martin-pêcheur, Pics, Torcol…



Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Huppe fasciée - Upupa epops (Linnaeus, 1758) - C'est une nicheuse migratrice, bien répartie sur la région, qui part hiverner dans le Sud de l'Espagne ou en Afrique tropicale. Avant 1990 elle était strictement migratrice en France, mais dès lors elle hiverne régulièrement en petit nombre en Languedoc-Roussillon notamment. Les mentions hivernales en Poitou-Charentes restent occasionnelles mais tendent à augmenter et concernent notamment quelques mentions en 2012 et 2013.
Martin-pêcheur d'Europe - Alcedo atthis (Linnaeus, 1758) - Sédentaire et dispersif en Poitou-Charentes, des venues externes viennent renforcer les effectifs en période internuptiale. Il est alors commun à cette époque de l'année, densément représenté dans l'Ouest de la Charente-Maritime où le climat est plus clément, avec déplacements d'oiseaux de la région vers ce secteur. Néanmoins l'espèce est densément représentée sur la région en période internuptiale, mais paraît manquer ou être mal connue en certains points du département de la Charente.
Pic épeiche - Dendrocopos major (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire très commune, erratique, présente partout dans la région, mais plus densément représentée dans la Vienne, voire le Sud des Deux-Sèvres. Il est détecté facilement dès l'hiver avec ses premiers tambourinements en janvier. Devrait être en augmentation.
Pic épeichette
- Dendrocopos minor (Linnaeus, 1758) - Oiseau sédentaire, commun en Poitou-Charentes, reparti sur l'essentiel du territoire, il semble rare à Oléron et manque à l'île de Ré. Plus répandue en hiver qu'à la belle saison, l'espèce se disperse en quête de nourriture. Certains jeunes peuvent alors se déplacer jusqu'à 100 km du site de leur naissance. Probablement en déclin.
Pic mar - Dendrocopos medius (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire localisée en Poitou-Charentes, montrant une faible dispersion en période internuptiale. On le trouve volontiers en quelques endroits des chênaies la Vienne et très localement dans les le Sud des Deux-Sèvres et l'Est de la Charente. Absente de Charente-Maritime. En expansion depuis les années 1970 vers les Deux-Sèvres. Cette expansion a été constatée ailleurs en France, par exemple en Bretagne, mais aussi en dynamique positive en Rhône-Alpes.
Pic noir - Dryocopus martius (Linnaeus, 1758) - C'était autrefois une espèce inféodée aux forêts de montagne comme celles des Alpes. Son extension vers l'ouest du pays à plus basse altitude est spectaculaire et entamée dans les années dans les années 1960. Outre sa dynamique d'expansion ce Pic tends à être sédentaire, une fois établi. Il était dans les années 1970 très rare en Poitou-Charentes, alors très localisé dans la Vienne. Dans les années 2010 on trouve l'oiseau sur l'essentiel de la Vienne, le nord de la Charente, une part notable des Deux-Sèvres mais encore très localement aux limites de la Charente-Maritime. L'expansion est spectaculaire dans la région.
Pic vert - Picus viridis (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire très commune dans la région, mais rare à absent sur les îles, les grandes plaines d'agriculture intensive et ouvertes et plus généralement dans les secteurs dépourvus d'arbres. Il est présent dans quelques villes pourvues de parcs boisés.
Pigeon colombin - Columba oenas (Linnaeus, 1758) - Migrations et nidification [A préciser] ; nicheur en fort déclin ces dernières décennies. HIvernant commun, réparti sur l'essentiel de la région avec quelques lacunes, îles comprises. Plus densément réprésenté en Charente-Maritime. Un record de plus de 600 oiseaux est rapporté en janvier 2013 à Corme Royal. Hivernage en nette augmentation par rapport aux années 1970 à mettre en relation avec la dynamique positive de l'espèce en Europe.
Pigeon ramier - Columba palumbus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. De migrateur cet oiseau tends à se sédentariser, notamment en ville mais aussi dans certains territoires agricoles. Il s'agit d'un des oiseaux les plus commun en Poitou-Charentes. On peut observer en hiver des groupes formés parfois de plusieurs milliers d'individus en hiver. Se trouve sur l'ensemble de la région, îles comprises, avec des maxima de densité marqués dans le département de la Charente (IKA de 48,7 individus contre 18 à 27 sur les trois autres départements). C'est une espèce fluctuante en hiver, très probablement sur fond d'augmentation.
Tourterelle des bois - Streptopelia turtur (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Cette espèce hiverne en Afrique subsaharienne entre le Soudan et le Sahel. Elle est occasionnelle en hiver en Poitou-Charentes où on rapporte des mentions exceptionnelles de 1994, 1997, 2006, 2007, 2012 et 2013 ; passages anachroniques ?
Tourterelle turque - Streptopelia decaocto (Frivaldszky, 1838) - Il n'a fallu que 20 ans de 1960 à 1980 pour que toute la région soit conquise par cette espèce initialement limitée à l'extrême est de l'Europe. Nidification [A préciser]. Elle est sédentaire, et, peut se reproduire en hiver. A cette époque elle se montre plus grégaire et tends à se rassembler près de ressources alimentaires. Elles forment aussi des dortoirs. Elle est anthropophile et devient rare ou absente près des massifs forestiers ou dans les bocages isolés. Sa dynamique reste en augmentation.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Calopsitte élégante - Nymphicus hollandicus (Kerr, 1792) - Originaire d'Australie, allochtone, elle a été introduite en France dans quelques parcs ou jardins, mais nulle part régulière ; fréquemment tenue captive, elle s'échappe - souvent. Peu indiquée, elle est assez souvent donnée en Poitou-Charentes et son statut n'est pas clairement connu. Mentions hivernales indiquées.
Perruche à collier - Psittacula krameri (Scopoli, 1769) - Allochtone, issue des zones tropicales d'Afrique et d'Asie ou de Turquie ; introduite en France. Cette espèce n'est pas encore connue nicheuse en Poitou-Charentes, bien que des mentions très isolées, sans aucune régularité, concernent les différents départements de la région. Elle a été notée toutefois chaque hiver depuis 2009 à Parthenay, à la mangeoire ; individu survivant.
Perruche ondulé - Melopsittacus undulatus (Shaw, 1805) - Allochtone, originaire d'Australie, très fréquemment tenue en cage. Echappée, elle a été ponctuellement indiquée en hiver à Rochefort.
Pic cendré - Picus canus (Gmelin, 1788) - Déjà très rare en nidification en Poitou-Charentes, cet oiseau sédentaire semble avoir très récemment déserté ses rares localités des Deux-Sèvres et de Charente-Maritime. L'espèce subsiste très lcalement dans le Nord de la Charente (Lessac) et dans la Vienne (Forêt de Moulière)  [A préciser]. Elle est au bord de l'extinction dans la région.
Torcol fourmilier - Jynx torquilla Linnaeus, 1758 - [A préciser]

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Laridés en Poitou-Charentes & Vendée

