Oiseaux des Deux-Sèvres (1806)

oiseaux1806
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Guillemeau J.L 1806 - Essai sur l'histoire naturelle des oiseaux du département des Deux-Sèvres. - Elies-Orillat, Niort. - ONLINE


Guillemeau (1806) nous livre une ornithologie précoce, des oiseaux des Deux-Sèvres. On y trouve les habitudes des ornithologues de l'époque à parler des oiseaux piégés ou des oiseaux chassés au fusil, ainsi que celle d'aller se renseigner au marché - de Niort en l'occurrence -, mais ce travail est moderne dans le sens où on y trouve souvent les dates - mois - de mlgration ou présence des espèces, des localités précises et parfois des informations sur des observations plus détaiilées. Il y a aussi une sorte de clé dichotomique de détermination des espèces. Guillemeau (1806) a pour son époque une très bonne connaissance de la biologie, la nidification, l'écologie des Oiseaux… ainsi que des méthodes de chasse !
Notons qu'hormis une description de Brisson, toutes les espèces connues par Guillemeau (1806) sont issus de description de Linnée, voire de Gmelin attribuées à Linné par l'auteur.

Les espèces sont groupées selon les ensembles données par le plan de l'auteur, reclassées par leur nom principal actuel auquel est ajouté, le nom donné par l'auteur [les noms locaux en précisant les secteurs entre crochets] puis le nom scientifique utlisé par Guillemeau (1806).
Nous préciserons après recherche ultérieurement. Notons que cet auteur parle de montagnes pour les Deux-Sèvres, il conviendra de préciser aussi ce qui corresponds aux sens de montagnes locales (avec bocages) - voir notamment le Moineau friquet.

Nous avons illustré ce texte d'anciennes planches de Buffon qui sont légèrement antérieures à l'ouvrage de Guillemeau (1806).

Rapaces diurnes


Aigle pomarin - Aigle commun - Falco fulvus L. - Ne se voit que rarement. On en tua un dans les environs de Mauzé en 1803, aurait été vu près de Boirateau.
Autour des Palombes - Autour - Falco palumbarius L. - Jadis plus commun dans le département et surtout dans la partie du midi. Le plus grand nombre a déserté nos contrées depuis la destruction des colombiers.
Busard cendré - Sous-Buse [Cossarde : Chizé ; Fausse-Buse : Parthenay] - Falco pygargus L. - Plaines voisines de la forêt de Chizé, dans les bruyères du deuxième arrondissement et dans plusieurs autres cantons.
Busard des roseaux - Buzard [Cossarde : Niort] - Falco aeruginosus L. - Sur presque tous les marais et étangs dy département, souvent sur les bords de Sèvre, dans les endroits où elle n'est pas navigable.
Buse variable - Buse [Cossard : Nord du département] - Falco buteo L. - Présente dans un grand nombre de cantons du département.
Circaète Jean-le-Blanc - Jean le Blanc [Milan blanc - Parthenay] - Falco gallicus L. - Nord du département, dans le bruyères et les landes voisines de la froête de l'Absie et toute cette contrée.
Epervier d'Europe - Epervie - Falco nisus L. - Dans presque tous les cantons du département, mais particulièrement près d'Argenton Château, l'Absie, Moncoutant et Chizé. Il passe toute l'année dans le pays [les campagne] et se retire dans les bois en hiver.
Faucon crécerelle - Crécerelle [Baleri : Niort et ailleurs] - Falco tinnunculus L. - Très commune dans tous le département. Ne manque à aucun vieux château. Plusieurs sur les murs du château de Niort. Semble partiellement migratrice : arrivées avec les Lavandières.
Faucon émerillon - Emérillon - Falco œsalon - Dans plusieurs contrés du département des Deux-Sèvres. Le jour dans les plaines de Vouilé, Villiers, Niort, ect., le soir se retire dans quelques bois voisins.
Faucon hobereau - Hobereau [Aubreau : Parthenay ; Oubra : Niort] - Falco subbuteo L. - Beaucoup dans les environs de la forêt de l'Hermintain et dans plusieurs bosquets sur les arrondissements de Melle, Niort, dans les plaines près de Chizé.
Faucon pèlerin - Faucon - Falco communis L. - Assez commune dans les Deux-Sèvres : en particulier dans la forêt de l'Absie, à Chantermerle, Montcoutant ety autres lieyx de l'arrondissement de Parthenay.
Pygargue à queue blanche - Orfraye - Falco ossifragus L. - Aperçu vers Niort et quelquefois dans les grandes forêts : Chizé, l'Hermitain ; vers les grands étangs du nord du département : Juigny, les Châtelliers, Pugny.

Les grands absents de cette liste sont le Balbuzard pêcheur et le Busard St Martin. Aussi ont-ils pu être respectivement confondus avec l'Orfraye rapportée au Pygargue à queue blanche et le Busard cendré.

Rapaces nocturnes


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Chouette chevêche (1) - Chat-huant [Chavant : Chizé, Beauvoir, Marigny…] - Strix stridula L. - Environs de la forêt de Chizé, dans les grands maronniers des vieux château d'Argenton Château, Sauzais, de l'Ebaupinais, de Breuil. A Niort on en voit assez souvent l'été dans les maronniers du Vieux Founeau, dans les grands arbres de la Bigoterie, etc.
Chouette chevêche (2) - Chevèche [Petite Chouettes : par endroits] - Strix passerina L. - Dans les mêmes cantons que le Chat-Huant.
Chouette effraie - Effraye [Fesaye : Niort et ailleurs] - Strix flammea L. - Très commuune dans le département. Le clocher de l'église Notre-Dame et les tours du Château de Niort servent d'habitation à plusieurs. On en voit encore dans les ruines des châteaux Salbard, de la Forêt sur Sèbvre, de Pugny, de Chizé, etc., etc.
Chouette hulotte (1) - Hulotte - Strix aluco L. - Moins commune que les autres oiseaux de proie, se voit dans les environs des bois d'Estampes, de Villiers en Bois, de la Ruffinèe, de Foie Montjault, de Bufajasse, etc. et dans quelques autres lieux boisés du département.
Chouette hulotte (2) - Chouette [Choue : dans quelques cantons] - Strix ulula L. - Assez répandue.
Moyenduc1770
Hibou moyen-duc - Hibou commun - Strix otus L. - Environs de la forêt de Chizé, près de Beauvoir, de Marigné, de Péré des Fosses, dans les enviirons de plusieurs bosquets des premiers et second arrondissement. Vu vers Niort en décembre.
Hibou petit-duc - Scops [Cop : l'Absie, Chantemerle] - Strix scops L. - Dans plusieurs cantons du deuxième arrondissement. On en voit souvent vers Niort, rapporté même en hiver.

Les populations de Rapaces nocturnes paraissent relativement réduite, ce qui dénote probablement une certaine difficulté à les découvrir.

Pies-grièches


Pie-grièche écorcheur / Pie-grièche à tête rousse - Ecorcheur [Ecorcheu : quelques cantons] / var. Pie-grièche rousse (Lanius rufus L.) - Arrive au printemps et repart fin septembre, début octobre. L'Ecorcheur et sa variété habitent les plaines qui se trouvent dans les arrondissements du nord : Bouillé Lauret, Genéton, Coulonges Thouasais, Noiterre, Brion, St Verge ; aussi dans le sud.
Histoire_naturelle_des_oiseaux_(Tom_II,_Plate_VI)_(8726321812)
Pie-grièche grise [Lanier gris, Pic tril : Argenton Château, Thouars ; Pic griché : la Chapelle St Laurent, Bréssuire] - Lanius excubitor L. - Surtout dans le nord du département ; visible dans le sud uniquement en hiver. Présente toute l'année.

La Pie-grièche à tête rousse apparaît en second plan ; espèce bien caractérisée, elle devait être bien rare déjà. Il semble par ailleurs possible que des Pies-grièches méridionales soient concernées par l'hivernage situé dans le sud du département.

Loriots


Loriot d'Europe - Loriot commun [Compère Loriot : Prahecq, Aiffres, Brulin… ; Loriou : en d'autres endroits] - Oriolus galbula L. - Arrive début mai et repart en août-septembre. Souvent vers Niort, Prahecq, Aiffres, Frontenay, St Symphorien, Fors, etc. et ailleurs.

A préciser…

Gobes-Mouches


Gobemouche gris - Gobe-Mouche - Muscicapa grisola L. - Arrive en avril et repart en septembre. Assez commun vers la forêt de Chantemerle, à l'Absie ; aussi parfois vers Niort, vers le pays de Gâtine ; petit bois de la Vachette, dans le bas de Telouse, au bord de la Sèvre, près de Bas Palais ; aussi en forêt de Chizé.
Gobemouche noir - Muscicapa atricapilla L. - Assez rare dans les Deux-Sèvres ; assez souvent à l'Absie et environs. [Rien de clair sur la nidification]

A préciser…

Grives, Rousserolle


Grive draine - Draine [Traye : Beauvoir, Chizé, Mauzé] - Turdus viscivorus L. - Plus commune au nord qu'au sud : Bressuire, Etusson, Thénezay, en Gâtine et dans le voisinage des forêts en montagnes [!].
Grive litorne - Litorne - Turdus pilaris L. - Ne niche pas, ni même en France. Arrive en décembre, notamment plus nombreuse par grands froids [Repart au printemps]. N'est pas moins commune que les autres Grives et accompagne la Mauvis.
Grive mauvis - Mauvis [Tourat : Chizé et dans les vignobles] - Turdus iliacus L. - Arrive en novembre et repart en décembre. Oiseau très commune, connu dans presque tous les cantons du département. En novembre et décembre les marchés de Niort en sont couverts.
Grive musicienne - Grive [Grive de vigne : quelques endroits ; Touza : Mauzé] - Turdus meusicus L. - Observée aux deux passages : automne et printemps (mars à mai). Très commune dans le midi du département, sur les vignobles : Foye Monjault, Roche Esnard, Granzay, Griffier, Mauzé, etc.
Merle noir - Merle commun [Marle : campagnes] - Turdus merula L. - Dans les bois et les buissons, en été, aussi dans les jardins, près des maisons. Craintif et sauvage. Cas d'albinisme {Merle blanc} signalés.
Rousserolle turdoïde - Rousserolle [Rouche : Niort] - Turdus arundinaceus L. - {N'émigre pas [!]}. Sur les communes de Coulon, Azay, le Vanneau, dans les marais de débordement de la Sèvre. L'année dernière [1805] on trouva un nid de cette espèce dans les roseau près du Fort Foucault, petit île de la Sèvre en plein Niort. Extrêmement répandu dans les Deux-Sèvres, surtout dans les arronidssements du nord.

On notera la faible représentation des Turdidés en nidification à l'époque. Les espèces sont essentiellement internuptiales. Même la Grive musicienne ne niche pas. La Rousserolle effarvatte décrite par Hermann en 1804 doit être confondue avec la Turdoïde.

Grimpereaux et Tichodrome


Grimpereau des jardins - Grimpereau commun [Gravelet ou selon les cantons Petit Pic] - {Pas de nom scientifique} - Sédentaire. N'est pas rare vers Niort.
Tichodrome échelette - Grimpereau de muraille [Grimpeur de muraille : l'Absie, Neufvi, Hérisson, Fenery, Adillé, Châtillon sur Thoué… ; Oiseau de cimetière : dans quelques endroits] - Certhia muralis L. - Voyage en automne et s'approche des habitations en hiver. Assez commun dans le premier et le second arrondissement. Aussi près de Niort, et, même en ville.

On a une sensation de plus grande quantité de Tichodrome échelette par rapport à aujourd'hui. Le nombre de localités données est remarquable. Sa présence dans les cimetières est à tester.

Huppe


Huppe fasciée - Huppe [Puput : presque partout] - Upupa epops L. - Pas rare en Gâtine. Trouvée dans les quatre arrondissements, dans tous les lieux boisés ou humides. [Rien sur la migration].

La situation actuelle pour la Huppe fasciée semble assez voisine.

Bruants


Bruant fou [Alouette des prés : la Gravette] - Emberiza cia L. - Confondu avec l'Ortolan. Solitaire : le long de la Sèvre à Niort, au fort Foucault, dans la forêt de l'Hermitain, à la Gravette (Prailles) et sur tous les coteaux ombragés qui bordent nos rivières. [Internuptial].
Bruant jaune - Bruant commun [Verdoye : quelques cantons] - Emberiza citrinella L. - Partout, mais plus particulièrement dans le midi que dans le nord.
Bruant ortolan - Ortolan [Bintu : Niort] - Emberiza hortulana L. - Arrive en mai et repart en septembre. Dans les plaines des arrondissements du nord et du midi : Argenton Château, Aubiers, Rigny, Thouards, Maisontiers, St Georges de Noiné, Exireuil, Vouillé, Souché, St Florent, Niort, etc.
Bruant proyer - Proyer [Gros Bec : Niort ; Compère Guillerit : Prahecq] - Emberiza miliaria L. - Arrive de bonne heure au printemps et repart en troupe en automne. Reste rarement en hiver dans le département. Assez commun dans les plaines : Aiffres, Prahecq, Mauzé, Frontenay, Mougon, Niort, etc.

Le Bruant zizi est un grand absent de cette liste. Aussi n'était-il peut-être pas présent ?

Bouvreuil, Gros Bec, Verdier


Bouvreuil pivoine - Bouvreuil [Pivoine : essentiellement ; Pive : en quelques autres endroits] - Loxia pyrrhula L. - Si quelques oiseaux restent en hiver, les autres partent fin octobre pour revenir en avril. Ne se trouve que dans la partie boisée de la Gâtine : Champdeniers, St Parfous, Secondigny, Verruyes et Parthenay.
Grosbec cassenoyaux - Gros Bec [Tréjasse : Niort ; Moqueur : Mauzé] - Loxia coccothaustes L. - Toute l'année, ne part que lors des hivers les plus rudes. En été vers la Mothe Ste Héraye, forêts de l'Hermitain, Epaux, Chizé et Mauzé. En hiver se rapproche des habitats, vu alors vers Niort.
Verdier d'Europe - [Bruant : Niort] - Verdier - Loxia chloris L. - Jardins des environs de Niort, Chizé, Melle, Chef Boutonne, Limalonges, etc.

Le statut actuel de ces trois espèces nous semble assez similaire. Les Verdiers semblent toutefois plus indiqués dans les campagnes désormais.

Etourneau


Etourneau sansonnet - Etourneau commun [Sansonnet ou Chansonnet : plusieurs cantons] - Sturnus vulgaris L. - Toute l'année dans le département, cependant voyageurs dans quelques climats. Très commune dans les environs des communes avec bosquets : Luché, St Varent, Aubigny, Clessé, Alone, la Ferrière en Parthenay, Vautebis, Fontpéron, St Etienne, St Martin d'Augé, Vaussay, Lorigny, etc. En hiver on en voit beaucoup sur les marchés de Niort.

Le statut actuel pour l'Etourneau sansonnet nous semble assez similaire. Il a toutefois probablement progressé en terme d'effectifs et d'importance de dortoirs, tant dans les campagnes que dans les villes.

Pinsons, Fringilles, Moineaux


Chardonneret élégant - Chardonneret commun [Cardinal : beaucoup de cantons ; Chardonnet : ailleurs, surtout Niort] - Fringilla carduelis L. - Reste en hiver dans nos contrées. Partout notamment dans les lieux où il y a beaucoup de Chardon étoilé (Centaurea calcitrapa L.).
Linotte mélodieuse (1) - Linotte des vignes [Linotte rouge : Niort et parfois ailleurs] - Fringilla cannabina L. - Pays de vignobles comme à Frontenay, St Symphorien, Granzay, Belleville, Mauzé, Usseau, etc. aussi fréquemment dans les vignes avoisinnant Niort.
Linotte mélodieuse (2) - Linotte grise [Linot : presque partout] - Fringilla linota L. - Pays d'origine inconnu. Dans toutes les contrées du département.
Moineau domestique - Moineau franc [Passerau ou Pierrot : en quelques endroits] - Fringilla domestica L. - Partout, dans toutes les villes, les bourgs, les villages opu les maisons isolées avec des troupes nombreuses.
friquet1785
Moineau friquet - Friquet [Prasse : presque partout] - Fringilla montana L. - Dans les campagnes, point en ville. Dans touytes les plaines et les bocages {en montagne}.
Pinson des arbres - Pinson commun [Pinseur : quelques contrées] - Départs fin septembre, mais quelmques oiseaux restent en hiver, de retour en mars ; pris aux deux passages. Dans toutes les contrées du département.
Pinson du nord - Pinson des Ardennes [Pinson d'hiver : Niort] - Fringilla montifringilla L. - En automne et en hiver, reste peu de temps et en particulier lors des plus grands froids. Très commun vers Niort, Chizé, Parthenay, l'Absie, Argenton Château, etc. en décembre et début janvier.
Serin des Canaries [Canari : en beaucoup d'endroits] - Fringilla canaria L. - Acclimaté. Ne se trouve pas à l'état sauvage, mais est extrêmement multitiplié en captivité. On en connaît beaucoup de variétés dans le département. [A priori en captivité seulement, mais se reproduit bien à la différence des Perroquets].
Tarin des aulnes - Tarin - Fringilla spinus L. - On en prends beaucoup en automne lorsqu'ils descendent des montagnes dans les plaine. Revers oriental des collines vers Briou, Thouars, Aibvault, St Loup et Parthenay, le long du Thoué et dans les plaines voisines.

Il est étrange que le Moineau soulcie, peut-être trop localisé, ait échappé à l'auteur. On notera l'absence du Serin cini qui est donc arrivé plus tard dans le département.

Corvidés


Cassenoix moucheté - Casse-Noix [Casse Nia : Mauzé ; Pinson de Barbarie : ailleurs] - Corvus cariocatactes L. - Quite quelquefois les montagnes pour venir en plaine. Se voit vers Bressuire, Moncoutant, St Loup, St Maixent, en automne à Niort, Mauzé, etc.
Corbeau freux - Freux [Corneille moissoneuse ; Grolle : Niort et plusieurs autres cantons] - Corvus frugivorus L. - N'habite pas les Deux Sèvres, mais arrive en hiver (novembre et décembre). Se rassemble sur les terres nouvellement ensemencées en froment dans les plaines de Vouillé, de Champarnaux, Mougon, Brelon, Niort, etc.
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Corneille mantelée - Corneille mentelée [Corneille cendrée ou Religieuse : selon les cantons] - Corvus cornix L. - Oiseau de passage dans les Deux-Sèvres (début novembre), par très grandes troupes et départs au début du printemps. Tr!s commune vers la fin de l'automne, vers Niort, Frontenay, Celles, Chavagné, Pairé, Villiers en Plaine, etc.
Corneille noire [Corbine, Grolle : divers endroits] - Corvus corone L. - Ne se voit guère qu'en hiver dans les Deux-Sèvres, aux mêmes endroits que le Freux.
Geai des chênes - Geai commun [Jacques : dans quelques cantons] - Corvus glandarius L. - Boisements des Fontenelles, de Vachette, de Telouse, la Moujaterie, l'Hemitain, Chizé, Antin, etc.
Grand corbeau - Corbeau [Colas : Niort] - Corvus corax L. - [Sans autres commentaires] Le Corbeauy se trouve partout.
Pie bavarde - Pie [Ajace ou Margot : plusieurs cantons] - Corvus pica L. - Très commune dans le département, mais jamais en grand nombre.

Le statut des Corvidés du département a été depuis complètement chamboulé : les venues du Cassenoix semblent plus rares, le Corbeau freux est bien nicheur, la Corneille mantelée ne se montre plus en hiver, la Corneille noire est une nicheuse bien installée, le Geai des chênes semble plus abondant, le Grand Corbeau alors partout n'existe plus dans les Deux-Sèvres, les effectifs de la Pie bavarde semblent avoir monté. Enfin le Choucas des tours s'est installé. D'autres indications d'absence de Choucas en France, dans quelques endroits sont disponibles pour le XIXe siècle. Par ailleurs sa progression significative après les années 1950 est soulignée.

Alouettes, Pipits


[?] - Rousseline [Alouette d'eau : quelques cantons] - Alauda mozellana L. - Assez commune vers Niort, sur les bords de la Sèvre. L'auteur parle d'un nid au Fort Foucault, îles face au château de Niort, au milieu de la rivière. [Nous ne savons pas encore attribuer cet oiseau : [A préciser]].
Alouette calandre - Calandre [Grosse Alouette sans duppe : quelques cantons] - Alauda calandra L. - C'est l'Alouette la moins commune dans le département, ne se trouve que dans la partie le plus méridionale.
Alouette des champs - Alouette [Alouette commune : presque partout ; Alaude : parfois] - Alauda arvensis L. - Quelques unes migrent, sédentaire. Très commune dans tous les secteurs de plaine.
Cochevis huppé - Cochevis [Alouette dupée : communément] - Alauda cristata L. - Sédentaire. Se trouve dans beaucoup de cantons : Vouillé, Prahecq, Villiers en Plaine, Melle, Mougon, Niort et Frontenay notamment.
[Pipit des arbres s.l.] - Alouette pipi [Petite Alouette : Niort] - Anthus trivialis L. - Très commune en janvier - février dans les environs de Niort, Parhecq, Vouillé, St Maurice, Mougon, Ste Blandine, etc. [Malgré les noms donnés il ne s'agit pas à l'évidence du Pipit des arbres. Nous pensons qu'il devrait s'agir du Pipit spioncelle, mais la description ne semble pas correspondre [A préciser]].
[Pipit farlouse] - Farlouse [Alouette des prés : par endroits] - Alauda pratensis L. - Ne se voit que pendant la belle saison, de préférence dans le bocage ou les secteurs arosés par quelques rivières avec beaucoup de prairies : Sciecq, Echiré, Chaurai, Brelou, Usseau, Prissé, Baussé, Rom, Champeau, etc. et les rivages de la Sèvre niortaise. [Ici aussi nous ne sommes pas certain de la bonne désignation de l'espèce : [A préciser]].

C'est un ensemble dont la systématique est très chancelante à l'époque. On perçoit néanmoins la disparition de l'Alouette calandre, le déclin du Cochevis huppé. Le cas des Pipits ne nous semble pas résoluble pour l'intant : manque le Spioncelle, le Rousseline notamment. Qu'en est-il par ailleurs de l'Alouette calandrelle ?