Laridés : Labbes, Goélands, Mouettes, Sternes, Guifettes…



Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Goéland argenté - Larus argentatus (Linnaeus, 1758) - Migrations et nidification [A préciser]. La sous-espèce argenteus nichant de l'Islande à la France reste la plus probable, complétés par des argentatus issus du nord-est de l'Europe. En France les oiseaux tendent à être sédentaires, dispersifs et sont rejoints en hiver par des individus provenant de contrées nordiques. Assez commun en hiver en Poitou-Charentes, il est essentiellement observé sur les îles et le littoral de Charente-Maritime ainsi que dans l'arrière pays du même département. Les mentions sont éparses sur les autres départements à cette époque. Des mouvements nycthéméraux sont enregistrés entre les terres et les côtes où sont installés les dortoirs. Un effectif de plus de 1000 oiseaux a pu être compté en Ré ou Oléron. Espèce en déclin de plus de 60% en hiver depuis la fin des années 1990.
Goéland brun - Larus fuscus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. En hiver on trouve le Goéland brun essentiellement sur le littoral et l'arrière pays en Charente-Maritime. Il est toutefois aussi indiqué dans le nord des Deux-Sèvres ainsi que dans le Marais Poitevin et parfois ailleurs dans les terres. Record de 1354 individus au dortoir en Oléron couvrant à lui-seul près de 40% des effectifs de la région. Une très récente mention de 2000 individus dans les terres [A préciser] fin novembre 2019 doit relever de la migration.
Goéland cendré - Larus canus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. L'hivernage dans la région concerne très essentiellement la Charente-maritime où les côtes et les marais proches retirés dans les terres sont fréquentés. Les sites principaux sont néanmoins côtiers avec jusqu'à 226 indvidus sur l'estuaire de la Seudre. Quelques observations ponctuelles dans le terres sur les trois autres départements du Poitou-Charentes. Cette espèce pourrait être en déclin.
Goéland leucophée - Larus michahellis (Naumann, 1840) - Migrations, voire nidification [A préciser]. En Poitou-Charentes ce sont jusqu'à 364 oiseaux qui ont été dénombrés aux dortoirs en décembre 2011. Sauf au l'étang de Madoire avec 20 individus, en Deux-Sèvres, ces derniers sont tous sur la côte de Charente-Maritime. Record de 74 oiseaux en Baie de l'Aiguillon [A préciser]. Très rarement contacté en Charente, erratique peu fréquent dans la Vienne. Serait en - fort - déclin.
Goéland marin - Larus marinus (Linnaeus, 1758) - Les oiseaux nicheurs sont pour l'essentiel sédentaires, voire dispersifs. S'y ajoutent des oiseaux originaire du nord de l'Europe en hiver (surtout des immatures). Un comptage mené en décembre 2011 rapporte 440 individus le long des côtes de Charente-Maritime. L'espèce diffuse un peu dans les terres, mais a atteint exceptionnellement les Deux-Sèvres et aucun autre département. Le record est de 141 individus en Oléron. Espèce en forte progressoion (+50%) depuis les années 2000, ce qui est conforme à l'évolution de la population nicheuse en France.
Mouette mélanocéphale - Ichthyaetus melanocephalus (Temminck, 1820) - Migrations voire nidification [A préciser]. C'est en hiver une espèce vivant sur le littoral ou ses proches abords dans les marais retirés. La pointe de l'île d'Oléron peut accueilir plus de 1100 oiseaux, on en trouve plus de 300 en Ré, beaucoup moins sur les côtes directes du continent. L'espèce n'a été observée qu'en Charente-Maritime dans la région, sauf une mention dans les Deux-Sèvres. En forte augmentation depuis les années 1990 et probablement antérieurement aussi.
Mouette rieuse - Chroidcocephalus ridibundus (Linnaeus, 1766) - Migrations et nidification [A préciser] ; on a noté 2000 couples nicheurs en Poitou-Charentes en 2011. Commune en hiver, elle est répartie plus volontiers dans l'ouest de la région, Deux-Sèvres comprise, moins fréquente dans la Vienne et moins encore en Charente ; elle est attirée par le littoral (85% des oiseaux), quelques étangs et les rivières. C'est le laridé le plus abondant de la région avec 33.700 individus comptés 2011. Record de 9000 oiseaux à Fouras le 22 décembre 2011. Dans les terres, en 2011, les étangs de Bressuire accueillent 2000 individus en hiver, 1300 au Lac de Cébron ; le Lac de St Cyr qui avant la fermeture d'une déchetterie présentait des effectifs de 3000 à 4000 Mouettes rieuses, n'en possède plus que 850 en 2011. L'espèce semble stable depuis les années 1990, mais d'évolution antérieure mal connue, peut-être en augmentation.
Sterne caugek - Thalasseus sandvicensis (Latham, 1787) - Migrations [A préciser]. On envisage qu'il y avait au moins 160 individus sur le littoral Charentais et ses îles lors de l'hiver 2011-12, néanmoins les comptages restent difficiles pour cette espèce. Dans les années 1970, il n'y avait que quelques individus essentiellement sur les îles de Ré et d'Oléron, l'espèce a progressé depuis. Cette progression n'est pas notée selon la nidification en France (stable), ni en Europe (faible déclin), son explication est donc ailleurs.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Goéland bourgmestre - Larus hyperboreus (Gunnerus, 1767) - Noté en hiver presque chaque année en Poitou-Charentes mais avec pas plus de 3 individus, des immatures, sur les côtes et en particulier autour de l'île d'Oléron ou à l'embouchure de la Gironde.
Goéland pontique - Larus cacchinans (Pallas, 1811) - Occasionnel en Poitou-Charentes entre octobre et mars. Trouvé essentiellement en Oléron où des recherches spécifiques sont faites et où l'origine polonaise de certains oiseaux est démontré. L'espèce pourrait être en augmentation mais reste mal recherchée encore.
Grand Labbe - Stercorarius skua (Brünnich, 1764) - Migrations [A préciser]. Chaque hiver rapporte près d'une dizaine de mentions sur les côtes, mais surtout sur les îles de Charente-Maritime. Généralement isolé, le record est de 7 individus le 27 décembre 2012 à la Pointe de Chassiron. Origine connu des Shetlands.
Guillemot de Troïl - Uria aalge (Pontoppidan, 1763) - DD France - Migrations [A préciser]. L'aire d'hivernage de cette espèce en France, va du Sud de la Bretagne à l'estuaire de la Gironde en passant par les îles de Charente-Maritime. Ce Guillemot se tiends volontier au large si bien qu'il est mal détecté : effectifs mal connus. Oiseaux d'origine Britannique ou Irlandaise connus.
Mouette pygmée - Hyrdocoloeus minutus (Pallas, 1776) - Migrations [A préciser]. Le Golfe de Gascogne concentre l'essentiel de l'hivernage de la Mouette pygmée en France. Les dépressions atlantique sont favorables à son observation sur les côtes de Charente-Maritime et les îles. Un record de 120 individus est indiqué le 11 décembre 2010 à la Pointe de Chassiron. Réputée occasionnelle, elle l'est tout à fait dans les terres et a été observée sur l'ensemble des départements de la région.
Pingouin torda - Alca torda (Linnaeus, 1758) - DD France - Migrations [A préciser]. L'aire d'hivernage en France comprends le Golfe de Gascogne, mais les oiseaux se tiennent volontiers au large, si bien qu'ils sont mal détectés. En Poitou-Charentes on le voit depuis les îles de Ré et d'Oléron. Ce sont surtout des individus isolés qui sont repérés, mais des groupes d'une dizaine d'oiseaux sont parfois signalés, posés ou passant en vol.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Goéland à ailes blanches - Larus glaucoides (Meyer, 1822) - Occasionnel en hiver en Poitou-Charentes avec 4 mentions tant sur la côte que dans les terres. Ces mentions sont liées à des coups de vent importants. Oiseau d'origine canadienne vraisemblable (sous-espèce kumlieni constatée).
Goéland à bec cerclé - Larus delawarensis (Ord, 1815) - Cette espèce niche en Amérique du Nord avec quelques individus, assez souvent immatures, prolongeant leur migration jusqu'en Europe de l'Ouest. Ainsi l'espèce est-elle occasionnelle en Poitou-Charentes où on observe entre 2 et 3 oiseaux par an en hiver sur les côtes de Charente-Maritime. Un individu revenant a été vu tous les hivers de 2006 à 2011 dans la Baie d'Aytré, un autre a adopté le Port de Meschers sur Gironde entre 2008 et 2018.
Labbe parasite - Stercorarius parasiticus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Occasionnel en hiver, récemment, seulement sur les îles de Charente-Maritime : un le 12 décembre 2010 en Oléron et un les 18 et 19 décembre 2011 en Ré. On ne connaît pas plus de 13 mentions depuis les années 1990, toutes sur la façade maritime.
Labbe pomarin - Stercorarius pomarinus (Temminck, 1815) - Migrations [A préciser]. Cette espèce n'a été détectée dans la région en hiver que sur les îles de Charente-Maritime, essentiellement début décembre ce qui pourrait correspondre à des migrateurs tardifs ; rien en janvier. Occasionnel à très localisé ; mentions en faible augmentation.
Macareux moine - Fratercula arctica (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Hivernant occasionnel, noté deux fois récemment : un le 12 décembre 2010 en Oléron et un le 3 janvier 2013 en Ré. Dans les années 1970, l'espèce avait été indiquée sur l'ensemble du territoire ; un déclin est envisageable.
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla (Linnaeus, 1758) - Rossée lors de certaines tempêtes vers les côtes, les observations tout à fait occasionnelles peuvent concerner jusqu'à une dizaine d'individus sur les côtes de Charente-Maritimes. Egarée dans les terres avec un adulte affaiblé à Séligné en décembre 2011.
Sterne pierregarin - Sterna hirundo (Linnaeus, 1758) - Migrations et nification [A préciser]. Cette espèce hiverne normalement sur les côtes Atlantiques de l'Afrique. Les mentions hivernales sont tout à fait occasionnelles et ne concernent que les îles de Charente-Maritime : quatre mentions récentes. Celles-ci entrent dans une dynamique de progressiond des mentions hivernales en France.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Limicoles en Poitou-Charentes & Vendée

Limicoles



A préciser… avec la nidification ou la migration


Bécasseau cocorli - Calidris ferruginea (Pontoppidan, 1763) - Migrations [A préciser] ; faibles [?]. Tout à fait occasionnel en hiver : un individu le 3 janvier 2011 sur Moëze Oléron ; un autre cas concerne la Vendée, un dernier pour la France est extra-régional dans le Finistère.
Bécasseau de Temminck - Calidris temminckii (Leisler, 1812) [A préciser] - Migrations [A préciser] ; passe de mi avril à fin mai et de mi juillet à début octobre. Occasionnel en hiver avec de 1 à 3 individus sur de rares sites du littoral ou l'île de Ré.
Gravelot à collier interrompu - Charadrius alexandrinus [A préciser] - Nidification et migration [A préciser]. Si plusieurs centaines d'oiseaux hivernent sur le littoral méditerranéen, ils ne sont quelques dizaines seulement côté Atlantique. On compte une trentaine d'oiseaux régulièrement sur quelques côtes de Charente-Maritimes. Les records de 16 individus, peut-être attardés, à La Tremblade en décembre 2011 ou de 17 en décembre 2013 à St Trojan, ont été signalés.
Petit Gravelot - Charadrius dubius (Scopoli, 1786) - Nidification et migration [A préciser]. Occasionnel en hiver avec une seule mention le 25 décembre 2011 à Dolus d'Oléron.

Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Avocette élégante - Recurvirostra avosetta (Linnaeus, 1758) - Peu commune en période internuptiale, elle est sur l'essentiel du littoral de la Charente-Maritime. Elle peut être localement très nombreuses avec plus de 8200 individus en Baie de l'Aiguillon et généralement plus de 4000 (record exceptionnel de 14000 individus en janvier 2013) ; ailleurs les effectifs passent ponctuellement les 300 unités. Avec un total de plus de 10000 hivernants dans la région, ce sont plus de la moitié des effectifs nationaux qui sont passés pour cette époque de l'année. 90% de la population hivernante se concentre sur 5 sites seulement. Des données dispersées dans les terres doivent correspondre à un certain erratisme. La Charente n'est pas concernée.
Barge à queue noire - Limosa limosa (Linnaeus, 1758) - NTw France - Migrations [A préciser]. Cette espèce hiverne en France depuis les années 1980-90 et ses effectifs nationaux sont passés de 1400 individus en 1990 à 28.200 en 2013. Cette progression s'est faite évidemment sentir en Poitou-Charentes puisque la région concernte près de 60% des effectifs français, soit 16.800 oiseaux. Dans la région c'est une espèce du littoral et des îles de Charente-Maritime avec quelques stations très prononcées. Près de 10.000 individus sont comptés à la Baie de l'Aiguillon (59% des effectifs de la région).
Barge rousse - Limosa lapponica (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Ce sont 35% des effectifs nationaux hivernants qui se trouvent sur le littoral de Charente-Maritime. On compte 1720 oiseaux à la Baie de l'Aiguillon, 1240 à Moëze Oléron, 985 à l'île de Ré et 220 au Marais d'Yves. En marge de distribution, les effectifs sont fluctuants d'une année à l'autre, selon la rigueur des froids nordiques.
Bécasse des bois - Scolopax rusticola (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Plutôt stable en Poitou Charente depuis les années 1970, c'est un oiseau discret et difficile à détecté, trouvé néanmoins sur l'essentiel de la région, îles comprises. Moins densément représentée, voire localement lacunaire dans la Vienne ou en Charente.
Bécasseau maubèche - Calidris canutus (Linnaeus, 1758) - NTw France - Observé en période internuptiale le Bécasseau maubèche se trouve essentiellement sur les vasières de la Charente-Maritime. Ce sont respectivement 8300 et 11.300 oiseaux qui ont été comptés sur la Baie de l'Aiguillon et Moëze Oléron à la mi janvier. Ces deux sites rassemblent à eux seul le quart des effectifs hivernants nationaux. C'est une espèce en augmentation depuis les années 1970. Un oiseau égaré a été tué le 15 décembre 2011 à Rom dans les Deux-Sèvres.
Bécasseau sanderling - Calidris alba (Pallas, 1764) - NTw France - Migrations [A préciser]. En France le littoral méditerranéen ne concerne qu'une centaine d'individus ce qui est peu en regard du littoral Atlantique. En Poitou-Charentes le Pertuis Charentais héberge à lui seul, en hiver, plus de 4400 individus. On trouve encore en Ré 1900 oiseaux et 1250 en Oléron à la mi janvier. On en a beaucoup encore, avec plusieurs centaines en Baie de l'Aiguillon ou à La Tremblade. En nette hausse sur le littoral Atlantique depuis les années 1980 au moins.
Bécasseau variable - Calidris alpina (Linnaeus, 1758) - NTw France - Migrations [A préciser]. C'est une espèce jugée peu commune en période internuptiale, toutefois aux effectifs conséquents passant plusieurs dizaine de milliers d'individus sur quelques localités du littoral ou parfois les marais littoraux : 29.000 à Moëze Oléron et 34.000 en Baie de l'Aiguillon. La région avec plus de 106.000 oiseaux concerne le tiers des effectifs hivernants nationaux. Probablement en faible augmentation, voire stable.
Bécassine des marais - Gallinago gallinago (Linnaeus, 1758) - DDw France - Migrations et historique [A préciser]. Commune en hiver, elle est répartie sur l'essentiel de la région, plus dense vers le littoral et moins fréquente, voire lacunaire en Charente ou dans la Vienne. Elles s'observe seule ou en petits groupes. Effectif record de 218 individus le 7 décembre 2010 à Mesnac.
Chevalier culblanc - Tringa ochropus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Espèce assez commune en Poitou-Charentee en hiver et bien que concentrée sur les îles, le littoral et les marais littoraux de Charente-Maritime, on l'observe volontiers, mais de manière irrégulière en divers lieux dans les terres. En forte augmentation et expansion depuis les années 1970.
Chevalier gambette - Tringa totanus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Localisé en hiver à une dizaine de sites principaux sur les île et le littoral de Charente-Maritime dont le plus notable est Moëze Oléron avec 490 individus en moyenne mi janvier, ou Lilleau de Niges avec 430 oiseaux… épars ailleurs. Quelques mentions très rares dans les terres. Espèce en augmentation.
Chevalier guignette - Actitis hypoleucos (Linnaeus, 1758) - Migrations, voire nidification [A préciser]. Peu commun en hiver et à l'instar des autres Limicoles, ce Chevalier est plus régulier et nombreux sur les îles, le littoral et les marais littoraux de Charente-Maritime, quasi exceptionnel dans les terres peut-être à l'exception de la Haute Charente. En expansion car dans les années 1970 on ne le trouvait que sur le littoral, dans le Marais Poitevin et le sud de la Vienne.
Courlis cendré - Numenius arquata (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est un hivernant peu commun avec plus de 6000 oiseaux (15% de l'effectif hivernant national), surtout présent sur le littoral et les marais littoraux de Charente-Maritime. La Baie de l'Aiguillon accueille l'effectif record de 1955 individus en moyenne [?], le même chiffre est donné pour Moëze Oléron [?], on en trouve encore un millier à Lileau des Niges. Mentions multiples mais aux effectifs très marginaux à l'intérieur des terres sur l'ensemble des départements, vu irrégulièrement, à l'unité ou en petits groupes : record de 12 oiseaux au Lac du Cébron en 2011. C'est une espèce fluctuante en hiver dans la région.
Grand Gravelot - Charadrius hiaticula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Peu commun en période internuptiale, le Grand Gravelot est connu sur l'ensemble du littoral et sur les côtes insulaires où on note des regroupement de plus de 1000 individus localement (Moëze Oléron et Lilleau de Niges). Tout à fait occasionnel dans les terres. On rencontre en Poitou-Charentes, près du quart (24%) des effectifs nationaux à pareille époque. En augmentation régulière depuis les années 1980.
Huîtrier pie - Haematopus ostralegus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser], sédentaire et venue de migrateurs. Localisé sur le littoral et aux îles de la Charente-Maritime en période internuptiale. Trois sites dépassent les 500 individus en hivernage et ce sont 1458 oiseaux qui ont pu être notés sur l'un d'eux. L'hivernage côtier concerne plus de 4000 indidus en moyenne.
Œdicnème criard - Burhinus oedicnemus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. L'hivernage de cette espèce date des années 1970 en France et est en augmentation. Il concerne désormais régulièrement la région du Poitou-Charentes - premières mentions [A préciser] - avec des mentions éparses, surtout des individus isolés ou des petits groupes. Record de 88 oiseaux en décembre 2011 à St Julien l'Escape. Si cet exemple peut correspondre à un cas de migration tardive, des hivernages complets sont démontrés. Oiseaux d'origine anglaise connue en période internuptiale.
Pluvier argenté - Pluvialis squatarola (Linnaeus, 1758) - NTw France - Migrations [A préciser]. Localisé sur le littoral et les îles de Charente-Maritime en période internuptiale. On trouve dans le Pertuis Charentais le tiers de l'effectif hivernant national, avec 11.000 individus. On trouve encore de 2500 à 4000 oiseaux sur Moëze Oléron et dans la Baie de l'Aiguillon. En conséquence près de la moitié des hivernants français se trouvent en Poitou-Charentes. Historique [A préciser].
Pluvier doré - Pluvialis apricaria (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Très commun en période internuptiale, il est largement réparti en Poitou-Charentes à cette époque avec un déficit et des lacunes dans la Haute Charente ou le coeur des Deux-Sèvres. Des rassemblements de plus de 1000 individus sont connus, plus de 3000 lors des bonnes années. Espèce en déclin sur fond de fluctuations. Entre 10.000 au total comptés mi janvier 2011 et 30.000 mi janvier 2012. Ils sont plus nombreux lors des hivers plus rigoureux.
Tournepierre à collier - Arenaria interpres (Linnaeus, 1758) - Statut à affiner [A préciser]. Les Pertuis Charentais accueillent plus de 30% des hivernants du pays avec jusqu'à 11.100 individus comptés mi janvier 2013. L'espèce n'est connue qu'en Charente-Maritime et ne se monte pas dans les terres, et, exceptionnellement en dehors des côtes (un point marqué toutefois [A préciser]. Les effectifs locaux maximum sont de 3800 à l'île de Ré et 2500 en Oléron. En forte augmentation d'un facteur 10 depuis les années 1970 et tout récemment puisque la Charente-Maritime n'accueillait que 400 individus en 1983.
Vanneau huppé - Vanellus vanellus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser], les populations locales sont essentiellement sédentaire et sont rejointes aux passages et en hiver par des oiseaux originaires de l'Europe de l'Est. Les effectifs internuptiaux et notamment hivernaux de cette espèce fluctuent en Poitou-Charentes. S'ils étaient de 67.000 individus en 2013, on en a recensé 122.000 en 2011. Plus nombreux dans les marais littoraux, il occupe volontiers aussi les plaines à l'intérieur des terres. Des rassemblements atteignant les 8000 individus ont été enregistrés les bonnes années.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Bécasseau minute - Calidris minuta (Leisler, 1812) [A préciser] - Migrations [A préciser]. Essentiellement sur le littoral en Charente-Maritime on compte entre 20 et 60 individus sur la région. Occasionnel dans les terres (un fois au Lac du Cébron).
Bécasseau violet - Calidris maritima (Pallas, 1764) - NTw France - Nidification [?] et migrations [A préciser]. C'est en hiver un oiseau très localisé sur les côtes rocheuses de Charente-Maritime, îles comprises. Quelques dizaines tout au plus sur la région, avec un maximum affiché de 48 individus sur une même station à l'île de Ré. Probablement en augmentation, ce qui paraît peu sensible sur des effectifs si faibles. A surveiller.
Bécassine sourde - Lymnocryptes minutus (Brünnich, 1764) - DDw France - Migration méconnue [A préciser]. Elle est souvent là où on la cherche en période internuptiale, occupant les marais littoraux, les îles de Charente-Maritime, les fonds de vallées humides. C'est un oiseau très discret et difficile à détecter. Les prélèvements cynégétiques indiquent un déclin de l'espèce.
Chevalier aboyeur - Tringa nebularia (Gunnerus, 1767) - La population hivernale du Poitou-Charentes représente 15% des effectifs nationaux, soit quelques dizaines à un centaine d'individus. Le record de 57 individus a été enregistré à l'île de Ré mi janvier 2012, mais ce ne sont pas plus d'une dizaine d'individus quisont généralement notés sur un site donné. Espèce du littoral et des îles de Charente-Maritime, elle est exceptionnelle dans les terres en hiver (Deux-Sèvres, Vienne). En augmentation depuis les années 1980.
Chevalier arlequin - Tringa erythropus (Pallas, 1764) - Migrations [A préciser]. Espèce localisée en quelques points du littoral de la Charente-Maritime en hiver. Les effectifs ne passent pas quelques dizaines d'individus : une soixantaine en moyenne. Le record de 190 oiseaux a été enregistré en décembre 2011 à Moëze Oléron. Très exceptionnel dans les terres. Les effectifs semblent fluctuants, probablement sur fond d'augmentation.
Chevalier combattant - Philomachus pugnax (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Ce sont près d'une 40aine d'individus qui hivernent en Poitou-Charente sur les quelques 250-500 comptés en France. Ils sont essentiellement en Charente-Maritimes dans les marais littoraux. Quelques oiseaux isolés sur les îles ou dans les terres.
Courli corlieu - Numenius phaeopus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Internuptial jugé occasionnel en Poitou-Charente, qui se montre toutefois à raison de 7 à 10 oiseaux répartis sur les îles ou dans les estuaires en Charente-Maritime. L'espèce se montre très exceptionnellement dans les marais littoraux (Brouage, Seudre).