Mésanges


Mésange à longue queue [Queue de Poëllon : quelques cantons du midi ; Bascouette : Chizé, Marigny] - Parus caudatus L. - Dans plusieurs cantons des Deux-Sèvres : notamment forêts de l'Absie, de Chantemerle, de Chizé, etc.
Mésange bleue [Petite Cendrille bleue : Gravette, Prailles, Mothe St Héraye…] - Parus cœruleus L. - Partie boisée du département ; on en voit beaucoup à la Gravette, vers la forêt de l'Hermitain, à l'Absie, Chizé, Coulonges, Champdeniers, la Mothe St Héraye, Parthenay, etc.
Mésange charbonnière - Grosse Mésange [Charbonnière et surtout Cendrille : beaucoup de cantons ; Mésange à jabot jaune : Absie] - Parus major L. - On en voit beaucoup dans le département. Surtout dans les jardins, même ceux des villes, en hiver et durant les grands froids. [L'espèce semble alors plus urbaine en hiver].
Mésange noire - Petite Charbonnière [Mésange à jabot blanc : nord du département] - Parus ater L. - Nord du département et dans quelques bois du sud. Pas aussi commune que la Mésange charbonnière.
Mésange nonnette - Mésange des marais [Nonette cendrée : Niort, Coulon, Chizé, etc.] - Parus palustris L. - Bord des marais de Jumeau et de Coulon, le long de la Sèvre vers Niort et dans quelques parties du bocage.
Mésange rémiz - Penduline [Mésange grise : Chizé, Beauvoir…] - Parus narbonnensis L. - Pas très commune, on en voit vers Chizé. [Statut très peu précisé : elle est très rare semble-t-il].

Pas de grand changement de statut depuis. On a peut-être une impression de plus grande abondance aujourd'hui, en particulier pour les Mesanges charbonnière et bleue. Le statut de la Rémiz manque de développement, c'est dommage. Nichait-elle alors ?

Bergeronnettes et cie : Passereaux très divers


[?] - Bec figue [Grasset : Niort, Chizé, Mausé, Prahecq, Melle, etc] - Motacilla ficedula L. - Arrive au printemps et repart avant les froids de l'automne. Surtout au temps des vendances dans les pays de vignes : Mauzé, Frontenay, Prahecq, Souché, Niort, etc. [Ne semble que de passage. Nous n'avons pas su attribuer ce taxon pour l'instant : [A préciser]].
Accenteur mouchet - Fauvette d'hiver [Rossignol d'hiver : plusieurs cantons] - Motacilla modularis L. - Arrive dès (fin octobre) début novembre [départ au printemps]. Pond rarement dans notre pays. Se trouve partout, mais préfère le bocage à la plaine ; nombreuse dans les bois de la Moujaterie en hiver.
Bergeronnette des ruisseaux - Bergeronnette grise [Bergère grise ou Prasse grise : selon les cantons] - Motacilla cinerea L. - Reste en hiver : sédentaire. Se trouve aux bords des étangs, des grandes mares, les terrains aquatiques. Fosse du Pay, moulin des Loups et dans plusieurs autres lieux du département.
Bergeronnette grise - Lavandière [Hoche Qoue : plusieurs cantons] - Motacilla alba L. - Retour en mars, nous quitte à l'approche de l'hiver. Commune dans le bocahe : long des marais de Bessine, de Jumeau, d'Arçais, de Coulon, et sur les bords de Sèvre, dans sa partie non navigable.
Bergeronnette printanière - Bergeronnette de printems [Prasse jaune : Beauvoir, Chizé…] - Motacilla flava L. - De retour au tout début du printemps. Vers Chiée, l'Hermitain, le long des marais de Jumeau et de Coulon, des étangs de Pugny et de Bandouille.
[Fauvette orphée s.l.] - Fauvette [Fauve : quelques cantons] - Motacilla hortensis L. - Il y a peu de cantons qui ne soit l'asile de quelques Fauvettes. [Ce taxon doit couvrir l'essentiel des espèces de Fauvettes "à capuchon"].
Gorgebleue à miroir - Gorge-Bleue - Motacilla suecica L. - Se voit en petit nombre dans le voisinage de nos marais et ailleurs, même dans le midi du département. Visible en fin d'été lorsqu'il quitte les contrées du nord pour le sud : migration postnuptiale.
Hypolaïs polyglotte - Petite Fauvette - Motacilla hypolaïs L. - Arrondissements du nord et du midi, particulièrement à Chizé, l'Absie, Argenton Château, les Aubiers, St Aubin du Plain, etc. [Rien sur la migration].
Pouillot véloce [± s.l.] (incl. Pouillot siffleur - rare ?) - Pouliot [Poux : quelques cantons] - Motacilla trochilus L. - Arrive en avril, [repart], en hiver vient chanter dans nos jardins et nos vignes. Forêt de l'Hermitain, d'Aunay, de Chizé, de l'Absie, de Chantemerle et dans plusieurs cantons du bocage.
Roitelet huppé - Roitelet [Roi-Bretaud crêté] - Motacilla regulus L. - Assez commun dans les environs de Niort, de la Foye Monjault, de la Roche Esnard, de Fors, de Prahecq, de l'Absie, de Chizé, etc.
Rossignol philomèle - Rossignol [Roussignoul : presque partout dans la campagne] - Motacilla luscinia L. - Chante d'avril au solcsice d'été, départ en septembre. Partout au printemps, tous les bocages, les sites ombragés d'arbres. Nombreux dans les bois de la Moujaterie vers Niort.
Rougegorge familier - Rouge Gorge [Russe : presque partout] - Motacilla rubecula L. - Passe l'été dans nos bois et ne vient près des villes et des lieux habités qu'à son départ en automne et son retour au printemps. Partout. En automne, il en vient souvent dans les jardins renfermés dans l'enceinte de Niort.
Rougequeue noir - Rossignol de muraille [Maréchaux : Niort] - Motacilla phoenicurus L. - Arrive au printemps et repart en octobre - alors que les Rougegorges commencent à venir près des habitations -. Vers les forêt de Chizé et d'Aunay et près de Niort. [Ne semble pas du tout commun].
Traquet motteux - Motteux [Tire arrache : Chizé ; Cul blanc : ailleurs] - Motacilla œnanthe L. - Départ en automne, arrive fin mars, s'en retourne de septembre à octobre. Landes des Brunetières, vers Limalonges, Sauzé, Caunay, Pers, la Bataille, Aubigné, Vernoux, etc. aussi vers Niort à la Moujaterie, Vachette, etc. Lieux pierreux, labours, friches, collines et landes bordant les bois.
Traquet pâtre - Traquet [Tractrec : quelques cantons] - Motacilla rubecula L. - Ils ne sont que de passage en Deux-Sèvres. Landes de Melle, Brunetières ; aussi dans le voisinage de la Fosse de Pay ; l'hiver vers la Gravette à Prailles.
Troglodyte mignon - Troglodyte [Quion quion ou Roi Bretaud selon les cantons] - Motacilla troglodytes L. - Partout, solitaire, de préférence sur les communes du bocage et des marais.

Les informations sur les Fauvettes et les Pouillots sont très superficielles et basées sur une part de confusions. La Bergeronnette de Yarrell ne sera décrite que dans les années 1830. Elle est alors confondue avec la Bergeronnette grise (Motacilla alba) de toute évidence. Le Traquet tarier manque-t-il ou n'était-il pas présent dans le département ? Le Rougequeue à front blanc manque aussi. Il semble par ailleurs que l'Accenteur mouchet est aujourd'hui mieux représenté, en particulier en nidification. La Bergeronnette grise n'est pas encore hivernante.

Engoulevent


Engoulevent d'Europe - Engoulevant d'Europe [Fresaye ou Crapaux volant selon les endroits] - Caprimulgus europaeus L. - Ils sont de passage dans notre département. La saison on en en voit le mieux voler est l'automne : on en voit alors de bandes considérables. Surtout en octobre sur Ardin, Coulonges les Royaux, Champdenier, Xaintray, St Marc la Lande, Verruye, Vautebis, Menigoute, Forges, etc. cherche les terrains secs, pierreux, les bruyères.

La taille des bandes annoncé, et cette phénologie postnuptiale sont intéressant. Ces phénomènes sont désormais inconnus.

Hirondelles et Martinets


Hirondelle de cheminée [Hirondelle domestique : plusieurs cantons] - Hirundo rustica L. - Disparaît en automne et revient au printemps. Part début septembre, l'auteur en a vu une fois plusieurs le 20 octobre (28 vendémiaire). Se trouve dans tous les cantons.
Hirondelle de fenêtre [Religieuse : quelques cantons] - Hirundo urbica L. - Revient en avril, 8 à 10 jours après l'Hirondelle de chemlinée. Repart fin septembre, début octobre. Se trouve partout, particulièrement autour des villages, et, dans le voisinage des ruisseaux et des rivières.
Hirondelle de rivage [Hirondelle d'eau : troisième arondissement] - Hirundo riparia L. - Arrivées et départ comme l'Hirondelle de fenêtre. Bord des deux Sèvres, du Thouet, du ruisseau de Léotières, des étangs de la Garnaudière, de Perrey, de la Favrière et des marais de Bessine et de Jumeau.
Martinet noir - Hirundo apus L. - De tous les oiseaux de passage, c'est celui qui arrive le dernier et s'en va le premier : fin avril, s'en va fin juillet.

Sauf des habitats naturels pour la nidification de l'Hirondelle de rivage, qui ont dû disparaître, peu de nouveautés sur les informations données ici.

Martin-pêcheur


Martin-pêcheur d'Europe [Pêche-Martin : presque partout] - Alcedo ispida L. - Au bord de presque toutes les rivières, de tous les ruisseaux et de tous les étangs du département, isolé en général. Près de la fontaine du Vivier, autour du fort Foucault et sur les rives de la Sèvre à Niort.

Probablement moins nombreux aujourd'hui.

Paon


Paon congolais - Paon - Pavo cristatus L. - Dans le département comme dans toute la France, ne vit qu'à l'état de domesticité ; il y en a beaucoup dans l'île de Magné, ainsi qu'en quelques autres endroits : la Tiffartière, Niort au Vieux Fourneau.

Ce type d'observation sur des îles notamment n'est pas unique. Nous avons le même fait en Rhône-Alpes : quelques oiseaux isolés.

Coq et Poule


Coq et Poule domestiques - Coq et Poule [Jau : presque partout] - Phasianus gallus L. - De nombreuses variété sont élevées dans le département.

Les variétés sont développées par l'auteur.

Dindon


Dindon d'Amérique - Dindon [Perot : en campagne] - Meleagris gallo-pavo L. - Elevé dans tous les pays de plaine du département.

On n'élève plus guère de Dindon…

Pintade


Pintade de Numidie - Pintade - Numida meleagris L. - A l'état de domesticité comme ailleurs en France, plusieurs particuliers en élèvent à Niort.

… ni de Pintades.

Gélinotte, Perdrix


Caille des blés - Caille [Carcadet : Niort] - Tetrao coturnix L. - Arrive en avril et part en septembre. Il en reste parfois en hiver : ainsi une quarantaine ont été tuées lors de l'hiver 1805 par Desbrunières. Partout dans le département, sauf dans les secteurs boisés.
Gélinotte des bois [Gélinette : quelques contrées] - Tetrao bonasia L. - Peu commune dans les Deux-Sèvres, avec quelques unes dans les secteurs plantés de Bruyères : landes des Brunetières, environd de la Chapelle Tireuil, Secondigny, Forêt de l'Hermitain, etc.
Perdrix bartavelle - Bartavelle [Perdrix rouge : presque partout] - Perdix graeca Brisson - Assez commune dans les Deux-Sèvres : Xaintray, Champdeiers, Verruyes, Argenton Château, les Aubiers, Genneton, etc. [Rien sur l'origine de cet oiseau [A préciser]].
Perdrix grise [Perdrix des plaines : beaucoup de cantons] - Tetrao perdix L. - Beaucoup plus commune que la Perdrix rouge (s.str.) dans le département, surtout dans les plaines.
Perdrix rouge [Perdrix des coteaux : troisième et quatrième arrondissements] - Tetrao rufus L. - Dans plusieurs contrées du département, quoique plus rare que la grise : Chizé, l'Absie, Montcoutant, Melle, Niort, etc.

La citation des Cailles d'hiver est très intéresante, car c'est un phénomène connu par ailleurs qui vient à être confirmer. On peut imaginer qu'il y avait alors tellement de Cailles qu'une partie rester hiverner. Deux espèces dont on ne parle plus sont citées : la Gélinotte des bois et la Perdrix bartavelle. Enfin l'indigénat initial de la Perdrix rouge dans le département semble fondé : l'espèce n'est pas simplement issue d'introduction d'origine cynégétique.

Pigeons


Pigeon biset [Pigeon franc : Niort et ailleurs] - Columba domestica L. - Diverses variété dont le Bizet (Columba livia) : Niort... Vit en domesticité.
Pigeon colombin [
s.l.] (incl. Pigeon biset sauvage) - Pigeon sauvage [Pigeon fuyard : presque partout] - Ne restent que l'été : arrivent fin février, début mars, départ en novembre. N'est pas aussi commun que jadis, néanmoins {on commence} de nouveau à le multiplier. [ll est question d'élevages, à voir. Il semble probable que si le Colombin est accessoirement traité, il s'agit du Pigeon biset sauvage principalement].
Ramier1772
Pigeon ramier - Ramier [Ramia : quelques cantons] - Columba palumbes L. - Partiellement migrateur. Bois de la Gravette, de l'Hermitain, dans les forêts de Chizé, de Chantemerle, d'Autun et principalement sur les communes d'Etusson et du Breuil.
Tourterelle des bois - Tourterelle commune [Tourtre : Niot et ailleurs] - Columba turtur L. - Arrive tard au printemps et repart fin août. Mouvements par troupes. Très commune dans les Deux-Sèvres. Dans tous les bocages.
Tourterelle rieuse - Tourterelle à collier [Tourtereau de Barbarie : Niort surtout, et, ailleurs] - Columba risoria L. - N'est connue en France, qu'en domesticité. Très répandue dans cet été dans le département.

Quelques éléments de confusion semble exister en le Pigeon colombin, le Pigeon biset sauvage et domestique. Nous pensons avoir repéré ou résolu l'essentiel. Le Ramier semble particulièrement rare alors que la situation est inverse pour la Tourterelle des bois. La Tourterelle turque va arriver bien plus tard en seconde moitié du XXe siècle.

Pics


Pic épeiche - Pic varié commun [Picmart : quelques cantons] - Picus major L. - Dans les bois en été, vient [dans les jardins] près des habitations. Au voisinage de quelques forêts du département, notamment celle de Chizé où il a été vu plusieurs fois. [Un oiseau rare donc !].
Pic mar - Pic varié à tête rouge [Petit Pic : Mauzé] - Picus medius L. - Près de la forêt de Chizé, dans le voisinage de Mauzé, Frontenay et dans quelques cantons du premier arrondissement.
Pic noir [Picmar : quelques cantons] - Picus martius L. - Ne vient guère dans les plaines. Il est dans les premiers et deuxième arrondissements : vers Argenton Château, Boësse, Etusson, Ulcot, Mauzé près de Thouars, Sauzay, Chambroutet, Luché, la Chapell Gaudin, etc.
Pic vert [Pigrolie : Chizé, Villiers en Bois, Fosses, etc. ; Pivert : la Gravette… ; Pape : Chef Boutonne, Loizé, etc] - Picus viridis L. - Dans toutes les parties boisées du département. Généralement plus commun que le Pic noir.
Torcol fourmilier - Torcol [Torcou : deuxième arrondissement] - Yunx torquilla L. - Arrive en {mai} et repart en septembre ; solitaire. [Il est dit plus loin qu'il arrive 8-10 jours avant le Coucou, ce qui ne convient pas pour mai : mars [!]]. Assez rare dans les Deux-Sèvres : néanmoins assez souvent vers Parthenay, Montcoutant, Largeasse, l'Absie, quelques contrées des premier et deuxième arrondissements.

Sauf pour le Torcol, où là c'est l'inverse, on a une sensation de rareté pour les Pics. Le Pic épeichette semble alors manquer dans les Deux-Sèvres. Le Pic cendré décrit par Gmelin en 1788 passe inaperçue et probablement était-il très rare ? Il est intéressant et même "inédit" de constater que le Pic noir, réputé en progression depuis les Alpes notamment, au XXe siècle, est déjà présent !

Coucou


Coucou gris - Coucou commun [Cocou : presque partout] - Cuculus canorus L. - Se fait entendre dès avril, se tait au coeur de l'été {durant la canicule} [départ non précisé], nous quitte durant l'hiver. Ne manque à aucun bocage ou prairies ombragées du département. Les petits bois de Vachette, des Fontenelles, de Telouse, etc. à Niort en recèlent tous les ans.

Le fort déclin récent du Coucou gris est à suivre. Il y a une décennie ou à peine plus son statut aurait été similaire à celui donné en 1806 ici.

Cormorans


Grand Cormoran - Cormoran [Aigron : Niort] - Pelecanus carbo L. - Sans être très commun, il se voit assez souvent sur la Sèvre non navigable, depuis Niort à St Ouenne. [Pas d'indications sur la période d'observation].

Le Grand Cormoran était alors particulièrement rare… il ne nichait pas ici.

Anatidés : Cygnes, Oies, Bernaches, Canards, Sarcelles, Fuligules, Garrot


Bernache cravant - Bernache [Oie sauvage : marais, Niort ; Jonselle : vers l'océan] - Anas erythropus L. - Seulement en hiver, par grands froids. Après le forts ouragans des 11 et 12 janvier 1806, un habitant du marais en rapportait une au marché, tuée sur les rives de la Sèvre vers Coulon. Oiseau rare, qu'on voit peut chaque année : rives de Sèvre depuis Magné à Marans ainsi que dans les marais voisins. [Le nom scientifique donné est parfaitement erroné]
Canard colvert - Canard domestique [Canet : marais] - Anas domestica L. - Buffon regarde ce Canard comme une simple variété du Canard sauvage [Colvert]. Guillemeau (1806) pense de même, mais un article séparé s'imposait en raison de caractéristiques différentes. Le Canard domestique est presque partout, en particuliier dans le marais… [Rien de clair sur sa domestication, mais le nom est tout à fait implicite]. - Canard sauvage [Hallebrant : marais] - Anas boschas L. - Arrive en octobre, avec des troupes plus nombreuses en novembre. Reste en hiver : marais de Bessines, de Magné, de Coulon, de Jumeau, du Vanneau, d'Amuré, d'Asay, vers Argenton Château, Chizé, les Fosses. En général au voisinage de tous les lieux aquatiques.
Canard de Barbarie - Canard musqué [Canard d'Inde : Niort et ailleurs] - Anas moschata L. - En domesticité en Europe, et… en Deux-Sèvres. Très peu nombreux ; un oiseau connu à Niort.
Canard souchet - Souchet [Moura ou Grand Maroton : marais, Niort ; nom donné à presque tous les Canards d'ailleurs] - Arrive vers Janvier et ne reste que jusqu'à avril : se répands dans les marais. Ne niche pas a priori. Tous les marais du département : Bessines, Coulon, Magné, etc. Les marchés de Niort, en hiver, en sont toujours fournis.
Cygne tuberculé et Cygne sauvage - Cygne [Cine : plusieurs cantons] {Un seul texte pour les deux Cygnes ; deux noms scientifiques donnés} - Anas olor L et Anas cygnus L. - On voyait autrefois grand nombre de ces Oiseaux sur la Charente. Habitants des pays frois. Ne se voit guère dans les Deux-Sèvres, que lors des hivers les plus rigoureux, assez régulièrement, mais pas tous les hivers : marias de Bessines, de Magné, sur la Boutonnes et les étangs des premiers et du deuxième arrondissement. [On serait tenté de ne penser qu'au Cygne sauvage pour l'essentiel des observation. Par ailleurs rien n'est dit sur une éventuelle domesticité du Cygne tuberculé. Les deux espèces peuvent néanmoins être concernées].
Fuligule milouin - Milouen [Maroton !] - Arrive fin octobre, par troupes de 20 à 40 individus. Ne semble pas se reproduire, bien que parfois vu en été. Très commun en hiver. Trouvé sur tous les marchés (viennent des marais).
Morillon1785
Fuligule morillon - Petit Morillon [Petit Maroton : Niort et ailleurs ; Canard à large bec : dans quelques cantons] - Marais de Coulon, de Magné, St Hilaire la Palud et plusieurs étangs du nord du département. Les marchés de Niort en sont couverts en hiver. [Rien de clair sur la période d'observation de cet oiseau, sinon l'indication liée au marché : hiver].
Garrot à oeil d'or - Morillon [Maroton !] - Anas glaucion L. - Marais de Coulon, de Magné, etc. [en hiver] ; on en rapporte souvent l'hiver au marché de Niort.
Oie cendrée
- Oie commune [Jar (mâle) : presque partout] - Anas anser L. et Anas ferus L. - Le passage d'oiseaux nordique est bien détecté en automne, mais pas au printemps. L'auteur envisage en conséquence que les routes prises ne sont pas les mêmes aux deux saisons. Ne reste en hiver, que si la saison reste douce. S'il gèle fort, ils poussent vers le sud. Quelques oiseaux de passage en avril. Ne niche pas dans le département. On en élève toutefois un très grand nombre dans le marais, le bocage ou tout lieu près des eaux.
Sarcelle d'été - Sarcelle commune [Sercelle : Niort et ailleurs] - Anas querquedula L. - Nous quitte en avril [Rien sur l'arrivée] Ne semble - presque - pas nicher dans le département : "ne fait guères son nid dans ce département". [Rien sur le passage d'automne]. Contrées bocagères et bord des marais : marais vers Niort, rives de la Boutonne, de la Sèvre, duy Thoué, etc. [Seul le passage prénuptial est détecté. La nidification ne doit pas se faire].
Sarcelle d'hiver - Petite Sarcelle [Petite Sercelle : Niort et ailleurs] - Anas crecca L. - Niche sur les étangs des Deux-Sèvres et reste toute l'année. En hiver les oiseaux quittent les marais et vont sur les rivières. A peu près les mêmes lieux que la Sarcelle d'été ; on en voit beaucoup en hiver à Niort.

Alors que nous sommes dans un "domaine de la chasse" avec cet ouvrage, le Canard Chipeau, le Pilet manquent à l'appel. Vu le contexte de rédaction, ce fait devait être une réalité. On aurait pu penser à quelques cas de nifiication de la Sarcelle d'été, or, il n'en est rien. La nidification de la Sarcelle d'hiver est par contre indiquée ; elle a décliné - disparu [?] - en nidification depuis. On n'a par ailleurs rien sur les Oies grises (rieuse, des moissons), aussi étaient-elles probablement manquantes ! Un autre biais est le fait que l'auteur ne cite que des espèces décrites par Linné (ou Gmelin), l'Oie des moissons décrite par Latham en 1787 ou la Rieuse par Scopoli en 1769, sortent de ce schéma. Sont-elles donc omises par Guillemeau (1806) de ce fait ?

Harles


Harle bièvre - Harle - Mergus merganser L. - Seulement au cours des premiers mois de l'hiver et vont ensuite dans des pays plus chauds. Sur quelques étangs du deuxième arrondissement. [Un oiseau rare, peu connu de l'auteur !].
Harle piette - Piette - Mergus albellus L. - De passage seulement : que pendant l'hiver. Marais et étangs. [L'auteur disant très peu de chose sur cet oiseau ne doit guère le connaître. Il doit être très rare].