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Echasse blanche - Himantopus himantopus (Linnaeus, 1758) - Internuptiale occasionnele : une mention le 28 janvier 2013 à Genouillé pourrait correspondre à un cas de migration très précoce.
Phalarope à bec large - Phalaropus fulicarius (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. En hiver, l'espèce réputée très localisée, est mal détectée en mer et très peu signalée : localement en Charente-Maritime donc. Deux mentions exceptionnelles dans les terres : 3 individus du 2 au 3 décembre 2009 à St Loup et 1 le 20 décembre 2011 à St Cyr.
Vanneau sociable - Vanellus gregarius (Pallas, 1771) - Internuptial occasionnel avec une observation le 23 décembre 2011 en Oléron. Il n'y a que 8 mentions en France, toutes hivernales.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Ardéidés et Cigognes en Poitou-Charentes & Vendée

Butors, Hérons, Aigrettes, Cigognes, Ibis…



Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Aigrette garzette - Egretta garzetta (Linnaeus, 1766) - Pour partie sédentaire, nicheuse en augmentation jusqu'aux environs de l'an 2000. Elle est commune en période internuptiale en Poitou-Charentes, en expnsion et dans les années 1970 essentiellement sur le littoral, on la trouve désormais dans les terres à cette période. Record en dortoir de 500 individus à Bourcefranc le Chapuis. En forte progression
Butor étoilé - Botaurus stellaris (Linnaeus, 1758) - Nicheur disparu de Poitou-Charentes depuis les années 1970. Cet oiseau reste un hivernant régulier notamment sur les marais littoraux de Charente-Maritime. Quelques individus erratiques notés ailleurs sur les autres départements de la région. Le phénomène d'hivernage est récent et nétait connu qu'en Camargue et en Corse au début du XXe siècle, encore marginal dans la région dans les années 1970, il est devenu régulier mais concerne toujours de faibles effectifs.
Cigogne blanche - Ciconia ciconia (Linnaeus, 1758) - Nidification [A préciser]. D'hivernage récente en France et dans la région et hormis des oiseaux artificiellement sédentarisés, ce ne sont que quelques cas qui sont connus en Poitou-Charentes dans les années 1970. L'hivernage se développe à la fin des années 1990, avec 1500 oiseaux notés en décembre 2010, la progression est spectaculaire. Presque tous les oiseaux sont en Charente-Maritime, les autres départements n'étant concernés que par de l'erratisme internuptial.
Grande Aigrette - Casmerdius albus (Linnaeus, 1758) - En augmentation nette en période internuptiale, elle est désormais signalée sur l'essenteil du littoral, des Deux-Sèvres et de la Vienne. Elle est encore lacunaire et irrégulière en Charente. Elle fréquente désormais aussi les îles de Ré et d'Oléron depuis peu. Divers dortoirs se sont installés. Le record de 111 individus a été enregistré au Marias de Rochefort.
Héron bihoreau - Nycticorax nycticorax (Linnaeus, 1758) - Nicheur en Poitou-Charentes, en augmentation en Charente-Maritime. Essentiellement migrateur à destination de l'Afrique subsaharienne. Depuis peu quelques hivernants restent dans la région (et ailleurs en France), discrète, l'espèce se compte à l'unite et est contactée irrégulièrement encore. Peu de progression sur ce sujet.
Héron gardeboeuf - Bubulcus ibis (Linnaeus, 1758) - Nicheur en augmentation, voire explosion, depuis son apparition en 1984 en Charente-Maritime, en 2008 dans la Vienne et en 2011 dans les Deux-Sèvres. Avec plus d'un millier de nid en 2014, la Charente-Maritime abrite la quasi totalité de la population nicheuse de la région (1046 nids au total). 25 nids alors dans les Deux-Sèvres et quelques un seulement, irréguliers dans la Vienne. Rien pour la Charente. Suite à cette expansion démographique en période de nidification, ce Héron est désormais commun en période internuptiale et se disperse sur l'essentiel de la région : très commun en Charente Maritime, commun à assez commun dans les Deux-Sèvres et la Vienne, moins fréquent en Charente. Record particulier de 1206 oiseaux le 10 décembre 2011 à Saintes, étang de la Palue, mais seulement un peu plus d'une centaine pour les records suivants. Le Héron gardeboeufs initialement localisé dans le Monde est désormais Cosmopolite suite à une expansion spectaculaire sur la planète.
Héron cendré - Ardea cinerea (Linnaeus, 1758) - Espèce nicheuse commune avec 2700 couples présents sur 80 colonies en Poitou-Charentes. En période internuptiale la région accueille des oiseaux en provenance de Belgique, Allemagne ou Scandinavie, mais une part de la population locale est vraisemblablement sédentaire. C'est une espèce alors très commune répartie sur l'ensemble de la région, avec quelques préférences locales dans les terres. En expansion depuis les années 1970 notamment dans le centre et le sud de la région.
Spatule blanche - Platelea leucorodia (Linnaeus, 1758) - VUw France - De nombreux oiseaux restent hiverner notamment dans le Bénélux où les populations nicheuses ont notoirement augmenté. En période internuptiale la Spatule est surtout observée sur les marais littoraux de Charente-Maritime, sur Ré et Oléron. On y trouve les sites majeurs pour le pays au Lilleau des Niges et sur les deux îles citées. Un total de 85 individus en janvier 2012 à l'île de Ré est un record. De passage exceptionnel ailleurs dans la région.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Ibis sacré - Threskiornis aethiopicus (Latham, 1790) - Allochtone d'origine férale, individus échappés de Branféré (voire de Sigean) depuis les années 1990. Si le nombre de couple a explosé à plus de 1000 dans les années 2006 dans le Morbihan et en Loire-Atlantique, les populations ont été ramenées artificiellement, par éradication, à 410 au début des années 20000. Ils se répandent en période internuptiale sur les marais de l'Ouest de la France et notamment en Charente-Maritime. On y a compte jusqu'à 357 individus sur un seul dortoir en 2006, la régulation de l'espèce se fait sentir avec disparition des bords de la Gironde ou des Marais de Rochefort en hiver. Il n'en reste plus significativement que dans le Marais du Brouage et à l'île de Ré avec quelques individus seulement désormais.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Héron vert - Butorides virescens (Linnaeus, 1758) - Très occasionnel, cet oiseau d'origine Néotropicale a dû être dérouté par une tempête outre Atlantique. Il a été signalé lors de l'hiver 2011-12 sur Iteuil, vérifié quasi quotiennement entre le 21 novemvbre et le 4 janvier. Troisième mention française seulement.
Ibis falcinelle - Plegadis falcinellus (Linnaeus, 1766) - Très localisée, cette espèce ne s'observe, régulièremernt depuis 2004, en Charente-Maritime notamment dans le Marais du Brouage. Cet hivernage donne des indices de progression à surveiller.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Anatidés en Poitou-Charentes et Vendée