Pas de modification fondamentale de statut depuis.

Laridés


Goéland argenté - Grande Mouette cendrée [Goualettte : Niort, marais ; Pivinc : quelques personnes ; Goualand cendré : Vendée] - Larus canus L. - Très commun sur les côtes de l'Océan. Quelques uns dans les marais après un temps d'orage ou des vents du sud-ouest de décembre à mars.
Mouette tridactyle et Mouette rieuse (1) - Mouette tachetée [Goualette : Coulon, Arçay, Jumeau, Bessines, etc.] - Larus tridactylus L. - Le texte de l'auteur semble bien faire référence à au moins deux espèces : la Mouette tridactyle et la Mouette rieuse. La description faite ne semble correspondre qu'à des immatures. Lorsqu'il dit que cet oiseau vole et nage avec vitesse, accompagne les Cachelot et les Phoques, niche dans les rochers maritimes il parle de la Mouette tridactyle. Elle est vue dans les mois d'hiver après des temps orageux et surtout de forts vents de sud-ouest, alors qu'elles sont nombreuses sur les marais de Jumeau, Coulon, Bessines, St Hilaire la Palud, Ayançon, Arçais etc. Et lorsqu'il dit : "mais on en voit encore davantage en été" durant les mois de juin à août, il parle sans contestes de jeunes Mouette rieuses [Rien sur sa nidification, ni même les adultes].

Bien que la situation sont basée sur des confusions, nous pensons avoir résolu l'essentiel de ce qui était connu sur les Laridés à l'époque. On apprends que la Mouette rieuse se montrait dans deux plumages : immature (traité ici) et hivernal (par confusion plus bas à Sternes). Goélands bruns, leucophée par exemple ne devaient pas venir dans le département à l'époque. La diversification est donc significative pour les Laridés après le début du XIXe siècle.

Grèbe


Grèbe castagneux - Castagneux [Calau : Niort, les Loups, dans les marais] - Colymbus minor L. - Assez commun sur les rivières et les étangs, en hiver : moulin des Loups notamment. Souvent aux marchés de Niort entre octobre [novembre] décembre et février. [Rien sur une nidification éventuelle dans le département].

En particulier le Grèbe huppé semblera manquer. Or à l'époque l'oiseau était persécuté pour la plumasserie… il n'y en avait probablement pas dans les Deux-Sèvres en 1806.

Sternes


Guifette noire [Mouette noire : quelques endroits] et Mouette rieuse (2) - Sterna fissipes L. - Assez commune dans les marais en hiver, mais vue aussi en été. Le 25 juin 1802 un individu tué dans le marais du Jumeau est ramené à l'auteur. [Rien sur la nidification éventuelle. Les dates ne conviennent pas bien. Je pense que les données hivernales correspondent à de la Mouette rieuse adulte. La donnée de 1802 pourrait par contre être authentique].

Confusions sur des oiseaux difficiles à préciser à l'époque. Nous pensons d'après cette présentation que la Guifette noire était rare et que la Mouette rieuse se montrait, mais en moinde nombre qu'aujourd'hui en hiver.

Grue, Ardéidés, Cigognes


Blongios nain (1) - Blongios [Parchat : Niort, Coulon, Magné, le long de la Sèvre] - Ardea minuta L. - Pas très commun, fréquemment toutefois le long de la Sèvre entre Niort et Marans. [Il pourrait y avoir une confusion avec le Bihoreau : [A préciser]].
Blongios nain (2) - Butor roux - Ardea soloniensis L. - Ne doit pas être très commun, si bien que l'auteur n'a pas de notes sur cette espèce. Un individu trouvé mort près de Niort.
Cigogne blanche - Cigogne vulgaire - Ardea ciconia L. - De passage seulement dans les Deux-Sèvres, ne niche pas : en février-mars et dès fin août. Niche en Lorraine, en Alsace et surtout dans les Pays Bas.
Grand Butor - Butor [Bitar : marais] - Ardea stellaris L. - [Sans complexe l'auteur dit :] Se trouve dans tous les marais - assez grands - du département. Sédentaire, néanmoins individus migrateurs.
Grue cendré - Grue commune [Gru : paysans] - Ardea grus L. - De passage seulement, en automne entre octobre et décembre et au printemps entre mars et mai. Le 12 mars 1804, l'auteur en vit une troupe de 500 ans passer sur Niort.
Héron cendré - Héron commun [Pouacre : quelques cantons] - Ardea major L. - Sédentaire. Etangs de Juigny, Etang Vieux à Genéton, de Montmusson, des Châteliers, Bois Pouvreau, etc. etc. [La nidification est implicite par sa sédentarité. La nidification coloniale est toutefois décrite].

A la différence d'autres régions de France où le Blongios nain était commun au XIXe siècle, il semble bien rare dans les Deux-Sèvres. Depuis la Cigogne blanche niche suite à une expansion entamée à la fin du XXe siècle, le Grand Butor a disparu, le Héron cendré est mieux connu et meilleurs nicheur. Peu de changement de statut pour la Grue cendrée.

Râles et Marouettes


Marouette ponctuée - Marouette [Hermi jaune ou Filassier : Niort, en Gâtine] - Rallus porzana L. - Migratrice (Voyage). En même temps que le Râle d'eau, disparaît dans le fort de l'hiver. Revient de bonne heure au printemps et repart entre septembre et octobre. [Semble nicher, mais c'est pas clair]. Marais aux environs de Niort. On en voit souvent sur les marchés de cette ville.
Marouette de Baillon - Brunette [Begasse : Niort] - Scolopax pusilla L. - [Traitée de fait parmi les Bécasses et col. dans le chapitre suivant ; nous l'avons rappatriée ici]. Mêmes contrées que la Bécassine sourde : on la voit près de l'Absie, etc.
Râle d'eau [Plongeon : Niort] - Rallus aquaticus L. - Migrateur (Voyage), partiel, car il en reste - au niveau des sources chaudes [Sites non gelés] - en hiver. Etangs du premier et second arrondissements, marais de Bessines, Coulon, Jumeau, Arçat et près de Niort (Bois Châtaigne, etc.).
Râle des genêts - Rallus crex L. - Migrateur (Voyage). S'entends dans le département dès la mi mai, en même temps que les Cailles. Repart en même temps que les Cailles. Nicheur. Environs de Niort (Bois du Châtaignier, etc.), aussi à Chizé et dans quelques Genêts des premier et deuxième arrondissements.

En regard du statut de la Marouette ponctuée ailleurs en France au XIXe siècle on aurait pu espérer une meilleure situation dans les Deux-Sèvres, aussi l'espèce devrait être plutôt méconnue à l'époque par Guillemeau (1806). Les deux autres Marouettes (Baillon et Poussin) ne trouvaient peut-être pas leur bon habitat ici. La Poussin décrite par Scopoli en 1769 a aussi pu échapper à l'auteur qui est centré sur les oiseaux décrits pas Linné comme nous l'avons déjà vu. On constate qu'à l'instar de ce qui est connu ailleurs en France, l'hivernage du Râle d'eau était marginal alors. Enfin le Râle des genêts doit avoir disparu.

Bécasse et Bécassines


Bécasse des bois (1) - Bécasse commune [Becasse des bois : Niort ; Acée (=aiguille) : quelques cantons] - Migratrice (voyage) en troupes. Arrive mi octobre dans nos bois - descends alors de hautes montagnes des Alpes, des Pyrénées, de Suiss, de Savoie, du Dauphiné, du Jura, du Bugey, des Vosges, d'Auvergne où elle passe l'été. La Lune aux Bécasses se trouve en novembre alors que les oiseaux par pleine lune, sont très facilement prises. Retourne en fin d'hiver dans les montagnes où va se reproduire. Très répandue dans tout le département ; beaucoup en Gâtine et dans le deuxième arrondissement. Très commune aussi vers Chizé.
Bécasse des bois (2) - Grande Bécasse [Acée : Argenton Château, premier arrondissement ; Grosse Begasse ou Begasse de haies : Niort] - [Les éléments disponibles sont en faveur de la nidification de ce taxon]. Niort, l'Absie, Argenton Château, Beauvoir, ect. Ses œufs ont un mets friand.
Bécassine des marais - Bécassine commune [Begassine : presque partout] - Scolopax gallinago - Migratrice (voyage). Paraît en automne, souvent seules. Repart au printemps et il n'en reste que très peu en été. Elle niche alors dans nos marais. Marais de Bessines, Coulon, Arçay, Jumeau, bois Châtaigner, la Tranchée, étangs des premiers et deuxième arrondissements.
Bécassine double - Double Bécassine [Roulette : Niort, Ardin, Coulonges… ; Acée : Boësse] - Scolopax dupla [Sans descripteur] - Arrive fin août et n'est jamais très commune [Départ ou passages non précisés]. Marais de Bessines, Coulon, Jumeau et sur les étangs des premier et deuxième arrondissements.
Bécassine sourde - Petite Bécassine [Petite Begassine, Begasson ou Sourde : Niort et ailleurs] - Scolopax gallinula L. - Niche dans nos marais [!!!], reste preque toute l'année. Environs de Niort, Chizé, l'Absie, et, dans tous les pays un peu boisés et marécageux. Pas commune.
Coulis cendré - Bécasse courlis [Turlu, Corbigeau, Corlieu : Niort et dans plusieurs autres cantons] - Nicheur [localisé], oiseaux de passage. Vers Chizée, bois Châtaigner, la Tranchée, marais de Bessines, de Magnée, bords ombragés de la Sèvre, bois marécageux d'Etrusson, etc., etc. [Anecdotique :] Un oiseau turé le 14 octobre 1805 à la Buchellerie, vers Montcoutant par Gaspard Ducrocq.

Pas de grands changements dans le statut de ces espèces : la nidification de la Bécassine sourde peut-être est à repérer !

Foulque et Poule d'eau


Foulque macroule - Foulque commune [Poule d'eau, Morelle ou Jodelle selon les cantons] - Fulica atra L. - Presque toute l'année sur le département, mais plus fréquente en hiver. Faible migratrice. Etangs des premier et deuxième arrondissements, bord de Sèvre, Magné, St Liguaire, Siecq, ect.
Poule d'eau (1) - Poulette d'eau [Petite Poule d'eau : Niort] - Fulica fusca L. - En grand nombre en hiver dans le département des Deux-Sèvres : marais et étangs du département.
Poule d'eau (2) - Fulica chloropus L. - Arrive en octobre, passe tout l'hiver dans notre département dans les secteurs hors de gel [Départs non précisés]. Sèvre niortaise, la Boutonne, le Thouet et sur les étangs du nord et nord-ouest. [Ne semble donc pas nicher].

Pas de changement notable sur le statut de ces deux espèces, sauf évidemment la nidification régulière de la Poule d'eau désormais.

Vanneau et Chevaliers


[?] - Alouette de mer - Tringa cinclus L. - En troupe lors des froids les plus rigoureux en hiver. Arrivent en septembre pas vent d'est et ne font que passer. On en voit près de Niort, sur les bords de la Sèvre (Moulin des Loups), sur les étangs de Beaurepaire (Clessé), de Passavant, de Juigny, et en d'autres points du deuxième arrondissement.
Chevalier gambette - Chevalier commun [Chevalier aux pieds rouges : plusieurs contrées] - Scolopax calydris L. - Se voit parfois dans les marais et près de la Sèvre niortaise. Se trouve plus particulièrement sur les rivages de l'Océan. [Traité deux chapitres plus haut avec les Bécassines, nous l'avons ramené ici].
Chevalier guignette - Guignette - Tringa hypoleucos L. - Solitaire. Arrive dès septembre. Bords de la Sèvre niortaise non navigable (Moulin des Loups, Siecq). [Départs non précisés].
Chevalier culblanc - Bécasseau [Pieds-verts : Niort et environs] - Tringa ochropus L. - Isolé. Nombreux en hiver dans les marais vers Niort depuis août. Marais de Magné, Coulon et bois voisins.
Vanneau huppé - Vanneau [Vana : marais] - Tringa vanellus L. - Arrivent en grandes troupes en (décembre) mars et repartent en octobre. Il n'est pas régulier chaque année. [Rien sur la nidification sinon qu'elle est incluse entre les deux indications d'arrivée et départ : on doit conclure qu'elle a lieu alors]. Marais de Bessines, d'Arçay, de Coulon, de Jumeau, près d'Argenton Château, de la forêt de Chizé, de Beauvoir et dans quelques communes du deuxième arrondissement.

Ce sont bien les Limicoles auxquels on s'attendait, dans des statuts conformes à ceux qu'on connaît aujourd'hui. Les Chevaliers arlequin, aboyeur et sylvain devraient apparaître dans cette liste… mais l'Aboyeur a été décrit par Gunnerus en 1767 et l'Arlequin par Pallas en 1764. Nous retrouvons une problématique déjà soulignée : l'auteur ne semble connaître que les espèces décrites par Linné et omet les autres.

Pluvier et Œdicnème


Œdicnème criard - Grand Pluvier [Courlis de terre : Niort, Chizé ; Pluvier gris : Argenton Château…] - Charadrius œdicnemus L. - Entendu en octobre et novembre. De nouveau de passage au printemps (fin mars). [Semble nicher]. Plaines vers Chizé, landes des Brunetières et plaines de Vouillé, Prahec, St Clément, Aiffres, Niort.
Pluvier doré - Charadrius pluvialis L. - Arrive fin septembre, voire fin octobre. De nouveau de passage en mars-avril. [Hivernage probablement faible : deux passages seulement]. Assez commun dans les Deux-Sèvres : marais vers Niort, bois marécageux des premier et deuxième arrondissements, Chizé sur la Boutonne.

L'Œdicnème est actuellement une nicheur dans le secteur, bien qu'en difficultés récentes. Ce ne semble pas être si clairement le cas selon Guillemeau (1806). Le Pluvier argenté manque toujours, c'est une espèce très maritime à la différence du Pluvier doré. Cette absence est donc normale.

Outardes


GdOutarde1772
Grande Outarde - Outarde [Bitarde : Villiers en Plaine] - Otis tarda L. - Très sauvage. Solitaire, elle n'est en bandes de 8-10 individus que pendant les migrations. Passent régulièrement dans les Deux-Sèvres à l'automne et au printemps, en petites troupes. Ne vient que dans les plaines de Villiers en Plaine, de St Rémi, d'Aiffres et de Vouillé.[ L'indication suivante est un témoin de nidification :] "les habitans de ces communes devraient essayer de les réduire en domesticité, en cherchant à élever les petits."
Outarde canepetière - Petite Outarde [Cane-petière : Niort et ailleurs] - Otis tetrax L. - Très sauvage. Se rassemble en troupes en fin de la belle saison pour quitter le pays. On peut considérer la France comme le pays naturel de cette espèce, car on ne la point en aucune contrée en Europe autant qu'ici. Arrive dans les Deux-Sèvres en avril. On les voit dans les plaiines de Souché, Villiers, Vouillé, parfois dans les prairies marécageuses de Séligné, dans les communes de Massais, Chambon, Ste Radégonde, St Paul de Bouillé, Ulcot, etc.

Si notre lecture est bonne nous avons ici, désignés, parmis les derniers sites de nidification de la Grande Outarde en Poitou-Charente et Vendée. Le déclin récent de l'Outarde canepetière se pose. En définitive dans les années 1970-80 son statut était relativement similaire à celui des années 1800.

Echasse


Echasse blanche - Echasse [Pluvier à longues jambes : dans le marais par endroit] - Migratrice (voyage). Très rare dans les Deux-Sèvres, plus commune en Vendée (secteurs maritimes aidant). On ne la voit pas tous les ans. Quelquefois dans les marais d'Arçay, de Dampbvix, du Vanneau et de St Hilaire la Palud.

Le statut actuel nous semble similaire pour l'Echasse blanche.

En guise de conclusion…


La plupart des ornithologies départementales en France ne datent au plus tôt que des années 1830, et, plus généralement des années 1850. Aussi Guillemeau avec sa publlication de 1806 fait office de précurseur sur cet exercice. On sera étonné par la qualité de ses connaissances sur la biologie et l'écologie des espèces. Par ailleurs il est tout à fait en avance en ce qui concerne les essais de répartition ou la phénologie des oiseaux. Enfin l'usage d'une clé dichotomique est un gage de rigueur et de volonté de bonne détermination des espèces. S'ajoutent une grande richesse de citations de la litterature que nous avons négligé et qui relèvent plus des relations de l'homme et des auteurs aux oiseaux que de la science proprement dite.
On soulignera la fréquence de la présence du Faucon pèlerin, la faiblesse des populations des Rapaces nocturnes, la faible représentation des Turdidés nicheurs qui sont plutôts simplement de passage ou internuptiaux, l'absence du Bruant zizi, l'omission du Moineau soulcie, un statut qui chez les Corvidé est complètement modifié depuis, avec disparition du Grand Corbeau, des venues des Corneilles mantelées, l'installation en nidification du Corbeau freux, de la Corneille noire et la nouveauté du Choucas des tours. L'Alouette calandre a disparu depuis, les Mésanges pas si nombreuses à l'époque. Fauvettes et Pouillots étaient très mal connus au début du XIXe siècle dans les Deux-Sèvres. On ne voit plus de Gélinottes, de Cailles en hiver ou de Perdrix bartavelles. La Perdrix rouge était déjà bien présente ce qui signifie qu'elle n'a pas été seulement été introduite en Deux-Sèvres pour la chasse, mais qu'il y avait des souches indigènes. Tout est à revoir depuis lors pour les Colombidés : Ramier en augmentation, Tourterelle des bois en déclin, Bisets ou Colombins à préciser et enfin venue de la Tourterelle turque dans la deuxième moitié du XXe siècle. Les Pics sont rares et le Pic noir est déjà présent ce qui est une surprise pour moi qui pensait son installation locale, récente. Où sont les Canards chipeau et les PIlets à l'époque : ils ne sont pas cités ! Le Grèbe huppé manque aussi à l'appel. Quelques changements concernent les Hérons : Blongios pas si commun, Grand Butor déjà hivernant… Nous n'oublions pas la disparition du Râle des Genêts, de la Grande Outarde dont on apprends parmi les dernières localités de nidification en Poitou-Charentes. Et une Echasse chasse le reste… statut similaire pour elle.

Oiseaux aquatiques en Poitou-Charentes & Vendée

Plongeons, Grèbes, Fulmar, Pétrels, Cormorans…



Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Grand Cormoran - Phalacrocorax carbo (Linnaeus, 1758) - Internuptial très commun sur l'ensemble du littoral, des marais, étangs et cours d'eau importants du Poitou-Charentes. La population hivernale de la région a été évaluée aux dortoirs à 4700 individus, plusieurs centaines sur un même site possibles, dont 60% en Charente-Maritime. Probablement en augmentation comme ailleurs en France depuis les années 1980.
Grèbe à cou noir - Podiceps nigricollis (Brehm, 1831) - Internuptial localisé sur le littoral en particulier autour des îles de Charente Maritime avec quelques dizaines d'individus seulement, mais réguliers. Record de 63 individus à l'île de Ré, Fiers d'Ars, site régulièrement occupé par ce Grèbe. A l'intérieur l'espèce est assez régulière au lagunage de Rochefort notamment et en quelques autres points non loin des côtes en Charente Maritime. Hors ce département l'espèce n'a - récemment - été vue que dans les Deux-Sèvres au Lac de Cébron en décembre 2009 et 2010 avec 4 individus au maximum.
Grèbe castagneux - Tachybaptus ruficollis (Pallas, 1764) - Espèce nicheuse en déclin (-30%), ce qui est contraire à la tendance nationale. Internuptial assez commun, dispersé sur l'ensemble de la région, tant sur les côtes que dans les terres. Le site de la résurgence de la Touvre peut intéresser plusieurs centaine d'oiseaux (maximum proche de 400 oiseaux). Ce site montre des effectifs en léger déclin depuis les années 2000.
Grèbe huppé - Podiceps cristatus (Linnaeus, 1758) - Espèce présente toute l'année, nicheuse. C'est en période internuptial un oiseau vu en divers endroits tant sur les côtes que sur les étangs. L'espèce est en hiver sur les secteurs d'étangs des Deux-Sèvres, ceux en limite entre Vienne et Charente et sur le littoral ou autour des îles. Le barrage du Cébron créé dans les années 1980 attire aussi cet oiseau. Les effectifs internuptiaux semblent stables dans la région.
Plongeon catmarin - Gavia stellata (Pontoppidan, 1763) - Internuptial localisé sur le littoral, notamment autours des îles de Charente Maritime. Ce sont quelques dizaines d'individus épars qui sont présents. Record de 63 individus ke 28 décembre 2010 en Oléron. Très exceptionnel dans les terres (un les 13 et 14 décembre 2011 à Moutiers sous Argenton).
Puffin des Baléares - Puffinus mauretanicus (Lowe, 1921) - Internuptial noté essentiellement en période de migration sur les côtes des îles de Charente-Maritime, ainsi qu'au large de la Presqu'île d'Arvert. Tout à fait occasionnel en hiver avec seulement deux données récentes en Oléron (3-4 individus le 11 décembre 2010 et 1 le 9 janvier 2012).

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Cormoran huppé - Phalacrocorax aristotelis (Linnaeus, 1761) - Internuptial en très faible nombre, hivernant sur les îles de Ré et d'Oléron. Les hivernants sont réguliers, les mêmes comme en témoigne la lecture de bagues, avec notamment depuis 2008, un à quatre oiseaux dans le nord d'Oléron. Une lecture révèle qu'un oiseau été né dans le Morbihan.
Fou de Bassan - Morus bassanus (Linnaeus, 1758) - Internuptial signalé en faible nombre sur les côtes des îles d'Oléron et de Ré, parfois dans les Pertuis Breton et d'Antioche. Les mentions hivernales proviennent quasiment toutes des îles déjà citées, mais aussi de Fouras, généralement pas plus de 10 individus contactés, sauf à Chassiron où ce sont parfois une centaine de Fous qui sont comptés.
Grèbe esclavon - Podiceps auritus (Linnaeus, 1758) - VUw France - Internuptial très localisé, présente notamment sur les côtes de l'île de Ré, ainsi qu'en moindre effectif en Oléron, parfois aussi vers La Rochelle. Ce ne sont pas plus de 20 hivernants qui sont indiqué en Ré.
Plongeon arctique - Gavia arctica (Linnaeus, 1758) - Internuptial très localisé sur le littoral, notamment autour des îles de Charente Martime. On ne compte pas plus de 30 hivernants au total, épars. Exceptionnel dans les terres (un le 21 décembre 2012 à Ste Gemme.
Plongeon imbrin - Gavia immer (Brünnich, 1764) - VUw France - Internuptial très localisé sur le littoral, presqu'exclusivement autour des îles d'Oléron et de surtout l'île de Ré. On y compte une dizaine d'hivernants, réguliers chaque année. Mentions très rares dans le terre en général au coeur de l'hiver (décembre ou janvier). Une observation du 25 novembre au 1er décembre 2019 à Pescalis le Grand Etang (Deux-Sèvres) sort de ce contexte et paraîtra exceptionnelle.
Océanite tempête - Hydrobates pelagicus (Linnaeus, 1758) - Internuptial exceptionnel, rossé sur les côte lors des tempêtes, mais n'a été signalé qu'un très faible nombre de fois, cadavres compris y compris dans les terres (une mention). Commun en automne ou en début d'hiver au large dans le Golfe de Gascogne.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Fulmar boréal - Fulmarus glacialis (Linnaeus, 1761) - Occasionnel, détecté lors d'échouages en période internuptiale : trois cas sur les côtes. Même par tempête cet oiseau n'a pas été vu lors de séances de seawatching.
Grèbe jougris - Podiceps grisegena (Linnaeus, 1758) - Internuptial occasionnel à très rare, très localisé notamment au niveau des îles de Ré et d'Oléron. Les effectifs sont très faibles et en déclin depuis les années 1970. Exceptionnel dans les terres (un le 30 janvier 2011 à Availles Limouzine).
Océanite culblanc - Hydrobates leucorhous (Vieillit, 1818) - Internuptial aux contacts aléatoires suite à des tempêtes particulières. Ainsi ce sont plus de 1000 individus qui sont comptés depuis La Tremblade ou l'île d'Oléron le 23 novembre 2009 suite à la tempête Ludwig, des échouages et cadavres nombreux sont découverts ailleurs sur les côtes. Les hivers suivants ce ne sont que trois mentions d'oiseaux isolés qui sont rapportées.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Passereaux en Poitou-Charentes & Vendée

Passereaux : Alouettes…



A préciser… avec la nidification ou la migration


Gorgebleue à miroir - Luscinia svecica (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Cette espèce hiverne régulièrement en petit nombre en Camargue ou Languedoc-Roussilon, mais va plus volontiers selon les sous-espèces dans la Péninsule Ibérique ou en Afrique de l'Ouest. Très occasionnelle dans la région : un individu le 2 janvier 2013 en Oléron. Il existe quatre autres mentions plus anciennes, en décembre-Janvier, en Charente Maritime situées en la Baie de l'Aiguillon et Oléron. Rien d'autre ailleurs.
Traquet motteux - Oenanthe oenante (Linnaeus, 1758) - DDw France - Migrations et nidification [A préciser] ; nicheur en petit nombre dans d'anciennes carrières, dans les plaines du Mirebelais-Neuvillois en Vienne, ou dans des friches industrielles du port de La Rochelle. Bien plus nombreuse en migration (oiseaux européens et sibériens principalement, voire d'Islande et peut-être Amérique du Nord de la sous-espèce leucorhoa), l'espèce traverse la région pour aller hiverner en Afrique tropicale. Des migrateurs attardés sont indiqués exceptionnellement en décembre en Poitou-Charentes : un sur Agris le 2 décembre 2011 et un le 9 décembre 2012 à Moëze Oléron. Historique [A préciser].

Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Accenteur mouchet - Prunella modularis (Linnaeus, 1758) - Les populations de la région sont sédentaires et rejointe par des individus provenant du Nord de l'Europe en période internuptiale, ainsi que probablement quelques oiseaux issus des zones de montagne. Très commun en hiver, il est sur l'ensemble de la région, plus densément représenté dans le centre de la Charente-Maritime. Pourrait être en déclin.
Alouette des champs - Alauda arvensis (Linnaeus, 1758) - Statut [A préciser], sédentaire. C'est une espèce réputée très commune en Poitou-Charentes. Elle est présente sur l'ensemble de la région avec quelques plus fortes densités notamment dans les secteurs agricoles ouverts. Elle est plus rare vers le littoral et sur les îles en Charente-Maritime.
Alouette lulu - Lullula arborea (Linnaeus, 1758) - Très commune dans la région où elle est sédentaire. Elle est accompagnée d'oiseaux provenant du Nord et de l'Est de l'Europe en période internuptiale. Elle est à cette époque répandue comme à la belle saison, sur l'ensemble de la région, mais manque régulièrement en plusieurs points de la Vienne. Elle occupe aussi les îles de Charente-Maritime.
Bergeronnette des ruisseaux - Motacilla cinerea (Tunstall, 1771) - Plutôt sédentaire dans la région avec venue d'individus transhumants originaires des zones de montagne. Elle est en hiver commune, répartie sur l'ensemble du territoire, îles comprises, moins densément représentée dans le sud de la Charente. Probablement en déclin depuis les années 2000.
Bergeronnette grise - Motacilla alba (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Elle est en hiver commune en Poitou-Charentes, répartie sur l'essentiel de la région avec quelques pôles de meilleure densité. Elle est moins nombreuse dans la Vienne. D'importantes concentrations se trouvent vers l'océan avec des dortoirs de plus de 200 oiseaux sont régulièrement indiqués. - Statut de la Bergeronnette de Yarrell [A préciser].
Bouscarle de Cetti - Cettia cetti (Temminck, 1820) - Nidification et mouvements [A préciser]. Elle est sédentaire et occupe un territoire toute l'année. Assez commune en hiver en Poitou-Charentes, on observe la grande majorité des oiseaux en Charente-Maritime et en particulier très dense au niveau de la Gironde. Il y en a quelques uns épars sur les autres départements. Elle a régressé par rapport aux années 1970 suite à des vagues de froid dans les années 2000 et 2010, notamment dans le nord-est de la région qu'elle recolonise peu à peu. Historique [A préciser].
Bouvreuil pivoine - Pyrrhula pyrrhula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est une espèce sédentaire en plaine, occupant en nidification le Nord et l'Est de la région - en faible nombre [A préciser]. Avec de venues hivernales de l'Europe de l'Est et du Nord, ainsi que de l'erratisme des populations locales, l'essentiel de la région est visité en hiver. C'est alors un oiseau assez commun, lacunaire en Charente-Maritimes et en Charentes, plus fréquent dans les Deux-Sèvres et dans la Vienne. En déclin net depuis les années 1970, alors que l'espèce pouvait être qualifiée de répandue en hiver et [commune [?] [A préciser]]. On notait alors des petits groupes de 10 à 15 individus, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Bruant des roseaux - Emberiza schoeniculus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est un oiseau pour partie sédentaire, se dispersant dès la mi octobre y compris dans les campagnes alors qu'il niche dans les zones humides. Ses effectifs internuptiaux sont renforcés par des passage ou venues d'oiseau originaires du Nord de l'Europe. On a noté des bandes atteignant les 200 individus en hiver, alors que dans la région, l'espèce paraît très commune. Si elle est densément représentée en Charente-Maritime et ses îles, elle peut être localement lacunaire ailleurs.
Bruant jaune - Emberiza citrinella (Linnaeus, 1758) - Sédentaire dans la région [A préciser], l'espèce se disperse et ses effectifs sont renforcés par des oiseau originaire du Nord de l'Europe en période internuptiale. C'est un oiseau commun en hiver et tout à fait répandu en Poitou-Charentes, tendant à manquer localement et notamment sur les îles où il est rare. On en trouve plus dans l'Ouest de la région. Son déclin à cette époque semble probable.
Bruant proyer - Emberiza calandra (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser] ; nicheur en déclin, notamment sensible dans le Marais Poitevin. Une part notable des oiseaux français vont hiverner dans le Sud de l'Europe. Néanmoins la région du Poitou-Charentes est un pôle important pour l'hivernage de cette espèce dans le pays. Il est alors commun et tout à fait régulier en Charente-Maritime ainsi que dans le Sud des Deux-Sèvres, plus épars ailleurs. On note quelques dortoirs dont le plus important concernait au moins 120 individus à Moëze Oléron en janvier 2012. Probablement en déclin en hiver [A préciser].
Bruant zizi - Emberiza cirlus (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire [A préciser], erratique en période internuptiale. Dans la région les effectifs sont probablement renforcés par la venue d'individus nordiques [A préciser]. C'est un oiseau très commun en hiver en Poitou-Charentes répandu sur l'essentiel de la région, il tends à manquer dans le centre de la Vienne, ainsi que dans certains secteurs de l'Ouest de la Charente-Maritime par exemple. Probablement en faible augmentation suite aux changements climatiques.
Chardonneret élégant - Carduelis carduelis (Linnaeus, 1758) - Nos oiseaux devraient aller hiverner pour l'essentiel dans la Péninsule Ibérique. Ils sont remplacés en hiver par des individus provenant du Nord de l'Europe comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou la Scandinavie. Migrations [A préciser]. Alors l'espèce est très commune et répartie sur l'ensemble de la région, avec des pôles de densité maximale localement à l'ouest de la Charente-Maritime ou sur l'île de Ré. Record récent de 200 individus au Marais du Brouage [A préciser].
Choucas des tours - Corvus monedula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Sédentaire, faiblement dispersif dans la région, les populations internuptiales sont renforcées par des venues depuis le Nord de l'Europe. En hiver c'est une espèce très communes, présente sur l'ensemble de la région, îles comprises. Son installation en Poitou-Charentes remonte à la fin du XIXe siècle [XXe ?], et dès les années 1970 elle était présente sur une grande partie de la région. Elle a depuis progressé dans le sud de la Charente-Maritime et en Charente. Pourrait récemment être en déclin.
Cisticole des joncs - Cisticola juncidis (Rafinesque, 1810) - C'est une espèce sédentaire, peu commune dans la région, essentiellement localisée en Charente-Maritime depuis les îles à l'arrière pays côtier dans les marais au climat doux. Quelques stations semblent exister localement dans les Deux-Sèvres et en Charente. Elle est en "photo flash" plus localisée que dans les années 1970. Des hivers rigoureux dans les années 2000 et 2010 ont réduit ses effectifs et fait disparaître ses stations les plus isolées des côtes. Elle reconquiert peu à peu les territoires perdus depuis. Historique [A préciser].
Cochevis huppé - Galerida cristata (Linnaeus, 1758) - Oiseau sédentaire, encore assez commun, en déclin, présent principalement dans les Plaines cultivées réparti de part et d'autre du seuil du Poitou, côté Bassin aquitain et côté Bassin parisien. Lors des vagues de froid hivernales des oiseaux issus de populations plus septentrionales peuvent venir dans la région (Belgique, Suède). Très localisé en Charente, il a disparu du secteur viticole qu'il occupait encore dans les années 1970. Il a disparu aussi du centre des Deux-Sèvres pour ne plus subsister qu'aux deux extrêmités du département. On l'observe encore par groupes jusqu'à une dizaine d'individus en Charente-Maritme notamment.
Corbeau freux - Corvus frugilegus (Linnaeus, 1758 - On compte près de 15.000 couples nicheurs dans la région. C'est un oiseau sédentaire, qui réemploie ses sites de nidification en hiver sous forme de dortoirs. On trouve aussi des dortoirs ailleurs comme sur des piquets de vigne en paysage ouvert. On peut compter jusqu'à 500 individus au dortoir. L'espèce réalise des mouvements nycthéméraux de quelques dizaines de km, ainsi les voit-on revenir au dortoir en soirée. Dès décembre certains nicheurs reprennent les constructions ou restaurations des nids. Les colonies montreraient des effectifs en déclin, l'espèce semblant régresser. Venues ou migrations [A préciser].
Corneille noire - Corvus corone (Linnaeus, 1758) - Sédentaire, c'est une espèce erratique en période internuptiale. Elle est très commune dans la région et répartie sur la totalité du territoire, îles comprises, elle montre un pôle de densité notable dans le Sud de la Charente : IKA de 100 individus par km vers Angéac. Semble globalement stable.
Etourneau sansonnet - Sturnus vulgaris (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est un oiseau sédentaire, aux effectifs amplement renforcés en période internuptial par des populatons venant du Nord et de l'Est de l'Europe. L'Etourneau est alors très commun en hiver, grégaire, il se rassemble en dortoirs. Il peut être extrêmement nombreux sur certains d'entre-eux comme en décembre 2012 avec 120.000 individus à La Rochellle et 180.000 à Rochefort. De tels dortoirs remarquables semblent de moins en moins nombreux depuis les années 1980. L'espèce serait donc en déclin. L'oiseau est dans toute la région, îles comprises.
Fauvette à tête noire - Sylvia atricapilla (Linnaeus, 1758) - Sédentaire et essentiellement migratrice, elle est devenue commune en hiver en Poitou-Charente. S'ajoutent aux individus qui restent en hiver des populations provenant du Nord et de l'Ouest de l'Europe. Les mentions concernent en général des individus isolés et instables, sujet à l'erratisme. Elle est plus abondante vers les côtes au climat plus doux. La situation n'a guère évolué depuis les années 1970, mais les effectifs ont dû augmenter. Historique [A préciser]
Fauvette pitchou - Sylvia undata (Boddaert, 1783) - On trouve dans la région la sous-espèce dartfordiensis qui se trouve présente depuis le Portugal à l'Angleterre en passant par la façade Atlantique française. Dans le Midi de la France, il s'agit d'undata, le type, qui est présente. Essentiellement sédentaire, des individus se déplacent néanmoins vers le littoral en hiver. Elle est peu commune dans la région et se trouve dans la Vienne sur le Pinail, ainsi qu'en Forêt de Mareuil, dans le sud de la Charente et Charente-Martime, ainsi que sur la côte et ses landes d'arrière littoral. Si elle est sur Oléron, elle manque en Ré. Quant aux Deux-Sèvres, d'où elle a disparu, il n'y a pas d'observations. Ses effectifs ont fondu et elle a disparu localement notamment suite à de grands froids en janvier 2009. Depuis elle recolonise doucement les territoires perdus. Ainsi est-elle en augmentation au Pinail depuis cette date.
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Geai des chênes - Garrulus glandarius (Linnaeus, 1758) - Nidification et afflux [A préciser]. Sédentaire dans la région, c'est un oiseau très commun. Ses populations sont renforcés par des afflux irréguliers en période internuptiale. Pourrait être en progression.
Grimpereau des jardins - Certhia brachydactyla (Brehm, 1820) - Espèce sédentaire, nicheuse très commune en Poitou-Charentes. Elle occupe l'ensemble de la région avec des pôles de densité marqués dans le sud de la Charente-Maritime. Présente sur les îles. Stable depuis les années 1970, pourrait être en augmentation récente.
Grive draine - Tudus viscivorus (Linnaeus, 1758) - NIdification et migrations [A préciser]. Les oiseaux de la région sont sédentaires, ils commencent leur comportement reproducteur en hiver, dès le mois de décembre et ils commencent à chanter. Alors les effectifs sont renforcés par des venues du reste de l'Europe. Elle est en conséquence très commune en hiver, mais manque clairement dans les zones de cultures ouvertes et quelques marais littoraux, ainsi que probablement les grands massifs forestiers [A préciser]. Sa densité est maximale au coeur de la Charente-Maritime, l'espèce étant présente sur l'essentiel de la région, y compris sur les îles. Le record de 45 individus a été enregistré en décembre 2010 à Romegoux.
Grive mauvis - Turdus iliacus (Linnaeus, 1758) - La sous-espèce venue d'Islande corburni est à distinguer parmi les oiseaux présents dans la région [1]. Migratrice, elle vient en hiver s'installer avec quelques Litornes en Poitou-Charente. Elle est alors très commune et présente sur l'ensemble de la région, îles comprises. Elle semble localement lacunaire dans la Vienne et en Charente. Elle est aussi dans les vignes à la différences de nombreux oiseaux. C'est une espèce grégaire en hiver avec des troupes de plus d'une centaine d'individus pouvant se réunir d'ailleurs en dortoirs locaux [A préciser]. C'est une espèce fluctuante, peut-être en léger déclin.
Grive litorne - Turdus pilaris (Linnaeus, 1758) - Migratrice, elle vient en hiver s'installer en Poitou-Charentes où elle est alors très commune. Elle semble présent à peu près partout, îles comprises, peut-être moins densément en Charente. Elle accompagne volontiers la Grive mauvis en groupes mixtes. C'est une espèce grégaire en hiver que l'on voit en groupes avec des maxima de 350 individus dans le nord de la Charente.
Grive musicienne - Turdus philomelos (Brehm, 1831) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est une espèce très commune en hiver. Elle est essentiellement sédentaire - désormais [A préciser] - dans la région et ses effectifs sont renforcé par des venues du Nord de l'Europe. Ses effectifs semblent stables depuis les années 1970, mais sa sédentarisation est un phénomène qui aurait pu survenir au cours du XXe siècle [A préciser]. Ses densités sont très variables selon les localités et les anénes avec de 0,1 à 31 individus par km comptés dans le cadre d'IKA. Elle est très densément représentée en Charente-Maritime notamment. Relativement grégaire elle vole en petites troupes de parfois quelques dizaines d'individus. Record d'environ 100 oiseaux en décembre 2010 en Oléron.
Grosbec cassenoyaux - Coccosthraustes coccosthraustes (Linnaeus, 1758) - Nicheur dans les massifs forestiers de la région [A préciser], ses effectifs sont renforcés en période internuptiale avec des oiseaux venus du Centre et du Nord de l'Europe, parfois même invasif certaines années. En hiver c'est un oiseau très commun, dont les populations locales se répandent dans les campagnes accompagnées d'oiseau d'origine plus lointaine. C'est alors une espèce grégaire souvent vue en petits groupes. Record de 66 individus à Thézac [A préciser].
Hirondelle de cheminée - Hirundo rustica (Linnaeus, 1758) - Nicheuse migratrice. Elle hiverne en Afrique subsaharienne, jusqu'en Afrique du Sud. Migrations et nidification [A préciser]. Elle est observée depuis les années 1990 presque chaque hiver sur le secteur maritime au climat plus doux de la Charente-Maritime avec des indications éparses surtout en décembre et exceptionnellement en janvier. Ce sont vraisemblablement des passages postunuptiaux attardés, du moins pour le mois de décembre.
Linotte mélodieuse - Acanthis cannabina (Linnaeus, 1758) - En France la population est migratrice à courte distance ou se déplace en altitude, par exemple depuis le Nord-Est aux Sud-Ouest ou des montagnes aux zones de plaine. La destination des populations de la région et l'origine des individus internuptiaux sont [A préciser]. Malgré un déclin notoire en France (68% depuis les années 1990), les populations hivernantes restent fournies et répandues dans la région, où l'espèce reste très commune. Elle est plus fréquente côté Charente-Maritime, îles comprise, que dans le reste du Poitou-Charentes. Déclin probable néanmoins à l'instar de la dynamique nationale.
Merle noir - Turdus merula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Plutôt sédentaire, l'espèce est très commune en période internuptiale dans la région. Ses effectifs internuptiaux sont renforcés par des migrateurs provenant du Nord de la France et de l'Europe, mais ces dernières populations tendent récemment à se sédentariser. Elle montre des pics de densités locale épars sur les divers départements. Les plus fortes densités concernte des massifs boisés comme la Forêt de Coubre ou certains bocages avec des IKA de 18 individus au km. L'espèce est moins dense dans les zones de culture intensive et les territoires viticoles lorsqu'ils sont dépourvus d'arbres. En déclin prévu suite à la sédentarisation d'une partie des populations migratrices venues du Nord.
Mesange à longue queue - Aegithalos caudatus (Linnaeus, 1758) - Statut, nidification et migrations [A préciser]. C'est une espèce hivernante très commune dans la région, présente sur l'ensemble du territoire et peu de lacunes (défaut de prospection ?). Des pôles de forte densité se situent à Oléron et sur les côtes voisines, dans le sud de la Charente-Maritimes, en quelques points de la Vienne, voire des Deux-Sèvres. Grégaire des maxima de 40 individus sont rapportés.
Mésange bleue - Cyanistes caeruleus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations ou afflux [A préciser]. Sédentaire, ses effectifs internuptiaux sont renforcés par des venues, voire des afflux septentrionaux. Elle est très commune en hiver et répartie sur toute la région, ne manquant que dans les paysages les plus ouverts. Stable, voire en augmentation, depuis les années 1970.
Mésange charbonnière - Parus major (Linnaeus, 1758) - Nidification, voire migrations [A préciser]. Chez cette espèce les adultes sont sédentaires alors que les jeunes sont dispersifs. En période internuptial des oiseaux provenant de l'Est, fuyant le froid, parviennent jusque dans la région. Elle est très commune en hiver et peut être grégaire à cette période. Des pôles de densité marqués se trouvent notamment en limite méridionale de la Charente-Maritime et de la Charente, ainsi que vers Oléron.
Mésange huppée - Lophophanes cristatus (Linnaeus, 1758) - Nididifcation, voire afflux [A préciser]. Réputée sédentaire, cette Mésange est peu commune en Poitou-Charentes, localisée aux boisements de Résineux, elle est parfois en milieu feuillu. Eparse sur la région. Semble relativement stable depuis les années 1970.
Mésange noire - Periparus ater (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est dans la région une espèce nicheuse rare avec moins de 20 couples au total, en forêts de Résineux. En période internuptiale des venues de l'Europe du Nord s'ajoutent aux très faibles effectifs locaux si bien que l'espèce est assez commune en hiver. Alors répartie de manière dispersée sur toute la région, îles comprises. Cet hivernage est fluctuant et soumis à des afflux au rythme de tous les 5-6 ans. Elle n'est pas inféodée aux Résineux à cette période. En légère augmentation par rapport aux années 1970.
Mésange rémiz - Remiz pendulinus (Linnaeus, 1758) - En période internuptiale [A préciser] et notamment en hiver les observations se concentrent de manière diffuse sur les marai littoraux ou les estuaires en Charente-Maritime, très occasionnelle dans les terres (Vienne seulement) et sur la Gironde - très localisée globalement. Elle était abondante en Gironde dans les années 1980 avec jusqu'à 3000 oiseaux. En net declin, les hivernages se faisant désormais plus au Sud, en l'occurrence dans la Péninsule Ibérique. Il n'y en a plus que quelques centaines en Gironde désormais.
Mésange nonnette - Poecile palustris (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Espèce sédentaire, aux effectifs renforcés par des venues du Nord-Est de l'Europe en période internuptiale. Elle est commune en hiver, mais manque dans l'Ouest de la Charente-Maritime et sur les îles. Tendances fluctuantes, mais l'espèce a été en net déclin dans les années 2000 dans la région (-75%), peut-être stable depuis [A préciser].
Moineau domestique - Passer domesticus (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire très commune en Poitou-Charentes, répartie sur l'ensemble de la région, îles comprises. Groupes records de 300 individus à La Rochelle [A préciser]. Semble en léger déclin.
Moineau friquet - Passer montanus (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire, en net déclin à l'instar de la situation connue en Europe et ailleurs en France. Ici elle n'est pas aussi dramatique qu'en certaines régions comme Rhône-Alpes par exemple. Elle reste assez commune en hiver, mais ne se trouve régulièrement qu'en Charente-Maritime, ses autres territoires s'étant nettement morcelés depuis les années 1970. Les mentions sont donc éparses ailleurs. Manque sur l'ïle de Ré aussi. On comptait jusqu'à 100 individus à Niort dans les années 1980, fait qui n'est pas confirmé depuis. Record récent de 115 individus à Rochefort en décembre 2012.
Moineau soulcie - Petronia petronia (Linnaeus, 1766) - C'est une espèce sédentaire, légèrement dispersive. Elle est localisée dans la région en quelques stations éparses dans la moitié Sud depuis le Sud des Deux-Sèvres. L'oiseau ne se montre plus à proximité de l'Antlantique. Elle a par ailleurs disparu du Nord de la Vienne. Ce sont des éléments de déclin de l'espèce. Eléments [A préciser].
Pie bavarde - Pica pica (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire très commune présentant deux pôles de populations : les Pies des villes et les Pies des champs. Elles sont en fort déclin dans le campagne et tendent à se réfugier sur les villages et les villes ou leur périphérie. Sa présence sur l'agglomération de La Rochelle pourrait paraître remarquable tant les Pies bavardes sont nombreuses. Globalement en faible déclin probable.
Pinson des arbre - Fringilla coelebs (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Pour partie sédentaire, ses effectifs sont plus ou moins renforcés en hiver par des venues nordiques. C'est en période internuptiale un des oiseaux les plus commun de la région. Il est très commun globalement, présente sur la totalité du territoire, îles comprises avec quelques pôles de densité plus élevés divers. Grégaire à cette époque de l'année, le record récent de 3000 oiseaux en décembre 2012 à Geay est rapporté. Historiquement on a pu aussi compter 8000 Pinsons des arbres à Beurlay en décembre 1999 et un vol de 15.000 en janvier 1985 fuyant une vague de froid et vu en Baie d'Yves.
Pinson du Nord - Fringilla montifringilla (Linnaeus, 1758) - Migrateur venant dans la région en hiver, en nombre très fluctuant avec des invasions certains hiver. Il est alors répandu. Record récent de 500 indvidus en décembre 2012 sur la Gironde. On est loin des records de 2000 oiseaux à Champagne en janvier 2000. Ces groupes sont toutefois faibles par rapport à ceux de plusieurs centaines de milliers rapportés sur certains dortoirs en France.
Pipit farlouse - Anthus pratensis (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Très commun en hiver, présent sur l'ensemble de la région de manière plus ou moins dense. Des groupes de 100 à 150 individus sont régulièrement présents près du littoral Charentais. Pourrait décliner.
Pipit maritime - Anthus petrosus (Montagu, 1798) - Migrations et nidification [A préciser]. Rare en hiver, l'espèce ne se trouve que sur le littoral et les îles de Charente-Maritime. Très exceptionnel dans les terres où ce Pipit n'a été noté qu'une seule fois, en Charente. Les effectifs ne passent guère quelques individus par localité, avec un record signalé de 15 oiseaux à Moëze Oléron [A préciser].
Pipit spioncelle - Anthus spinoletta (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Assez commun en hiver, présent sur l'essentiel de la région, mais plus rare dans les Deux-Sèvres et la Vienne. En progression depuis les années 1970.
Pouillot véloce - Phylloscopus collybita (Vieillot, 1817) - Migrations et nidification [A préciser]. L'essentiel des oiseaux de la région vont hiverner plus au sud depuis la Péninsule Ibérique à l'Afrique Sahélienne. La région accueille par contre dès l'automne des oiseaux provenant du Nord de l'Europe et des îles Britanniques, si bien qu'on observe l'espèce toute l'année, mais selon des populations différentes. En conséquence, c'est un oiseau hivernant très commun répartie pour la majorité en Charente-Maritime avec de belles densités côté Atlantique au climat plus doux, et dans les Deux-Sèvres. Les mentions quoique nombreuses, sont plus éparses dans la Vienne et en Charente. C'est une espèce en progression en hiver depuis les années 1970 et on constate récemment une augmentation des mentions de sous-espèces sibériennes comme tristis ou fulvescens, notamment sur le littoral.
Roitelet huppé - Regulus regulus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est un nicheur rare dans la région. Par contre ses effectifs - probablement sédentaires - sont renforcés en hiver par d'importantes venues depuis le Nord et l'Est de l'Europe. C'est alors une espèce très commune, répartie sur l'essentiel de la région, avec un léger déficit dans le département de la Charente. Il est tout particulièrement bienr représenté en Charente-Maritime.
Roitelet triple-bandeau - Regulus ignicapillus (Temminck, 1820) - Nidiifcation et migrations [A préciser]. Oiseau sédentaire très commun dans la région. Ses effectifs étant renforcés en hiver par des venues de l'Est et du Nord de l'Europe, il est a fortiori, plus commun encore en période internuptial. Réparti sur la totalité de la région, îles comprises. Sa nidification a clairement augmenté dans la région au cours du XXe siècle, il est plus abondant notamment en hiver, aujourd'hui que dans les années 1970.
Rougegorge familier - Erithacus rubecula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Les oiseaux nicheurs se déplacent vers la mi novembre vers des secteurs plus ouverts comme les parcs, jardins ou bocages pour la période internuptiale. Des individus du Nord, le Centre et l'Est de l'Europe se déplacent alors jusqu'en France et au-delà. C'est alors une espèce très commune sur l'ensemble de la région avec des densités mesurées par IKA de 12 individus au km en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres.
Rougequeue noir - Phoenicurus ochruros (Gmelin, 1774) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est à l'échelle du XXe siècle un nouvel hivernant, tout relatif, devenu commun dans la zone Méditerranéenne et la façade Atlantique. Ainsi est-il commun en Poitou-Charente en hiver, réparti sur l'essentiel de la région. Il occupe alors la plupart des villes et des villages. Ce sont des oiseaux pour la plupart nordiques provenant d'Angleterre, du Nord de l'Allemagne ou du Bénélux. Les individus nicheurs locaux tendent quant à eux à aller hiverner dans la Péninsule Ibérique ou au Maghreb. Hivernage en augmentation depuis les années 1980 [A préciser].
Serin cini - Serinus serinus (Linnaeus, 1766) - Le Serin cini a conquis la région et bien d'autres en France au cours du XXe siècle, en l'occurrence dès le début du siècle en Poitou-Charentes. C'est une espèce relativement anthropophile largement répandue dans la région en période de nidification [A préciser]. Migrations [A préciser]. En hiver les quelques oiseaux non migrateurs se répandent dans les campagnes et en particulier en Charente-Maritime vers l'Océan ou sur les îles. Record récent de 300 individus à l'île de Ré [A préciser]. Le Serin cini est épars sur le reste de la région. Déclin probable ces dernières années.
Sitelle torchepot - Sitta europaea (Linnaeus, 1758) - Nidification et venues [A préciser]. Réputée sédentaire en Poitou-Charente, cette espèce est très commune. Elle est sur l'ensemble de la région, mais tends à manquer en quelques points de Charente-Maritime, elles, n'est que localement présente sur Ré et Oléron [?]. Elle pourrait être en faible déclin.
Tarin des aulnes - Carduelis spinus (Linnaeus, 1758) - Espèce migratrice venant en hiver dans la région, où elle est alors très commune et répartie sur l'essentiel du territoire. Importantes fluctuations. Semble en augmentation depuis les années 1970.
Traquet pâtre - Saxicola rubicola (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Pour partie sédentaire, une part importante migre vers le Sud pour hiverner. Il s'agit toutefois d'un oiseau commun en hiver en Poitou-Charente - vraisemblablement avec des venues nordiques [A préciser] - Il est présent sur l'essentiel de la région, moins dans les secteurs les plus froids, plus fréquent et abondant en Charente-Maritime près des côtes. On peut compter localement près de 10 individus au niveau d'esrtuaires, de marais littoraux ou quelques vallées alluviales. Evolution [A préciser].
Troglodyte mignon - Troglodytes troglodytes (Linnaeus, 1758) - Les oiseaux de la région sont sédentaires. Ils sont rejoints en période internuptiale par des individus provenant d'Europe du Nord. Elle est très commune en hiver et répartie sur l'ensemble de la région, avec des pôles de meilleure densité notamment en quelques points du centre de la Charente-Maritime. Connue aussi sur les îles. Cette espèce semble stable.
Verdier d'Europe - Carduelis chloris (Linnaeus, 1758) - Les Verdiers de la région sont sédentaires et rejoints en période internuptiale par des oiseaux provenant des îles Britanniques ou de Scandinavie. A cette époque ils sont grégaires et parcourent les campagnes. C'est alors un oiseau très commun en hiver. Ce sont des groupes allant jusqu'à 250 individus qui sont notés notamment sur les secteurs les plus fréquentés situés sur le littoral ou des zones suburbaines au niveau de friches ou de champs de Tournesol. Pourrait avoir progressé depuis les années 1970 notamment dans les Deux-Sèvres.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Cincle plongeur - Cinclus cinclus (Linnaeus, 1758) - Il n'est connu dans la région, tant en nidification qu'en hivernage sur un seul site sur la rivière de la Bandiat en Charente. Quelques mentions exceptionnelles en erratisme ailleurs jusque dans la Vienne, les Deux-Sèvres ou même la Charente-Maritime.
Grand Corbeau - Corvus corax (Linnaeus, 1758) - L'espèce, sédentaire, a disparu de la région depuis les années 1930. Elle a actuellement une dynamique positive en France, si bien qu'elle est réapparue en tant que nicheuse avec un couple dès 2012 dans la Nord-Est de la Charente. A suivre.
Merle à plastron - Turdus torquatus (Linnaeus, 1758) - Ce sont plusieurs dizaine de Merle à plastron originaires du Nord de l'Europe (sous-espèce torquatus) qui traversent la région surtout début avril et fin octobre. Un oiseau attardé est exceptionnel le 1er décembre 2011 à la Pointe de Chassiron.
Mésange à moustaches - Panurus biarmicus (Linnaeus, 1758) - Nicheur en très faible nombre dans la région côté littoral. Quelques venues internuptiales se traduisent par un hivernage très localisé à Oléron et l'ouest de la Charente-Maritime sur quelques phragmitaies littorales, notamment au niveau du Marais du Brouage. Elle est aussi sur Rochefort, plus dans les terres et même vers Saintes. Une origine Hollandaise des oiseaux a été constatée.
Pie-grièche grise - Lanius excubitor (Linnaeus, 1758) - Disparue en période de nidification de la région, l'espèce n'est désormais plus qu'hivernante, très localisée et très rare. Elle est alors notée ponctuellement dans le cadre d'un erratisme hivernal, mais quelques individus stationnent longtemps sur une même localité. L'origine de ces oiseaux reste hypothétique. Toujours en déclin depuis les années 1970, où elle était déjà rare.
Pie-grièche méridionale - Lanius meridionalis (Temminck, 1820) - Cette espèce récemment distinguée, est hivernante très localisée et très rare dans la région. Elle est en général notée par des stationnements plus ou moins prolongés. L'origine de ces oiseaux reste hypothétique. Probablement en déclin.
Tichodrome échelette - Tichodroma muraria (Linnaeus, 1758) - Cette espèce se reproduit dans les montagnes. Elle vient depuis les Alpes et le Massif Central - les oiseaux Pyrénéens allant plus au sud - en période internuptiale jusque dans la région où elle stationne - ou pas - sur certains grands et anciens monuments. Les falaises rocheuses du littoral de la Gironde ou certains fronts de carrière peuvent aussi lui convenir. En conséquences les observations sont très localisées et dispersées sur l'essentiel de la région. Les stationnements peuvent durer jusqu'à 5 mois sur un même monument. Nous citerons l'Abbaye Royale de St Jean d'Angély, la Cathédrale St Pierre à Angoulême, Sainte Radegonde à Poîtiers. Effectifs [A préciser].