Cygnes, Oies, Bernaches, Tadornes, Canards, Nette, Fuligules, Macreuses…


En préparation…

Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Bernache cravant - Branta bernicla (Linnaeus, 1758) - Bien que localisée et spécialisée au littoral, cette espèce peut montrer des effectifs intenuptiaux importants : plusieurs milliers d'individus localement, près de 10000 sur Oléron ou Ré. Tout à fait occasionnelle et isolée dans les terres.
Canard chipeau - Anas strepera (Linnaeus, 1758) - Internuptial assez commun dans la région, tant sur le littoral que sur les quelques plans d'eau dans les terres. Encore peu présent dans les années 1980, en augmentation sur fond de fluctuations, dès les années 1990 et se poursuivant bien au début des années 2010. Quelques centaines d'individus en hiver répartis sur la région.
Canard colvert - Anas platyrhynchos (Linnaeus, 1758) - Internuptial très commun, répertorié presque partout. Plusieurs centaines d'individus se montrent sur le littoral ou les plans d'eau dans les terres. L'espèce est moins abondante dans la Vienne. Etat des lâchers cynégétiques à préciser pour la région.
Canard pilet - Anas acuta (Linnaeus, 1758) - Peu commun en période internuptiale, l'espèce se regroupant en effectifs de plusieurs milliers d'oiseau en Baie de l'Aiguillon en hiver (28% des effectifs nationaux). Ailleurs ce sont des groupes de plusieurs centaines de Canards pilets qui sont indiqués sur Oléron ou au Lilleau des Niges. Ailleurs, sauf sur quelques autres points du littoral, il est peu nombreux et irrégulier.
Canard souchet - Anas clypeata (Linnaeus, 1758) - Peu commun en période internuptiale, l'espèce se concentre en qulques points du littoral, un millier à Oléron, la moitié en Baie de l'Aiguillon. En faibles effectifs ailleurs, notamment sur le littoral, irrégulier dans les terres.
Canard siffleur - Anas penelope (Linnaeus, 1758) - Internuptial peu commun. Plutôt littoral, ce Canard est assez rare, mais régulier à l'intérieur des terres (jusqu'à 100 individus localement). On compte 5200 oiseaux en Baie de l'Aiguillon et 3300 sur Oléron.
Cygne tuberculé - Cygnus olor (Gmelin, 1803) - Initialement allochtone, originaire de la Baltique et de l'Europe orientale. Assez commun, sa répartition internuptiale est similaire à celle de la période de reproduction. En augmentation. Les rassemblements sont limités à quelques dizaines d'individus, essentiellement en habitats côtiers (maximum de 115).
Fuligule milouin - Aythya ferina (Linnaeus, 1758) - Internuptial peu commun, présentant une faible part des effectifs nationaux (1%) avec 673 individus en moyenne mi janvier. Espèce fluctuante. Ils sont dans les Deux-Sèvres où l'espèce niche depuis peu ou en Charente-Maritimes, notamment sur le littoral, mais aussi localement dans la Vienne ou la Charente où des groupes de plus de 10 individus sont réguliers très localement. En augmentation.
Harle huppé - Mergus serrator (Linnaeus, 1758) - Internuptiale, localisée et éparse sur le littoral de Charente Maritime et ses îles avec quelques dizaines d'individus en général. Record de 72 oiseaux en janvier 2010 à l'île de Ré. Tout à fait égarée dans les terres (un séjour hivernal en 2010-11 dans la Vienne).
Macreuse noire - Melanitta nigra (Linnaeus, 1758) - ENw France - Internuptiale, très localisée au littoral de Charente-Maritime. Ce sont plusieurs milliers d'oiseaux qui y sont recensés avec des effectifs moyens de 5000 oiseaux autour d'Oléron, plus de 13500, record de janvier 2012. En déclin probablement suite à une redistribution de l'aire d'hivernage (maintien des hivernants plus au nord). Aucune mention - récente - dans les terres.
Oie cendrée - Anser anser (Linnaeus, 1758) - Assez commune en période internuptiale, concentrée sur le littoral où on peut compter jusqu'à plusieurs centaines d'individus dans certains groupes. Plus rare et beaucoup moins nombreuse dans les terres où elle se montre irrégulièrement çà et là.
Sarcelle d'hiver - Anas crecca (Linnaeus, 1758) - Assez commune en période internuptiale, fluctuante, elle est indiquée sur une large part de la région avec de plus forts effectifs sur le littoral. On y compte par exemple plusieurs milliers d'oiseaux à Oléron ou en Baie de l'Aiguillon. Dans les terres il est rare que ceux-ci passent la centaine de Sarcelles d'hiver.
Tadorne de Belon - Tadorna tadorna (Linnaeus, 1758) - Essentiellement observée sur le litoral, cette espèce est peu commune globalement l'échelle de la région. On connaît toutefois des localités avec plusieurs milliers d'indvidus (Baie de l'Aiguillon, Oléron). L'hivernage concerne 27.000 oiseaux, soit 41% des effectis nationaux. En augmentation depuis les années 1960. Elle est devenue régulière, mais en faible nombre dans les terres ; observée irrégulièrement çà et là.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Bernache du Canada - Branta canadensis (Linnaeus, 1758) - Allochtone férale, originaire d'Amérique, elle s'est échappée du Marais des Oiseaux dans les années 1990. Elle a alors colonisé les marais des îles d'Oléron et de Ré. Elle est par ailleurs présente dans les Deux-Sèvres. Localisée en période internuptiale.
Eider à duvet - Somateria mollissima (Linnaeus, 1758) - Très localisé en période internuptiale, cet oiseau reste une espèce assez rare en France à cette époque. Il y a rarement plus d'un total de 10 oiseaux sur le littoral de la Charente-Maritime. Aucune mention - récente - dans les terres. Tendances au déclin suite aux marées noires à répétition côté Atlantique.
Fuligule milouinan - Aythya marila (Linnaeus, 1761) - NTw France - Occasionnel à très localisé en période internuptiale. L'espèce n'est régulière que sur le littoral de Charente-Maritime. Record total de 8 individus le 21 janvier 2010 au sud de la Baie de l'Aiguillon. Déclin constaté en France, peu perceptible dans la région où le Milouinan est une espèce marginale.
Fuligule morillon - Aythya fuligula (Linnaeus, 1758) - NTw France - Mentions tout à fait dispersées entre les côtes et les terres en période internuptiale, les effectifs passant la dizaine sont exceptionnels. Record de 156 individus le 15 janvier 2010 sur Rochefort.
Harle bièvre - Mergus merganser (Linnaeus, 1758) - Internuptial peu commun, plus nombreux lors des hivers rigoureux. Mentions éparses et localités irrégulières sur la région. Souvent isolé, rassemblement record de 22 individus à Moutiers sous Argenton les 17 et 18 janvier 2011.
Macreuse brune - Melanitta fusca (Linnaeus, 1758) - ENw France - Internuptiale très localisée, ses mentions sont éparses sur le littoral, exceptionnelles dans les terres. Fluctuante, effectif total maximal d'une quarantaine d'oiseaux.
Ouette d'Egypte - Alopochen aegyptiacus (Linnaeus, 1766) - Allochtone férale. S'est reproduite à quelques occasions dans la région, dès 1992 vers La Rochelle, mais aussi ailleurs. internuptiale occasionnellement signalée dans la région.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Bernache à cou roux - Branta ruficollis (Pallas, 1769) - Occasionnelle internuptiale, fondements sauvages prouvés en France, mais incertains. Un immature le 18 janvier 2010 dans la Baie de l'Aiguillon.
Bernache nonnette - Branta leucopsis (Linnaeus, 1758) - Allochtone d'origine férale, quelques oiseaux en provenance des populations échappées ou introduites de l'Europe centrale ou de l'Est peuvent se montrer en période internuptiale. Les groupes peuvent alors atteindre la trentaine d'individus, lors des vagues de froid. Record de 55 oiseaux le 26 décembre 2010 au Lac du Cébron.
Canard carolin - Aix sponsa (Linnaeus, 1758) - Allochtone échappés. Deux mentions récentes à Niort et Ingrandes.
Canard mandarin - Aix galericulata (Linnaeus, 1758) - Allochtone d'origine férale avec des mentions très localisées dans la région - période internuptiale -, souvent au niveau de villes comme Poitiers, Thoars ou Niort. Bien qu'en légère augmentation en France, les indications régionales restent très marginales.
Cygne chanteur
- Cygnus cygnus (Linnaeus, 1758) - Internuptial Occasionnel originaire notamment d'Islande : individus isolés lors des vagues de froids ou afflux particuliers en en octobre 2002.
Cygne noir - Cygnus atratus (Latham, 1790) - Allochtone introduit, originaire d'Australie. Internuptial très localisé.
Erismature rousse - Oxyura jamaicensis (Gmelin, 1789) - Allochtone d'origine férale, present en hiver en France à raison de 150-200 oiseaux. En augmentation. Quelques très rares indications vers le littoral de Charente-Maritime.
Fuligule nyroca - Aythya nyroca (Güldenstädt, 1770) - Occasionnel internuptial avec seulement deux mentions récentes : une femelle au cours de l'hiver 2009-10 notamment à St Pierre d'Oléron et un individu à Angoulêm le 15 janvier 2011. Le statut est similaire à celui des années 1970, bien que les mentions soient en augmentation en France.
Garrot à oeil d'or - Bucephala clangula (Linnaeus, 1758) - Occasionnel, stations irrégulières tant sur les côtes que dans les terres, en marge de la répartion hivernale de l'espèce en France. En effondrement par exemple dans le Morbihan, les effets de ce déclin sont à prévoir et surveiller dans la région.
Harelde boréale - Clangula hyemalis (Linnaeus, 1758) - Occasionnelle internuptiale, observée certains hivers, à l'unité ou par paire sur les côtes de la Charente-Maritime.
Harle piette - Mergellus albellus (Linnaeus, 1758) - VUw France - Occasionnelle internuptiale. Seulement 4 mentions récentes, au coeur de l'hiver (décembre ou janvier) éparses dans la région, aucune en Charente.
Macreuse à front blanc - Melanitta perspicillata (LInnaeus, 1758) - Occasionnelle internuptiale, cinq mentions de 1981 à 2012, dont une le 19 décembre 2011 sur les côtes de l'île d'Oléron. 28 mentions en Vendée où l'espèce est recherchée activement sur la même période. Un hivernage constaté à l'ïle de Ré au cours de l'hiver 2016-17.
Nette rousse - Netta rufina (Pallas, 1773) - Occasionnelle dans la région en période internuptiale, individus isolés ou par paire. Record de 7 oiseaux le 2 janvier 2010 à Marennes. Les mentions bien que peu nombreuses encore, sont en augmentation par rapport aux années 1970 en Poitou-Charentes.
Oie à bec court - Anser brachyrhynchus (Baillon, 1833) - Occasionnelle internuptiale : un adulte du 21 novembre au 19 décembre 2012 à Breuil Magné.
Oie des moissons - Anser fabalis (Latham, 1787) - VUw France - Internuptiale très rare, mentions éparses et limitées. En déclin par rapport aux années 1970.
Oie des neiges - Anser caerulescens (Linnaeus, 1758) - Occasionnelle internuptiale avec un individu le 26 décembre 2010 parmi 975 Oies cendrées à la Baie de l'Aiguillon. Deux anciennes mentions des années 1990.
Oie rieuse - Anser albifrons (Scopoli, 1769) - Occasionnelle internuptiale, avec de 3 à 18 individus comptés, notamment en Baie de l'Aiguillon, ainsi que sur Oléron. Exceptionnelle ailleurs.
Tadorne casarca - Tadorna ferruginea (Pallas, 1764) - Internuptiale occasionnelle, essentiellement d'origine sauvage. Cinq observations récentes en Charente-Maritime. Mentions hivernales en augmentation en France.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Gallinacés et Râles en Poitou-Charentes & Vendée