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Accenteur alpin - Prunella collaris (Scopoli, 1769) - Si l'espèce reste volontiers sur ses habitats d'altitude en hiver, notamment dans les Alpes, quelques individus vont se disperser jusqu'en plaine et atteignent exceptionnellement le Poitou-Charentes dans ce contexte. On notera toutefois un afflux spectaculaire lors de l'hiver 2011-12 avec une trentaine d'individus recensés et dispersés sur le territoire régional, mais surtout en Charente et dans la Vienne. Ce phénomène d'hivernage semble avoir décliné au cours du XXe siècle puisque Mayaud (1953) donnait celui-ci comme assez régulier dans l'Ouest de la France.
Alouette haussecol - Eremophila alpestris (Linnaeus, 1758) - Occasionelle en hiver : une oiseau le 12 décembre 2010 à l'île d'Oléron, ce qui représente seulement la septième mention de l'espèce dans la région. Les autres sont toutes littorales (1997, 1998, 1999, 2001 et 2002) et une concerne 7 oiseaux du 3 janvier au 1er février 1970 dans les Deux-Sèvres (Etang de Juigny).
Beccroisé des sapins - Loxia curvirostra (Linnaeus, 1758) - Internuptiale occasionnelle, sensible à quelques invasions qui peuvent déborder en Poitou-Charentes. Indiquée en hiver sur une douzaine de secteurs, l'espèce y est ponctuelle et irrégulière. Ces mentions pourraient augmenter dans le cadre d'une dynamique positive de l'espèce par ailleurs.
Bergeronnette printanière - Motacilla flava (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser] ; les oiseaux nicheurs arrivent mi mars et repartent en septembre ou octobre. L'espèce hiverne en Afrique subsaharienne. Des migrateurs attardés ou observés en période hivernale ont été occasionnellement signalés en Charente-Maritime, ces dernières années. Mentions hivernales vraisemblablement nouvelles et en augmentation en France.
Bruant des neiges - Plectrophenax nivalis (Linnaeus, 1758) - Les oiseaux hivernant en France proviennent de l'Islande pour la plupart, mais aussi de Scandinavie et du Groenland. On le trouve régulièrement sur le littoral de la Mer du Nord ou de la Manche jusqu'en Baie du Mont St Michel, l'espèce étant occasionnelle au-delà. Il est en conséquence tout à fait occasionnel en Poitou-Charentes, noté depuis l'île de Ré à la Gironde sur la Charente-Maritime. Les mentions ne concernent que 1 à 3 oiseaux alors que c'est une espèce plutôt grégaire. Records d'une 100aine le 15 décembre 1967 tout à fait exceptionnel rapporté à Yves ou plus récemment d'une 12aine à Les Mathes en décembre 2013.
Bruant fou - Emberiza cia (Linnaeus, 1766) - C'est en France une espèce présente en montagne, notamment dans les Alpes. Une certaines transhumance opère, ou, des déplacements sur de faibles distances. Tout à fait occasionnel dans la région, l'espèce a été observée avec jusqu'à 10 individus du 10 novembre au 10 décembre 2011 à St Germain de Confolens, ainsi qu'un oiseau isolé à Melle le 24 novembre 2011. Cette espèce a toujours été tout à fait accidentelle en Poitou-Charentes.
Bruant lapon - Calcarius lapponicus (Linnaeus, 1758) - On pense que les oiseaux venant sur la façade Atlantique pourraient être de la sous-espèce Groenlandaise, subcalcarius, mais celà n'est pas prouvé. En France l'espèce hiverne dans les zones littorales depuis la Mer du Nord à la Baie d'Audierne en Bretagne. En Poitou-Charentes, elle est occasionnelle et ne s'est montrée que sur le littoral de la Charente-Maritime avec des individus isolés ou par paire. Une part significative des observations récentes fait suite à un afflux survenu en automne 2010, laissant quelques attardés jusqu'en janvier 2011. Record exceptionnel de 24 individus séjournant à St Denis d'Oléron de novembre 2010 à janvier 2011.
Bruant nain - Emberiza pusilla (Pallas, 1776) - L'aire de nidification de ce Bruant se situe dans le Nord de la Scandinavie et de la Sibérie. Il hiverne dans le sud de l'Asie. Depuis les années 1970, ce sont 6 mentions d'individus isolés qui sont rapportées en Poitou-Charentes et concernent une certaine over-migration, classique vers l'Europe de l'Ouest. Elles concernent pour 5 d'entre-elles la Charente-Maritime et la dernière concerne les Deux-Sèvres où un séjour de plus d'un mois en févier et mars 1980. Récemment on a enregistré le séjour d'un individu entre le 27 janvier et le 7 mars 2011 à Moëze Oléron.
Etourneau unicolore - Sturnus unicolor (Temminck, 1820) - Occasionnel internuptial, probablement d'origine Espagnole. Un oiseau revenant vu du 17 décembre 2011 au 1er avril 2012 et du 11 janvier au 1er mai 2013 à Nieul sur Mer. Au total ce sont avec les anciennes mentions, une dizaine de citations qui sont connues et concernent toutes la Charente-Maritime.
Hirondelle rousseline - Cecropis daurica (Laxmann, 1769) - C'est une espèce nicheuse dans le secteur méditerranéen en France qui hiverne essentiellement en Afrique tropicale. Elle est en over-migration en Poitou-Charentes qui comptabilise près de 30 mentions en période de migrations d'un ou deux individus essentiellement en Charente-Maritime (25 mentions), Deux-Sèvres (2) et dans la Vienne (2). Aucune en Charente. Trois mentions exceptionnelles ont été faites en marge de l'hiver : 14 et 20 février 2004 à l'île de Ré et 6 décembre 2011 encore en Ré. Les mentions accompagnent une dynamique positive des populations dans le Midi.
Jaseur boréal - Bombycilla garrulus (Linnaeus, 1758) - Occasionnel internuptial, l'espèce ne parvient généralement pas jusque dans la région, sauf lors d'invasions massives ce qui fut le cas lors des hivers 2010-11 et 2012-13. Plusieurs mentions ont alors été rapportées, souvent à l'unité et un record de 6 individus le 12 janveir 2011 à St Fort sur Gironde.
Linotte à bec jaune - Acanthis flavirostris (Linnaeus, 1758) - Les oiseaux venant en France appartiennent à la sous-espèce type venue du Nord de la Scandinavie. Les hivernages ne dépassent guère en général la Manche ou la Baie du Mont St Michel et concernent la façade de la Mer de la Manche ou du Nord. L'espèce étant en déclin elle tends même à ne plus se montrer que dans le Nord où on ne compte aujourd'hui plus que 10 à 50 individus selon les hivers. Tout à fait occasionnelle dans la région, elle a été indiqué deux fois récemment : un individu parmi 350 Linottes mélodieuses et 150 Pinsons des arbres en Oléron en janvier 2011, une seconde le 8 janvier 2012 en Ré au Phare de la Baleine.
Martin roselin - Sturnus roseus (Linnaeus, 1758) - Occasionnel en période internuptiale originaire de l'Est de l'Europe qu'il occupe jusqu'en Turquie et Mongolie et qui hiverne normalement en Inde. Chaque année quelques migrateurs égarés font route vers l'Europe de l'Ouest, vus surtout en automne. Une mention hivernale exceptionnelle du 12 septembre au 8 décembre 2011, stationnement avec tendance attardée, concerne St Denis d'Oléron. D'autres mentions occasionnelles concernent plus volontiers l'automne (Vienne et Charente). Rien pour les Deux-Sèvres.
Moineau cisalpin - Passer (hispaniolensis) italiae (Vieillot, 1817) - L'espèce niche en Italie, Corse et très localement dans les Alpes françaises, Suisses ou Autrichiennes, ainsi qu'en Crête. Des mouvements sont indiqués pour cet oiseau dans les Alpes et notamment en Provence, fait connu depuis le XIXe siècle. Un oiseau égaré dans la région présent à la mangeoire du 8 au 23 décembre 2010 à St Pierre d'Oléron. Occasionnel tout à fait exceptionnel.
Pipit de Richard - Anthus richardi (Vieillot, 1818) - Internuptial occasionnel avec quelques très rares mention entre le 2 décembre 2011 et le 10 janvier 2012, ainsi que me 12 janvier 2013. Ceci entre dans le cadre d'une dynamique positive de l'espèce pour l'hiver en France.
Pouillot à grand sourcil - Phylloscopus inornatus (Blyth, 1842) - Cette espèce niche en Sibérie, dans l'Altaï et jusqu'en Mongolie. Elle hiverne normalement en Asie du Sud-Est, mais une part - probablement occidentale - de ses populationsse dirige vers l'Ouest apportant des mentions hivernales égarées depuis l'Islande au Portugal. Ce phénomène qui semble récent est enregistré en Poitou-Charente par des mentions de novembre 2009 en Charente, d'octobre 2010 dans la Vienne et les Deux-Sèvres et de décembre 2010 sur l'île d'Oléron en Charente-Maritime. C'est une espèce hivernale tout à fait occasionnelle.
Sizerin cabaret - Acanthis cabaret (Müller, 1776) - Internuptial occasionnel, indiqué une dizaine de fois récemment, en particulier sur le littoral, mais aussi dans les terres. Aucune mention dans les Deux-Sèvres. Les oiseaux pourraient provenir des îles Britanniques ou de Scandinavie, voire des Alpes françaises.

Références


Mayaud 1953 - [A préciser]
Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Notes


[1] - Turdus iliacus coburni - Cette sous-espèce de Grive mauvis niche en Islande ainsi que localement au Groenland. Elle est réputée, entre-autre, venir hiverner sur la façade atlantique de la France. Elle est donc à distinguer de la sous-espèce type qui vient quant à elle du continent (depuis la Scandinavie à la Sibérie orientale). Cette première est plus grande et plus forte, globalement plus sombre, ses sourcils contrastent avec la calotte et ses joues sont plus sombres et uniformes, le dos est olivâtre sombre et non marron clair, ses flancs sont très striés et il ne reste qu'une faible zone de la gorge qui reste blanche, les pattes étant brun sombre et non rose chair. Nous retiendrons certes le jizz plus massif, mais surtout les stries du bas corps et la couleur des pattes pour orienter les identification.
Bouillard N. 2016 - Le saviez vous ? Les sous-espèces de la Grive mauvis. - L'As'Veyou, 119 : 5-7. - PDF LINK

Oiseaux en Poitou-Charentes & Vendée

> Vertébrés

Organisation des résumés par groupes d'oiseaux


Ardéidés et Cigognes - Anatidés - Rapaces diurnes et nocturnes - Gallinacés, Râles et Outarde… - Limicoles - Laridés - Autres oiseaux marins ou aquatiques - Colombidés, Martinets, Huppes et Pics… - Passereaux

Nous avons couvert pour l'instant quelques informations clés sur la période hivernale à partir du récent ouvrage de Mercier & Cohendoz (2019). Nous allons poursuivre… à notre rythme… le travail de compilation des données sur les Oiseaux du Poitou-Charentes et les compléter par des précisions vendéennes.

Présentation générale des hivernants


En période internuptiale on compte selon Mercier & Cohendoz (2019) entre 60 et 90 espèces d'oiseaux par décakilométron dans les terres, avec un certain déficit en Charente qui semble un secteur moins prospecté. Ces chiffres passent généralement le nombre de 100 espèces pour les unités proches du littoral avec un maximum de 160 à l'Ile d'Oléron. On compte à cette époque 95 espèces relativement communes (dont 51 très communes ; 21%) et 152 qui sont rares à occasionnelles (dont 104 tout à fait localisées ou occasionnelles ; 42%).

Quelques références


Carquil P. 2015 - Oiseaux de Vendée et du Poitou. - J.P.Gisserot éd.
Guillemeau J.L 1806 - Essai sur l'histoire naturelle des oiseaux du département des Deux-Sèvres. - Elies-Orillat, Niort. - ONLINE
Jomat L. & Jourde P. (réd.) 2018 - Liste Rouge des Oiseaux nicheurs du Poitou-Charentes. - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK
Jourde P. & al. (coord.) 2016 - Les Oiseaux du Poitou-Charentes. - Poitou-Charentes Nature.
Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK
Dubrac B., Nicolle S. & Michel H. 1999 - Guide des oiseaux du Poitou-Charentes et Vendée. - Hypolaïs ed.
Marchadour B. (coord.) & al. 2014 - Liste Rouge des populations d'Oiseaux nicheurs des Pays de la Loire. - Lpo Pays de la Loire, Bouchemaine : 24 pp. - PDF LINK

Liens externes


> LPO Poitou-Charentes - LPO Vendée
> Faune Vendée

51oZcJPIE+LOispcatlashivernantspcOiseaux-de-Vendee-et-du-Poitou

Liste Rouge des Oiseaux nicheurs menacés de France (2016 & al.)


Dans de rares cas il convient d'utiliser le statut mondial ou européen.
Eteints - EX
Pinguinus impennis
Disparues du territoire - RE
Eudromias morinellus - Marmaronetta angustirostris - Oenanthe leucura - Otis tarda - Oxyura leucocephala
En Grave Danger - CR
Alca torda - Fratercula arctica - Galinago gallinago - Grus grus - Haliaeetus albicilla - Hydrobates pelagicus melitensis - Lanius minor - Mergus serrator - Picoides tridactylus - Podiceps grisegena - Porzana parva - Porzana pusilla - Pterocles alchata - Remiz pendulinus - Somateria mollissima - Sterna dougalii - Sterna paradisaea - Tetrax tetrax
En Danger - EN
Accipiter gentilis arrigonii - Acrocephalus melanopogon - Aegyptius monachus - Aqulia fasciata - Calandrella brachydactyla - Chlidonia niger - Ciconia nigra - Crex crex - Emberiza hortulana - Emberiza schoeniclus - Emberiza schoeniclus witherbyi - Fulmarus glacialis - Galerida theklae - Glareola pratincola - Gypaetus barbatus - Ichthyaetus audouinii, - Ixobrychus minutus - Lanius excubitor - Lanius meridionalis - Larus canus - Locustella luscinioides - Melanocorypha calandra - Neophron percnopterus - Oenanthe hispanica - Passer montanus - Phylloscopus ibericus - Picus canus - Puffinus puffinus - Puffinus yelkouan - Sylvia conspicillata - Sylvia undata - Tetrao urogallus urogallus - Uria aalge
Vulnérables - VU
Acrocephalus arundinaceus - Alcedo atthis - Anas crecca - Anser anser - Anthus pratensis - Aquila chrysaetos - Asio flammeus - Aythya ferina - Botaurus stellaris - Calonectris diomedea - Carduelis cannabina - Carduelis carduelis - Carduelis chloris - Carduelis flammea - Cecropis daurica - Charadrius alexandrinus - Charadrius hiaticula - Chlidonias hybrida - Chroicocephalus genei - Cisticola juncidis - Dendrocopos leucotos - Dendrocopos minor - Elanus caeruleus - Emberiza citrinella - Falco naumanii - Ficedula hypoleuca - Gelochelidon nilotica - Hippolais icterina - Hydrobates pelagicus - Hydrobates pelagicus pelagicus - Lanius senator - Limosa limosa - Milvus milvus - Numenius arquata - Pandion haliaetus - Passer italiae - Phoenicopterus roseus - Poecile montanus - Porphyrio porphyrio - Porzana porzana - Pyrrhula pyrrhula - Rissa tridactyla - Saxicola rubetra - Serinus serinus - Sitta whiteheadi - Spatula querquedula - Streptopelia turtur - Tetrao urogallus - Tetrao urogallus aquitanicus - Vanellus vanellus

Liste Rouge des Oiseaux menacés en période internuptiale en France (2016)


Disparues du territoire - RE
Anser fabalis fabalis
En Danger - EN
Cygnus columbianus - Emberiza ortulana - Melanitta fusca
Vulnérables - VU
Acrocephalus paludicola - Anser fabalis - Anser fabalis rossicus - Branta bernicla hrota - Ciconia nigra - Gavia immer - Limosa limosa - Limosa limosa limosa - Mergellus albellus - Milvus milvus - Numenius phaeopus - Platalea leucorodia - Podiceps auritus - Puffinus mauretanicus - Stercorarius longicaudus

Rapaces en Poitou-Charentes & Vendée

Milans, Buse, Busards, Balbuzard, Elanion, Faucons… et Chouettes, Hiboux


Notons qu'un observatoire des Rapaces nocturnes initié en Poitou-Charentes en 2013 a été étendu au niveau national en 2015. Il a pour objectif d'estimer précisément les populations de ces oiseaux.

Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Autour des Palombes - Accipiter gentilis (Linnaeus, 1758) - Nicheur sédentaire peu commun, des grands espaces forestiers, y compris sur les grandes îles de Charente-Maritime. Il est aussi dans certains boccages présevés. En augmentation depuis les années 1970, notamment vers l'ouest de la région.
Busard des roseaux - Circus aeruginosus (Linnaeus, 1758) - Nidification [A préciser], en augmentation avec quelques installations en périphérie du Marais Poitevin dans des plaines cultivées. L'hivernage se fait principalement sur les marais littoraux de Charentes-Maritime et plus en retrait dans les terres, notamment dans le sud des Deux-Sèvres. Rare à exceptionnel ailleurs à cette époque. Record de 120 oiseaux au dortoir dans le Marais du Brouage en janvier 2011. En expansion par rapport aux années 1970, nouveau pour le sud des Deux-Sèvres.
Busard St Martin - Circus cyaneus (Linnaeus, 1758) - Nidification [A préciser]. Très commun en hiver sur l'essentiel de la région, îles comprises. Les individus sédentaires locaux sont alors accompagnés d'oiseaux provenant de Scandinavie. Dans la région les dortoirs connus sont divers, mais de faible dimension car on n'a pas compté plus de 19 individus sur un site donné.
Buse variable - Buteo buteo (Linnaeus, 1758) - Très commune en période internuptiale, elle est présente sur l'ensemble de la région de manière relativement uniforme mais plus densément dans le centre des Deux-Sèvres, moins abondante près du littoral. Ce statut est similaire ou supérieur à celui constaté dans les années 1970 et l'espèce semble stable en hiver depuis les années 2000, sur fond de fluctuations liées aux venues extérieures. Nidification et migration [A préciser].
Chouette chevêche - Athene noctua (Scopoli, 1769) - Nididification [A préciser]. Espèce sédentaire, elle est communément signalée en hiver, mais des recherches spécifiques s'imposent le plus souvent pour la détecter à cette époque tant elle est discrète. On la trouve sur l'essentiel de la région avec diverses lacunes, notamment manquante en divers endroits de la Charente, voire de la Vienne. Elle évite les paysages fermés ou trop boisés, à l'inverse les territoires trop ouverts comme les plaines d'agriculture intensive ne lui conviennent pas non plus.
Chouette effraie
- Tyto alba (Scopoli, 1769) - Nidification, voire migrations [A préciser]. Très commune dans la région en hiver, elle y semble stable depuis les années 1970. Sa présence est - trop - souvent révélée par collisions routières : 230 cas enregistrés entre décembre 2012 et janvier 2013 par exemple. Présente sur l'ensemble de la région, îles comprises, mais assez souvent lacunaire en Charente.
Chouette hulotte - Strix aluco (Linnaeus, 1758) - Hivernage, voire migrations [A préciser]. Espèce sédentaire elle est communément signalée en hiver alors que quelques chants permettent de bien la détecter. Répartie sur l'ensemble de la région, quelques lacunes sont plus à rapporter à des défauts de prospection qu'à autre chose. Elle manque par contre sur les îles et ou dans les secteurs riches en boisements résineux qui ne lui conviennent pas.
Epervier d'Europe - Accipiter nisus (Linnaeus, 1758) - Très commun en période internuptiale, réparti sur l'ensemble de la région, moins fréquent dans les habitats agricoles, trop ouverts. La densité reste toutefois assez faible (moins de 0,5 individus au km). Probablement en augmentation depuis les années 1970 à l'instar de ce qui est connu ailleurs en France. Informations sur la nidification et la migration [A préciser].
Faucon crécerelle - Falco tinunculus (Linnaeus, 1758) - Espèce plutôt sédentaire en France. Très commune en période internuptiale, répartie sur l'ensemble de la région, plus fréquent dans le nord-est de la Charente-Maritime et le sud-est voisin des Deux-Sèvres, localement lacunaire. On ne sait rien de clair sur sa progression probable depuis les années 1970, ni sur son déclin possible depuis les années 2000. Ce point, nidification et migration [A préciser].
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© 2019 - Yves Dubois
Faucon émerillon - Falco columbarius (Linnaeus, 1758) - DDw France - Espèce d'origine migratrice venant hiverner en Poitou-Charente. C'est un Faucon commun, densément représenté dans le nord de la Charente-Maritime, les îles et le sud des Deux-Sèvres, plus épars ailleurs, avec quelques lacunes en particulier dans les secteurs les plus forestiers. Semble en augmentation depuis les années 1970 en hiver. Migrations à affiner [A préciser].
Faucon pèlerin - Falco peregrinus (Tunstall, 1771) - Nidification [A préciser], c'est un oiseau sédentaire aux effectifs largement complétés par des venues en période internuptiale [A préciser]. En effet, il est assez commun en Poitou-Charente sur cette période en particuliler vers le littoral et sur les îles, ainsi que dans le sud des Deux-Sèvres. Epars ou absent ailleurs. Il est nettement plus abondant en hiver aujourd'hui par rapport aux années 1970. Ceci est relié à son augmentation en période de nidification en Europe et en France.
Hibou des marais - Asio flammeus (Pontoppidan, 1763) - C'est un nicheur rare, occasionnel dans la région. Des renforts importants viennent en hiver depuis le Nord et l'Est de l'Europe, avec des afflux certaines années comme en 2007-08 où ce sont plus de 200 oiseaux qui furent recencés dans la Vienne. Les habitats littoraux, les îles et les marais littoraux lui conviennent tout particulièrement en Charente-Maritime Des dortoirs sont notés et le record de 25 individus en décembre 2012 a été signalé à l'embouchure de la Sèvre niortaise. On l'observe aussi dans des secteurs agricoles dans le Nord-Ouest de la Charente ou le Sud des Deux-Sèvres, voire l'Ouest de la Vienne. Mentions hivernales éparses ailleurs.
Hibou moyen-duc - Asio otus (Linnaeus, 1758) - Sédentaire ou erratique en Poitou-Charentes, les populations sont renforcées en hiver par de venues migratoires depuis la Scandinavie, l'Europe de l'Est et du Bénélux. L'espèce peut se rassembler en dortoirs en hiver [A préciser]. L'espèce est assez commune et répandue en hiver dans la région, mais montre quelques profondes lacunes, notamment en Charente, le centre des Deux-Sèvres ou le sud ou le nord de la Vienne. Elle est alors présente aussi sur les îles.
Milan noir - Milvus migrans (Boddaert, 1783) - Des miliers d'oiseaux nicheurs dans la région [?]. C'est une espèce migratrice jusqu'en Afrique tropicale. De très rares cas d'observations hivernales sont rapportés, mentions en augmentation par rapport aux années 1970, pour des individus erratiques au cours de l'hiver. Vu ainsi en Charente-Maritime et dans la Vienne.
Milan royal - Milvus milvus (Linnaeus, 1758) - VUw France - Nidification [A préciser]. Assez commun en hiver, régulier mais disparate, il est dans les Deux-Sèvres méridionale, le nord de la Charente, répartie sur l'essentiel de la Charente-Maritime et ponctuel dans la Vienne. Quelques dortoirs connus avec jusqu'à une vingtaine d'individus. En janvier la migration prénuptiale reprends si bien que les mentions augmentent alors et se mêlent à celles des hivernants.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Balbuzard pêcheur - Pandion haliaetus (Linnaeus, 1758) - MIgrations [A préciser]. Internuptial rare en hiver, nouveau depuis le début des années 2000, peut être migrateur postnuptial attardé jusqu'en février. Néanmoins au moins un cas d'hivernage complet est suggéré dans les Deux-Sèvres. L'espèce étant en augmentation en Europe, ce phénomène de présence hivernale est nouveau et n'était pas connu dans les années 1970. Migrations [A préciser].
Hibou Grand-Duc - Bubo bubo (Linnaeus, 1758) - Cet oiseau majestueux niche en Charente depuis 2014, seule localité de la région. Ceci entre dans le cadre d'une dynamique positive de l'espèce en France depuis les années 1970. Cette installation avait été précédée de venues d'oiseaux erratiques et non installés vraisemblablement issus des populations du Massif Central. Le chant hivernal a été noté.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Aigle botté - Aquila pennata (Gmelin, 1788) - Internuptial tout à fait occasionnel avec trois mentions dont une dans les Deux-Sèvres (3 décembre 2011) et deux en Charente-Maritime (1er janvier 2012, 15 janvier 2012). Aucun indication internuptiale connue dans les années 1970.
Elanion blanc - Elanus caeruleus (Desfontaine, 1789) - Un afflux en automne 2012 a conduit au premier car régional de reproduction. Des oiseaux, chez cette espèce sédentaire, ont été vus jusqu'en janvier 2013 notamment dans le sud des Deux-Sèvres mais aussi ailleurs en Charente-Maritime et dans la Vienne. Rien depuis.
Faucon hobereau - Falco subbuteo (Linnaeus, 1758) - Nicheur [A préciser], migrateur en déplacement jusqu'en octobre. Ce Faucon va hiverner en Afrique tropicale. On pense que l'espèce n'hiverne pas dans le pays, mais que, comme en Poitou-Charentes des individus attardés ou égarés sont mentionnés jusqu'en janvier. Trois mentions hivernales récentes dans la région contre aucune dans les années 1970.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Colombidés, Martinets, Huppes et Pics... en Poitou-Charentes & Vendée

Pigeons, Tourterelles, Martinets, Huppe, Guêpier, Martin-pêcheur, Pics, Torcol…



Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Huppe fasciée - Upupa epops (Linnaeus, 1758) - C'est une nicheuse migratrice, bien répartie sur la région, qui part hiverner dans le Sud de l'Espagne ou en Afrique tropicale. Avant 1990 elle était strictement migratrice en France, mais dès lors elle hiverne régulièrement en petit nombre en Languedoc-Roussillon notamment. Les mentions hivernales en Poitou-Charentes restent occasionnelles mais tendent à augmenter et concernent notamment quelques mentions en 2012 et 2013.
Martin-pêcheur d'Europe - Alcedo atthis (Linnaeus, 1758) - Sédentaire et dispersif en Poitou-Charentes, des venues externes viennent renforcer les effectifs en période internuptiale. Il est alors commun à cette époque de l'année, densément représenté dans l'Ouest de la Charente-Maritime où le climat est plus clément, avec déplacements d'oiseaux de la région vers ce secteur. Néanmoins l'espèce est densément représentée sur la région en période internuptiale, mais paraît manquer ou être mal connue en certains points du département de la Charente.
Pic épeiche - Dendrocopos major (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire très commune, erratique, présente partout dans la région, mais plus densément représentée dans la Vienne, voire le Sud des Deux-Sèvres. Il est détecté facilement dès l'hiver avec ses premiers tambourinements en janvier. Devrait être en augmentation.
Pic épeichette
- Dendrocopos minor (Linnaeus, 1758) - Oiseau sédentaire, commun en Poitou-Charentes, reparti sur l'essentiel du territoire, il semble rare à Oléron et manque à l'île de Ré. Plus répandue en hiver qu'à la belle saison, l'espèce se disperse en quête de nourriture. Certains jeunes peuvent alors se déplacer jusqu'à 100 km du site de leur naissance. Probablement en déclin.
Pic mar - Dendrocopos medius (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire localisée en Poitou-Charentes, montrant une faible dispersion en période internuptiale. On le trouve volontiers en quelques endroits des chênaies la Vienne et très localement dans les le Sud des Deux-Sèvres et l'Est de la Charente. Absente de Charente-Maritime. En expansion depuis les années 1970 vers les Deux-Sèvres. Cette expansion a été constatée ailleurs en France, par exemple en Bretagne, mais aussi en dynamique positive en Rhône-Alpes.
Pic noir - Dryocopus martius (Linnaeus, 1758) - C'était autrefois une espèce inféodée aux forêts de montagne comme celles des Alpes. Son extension vers l'ouest du pays à plus basse altitude est spectaculaire et entamée dans les années dans les années 1960. Outre sa dynamique d'expansion ce Pic tends à être sédentaire, une fois établi. Il était dans les années 1970 très rare en Poitou-Charentes, alors très localisé dans la Vienne. Dans les années 2010 on trouve l'oiseau sur l'essentiel de la Vienne, le nord de la Charente, une part notable des Deux-Sèvres mais encore très localement aux limites de la Charente-Maritime. L'expansion est spectaculaire dans la région.
Pic vert - Picus viridis (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire très commune dans la région, mais rare à absent sur les îles, les grandes plaines d'agriculture intensive et ouvertes et plus généralement dans les secteurs dépourvus d'arbres. Il est présent dans quelques villes pourvues de parcs boisés.
Pigeon colombin - Columba oenas (Linnaeus, 1758) - Migrations et nidification [A préciser] ; nicheur en fort déclin ces dernières décennies. HIvernant commun, réparti sur l'essentiel de la région avec quelques lacunes, îles comprises. Plus densément réprésenté en Charente-Maritime. Un record de plus de 600 oiseaux est rapporté en janvier 2013 à Corme Royal. Hivernage en nette augmentation par rapport aux années 1970 à mettre en relation avec la dynamique positive de l'espèce en Europe.
Pigeon ramier - Columba palumbus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. De migrateur cet oiseau tends à se sédentariser, notamment en ville mais aussi dans certains territoires agricoles. Il s'agit d'un des oiseaux les plus commun en Poitou-Charentes. On peut observer en hiver des groupes formés parfois de plusieurs milliers d'individus en hiver. Se trouve sur l'ensemble de la région, îles comprises, avec des maxima de densité marqués dans le département de la Charente (IKA de 48,7 individus contre 18 à 27 sur les trois autres départements). C'est une espèce fluctuante en hiver, très probablement sur fond d'augmentation.
Tourterelle des bois - Streptopelia turtur (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Cette espèce hiverne en Afrique subsaharienne entre le Soudan et le Sahel. Elle est occasionnelle en hiver en Poitou-Charentes où on rapporte des mentions exceptionnelles de 1994, 1997, 2006, 2007, 2012 et 2013 ; passages anachroniques ?
Tourterelle turque - Streptopelia decaocto (Frivaldszky, 1838) - Il n'a fallu que 20 ans de 1960 à 1980 pour que toute la région soit conquise par cette espèce initialement limitée à l'extrême est de l'Europe. Nidification [A préciser]. Elle est sédentaire, et, peut se reproduire en hiver. A cette époque elle se montre plus grégaire et tends à se rassembler près de ressources alimentaires. Elles forment aussi des dortoirs. Elle est anthropophile et devient rare ou absente près des massifs forestiers ou dans les bocages isolés. Sa dynamique reste en augmentation.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Calopsitte élégante - Nymphicus hollandicus (Kerr, 1792) - Originaire d'Australie, allochtone, elle a été introduite en France dans quelques parcs ou jardins, mais nulle part régulière ; fréquemment tenue captive, elle s'échappe - souvent. Peu indiquée, elle est assez souvent donnée en Poitou-Charentes et son statut n'est pas clairement connu. Mentions hivernales indiquées.
Perruche à collier - Psittacula krameri (Scopoli, 1769) - Allochtone, issue des zones tropicales d'Afrique et d'Asie ou de Turquie ; introduite en France. Cette espèce n'est pas encore connue nicheuse en Poitou-Charentes, bien que des mentions très isolées, sans aucune régularité, concernent les différents départements de la région. Elle a été notée toutefois chaque hiver depuis 2009 à Parthenay, à la mangeoire ; individu survivant.
Perruche ondulé - Melopsittacus undulatus (Shaw, 1805) - Allochtone, originaire d'Australie, très fréquemment tenue en cage. Echappée, elle a été ponctuellement indiquée en hiver à Rochefort.
Pic cendré - Picus canus (Gmelin, 1788) - Déjà très rare en nidification en Poitou-Charentes, cet oiseau sédentaire semble avoir très récemment déserté ses rares localités des Deux-Sèvres et de Charente-Maritime. L'espèce subsiste très lcalement dans le Nord de la Charente (Lessac) et dans la Vienne (Forêt de Moulière)  [A préciser]. Elle est au bord de l'extinction dans la région.
Torcol fourmilier - Jynx torquilla Linnaeus, 1758 - [A préciser]

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Laridés en Poitou-Charentes & Vendée