Perdrix, Faisan, Outardes, Râles, Marouettes, Grue, Outardes…



Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Faisan de Colchide - Phasianus colchicus (Linnaeus, 1758) - Allochtone, issu de lâchers cynégétique, féral d'origine asiatique. Autrefois très rare dans le pays tant au XVIIIe qu'au XIXe siècle, les lâchers de Faisan de Colchide sont un phénomène relativement récent propre aux XXe et XXIe siècles. Elle se répands dans les secteurs de plaine du pays, c'est une espèce très commune en Poitou-Charentes, plus rare ou absente dans les secteurs viticole. Connue sur les îles.
Foulque macroule - Fulica atra (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Assez commune en période internuptiale, la Foulque macroule tends toutefois à manquer sur près de la moitié de la région, en particulier dans l'est de la Charente-Maritime, une part de la Charente, le sud des Deux-Sèvres et l'ouest de la Vienne. Des effectifs de plusieurs centaine d'individus sont rapportés (3550 en moyenne au total pour l'ensemble de la région mi janvier ; alors moins de 1% de l'effectif national). On a pu compter au maximum 620 oiseaux sur un même site en hiver ce qui est tout à fait médiocre. L'espèce se concentre en quelques points du littoral, ou sur quelques pièces d'eau importantes du territoire. C'est à cette époque un oiseau aux effectifs fluctuant, délaissant, sans raison identifiée, certaines stations (déclin possible).
Grue cendrée - Grus grus (Linnaeus, 1758) - Le couloir de migration de la Grue cendré survole le Poitou-Charente et concerne des milliers d'individus de passage. Par ailleurs des échanges existent au cours de l'hiver entre des grands sites de stationnement aussi éloignés que ceux des Landes et de Champagne par exemple. Aussi les oiseaux empruntent-ils alors le même couloir de déplacement. A cette occasion des observations hivernales se font dans la région - manque dans le nord des Deux-Sèvres et de la Vienne. Elle est assez communément contactée en hiver. Certains sites accueillent des haltes provisoires comme les lacs de la Haute Charente ou la lagune de Mortagne sur Gironde. En forte augmentation depuis les années 1970.
Perdrix grise - Perdix perdix (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire, assez commune complétée par des lâchers cynégétiques. Les souches sauvages d'origine sont alors métissées, mais vraisemblablement toujours présentes sans que la preuve en soit clairement apportée. La période internuptiale est ainsi perturbée par ces lâchers. Elle est alors dans le sud du département des Deux-Sèvres, le nord de la Charente-Maritime, île de Ré comprise et dans le coeur et le nord de la Vienne. Très éparse ailleurs.
Perdrix rouge - Alectoris rufa (Linnaeus, 1758) - Allochtone d'origine méditerranéenne ; essentiellement issue de lâchers cynégétiques, férale. Elle est sédentaire et commune. Plus fréquente et abondante dans les zones ouvertes de l'ouest du Poitou-Charentes, absente ou lacunaire dans les secteurs valonnés et/ou boisés. Rien ne prouve l'existence du maintien de populations initialement sauvages ; nous pensons qu'en France, l'espèce était initialement méditerranéenne et présente sur le piémont des Alpes notamment ; ailleurs elles ont dû être introduites par lâchers.
Poule d'eau - Gallinula chloropos (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Très commune en période internuptiale sur la région, répandue partout, elle est moins densément représentée ou méconnue en certains points, en Charente. Stable ou en léger déclin depuis les années 1970 à cette époque de l'année.
Râle d'eau - Rallus aquaticus (Linnaeus, 1758) - Dans la région, l'espèce tends à être sédentaire, mais des sites de nidification sont toutefois abandonnés en cas de baisse des eaux ou de gel prolongé. Peu commun en période internuptiale, mais assez répandu. Venus de migrateurs venant renforcer les effectifs locaux notamment sur les îles de Ré et d'Oléron ainsi que dans les marais littoraux ou le Marais Poitevin et quelques vallées alluviales.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Outarde canepetière - Tetrax tetrax (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Si la région accueille la majeure partie de la dernière population migratrice d'Europe centrale lors de son passage, l'hivernage y est marginal et limite occasionnel. Il n'est régulier et ne concerne que de très faibles effectifs que localement dans les Deux-Sèvres (Les Fosses, Asnière en Poitou). Ce sont jusqu'à 9 oiseaux qui ont été notés, essentiellement immatures ou au contraire âgés et trop faibles pour migrer. Cet hivernage semble méconnu et mal prospecté et reste à mieux définir. Le statut connu est similaire à celui des années 1970 pour l'hiver.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Caille des blés - Coturnix coturnix (Linnaeus, 1758) - Espèce nicheuse, migratrice. Tout à fait occasionnelle en hiver, phénomène rare à l'échelle du pays. Quelques très rares mentions dans le sud des Deux-Sèvres et localement ailleurs concernent probablement, selon nous, à des oiseaux hybridés avec des Cailles du Japon (Coturnix japonica) dont le comportement est sédentaire.
Faisan vénéré - Syrmaticus reevesii (Gray, 1829) - Allochtone d'origine asiatique. Quelques foyers sont occupés en periode internuptiale dans la région, résultats de lâchers cynégétiques. Les oiseaux ne survivent généralement pas à la saison de chasse. On en a toutefois vu en période nuptiale sur les mêmes lieux, sans preuve de reproduction connue. Connue à l'île de Ré, en Deux-Sèvre et dans la Vienne, aucune mention en Charente.
Marouette ponctuée - Porzana porzana (Linnaeus, 1766) - La France est en marge de l'aire d'hivernage centrée sur l'Afrique. Elle est à cette époque occasionnelle en Poitou-Charentes avec deux mentions : 15 décembre 2009 à St Clément des Baleines et le 2 décembre 2010 à St Hilaire la Palud. Ce statut est similaire à celui connu dans les années 1970. Plus tôt bien que très rare, l'espèce hivernait plus régulièrement dans la région, avant que les populations françaises ne s'effondrent en particulier après la moitié du XXe siècle. Le dernier cas de nidification régional remonte à 2008 en Charente-Maritime. Historique à remonter [A préciser].

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Généralités sur les Vertébrés

Poissons d'eau douce - Poissons marins
Batraciens - Reptiles
Oiseaux : Ardéidés et Cigognes - Anatidés - Rapaces diurnes et nocturnes - Gallinacés et Râles - Limicoles - Laridés - Autres oiseaux marins ou aquatiques - Martinets, Huppes et Pics… - Passereaux
Mammifères : Chiroptères

Brugel E. (coord.) 2018 - Espèces animales déterminantes du Poitou-Charentes (2018). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Phoque gris

Halichoerus grypus (Fabricius, 1791)

Le Phoque gris est présent depuis l'est du Canada et l'Islande à la France et la Grande Bretagne, jusqu'au niveau de la Mer Blanche au nord de la Scandinavie. En France, l'espèce descends peu au sud et est déjà rare à très rare dès le sud de la Bretagne région où elle est connue reproductrice depuis 1973.

C'est la sous-espèce
atlantica qui vient en Poitou-Charentes et Vendée. On donne à peu près chaque année quelques mentions ou cas d'échouage en particulier au niveau des îles.

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©© by - Steenbergs - Wikimedia Commons

Brugel E. (coord.) 2018 - Liste Rouge des Mammifères du Poitou-Charentes. - Poitou-Charentes Nature.
Prévost O. & Gailledrat M. 2011 - Atlas des mammifères sauvages du Poitou-Charentes (1995-2008). - Cahier technique.

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Miscellaneous Biodiversita (Phoque gris)

Loup gris

Canis lupus (Linnaeus, 1758)

Avertissement - On dit beaucoup de choses sur le Loup, on diffuse des informations diverses et variées et si nous avons pu succomber comme tous à l'imaginaire collectif, il convient de rester critique en ce qui concerne les éléments dits autour de cette espèce. Attention de ne pas "crier au loup" par erreur !

Les derniers Loups de Poitou-Charentes et Vendée auraient disparu dans les années 1930. L'espèce de retour en France devrait être bientôt, sinon un jour dans la région, si on lui laisse quelques chances…


Charlemagne ne s'est pas contenté d'inventer l'école ! Il a, en 813, pris une disposition pour lutter contre les Loups. Il créa les premiers officiers de Louveterie alors nommés
Luparii. Il fut imité par plusieurs de ses successeurs ; les premiers louvetiers, gens du peuple dont la vocation était l'éradication du Loup, apparaissent en 1318. François Ier définit en 1520 les fonctions de grand louvetier et sous Louis XIV le dauphin en personne devint responsable de la louveterie.

En patois local on trouve comme en français le
Loup mais aussi le Loup. On crillait "cajho !" pour les chasser. Quant au loup-garou, il porte le joli nom de galipote (et diverses variantes), la femelle étant la jhenope.

Les derrniers Loups gris types (ou Loup de Linné, Canis lupus lupus) connus en France, l'on été entre 1935 et 1940 (1954 ?) en Poitou-Charentes. C'est actuellement la souche italienne (ou Loup romain, Canis lupus italicus) qui est en cours d'installation dans le pays.


La présence du Loup en Poitou-Charentes & Vendée doit remonter à la nuit des temps : il est signalé dès le Paléolithique (anté-Holocène) sur l'essentiel des départements non littoraux. Sur ces derniers il n'est indiqué que plus tard, en général dès l'âge de Bronze ou du Fer (pas avant 4000 BP donc). Dumerchat (2010) souligne le paradoxe de la faiblesse du nombre de preuvent de relations entre le Loup et l'Homme au cours de la Préhistoire, la période de l'Antiquité et même du Moyen Âge.
Les récits sont nombreux et de nouveaux commentaires inédits sur la région sont encore rapportés, descendants d'hommes qui ont vu l'homme qui ont vu le Loup comme Dupuigrenet Desroussilles (2019). Nous en présentons quelques uns choisi ici, avec tout ce que celà peut comporter d'incertitudes car nous avons une imagination bien fertile, nous les humains et déformons volontiers la réalité tout particulièrement lorsqu'il s'agit du Loup.

Dumerchat (2010) dit que l'entrée d'un Loup dans une ville, ou dans un camp, est un prodige attesté 23 fois du Ve siècle avant JC au IIIe siècle de notre ère, par des chroniqueurs et historiens latins. Ainsi ne viendra-t-on pas s'étonner du fait relaté par Grégoire de Tours pour un animal entré dans les murs de Poitiers dans les années 580 où on ferma les porte, la traqua et le tua. Cette histoire aux fondements vraisemblablement rééls est associé à un volet de superstitions et de présages dramatiques.

Durant la guerre de Cent Ans (XIV-XVe siècle) les Loups pénètrèrent dans les rues de St Jean-d'Angély dévorant les cadavres qu'on n'avait alors plus la force d'enterrer. Le 23 octobre 1572 un vieil individu entre sans nulle gêne dans une boucherie à La Rochelle et fut malmené par les chiens et le gens ; témoignage de vue de Loups en ville à l'époque. On a pu dans le secteur de Poitiers détruire 180 Loups et 358 louveteaux en 1770. Dans la Généralité de Poitiers (essentiel de la Vienne, des Deux-Sèvres, de la Vendée et le nord de la Charente) ce sont pas moins de 5247 Loups qui furent abattus entre 1770 et 1784 (Prévost 2014). Les Loups apprécient tout particulièrement les landes nombreuses dans la région, nommées les "brandes du Poitou". A la fin du XVIIIe siècle, le Loup est en Deux-Sèvres plus abondant dans les arrondissements de Bressuire et de Parthenay. Notons que les battues étaient souvent organisées administrativement et qu'on trouve trace de documents attestant le contexte de celles-ci (
exemple de 1814 pour Vernoux-en-Gâtine, Deux-Sèvres). En 1842 le Loup était assez répandu en Charente-Maritime, notamment dans les forêts de Benon, Chizé, les bois de Saintes et de l'Houmé. Il n'est déjà plus qu'en petite quantité et localisé au milieu du XIXe siècle sur l'essentiel de la Charente, mais de belles populations subsistent à proximité de la Vienne et de la Haute-Vienne et perdureront jusqu'au "bout". En 1863 le duc de Beaufort vient spécialement d'Angleterre avec son équipage pour chasser le Loup en Poitou [1]. Il est encore abondant jusqu'après 1870 dans les brandes de la Vienne, mais sur ce département le déclin sera rapide. Par ailleurs, dans les années 1880 il est dit qu'il devient assez rare dans les forêts de la Charente-Maritime. A la fin du XIXe siècle il ne subsiste plus en Deux-Sèvre que dans les cantons de Lezay et Sauzé. Dans ce dernier département les mentions deviennent très ponctuelles au début du XXe siècle et la dernière date de 1927 (cas précisé ci-dessous). Ce ne sont pas moins de 121 Loups détruits dans la Vienne entre 1900 et 1929, essentiellement avant la première guère mondiale date après laquelle les mentions deviennent très localisées sur ce département. De même 256 Loups furent tués entre 1900 et 1929 dans un de ses derniers beau bastion situé en marge du département de la Charente. Pour la période de 1917 à 1937, Prévost (2014) a recueilli 42 données de Loups pour la région dont 34 authentifiées par la capture d'un animal. Si les derniers Loups du Poitou sont signalés au delà de 1930, un des derniers individus tués, l'est le 6 décembre 1927 sur Aigonnay (Deux-Sèvres) par Felix Morin. On trouve encore avec Prévost (2014) le cas d'un indvidu tué en 1932 sur Vinax en Charente-Maritime rapporté par Jeanne Brunet, le dernier Loup tué dans la Vienne signalé en 1932 à Pleumartin rapporté à Daniel Bernard ou un animal abattu en septembre 1933 sur la commune de Les Pins en Charente ainsi qu'un dernier en 1937 à St Angeau, toujours en Charente, dernier cas authentifié en France. Plusieurs mentions concernent ensuite principalement les Deux-Sèvres, voire la Vienne. Mais il doit subister dans les autres départements du Poitou puisqu'en 1935 ce sont quelques individus qui auraient été aperçus en Forêt de Braconne (Charente), information parue dans le journal local, l'Observateur de Ruffec, le 3 mars. Il s'agit d'une des dernières mentions "officielles" du Loup de Linné en France, néanmoins Salvat pense en 1937 qu'il reste quelques individus subsisteraient dans les bois impénétrables et les brandes du sud du Poitou et du pays Charentais de Montmorillon à Confolens, de Civais à Ruffec et à l'est d'Angoulême. Il en resterait de même encore en Dordogne entre Nontron et Ribérac. On rapporte même pour la Charente un contact dans le nord département en 1947. Outre le fait que ces indications tardives sont pléthoriques, on n'en connaît pas, ni les fondements, ni les sources exactes. Elles seront donc à considérer avec doute raisonnable. Nous signalerons en dernier chef un Loup rapporté à Sauzé-Vaussais (Deux-Sèvres) en 1954, sans qu'il soit possible d'en apporter ni preuve, ni clairs fondements.

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©© bysa - M.Steichen - Loup de Linné (Canis lupus lupus) - Wikimedia Commons

Une grande empreinte du Loup en Poitou-Charentes


Ce ne sont pas moins de 150 toponymes faisant référence au Loup qui sont identifiés dans la Vienne et 60 dans les Deux-Sèvres (Prévost 2014).

Surveillance du retour du Loup en Poitou-Charentes & Vendée


Des signes de présence possible seulement… Quelques premiers indices sont déjà disponibles pour la Vienne et pour la Charente, mais pour l'instant aucune preuve d'un animal qu'on pense, selon certaines sources, déjà présent jusqu'en Bretagne. Il est bien signalé dans le Limousin et côté Aquitaine ou Vendée on en est au même point qu'en Poitou-Charentes (indices sans preuves).
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Un loup gris authentifié le 20 novembre 2019 en Charente-Maritime

Quelques références


Bost-Lamondie J. 2018 - Ecoute en tête ! Les derniers Loups. Souvenirs de vénerie. - Montbel : 216 pp. [Première éd. en 1990 chez Le Pigache éd.]
d'Osmond R. 1892 - L'Homme des Bois. - Firmin-Didot, Paris.
Dumerchat F. 2010 - Histoire des loups en Poitou-Charentes-Vendée et plus particulièrement dans les Deux-Sèvres. Un état de la question. - Bull. de liaison des Soc. historiques des Deux-Sèvres, 4.
Dumerchat F. & Ribouillault C. 2013
- Histoire et mémoire du Loup. Charentes-Poitou - Vendée. - Cpe, Passeurs de Mémoire.
Dumerchat F. & Ribouillault C. 2018 - Le Loup en Poitou. - Ed. La Geste.
Dupuigrenet Desroussilles G. 2019 - Le Loup. - Ed. Montbel.
Fougeyrollas C.A. 1969 - Un animal de grande vénerie. Le Loup. Les chasses de loups en Poitou. - Ed.Perrin.
Prévost O. 2014 - Les derniers loups du Poitou-Charentes ? - Le Picton, 224.
Reynaud M. 1985 - Loups du Poitou. - Les Amis du paays de Lussac-les-Châteaux.
Teulière J.M. 2002
- Le Loup en Limousin, petite histoire d'une grande disparition. - Ed. Souny.