Laridés : Labbes, Goélands, Mouettes, Sternes, Guifettes…



Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Goéland argenté - Larus argentatus (Linnaeus, 1758) - Migrations et nidification [A préciser]. La sous-espèce argenteus nichant de l'Islande à la France reste la plus probable, complétés par des argentatus issus du nord-est de l'Europe. En France les oiseaux tendent à être sédentaires, dispersifs et sont rejoints en hiver par des individus provenant de contrées nordiques. Assez commun en hiver en Poitou-Charentes, il est essentiellement observé sur les îles et le littoral de Charente-Maritime ainsi que dans l'arrière pays du même département. Les mentions sont éparses sur les autres départements à cette époque. Des mouvements nycthéméraux sont enregistrés entre les terres et les côtes où sont installés les dortoirs. Un effectif de plus de 1000 oiseaux a pu être compté en Ré ou Oléron. Espèce en déclin de plus de 60% en hiver depuis la fin des années 1990.
Goéland brun - Larus fuscus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. En hiver on trouve le Goéland brun essentiellement sur le littoral et l'arrière pays en Charente-Maritime. Il est toutefois aussi indiqué dans le nord des Deux-Sèvres ainsi que dans le Marais Poitevin et parfois ailleurs dans les terres. Record de 1354 individus au dortoir en Oléron couvrant à lui-seul près de 40% des effectifs de la région. Une très récente mention de 2000 individus dans les terres [A préciser] fin novembre 2019 doit relever de la migration.
Goéland cendré - Larus canus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. L'hivernage dans la région concerne très essentiellement la Charente-maritime où les côtes et les marais proches retirés dans les terres sont fréquentés. Les sites principaux sont néanmoins côtiers avec jusqu'à 226 indvidus sur l'estuaire de la Seudre. Quelques observations ponctuelles dans le terres sur les trois autres départements du Poitou-Charentes. Cette espèce pourrait être en déclin.
Goéland leucophée - Larus michahellis (Naumann, 1840) - Migrations, voire nidification [A préciser]. En Poitou-Charentes ce sont jusqu'à 364 oiseaux qui ont été dénombrés aux dortoirs en décembre 2011. Sauf au l'étang de Madoire avec 20 individus, en Deux-Sèvres, ces derniers sont tous sur la côte de Charente-Maritime. Record de 74 oiseaux en Baie de l'Aiguillon [A préciser]. Très rarement contacté en Charente, erratique peu fréquent dans la Vienne. Serait en - fort - déclin.
Goéland marin - Larus marinus (Linnaeus, 1758) - Les oiseaux nicheurs sont pour l'essentiel sédentaires, voire dispersifs. S'y ajoutent des oiseaux originaire du nord de l'Europe en hiver (surtout des immatures). Un comptage mené en décembre 2011 rapporte 440 individus le long des côtes de Charente-Maritime. L'espèce diffuse un peu dans les terres, mais a atteint exceptionnellement les Deux-Sèvres et aucun autre département. Le record est de 141 individus en Oléron. Espèce en forte progressoion (+50%) depuis les années 2000, ce qui est conforme à l'évolution de la population nicheuse en France.
Mouette mélanocéphale - Ichthyaetus melanocephalus (Temminck, 1820) - Migrations voire nidification [A préciser]. C'est en hiver une espèce vivant sur le littoral ou ses proches abords dans les marais retirés. La pointe de l'île d'Oléron peut accueilir plus de 1100 oiseaux, on en trouve plus de 300 en Ré, beaucoup moins sur les côtes directes du continent. L'espèce n'a été observée qu'en Charente-Maritime dans la région, sauf une mention dans les Deux-Sèvres. En forte augmentation depuis les années 1990 et probablement antérieurement aussi.
Mouette rieuse - Chroidcocephalus ridibundus (Linnaeus, 1766) - Migrations et nidification [A préciser] ; on a noté 2000 couples nicheurs en Poitou-Charentes en 2011. Commune en hiver, elle est répartie plus volontiers dans l'ouest de la région, Deux-Sèvres comprise, moins fréquente dans la Vienne et moins encore en Charente ; elle est attirée par le littoral (85% des oiseaux), quelques étangs et les rivières. C'est le laridé le plus abondant de la région avec 33.700 individus comptés 2011. Record de 9000 oiseaux à Fouras le 22 décembre 2011. Dans les terres, en 2011, les étangs de Bressuire accueillent 2000 individus en hiver, 1300 au Lac de Cébron ; le Lac de St Cyr qui avant la fermeture d'une déchetterie présentait des effectifs de 3000 à 4000 Mouettes rieuses, n'en possède plus que 850 en 2011. L'espèce semble stable depuis les années 1990, mais d'évolution antérieure mal connue, peut-être en augmentation.
Sterne caugek - Thalasseus sandvicensis (Latham, 1787) - Migrations [A préciser]. On envisage qu'il y avait au moins 160 individus sur le littoral Charentais et ses îles lors de l'hiver 2011-12, néanmoins les comptages restent difficiles pour cette espèce. Dans les années 1970, il n'y avait que quelques individus essentiellement sur les îles de Ré et d'Oléron, l'espèce a progressé depuis. Cette progression n'est pas notée selon la nidification en France (stable), ni en Europe (faible déclin), son explication est donc ailleurs.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Goéland bourgmestre - Larus hyperboreus (Gunnerus, 1767) - Noté en hiver presque chaque année en Poitou-Charentes mais avec pas plus de 3 individus, des immatures, sur les côtes et en particulier autour de l'île d'Oléron ou à l'embouchure de la Gironde.
Goéland pontique - Larus cacchinans (Pallas, 1811) - Occasionnel en Poitou-Charentes entre octobre et mars. Trouvé essentiellement en Oléron où des recherches spécifiques sont faites et où l'origine polonaise de certains oiseaux est démontré. L'espèce pourrait être en augmentation mais reste mal recherchée encore.
Grand Labbe - Stercorarius skua (Brünnich, 1764) - Migrations [A préciser]. Chaque hiver rapporte près d'une dizaine de mentions sur les côtes, mais surtout sur les îles de Charente-Maritime. Généralement isolé, le record est de 7 individus le 27 décembre 2012 à la Pointe de Chassiron. Origine connu des Shetlands.
Guillemot de Troïl - Uria aalge (Pontoppidan, 1763) - DD France - Migrations [A préciser]. L'aire d'hivernage de cette espèce en France, va du Sud de la Bretagne à l'estuaire de la Gironde en passant par les îles de Charente-Maritime. Ce Guillemot se tiends volontier au large si bien qu'il est mal détecté : effectifs mal connus. Oiseaux d'origine Britannique ou Irlandaise connus.
Mouette pygmée - Hyrdocoloeus minutus (Pallas, 1776) - Migrations [A préciser]. Le Golfe de Gascogne concentre l'essentiel de l'hivernage de la Mouette pygmée en France. Les dépressions atlantique sont favorables à son observation sur les côtes de Charente-Maritime et les îles. Un record de 120 individus est indiqué le 11 décembre 2010 à la Pointe de Chassiron. Réputée occasionnelle, elle l'est tout à fait dans les terres et a été observée sur l'ensemble des départements de la région.
Pingouin torda - Alca torda (Linnaeus, 1758) - DD France - Migrations [A préciser]. L'aire d'hivernage en France comprends le Golfe de Gascogne, mais les oiseaux se tiennent volontiers au large, si bien qu'ils sont mal détectés. En Poitou-Charentes on le voit depuis les îles de Ré et d'Oléron. Ce sont surtout des individus isolés qui sont repérés, mais des groupes d'une dizaine d'oiseaux sont parfois signalés, posés ou passant en vol.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Goéland à ailes blanches - Larus glaucoides (Meyer, 1822) - Occasionnel en hiver en Poitou-Charentes avec 4 mentions tant sur la côte que dans les terres. Ces mentions sont liées à des coups de vent importants. Oiseau d'origine canadienne vraisemblable (sous-espèce kumlieni constatée).
Goéland à bec cerclé - Larus delawarensis (Ord, 1815) - Cette espèce niche en Amérique du Nord avec quelques individus, assez souvent immatures, prolongeant leur migration jusqu'en Europe de l'Ouest. Ainsi l'espèce est-elle occasionnelle en Poitou-Charentes où on observe entre 2 et 3 oiseaux par an en hiver sur les côtes de Charente-Maritime. Un individu revenant a été vu tous les hivers de 2006 à 2011 dans la Baie d'Aytré, un autre a adopté le Port de Meschers sur Gironde entre 2008 et 2018.
Labbe parasite - Stercorarius parasiticus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Occasionnel en hiver, récemment, seulement sur les îles de Charente-Maritime : un le 12 décembre 2010 en Oléron et un les 18 et 19 décembre 2011 en Ré. On ne connaît pas plus de 13 mentions depuis les années 1990, toutes sur la façade maritime.
Labbe pomarin - Stercorarius pomarinus (Temminck, 1815) - Migrations [A préciser]. Cette espèce n'a été détectée dans la région en hiver que sur les îles de Charente-Maritime, essentiellement début décembre ce qui pourrait correspondre à des migrateurs tardifs ; rien en janvier. Occasionnel à très localisé ; mentions en faible augmentation.
Macareux moine - Fratercula arctica (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Hivernant occasionnel, noté deux fois récemment : un le 12 décembre 2010 en Oléron et un le 3 janvier 2013 en Ré. Dans les années 1970, l'espèce avait été indiquée sur l'ensemble du territoire ; un déclin est envisageable.
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla (Linnaeus, 1758) - Rossée lors de certaines tempêtes vers les côtes, les observations tout à fait occasionnelles peuvent concerner jusqu'à une dizaine d'individus sur les côtes de Charente-Maritimes. Egarée dans les terres avec un adulte affaiblé à Séligné en décembre 2011.
Sterne pierregarin - Sterna hirundo (Linnaeus, 1758) - Migrations et nification [A préciser]. Cette espèce hiverne normalement sur les côtes Atlantiques de l'Afrique. Les mentions hivernales sont tout à fait occasionnelles et ne concernent que les îles de Charente-Maritime : quatre mentions récentes. Celles-ci entrent dans une dynamique de progressiond des mentions hivernales en France.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Limicoles en Poitou-Charentes & Vendée

Limicoles



A préciser… avec la nidification ou la migration


Bécasseau cocorli - Calidris ferruginea (Pontoppidan, 1763) - Migrations [A préciser] ; faibles [?]. Tout à fait occasionnel en hiver : un individu le 3 janvier 2011 sur Moëze Oléron ; un autre cas concerne la Vendée, un dernier pour la France est extra-régional dans le Finistère.
Bécasseau de Temminck - Calidris temminckii (Leisler, 1812) [A préciser] - Migrations [A préciser] ; passe de mi avril à fin mai et de mi juillet à début octobre. Occasionnel en hiver avec de 1 à 3 individus sur de rares sites du littoral ou l'île de Ré.
Gravelot à collier interrompu - Charadrius alexandrinus [A préciser] - Nidification et migration [A préciser]. Si plusieurs centaines d'oiseaux hivernent sur le littoral méditerranéen, ils ne sont quelques dizaines seulement côté Atlantique. On compte une trentaine d'oiseaux régulièrement sur quelques côtes de Charente-Maritimes. Les records de 16 individus, peut-être attardés, à La Tremblade en décembre 2011 ou de 17 en décembre 2013 à St Trojan, ont été signalés.
Petit Gravelot - Charadrius dubius (Scopoli, 1786) - Nidification et migration [A préciser]. Occasionnel en hiver avec une seule mention le 25 décembre 2011 à Dolus d'Oléron.

Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Avocette élégante - Recurvirostra avosetta (Linnaeus, 1758) - Peu commune en période internuptiale, elle est sur l'essentiel du littoral de la Charente-Maritime. Elle peut être localement très nombreuses avec plus de 8200 individus en Baie de l'Aiguillon et généralement plus de 4000 (record exceptionnel de 14000 individus en janvier 2013) ; ailleurs les effectifs passent ponctuellement les 300 unités. Avec un total de plus de 10000 hivernants dans la région, ce sont plus de la moitié des effectifs nationaux qui sont passés pour cette époque de l'année. 90% de la population hivernante se concentre sur 5 sites seulement. Des données dispersées dans les terres doivent correspondre à un certain erratisme. La Charente n'est pas concernée.
Barge à queue noire - Limosa limosa (Linnaeus, 1758) - NTw France - Migrations [A préciser]. Cette espèce hiverne en France depuis les années 1980-90 et ses effectifs nationaux sont passés de 1400 individus en 1990 à 28.200 en 2013. Cette progression s'est faite évidemment sentir en Poitou-Charentes puisque la région concernte près de 60% des effectifs français, soit 16.800 oiseaux. Dans la région c'est une espèce du littoral et des îles de Charente-Maritime avec quelques stations très prononcées. Près de 10.000 individus sont comptés à la Baie de l'Aiguillon (59% des effectifs de la région).
Barge rousse - Limosa lapponica (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Ce sont 35% des effectifs nationaux hivernants qui se trouvent sur le littoral de Charente-Maritime. On compte 1720 oiseaux à la Baie de l'Aiguillon, 1240 à Moëze Oléron, 985 à l'île de Ré et 220 au Marais d'Yves. En marge de distribution, les effectifs sont fluctuants d'une année à l'autre, selon la rigueur des froids nordiques.
Bécasse des bois - Scolopax rusticola (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Plutôt stable en Poitou Charente depuis les années 1970, c'est un oiseau discret et difficile à détecté, trouvé néanmoins sur l'essentiel de la région, îles comprises. Moins densément représentée, voire localement lacunaire dans la Vienne ou en Charente.
Bécasseau maubèche - Calidris canutus (Linnaeus, 1758) - NTw France - Observé en période internuptiale le Bécasseau maubèche se trouve essentiellement sur les vasières de la Charente-Maritime. Ce sont respectivement 8300 et 11.300 oiseaux qui ont été comptés sur la Baie de l'Aiguillon et Moëze Oléron à la mi janvier. Ces deux sites rassemblent à eux seul le quart des effectifs hivernants nationaux. C'est une espèce en augmentation depuis les années 1970. Un oiseau égaré a été tué le 15 décembre 2011 à Rom dans les Deux-Sèvres.
Bécasseau sanderling - Calidris alba (Pallas, 1764) - NTw France - Migrations [A préciser]. En France le littoral méditerranéen ne concerne qu'une centaine d'individus ce qui est peu en regard du littoral Atlantique. En Poitou-Charentes le Pertuis Charentais héberge à lui seul, en hiver, plus de 4400 individus. On trouve encore en Ré 1900 oiseaux et 1250 en Oléron à la mi janvier. On en a beaucoup encore, avec plusieurs centaines en Baie de l'Aiguillon ou à La Tremblade. En nette hausse sur le littoral Atlantique depuis les années 1980 au moins.
Bécasseau variable - Calidris alpina (Linnaeus, 1758) - NTw France - Migrations [A préciser]. C'est une espèce jugée peu commune en période internuptiale, toutefois aux effectifs conséquents passant plusieurs dizaine de milliers d'individus sur quelques localités du littoral ou parfois les marais littoraux : 29.000 à Moëze Oléron et 34.000 en Baie de l'Aiguillon. La région avec plus de 106.000 oiseaux concerne le tiers des effectifs hivernants nationaux. Probablement en faible augmentation, voire stable.
Bécassine des marais - Gallinago gallinago (Linnaeus, 1758) - DDw France - Migrations et historique [A préciser]. Commune en hiver, elle est répartie sur l'essentiel de la région, plus dense vers le littoral et moins fréquente, voire lacunaire en Charente ou dans la Vienne. Elles s'observe seule ou en petits groupes. Effectif record de 218 individus le 7 décembre 2010 à Mesnac.
Chevalier culblanc - Tringa ochropus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Espèce assez commune en Poitou-Charentee en hiver et bien que concentrée sur les îles, le littoral et les marais littoraux de Charente-Maritime, on l'observe volontiers, mais de manière irrégulière en divers lieux dans les terres. En forte augmentation et expansion depuis les années 1970.
Chevalier gambette - Tringa totanus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Localisé en hiver à une dizaine de sites principaux sur les île et le littoral de Charente-Maritime dont le plus notable est Moëze Oléron avec 490 individus en moyenne mi janvier, ou Lilleau de Niges avec 430 oiseaux… épars ailleurs. Quelques mentions très rares dans les terres. Espèce en augmentation.
Chevalier guignette - Actitis hypoleucos (Linnaeus, 1758) - Migrations, voire nidification [A préciser]. Peu commun en hiver et à l'instar des autres Limicoles, ce Chevalier est plus régulier et nombreux sur les îles, le littoral et les marais littoraux de Charente-Maritime, quasi exceptionnel dans les terres peut-être à l'exception de la Haute Charente. En expansion car dans les années 1970 on ne le trouvait que sur le littoral, dans le Marais Poitevin et le sud de la Vienne.
Courlis cendré - Numenius arquata (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est un hivernant peu commun avec plus de 6000 oiseaux (15% de l'effectif hivernant national), surtout présent sur le littoral et les marais littoraux de Charente-Maritime. La Baie de l'Aiguillon accueille l'effectif record de 1955 individus en moyenne [?], le même chiffre est donné pour Moëze Oléron [?], on en trouve encore un millier à Lileau des Niges. Mentions multiples mais aux effectifs très marginaux à l'intérieur des terres sur l'ensemble des départements, vu irrégulièrement, à l'unité ou en petits groupes : record de 12 oiseaux au Lac du Cébron en 2011. C'est une espèce fluctuante en hiver dans la région.
Grand Gravelot - Charadrius hiaticula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Peu commun en période internuptiale, le Grand Gravelot est connu sur l'ensemble du littoral et sur les côtes insulaires où on note des regroupement de plus de 1000 individus localement (Moëze Oléron et Lilleau de Niges). Tout à fait occasionnel dans les terres. On rencontre en Poitou-Charentes, près du quart (24%) des effectifs nationaux à pareille époque. En augmentation régulière depuis les années 1980.
Huîtrier pie - Haematopus ostralegus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser], sédentaire et venue de migrateurs. Localisé sur le littoral et aux îles de la Charente-Maritime en période internuptiale. Trois sites dépassent les 500 individus en hivernage et ce sont 1458 oiseaux qui ont pu être notés sur l'un d'eux. L'hivernage côtier concerne plus de 4000 indidus en moyenne.
Œdicnème criard - Burhinus oedicnemus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. L'hivernage de cette espèce date des années 1970 en France et est en augmentation. Il concerne désormais régulièrement la région du Poitou-Charentes - premières mentions [A préciser] - avec des mentions éparses, surtout des individus isolés ou des petits groupes. Record de 88 oiseaux en décembre 2011 à St Julien l'Escape. Si cet exemple peut correspondre à un cas de migration tardive, des hivernages complets sont démontrés. Oiseaux d'origine anglaise connue en période internuptiale.
Pluvier argenté - Pluvialis squatarola (Linnaeus, 1758) - NTw France - Migrations [A préciser]. Localisé sur le littoral et les îles de Charente-Maritime en période internuptiale. On trouve dans le Pertuis Charentais le tiers de l'effectif hivernant national, avec 11.000 individus. On trouve encore de 2500 à 4000 oiseaux sur Moëze Oléron et dans la Baie de l'Aiguillon. En conséquence près de la moitié des hivernants français se trouvent en Poitou-Charentes. Historique [A préciser].
Pluvier doré - Pluvialis apricaria (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Très commun en période internuptiale, il est largement réparti en Poitou-Charentes à cette époque avec un déficit et des lacunes dans la Haute Charente ou le coeur des Deux-Sèvres. Des rassemblements de plus de 1000 individus sont connus, plus de 3000 lors des bonnes années. Espèce en déclin sur fond de fluctuations. Entre 10.000 au total comptés mi janvier 2011 et 30.000 mi janvier 2012. Ils sont plus nombreux lors des hivers plus rigoureux.
Tournepierre à collier - Arenaria interpres (Linnaeus, 1758) - Statut à affiner [A préciser]. Les Pertuis Charentais accueillent plus de 30% des hivernants du pays avec jusqu'à 11.100 individus comptés mi janvier 2013. L'espèce n'est connue qu'en Charente-Maritime et ne se monte pas dans les terres, et, exceptionnellement en dehors des côtes (un point marqué toutefois [A préciser]. Les effectifs locaux maximum sont de 3800 à l'île de Ré et 2500 en Oléron. En forte augmentation d'un facteur 10 depuis les années 1970 et tout récemment puisque la Charente-Maritime n'accueillait que 400 individus en 1983.
Vanneau huppé - Vanellus vanellus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser], les populations locales sont essentiellement sédentaire et sont rejointes aux passages et en hiver par des oiseaux originaires de l'Europe de l'Est. Les effectifs internuptiaux et notamment hivernaux de cette espèce fluctuent en Poitou-Charentes. S'ils étaient de 67.000 individus en 2013, on en a recensé 122.000 en 2011. Plus nombreux dans les marais littoraux, il occupe volontiers aussi les plaines à l'intérieur des terres. Des rassemblements atteignant les 8000 individus ont été enregistrés les bonnes années.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Bécasseau minute - Calidris minuta (Leisler, 1812) [A préciser] - Migrations [A préciser]. Essentiellement sur le littoral en Charente-Maritime on compte entre 20 et 60 individus sur la région. Occasionnel dans les terres (un fois au Lac du Cébron).
Bécasseau violet - Calidris maritima (Pallas, 1764) - NTw France - Nidification [?] et migrations [A préciser]. C'est en hiver un oiseau très localisé sur les côtes rocheuses de Charente-Maritime, îles comprises. Quelques dizaines tout au plus sur la région, avec un maximum affiché de 48 individus sur une même station à l'île de Ré. Probablement en augmentation, ce qui paraît peu sensible sur des effectifs si faibles. A surveiller.
Bécassine sourde - Lymnocryptes minutus (Brünnich, 1764) - DDw France - Migration méconnue [A préciser]. Elle est souvent là où on la cherche en période internuptiale, occupant les marais littoraux, les îles de Charente-Maritime, les fonds de vallées humides. C'est un oiseau très discret et difficile à détecter. Les prélèvements cynégétiques indiquent un déclin de l'espèce.
Chevalier aboyeur - Tringa nebularia (Gunnerus, 1767) - La population hivernale du Poitou-Charentes représente 15% des effectifs nationaux, soit quelques dizaines à un centaine d'individus. Le record de 57 individus a été enregistré à l'île de Ré mi janvier 2012, mais ce ne sont pas plus d'une dizaine d'individus quisont généralement notés sur un site donné. Espèce du littoral et des îles de Charente-Maritime, elle est exceptionnelle dans les terres en hiver (Deux-Sèvres, Vienne). En augmentation depuis les années 1980.
Chevalier arlequin - Tringa erythropus (Pallas, 1764) - Migrations [A préciser]. Espèce localisée en quelques points du littoral de la Charente-Maritime en hiver. Les effectifs ne passent pas quelques dizaines d'individus : une soixantaine en moyenne. Le record de 190 oiseaux a été enregistré en décembre 2011 à Moëze Oléron. Très exceptionnel dans les terres. Les effectifs semblent fluctuants, probablement sur fond d'augmentation.
Chevalier combattant - Philomachus pugnax (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Ce sont près d'une 40aine d'individus qui hivernent en Poitou-Charente sur les quelques 250-500 comptés en France. Ils sont essentiellement en Charente-Maritimes dans les marais littoraux. Quelques oiseaux isolés sur les îles ou dans les terres.
Courli corlieu - Numenius phaeopus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Internuptial jugé occasionnel en Poitou-Charente, qui se montre toutefois à raison de 7 à 10 oiseaux répartis sur les îles ou dans les estuaires en Charente-Maritime. L'espèce se montre très exceptionnellement dans les marais littoraux (Brouage, Seudre).