Liens Internets


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Miscellaneous Biodiversita (Loup gris)

Notes


de la besge
[1] - A Persac le vicomte Emile de la Besge (1812-1905 - photo ci-contre) est un des louvetiers les plus célèbre du Poitou. Il eut notamment l'honneur de recevoir le duc de Beaufort en 1863, venu spécialement d'Angleterre, pour chasser le Loup en forêt de Verrières avec les chiens de sa meute, qui au demeurant furent de médiocres courseurs à la différence des "bâtards du Poitou". Cet événement fit déplacer des Louvetiers de divers endroits venant même depuis Paris ou la Nièvre (illustration ci-dessous extraite de d'Osmond 1892).
le déplacement du duc de Beaufort en Poitou 2 -Tiré de Les Hommes des Bois (1892) - R. d'Osmond
A la fin du XIXe siècle en Poitou, un seul chasseur pouvait dans sa vie encore tuer jusqu'à 62 Loups à lui-seul. Certains disent qu'aux XVIII et XIXe siècles, le dernier moyen trouvé par les nobles des campagnes pour prouver au paysans qu'ils avaient encore un rôle protecteur était de mener la chasse au Loup. Au cours de l'années 1905, c'est a priori, le dernier équipage qui est réuni pour chasser le Loup en Poitou : il sonna 63 hallalis sur cet animal au cours de l'année. La meute comprenait alors un Chien hybride (ou demi-Loups) prompt à mieux repérer les traces de l'animal. Notons que plusieurs races de Chiens furent forgés en Poitou pour la chasse au Loup. Celles-ci ont disparu. On notera les Anglo-Poitevins, le Gascon-Saitongeois, le Griffon Vendéen, le Haut-Poitou, le Bâtard de Persac, le Saintonge, le Vendée. Fougeyrollas (1969) détaille par ailleurs la biographie de nombreux Louvetiers de la région.
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Loutre d'Europe

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La Loutre d'Europe, ou mieux encore, Loutre d'Eurasie ,car sa répartition dépasse très largement la dimension du continent, se trouve en Poitou-Charentes dans un de ses anciens fiefs, et s'il elle a régressé un temps, elle ne s'est jamais approché du risque de disparition. C'est actuellement une espèce en reprise dans l'est de la France. C'est un animal discret qu'il n'est pas toujours facile à repérer.

Ses populations françaises ont été au plus bas dans les années 1970-1980. Tout à fait courante encore dans les années 1990 sur les départements littoraux de la Vendée et de la Charente Maritime, elle était toutefois devenue rare dans les Deux Sèvres et la Charente, quasi exceptionnelle dans la Vienne. Elle a repris du terrain depuis, sa marge de progression dans la Vienne étant encore significative.

La Loutre a été régulièrement étudiée sur le Marais poitevin depuis les années 1980 et régulièrement suivie depuis les années 2000. Elle est bien représentée sur l'essentiel du Marais.

Elle a récemment été confirmée sur la Sèvre dans la Ville même de Niort, ce qui est l'objet d'un reportage local.



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© Gère Vivante

Quelques références


Dubois M. 2012 - Suivi de la répartition et gestion conservatoire de la Loutre d'Europe (Lutra lutra) dans le Marais Poitevin. - Parc du Marais Poitevin. - PDF LINK
Sarat E. & al. 2013 - Le Réseau Loutre-Castor des Deux-Sèvres : une aventure humaine. - Rés. Mamm. du Bassin de la Loire, ONCFS. - PDF LINK

Liens Internets


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Miscellaneous Biodiversita (Loutre d'Europe)

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Chiroptères en Poitou-Charentes & Vendée

Mammifères

26 espèces sont représentées en Poitou-Charentes dont une menacée au niveau national (VU), le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii) et une mal connue (DD), la Grande Noctule (Nyctalus lasiopterus).

Les espèces suivantes sont rares à très rares dans la région : Rhinolophus euryale, Myotis blythii, Nyctalus lasiopterus, Vespertilio murinus, Pipistrellus pygmaeus, Pipistrellus nathusii et Miniopterus schreibersii.

Si le niveau de prospection est bon dans les Deux-Sèvres et dans la Vienne, il reste lacunaire dans les deux départements des Charentes. Néanmoins ceci n'affecte pas fondamentalement le nombre d'espèce connues sur les différents secteurs de la région.

Bracco S. & Le Guen A. 2013 - Déclinaison régionale du Plan National d'Actions en faveur des Chiroptères en Poitou-Charentes. - Poitou-Charentes Nature & col. - PDF LINK

Mammifères en Poitou-Charentes & Vendée

Chiroptères
Loup gris

Saint-Girons M.C., Bertrand A. & Dupuy R. 1991
- Atlas des Mammifères de Charente-Maritime. - Série Patrimoine Génétique, vol.6.
UICN France & al. 2017 - La Liste Rouge de espèces menacées en France. Chapitre Mammifères de France métopolitain. - France, Paris. - PDF LINK

> Fauna - Observatoire de la Faune de Nouvelle-Aquitaine

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Liste Rouge des Mammifères menacés de France (2017 et al.)


Il convient dans quelques cas de se baser sur les Listes Rouges mondiale ou européenne.
Eteintes - EX
Bos primigenius - Prolagus sardus
Disparues du territoire - RE
Capra pyrenaica pyrenaica - Eubalaena glacialis - Monachus monachus
En Grave Danger - CR
Mustella lutreola - Rhinolophus melehyi - Ursus arctos
En Danger - EN
Balaenoptera borealis - Balaenoptera musculus - Balaenoptera physalus - Capra pyrenaica - Cricetus cricetus - Lynx lynx - Myotis dasycneme
Vulnérables - VU
Barbastella barbastellus - Canis lupus - Cervus elaphus corsicanus - Galemys pyrenaicus - Globicephala melas - Grampus griseus - Lepus corsicanus - Miniopterus schreibersii - Myotis capaccinii - Myotis bechsteinii - Myotis escalarai - Myotis nattereri - Myotis punicus - Nyctalus lasiopterus - Nyctalus noctula - Ovis gmelinii - Physeter macrocephalus - Plecotus macrobullaris - Rhinolophus euryale - Rupicapra rupicapra cartusiana

Reptiles en Poitou-Charentes & Vendée

Liste Rouge des Reptiles menacés de France (2015)


En Danger - EN
Iberolacerta aranica - Iberolacerta aurelioi - Testudo hermani - Vipera ursinii
Vulnérables - VU
Iberolacerta bonnali - Mauremys leprosa - Testudo hermanni - Timon lepidus - Vipera berus - Vipera seoanei

Batraciens en Poitou-Charentes & Vendée

Liste Rouge des Amphibiens menacés de France (2015)


En Danger - EN
Bufotes viridis viridis - Pelobates fuscus - Rana arvalis - Rana pyrenaica
Vulnérables - VU
Bombina variegata - Calotriton asper - Discoglossus sardus - Hyla moleri - Pelobates cultripes - Salamandra atra - Salamandra lanzai

Poissons d'eau douce de Poitou-Charentes & Vendée

Liste Rouge des Poissons d'eau douce menacés en France (2010 et al.)


Dans de rares cas la référence est la Liste Rouge mondiale ou européenne.
Eteintes - EX
Coregonus bezola - Coregonus fera - Coregonus hiemalis
Disparues du territoire - RE
Aphanius iberus - Valencia hispanica
En Grave Danger - CR
Acipenser sturio - Anguilla anguilla - Cottus petiti - Zingel asper
En Danger - EN
Coregonus lavaretus - Misgurnus fossilis - Salmo cetti
Vulnérables - VU
Alosa alosa - Alosa fallax - Cobitis taenia - Esox lucius - Lampetra fluviatilis - Lota lota - Parachondrostoma toxostoma

Poissons marins en Poitou-Charentes & Vendée

Liste Rouge des Poissons marins menacés en France (diverses années)


Il n'y a pas de liste Rouge nationale à proprement parler, néanmoins sont à considérer comme menacés les Poissons indiqués sur les Listes Rouges mondiale ou européenne.
En Danger - EN
Epinephelus marginatus - Hippoglossus hippoglossus
Vulnérables - VU
Dentex dentex - Gadus morhua - Hoplostethus atlanticus - Labrus viridis - Mola mola - Molva dypterygia - Pomatomus saltatrix - Trachurus trachurus - Umbrina cirrosa

Sélaciens en Poitou-Charentes & Vendée

Liste Rouge des Sélaciens menacés en France (2013 et al.)


Certaines espèces sont prises sur les Listes Mondiale ou Européennes.
En Grave Danger - CR
Aetomylaeus bovinus - Carcharias taurus - Carcharodon carcharias - Centrophorus granulosus - Dipturus batis - Dipturus intermedia - Gymnura altavela - Lamna nasus - Odontaspis ferox - Rostroraja alba - Squatina aculeata - Squatina oculata - Squatina squatina
En Danger - EN
Alopias superciliosus - Alopias vulpinus - Carcharhinus plumbeus - Centroscymnus coelolepis - Centrophorus granulosus - Centrophorus squamosus - Cetorhinus maximus - Dalatias licha - Echinorhinus brucus - Mobula mobular - Raja radula - Raja undulata - Squalus acanthias

Vulnérables - VU
Dasyatis pastinaca - Galeorhinus galeus - Leucoraja fullonica - Leucoraja naevus - Mustelus mustelus - Mustelus punctulatus - Myliobatis aquila - Raja clavata - Sphyrna zygaena