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Echasse blanche - Himantopus himantopus (Linnaeus, 1758) - Internuptiale occasionnele : une mention le 28 janvier 2013 à Genouillé pourrait correspondre à un cas de migration très précoce.
Phalarope à bec large - Phalaropus fulicarius (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. En hiver, l'espèce réputée très localisée, est mal détectée en mer et très peu signalée : localement en Charente-Maritime donc. Deux mentions exceptionnelles dans les terres : 3 individus du 2 au 3 décembre 2009 à St Loup et 1 le 20 décembre 2011 à St Cyr.
Vanneau sociable - Vanellus gregarius (Pallas, 1771) - Internuptial occasionnel avec une observation le 23 décembre 2011 en Oléron. Il n'y a que 8 mentions en France, toutes hivernales.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Ardéidés et Cigognes en Poitou-Charentes & Vendée

Butors, Hérons, Aigrettes, Cigognes, Ibis…



Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Aigrette garzette - Egretta garzetta (Linnaeus, 1766) - Pour partie sédentaire, nicheuse en augmentation jusqu'aux environs de l'an 2000. Elle est commune en période internuptiale en Poitou-Charentes, en expnsion et dans les années 1970 essentiellement sur le littoral, on la trouve désormais dans les terres à cette période. Record en dortoir de 500 individus à Bourcefranc le Chapuis. En forte progression
Butor étoilé - Botaurus stellaris (Linnaeus, 1758) - Nicheur disparu de Poitou-Charentes depuis les années 1970. Cet oiseau reste un hivernant régulier notamment sur les marais littoraux de Charente-Maritime. Quelques individus erratiques notés ailleurs sur les autres départements de la région. Le phénomène d'hivernage est récent et nétait connu qu'en Camargue et en Corse au début du XXe siècle, encore marginal dans la région dans les années 1970, il est devenu régulier mais concerne toujours de faibles effectifs.
Cigogne blanche - Ciconia ciconia (Linnaeus, 1758) - Nidification [A préciser]. D'hivernage récente en France et dans la région et hormis des oiseaux artificiellement sédentarisés, ce ne sont que quelques cas qui sont connus en Poitou-Charentes dans les années 1970. L'hivernage se développe à la fin des années 1990, avec 1500 oiseaux notés en décembre 2010, la progression est spectaculaire. Presque tous les oiseaux sont en Charente-Maritime, les autres départements n'étant concernés que par de l'erratisme internuptial.
Grande Aigrette - Casmerdius albus (Linnaeus, 1758) - En augmentation nette en période internuptiale, elle est désormais signalée sur l'essenteil du littoral, des Deux-Sèvres et de la Vienne. Elle est encore lacunaire et irrégulière en Charente. Elle fréquente désormais aussi les îles de Ré et d'Oléron depuis peu. Divers dortoirs se sont installés. Le record de 111 individus a été enregistré au Marias de Rochefort.
Héron bihoreau - Nycticorax nycticorax (Linnaeus, 1758) - Nicheur en Poitou-Charentes, en augmentation en Charente-Maritime. Essentiellement migrateur à destination de l'Afrique subsaharienne. Depuis peu quelques hivernants restent dans la région (et ailleurs en France), discrète, l'espèce se compte à l'unite et est contactée irrégulièrement encore. Peu de progression sur ce sujet.
Héron gardeboeuf - Bubulcus ibis (Linnaeus, 1758) - Nicheur en augmentation, voire explosion, depuis son apparition en 1984 en Charente-Maritime, en 2008 dans la Vienne et en 2011 dans les Deux-Sèvres. Avec plus d'un millier de nid en 2014, la Charente-Maritime abrite la quasi totalité de la population nicheuse de la région (1046 nids au total). 25 nids alors dans les Deux-Sèvres et quelques un seulement, irréguliers dans la Vienne. Rien pour la Charente. Suite à cette expansion démographique en période de nidification, ce Héron est désormais commun en période internuptiale et se disperse sur l'essentiel de la région : très commun en Charente Maritime, commun à assez commun dans les Deux-Sèvres et la Vienne, moins fréquent en Charente. Record particulier de 1206 oiseaux le 10 décembre 2011 à Saintes, étang de la Palue, mais seulement un peu plus d'une centaine pour les records suivants. Le Héron gardeboeufs initialement localisé dans le Monde est désormais Cosmopolite suite à une expansion spectaculaire sur la planète.
Héron cendré - Ardea cinerea (Linnaeus, 1758) - Espèce nicheuse commune avec 2700 couples présents sur 80 colonies en Poitou-Charentes. En période internuptiale la région accueille des oiseaux en provenance de Belgique, Allemagne ou Scandinavie, mais une part de la population locale est vraisemblablement sédentaire. C'est une espèce alors très commune répartie sur l'ensemble de la région, avec quelques préférences locales dans les terres. En expansion depuis les années 1970 notamment dans le centre et le sud de la région.
Spatule blanche - Platelea leucorodia (Linnaeus, 1758) - VUw France - De nombreux oiseaux restent hiverner notamment dans le Bénélux où les populations nicheuses ont notoirement augmenté. En période internuptiale la Spatule est surtout observée sur les marais littoraux de Charente-Maritime, sur Ré et Oléron. On y trouve les sites majeurs pour le pays au Lilleau des Niges et sur les deux îles citées. Un total de 85 individus en janvier 2012 à l'île de Ré est un record. De passage exceptionnel ailleurs dans la région.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Ibis sacré - Threskiornis aethiopicus (Latham, 1790) - Allochtone d'origine férale, individus échappés de Branféré (voire de Sigean) depuis les années 1990. Si le nombre de couple a explosé à plus de 1000 dans les années 2006 dans le Morbihan et en Loire-Atlantique, les populations ont été ramenées artificiellement, par éradication, à 410 au début des années 20000. Ils se répandent en période internuptiale sur les marais de l'Ouest de la France et notamment en Charente-Maritime. On y a compte jusqu'à 357 individus sur un seul dortoir en 2006, la régulation de l'espèce se fait sentir avec disparition des bords de la Gironde ou des Marais de Rochefort en hiver. Il n'en reste plus significativement que dans le Marais du Brouage et à l'île de Ré avec quelques individus seulement désormais.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Héron vert - Butorides virescens (Linnaeus, 1758) - Très occasionnel, cet oiseau d'origine Néotropicale a dû être dérouté par une tempête outre Atlantique. Il a été signalé lors de l'hiver 2011-12 sur Iteuil, vérifié quasi quotiennement entre le 21 novemvbre et le 4 janvier. Troisième mention française seulement.
Ibis falcinelle - Plegadis falcinellus (Linnaeus, 1766) - Très localisée, cette espèce ne s'observe, régulièremernt depuis 2004, en Charente-Maritime notamment dans le Marais du Brouage. Cet hivernage donne des indices de progression à surveiller.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Anatidés en Poitou-Charentes et Vendée

Cygnes, Oies, Bernaches, Tadornes, Canards, Nette, Fuligules, Macreuses…


En préparation…

Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Bernache cravant - Branta bernicla (Linnaeus, 1758) - Bien que localisée et spécialisée au littoral, cette espèce peut montrer des effectifs intenuptiaux importants : plusieurs milliers d'individus localement, près de 10000 sur Oléron ou Ré. Tout à fait occasionnelle et isolée dans les terres.
Canard chipeau - Anas strepera (Linnaeus, 1758) - Internuptial assez commun dans la région, tant sur le littoral que sur les quelques plans d'eau dans les terres. Encore peu présent dans les années 1980, en augmentation sur fond de fluctuations, dès les années 1990 et se poursuivant bien au début des années 2010. Quelques centaines d'individus en hiver répartis sur la région.
Canard colvert - Anas platyrhynchos (Linnaeus, 1758) - Internuptial très commun, répertorié presque partout. Plusieurs centaines d'individus se montrent sur le littoral ou les plans d'eau dans les terres. L'espèce est moins abondante dans la Vienne. Etat des lâchers cynégétiques à préciser pour la région.
Canard pilet - Anas acuta (Linnaeus, 1758) - Peu commun en période internuptiale, l'espèce se regroupant en effectifs de plusieurs milliers d'oiseau en Baie de l'Aiguillon en hiver (28% des effectifs nationaux). Ailleurs ce sont des groupes de plusieurs centaines de Canards pilets qui sont indiqués sur Oléron ou au Lilleau des Niges. Ailleurs, sauf sur quelques autres points du littoral, il est peu nombreux et irrégulier.
Canard souchet - Anas clypeata (Linnaeus, 1758) - Peu commun en période internuptiale, l'espèce se concentre en qulques points du littoral, un millier à Oléron, la moitié en Baie de l'Aiguillon. En faibles effectifs ailleurs, notamment sur le littoral, irrégulier dans les terres.
Canard siffleur - Anas penelope (Linnaeus, 1758) - Internuptial peu commun. Plutôt littoral, ce Canard est assez rare, mais régulier à l'intérieur des terres (jusqu'à 100 individus localement). On compte 5200 oiseaux en Baie de l'Aiguillon et 3300 sur Oléron.
Cygne tuberculé - Cygnus olor (Gmelin, 1803) - Initialement allochtone, originaire de la Baltique et de l'Europe orientale. Assez commun, sa répartition internuptiale est similaire à celle de la période de reproduction. En augmentation. Les rassemblements sont limités à quelques dizaines d'individus, essentiellement en habitats côtiers (maximum de 115).
Fuligule milouin - Aythya ferina (Linnaeus, 1758) - Internuptial peu commun, présentant une faible part des effectifs nationaux (1%) avec 673 individus en moyenne mi janvier. Espèce fluctuante. Ils sont dans les Deux-Sèvres où l'espèce niche depuis peu ou en Charente-Maritimes, notamment sur le littoral, mais aussi localement dans la Vienne ou la Charente où des groupes de plus de 10 individus sont réguliers très localement. En augmentation.
Harle huppé - Mergus serrator (Linnaeus, 1758) - Internuptiale, localisée et éparse sur le littoral de Charente Maritime et ses îles avec quelques dizaines d'individus en général. Record de 72 oiseaux en janvier 2010 à l'île de Ré. Tout à fait égarée dans les terres (un séjour hivernal en 2010-11 dans la Vienne).
Macreuse noire - Melanitta nigra (Linnaeus, 1758) - ENw France - Internuptiale, très localisée au littoral de Charente-Maritime. Ce sont plusieurs milliers d'oiseaux qui y sont recensés avec des effectifs moyens de 5000 oiseaux autour d'Oléron, plus de 13500, record de janvier 2012. En déclin probablement suite à une redistribution de l'aire d'hivernage (maintien des hivernants plus au nord). Aucune mention - récente - dans les terres.
Oie cendrée - Anser anser (Linnaeus, 1758) - Assez commune en période internuptiale, concentrée sur le littoral où on peut compter jusqu'à plusieurs centaines d'individus dans certains groupes. Plus rare et beaucoup moins nombreuse dans les terres où elle se montre irrégulièrement çà et là.
Sarcelle d'hiver - Anas crecca (Linnaeus, 1758) - Assez commune en période internuptiale, fluctuante, elle est indiquée sur une large part de la région avec de plus forts effectifs sur le littoral. On y compte par exemple plusieurs milliers d'oiseaux à Oléron ou en Baie de l'Aiguillon. Dans les terres il est rare que ceux-ci passent la centaine de Sarcelles d'hiver.
Tadorne de Belon - Tadorna tadorna (Linnaeus, 1758) - Essentiellement observée sur le litoral, cette espèce est peu commune globalement l'échelle de la région. On connaît toutefois des localités avec plusieurs milliers d'indvidus (Baie de l'Aiguillon, Oléron). L'hivernage concerne 27.000 oiseaux, soit 41% des effectis nationaux. En augmentation depuis les années 1960. Elle est devenue régulière, mais en faible nombre dans les terres ; observée irrégulièrement çà et là.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Bernache du Canada - Branta canadensis (Linnaeus, 1758) - Allochtone férale, originaire d'Amérique, elle s'est échappée du Marais des Oiseaux dans les années 1990. Elle a alors colonisé les marais des îles d'Oléron et de Ré. Elle est par ailleurs présente dans les Deux-Sèvres. Localisée en période internuptiale.
Eider à duvet - Somateria mollissima (Linnaeus, 1758) - Très localisé en période internuptiale, cet oiseau reste une espèce assez rare en France à cette époque. Il y a rarement plus d'un total de 10 oiseaux sur le littoral de la Charente-Maritime. Aucune mention - récente - dans les terres. Tendances au déclin suite aux marées noires à répétition côté Atlantique.
Fuligule milouinan - Aythya marila (Linnaeus, 1761) - NTw France - Occasionnel à très localisé en période internuptiale. L'espèce n'est régulière que sur le littoral de Charente-Maritime. Record total de 8 individus le 21 janvier 2010 au sud de la Baie de l'Aiguillon. Déclin constaté en France, peu perceptible dans la région où le Milouinan est une espèce marginale.
Fuligule morillon - Aythya fuligula (Linnaeus, 1758) - NTw France - Mentions tout à fait dispersées entre les côtes et les terres en période internuptiale, les effectifs passant la dizaine sont exceptionnels. Record de 156 individus le 15 janvier 2010 sur Rochefort.
Harle bièvre - Mergus merganser (Linnaeus, 1758) - Internuptial peu commun, plus nombreux lors des hivers rigoureux. Mentions éparses et localités irrégulières sur la région. Souvent isolé, rassemblement record de 22 individus à Moutiers sous Argenton les 17 et 18 janvier 2011.
Macreuse brune - Melanitta fusca (Linnaeus, 1758) - ENw France - Internuptiale très localisée, ses mentions sont éparses sur le littoral, exceptionnelles dans les terres. Fluctuante, effectif total maximal d'une quarantaine d'oiseaux.
Ouette d'Egypte - Alopochen aegyptiacus (Linnaeus, 1766) - Allochtone férale. S'est reproduite à quelques occasions dans la région, dès 1992 vers La Rochelle, mais aussi ailleurs. internuptiale occasionnellement signalée dans la région.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Bernache à cou roux - Branta ruficollis (Pallas, 1769) - Occasionnelle internuptiale, fondements sauvages prouvés en France, mais incertains. Un immature le 18 janvier 2010 dans la Baie de l'Aiguillon.
Bernache nonnette - Branta leucopsis (Linnaeus, 1758) - Allochtone d'origine férale, quelques oiseaux en provenance des populations échappées ou introduites de l'Europe centrale ou de l'Est peuvent se montrer en période internuptiale. Les groupes peuvent alors atteindre la trentaine d'individus, lors des vagues de froid. Record de 55 oiseaux le 26 décembre 2010 au Lac du Cébron.
Canard carolin - Aix sponsa (Linnaeus, 1758) - Allochtone échappés. Deux mentions récentes à Niort et Ingrandes.
Canard mandarin - Aix galericulata (Linnaeus, 1758) - Allochtone d'origine férale avec des mentions très localisées dans la région - période internuptiale -, souvent au niveau de villes comme Poitiers, Thoars ou Niort. Bien qu'en légère augmentation en France, les indications régionales restent très marginales.
Cygne chanteur
- Cygnus cygnus (Linnaeus, 1758) - Internuptial Occasionnel originaire notamment d'Islande : individus isolés lors des vagues de froids ou afflux particuliers en en octobre 2002.
Cygne noir - Cygnus atratus (Latham, 1790) - Allochtone introduit, originaire d'Australie. Internuptial très localisé.
Erismature rousse - Oxyura jamaicensis (Gmelin, 1789) - Allochtone d'origine férale, present en hiver en France à raison de 150-200 oiseaux. En augmentation. Quelques très rares indications vers le littoral de Charente-Maritime.
Fuligule nyroca - Aythya nyroca (Güldenstädt, 1770) - Occasionnel internuptial avec seulement deux mentions récentes : une femelle au cours de l'hiver 2009-10 notamment à St Pierre d'Oléron et un individu à Angoulêm le 15 janvier 2011. Le statut est similaire à celui des années 1970, bien que les mentions soient en augmentation en France.
Garrot à oeil d'or - Bucephala clangula (Linnaeus, 1758) - Occasionnel, stations irrégulières tant sur les côtes que dans les terres, en marge de la répartion hivernale de l'espèce en France. En effondrement par exemple dans le Morbihan, les effets de ce déclin sont à prévoir et surveiller dans la région.
Harelde boréale - Clangula hyemalis (Linnaeus, 1758) - Occasionnelle internuptiale, observée certains hivers, à l'unité ou par paire sur les côtes de la Charente-Maritime.
Harle piette - Mergellus albellus (Linnaeus, 1758) - VUw France - Occasionnelle internuptiale. Seulement 4 mentions récentes, au coeur de l'hiver (décembre ou janvier) éparses dans la région, aucune en Charente.
Macreuse à front blanc - Melanitta perspicillata (LInnaeus, 1758) - Occasionnelle internuptiale, cinq mentions de 1981 à 2012, dont une le 19 décembre 2011 sur les côtes de l'île d'Oléron. 28 mentions en Vendée où l'espèce est recherchée activement sur la même période. Un hivernage constaté à l'ïle de Ré au cours de l'hiver 2016-17.
Nette rousse - Netta rufina (Pallas, 1773) - Occasionnelle dans la région en période internuptiale, individus isolés ou par paire. Record de 7 oiseaux le 2 janvier 2010 à Marennes. Les mentions bien que peu nombreuses encore, sont en augmentation par rapport aux années 1970 en Poitou-Charentes.
Oie à bec court - Anser brachyrhynchus (Baillon, 1833) - Occasionnelle internuptiale : un adulte du 21 novembre au 19 décembre 2012 à Breuil Magné.
Oie des moissons - Anser fabalis (Latham, 1787) - VUw France - Internuptiale très rare, mentions éparses et limitées. En déclin par rapport aux années 1970.
Oie des neiges - Anser caerulescens (Linnaeus, 1758) - Occasionnelle internuptiale avec un individu le 26 décembre 2010 parmi 975 Oies cendrées à la Baie de l'Aiguillon. Deux anciennes mentions des années 1990.
Oie rieuse - Anser albifrons (Scopoli, 1769) - Occasionnelle internuptiale, avec de 3 à 18 individus comptés, notamment en Baie de l'Aiguillon, ainsi que sur Oléron. Exceptionnelle ailleurs.
Tadorne casarca - Tadorna ferruginea (Pallas, 1764) - Internuptiale occasionnelle, essentiellement d'origine sauvage. Cinq observations récentes en Charente-Maritime. Mentions hivernales en augmentation en France.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Gallinacés et Râles en Poitou-Charentes & Vendée

Perdrix, Faisan, Outardes, Râles, Marouettes, Grue, Outardes…



Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Faisan de Colchide - Phasianus colchicus (Linnaeus, 1758) - Allochtone, issu de lâchers cynégétique, féral d'origine asiatique. Autrefois très rare dans le pays tant au XVIIIe qu'au XIXe siècle, les lâchers de Faisan de Colchide sont un phénomène relativement récent propre aux XXe et XXIe siècles. Elle se répands dans les secteurs de plaine du pays, c'est une espèce très commune en Poitou-Charentes, plus rare ou absente dans les secteurs viticole. Connue sur les îles.
Foulque macroule - Fulica atra (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Assez commune en période internuptiale, la Foulque macroule tends toutefois à manquer sur près de la moitié de la région, en particulier dans l'est de la Charente-Maritime, une part de la Charente, le sud des Deux-Sèvres et l'ouest de la Vienne. Des effectifs de plusieurs centaine d'individus sont rapportés (3550 en moyenne au total pour l'ensemble de la région mi janvier ; alors moins de 1% de l'effectif national). On a pu compter au maximum 620 oiseaux sur un même site en hiver ce qui est tout à fait médiocre. L'espèce se concentre en quelques points du littoral, ou sur quelques pièces d'eau importantes du territoire. C'est à cette époque un oiseau aux effectifs fluctuant, délaissant, sans raison identifiée, certaines stations (déclin possible).
Grue cendrée - Grus grus (Linnaeus, 1758) - Le couloir de migration de la Grue cendré survole le Poitou-Charente et concerne des milliers d'individus de passage. Par ailleurs des échanges existent au cours de l'hiver entre des grands sites de stationnement aussi éloignés que ceux des Landes et de Champagne par exemple. Aussi les oiseaux empruntent-ils alors le même couloir de déplacement. A cette occasion des observations hivernales se font dans la région - manque dans le nord des Deux-Sèvres et de la Vienne. Elle est assez communément contactée en hiver. Certains sites accueillent des haltes provisoires comme les lacs de la Haute Charente ou la lagune de Mortagne sur Gironde. En forte augmentation depuis les années 1970.
Perdrix grise - Perdix perdix (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire, assez commune complétée par des lâchers cynégétiques. Les souches sauvages d'origine sont alors métissées, mais vraisemblablement toujours présentes sans que la preuve en soit clairement apportée. La période internuptiale est ainsi perturbée par ces lâchers. Elle est alors dans le sud du département des Deux-Sèvres, le nord de la Charente-Maritime, île de Ré comprise et dans le coeur et le nord de la Vienne. Très éparse ailleurs.
Perdrix rouge - Alectoris rufa (Linnaeus, 1758) - Allochtone d'origine méditerranéenne ; essentiellement issue de lâchers cynégétiques, férale. Elle est sédentaire et commune. Plus fréquente et abondante dans les zones ouvertes de l'ouest du Poitou-Charentes, absente ou lacunaire dans les secteurs valonnés et/ou boisés. Rien ne prouve l'existence du maintien de populations initialement sauvages ; nous pensons qu'en France, l'espèce était initialement méditerranéenne et présente sur le piémont des Alpes notamment ; ailleurs elles ont dû être introduites par lâchers.
Poule d'eau - Gallinula chloropos (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Très commune en période internuptiale sur la région, répandue partout, elle est moins densément représentée ou méconnue en certains points, en Charente. Stable ou en léger déclin depuis les années 1970 à cette époque de l'année.
Râle d'eau - Rallus aquaticus (Linnaeus, 1758) - Dans la région, l'espèce tends à être sédentaire, mais des sites de nidification sont toutefois abandonnés en cas de baisse des eaux ou de gel prolongé. Peu commun en période internuptiale, mais assez répandu. Venus de migrateurs venant renforcer les effectifs locaux notamment sur les îles de Ré et d'Oléron ainsi que dans les marais littoraux ou le Marais Poitevin et quelques vallées alluviales.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Outarde canepetière - Tetrax tetrax (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Si la région accueille la majeure partie de la dernière population migratrice d'Europe centrale lors de son passage, l'hivernage y est marginal et limite occasionnel. Il n'est régulier et ne concerne que de très faibles effectifs que localement dans les Deux-Sèvres (Les Fosses, Asnière en Poitou). Ce sont jusqu'à 9 oiseaux qui ont été notés, essentiellement immatures ou au contraire âgés et trop faibles pour migrer. Cet hivernage semble méconnu et mal prospecté et reste à mieux définir. Le statut connu est similaire à celui des années 1970 pour l'hiver.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Caille des blés - Coturnix coturnix (Linnaeus, 1758) - Espèce nicheuse, migratrice. Tout à fait occasionnelle en hiver, phénomène rare à l'échelle du pays. Quelques très rares mentions dans le sud des Deux-Sèvres et localement ailleurs concernent probablement, selon nous, à des oiseaux hybridés avec des Cailles du Japon (Coturnix japonica) dont le comportement est sédentaire.
Faisan vénéré - Syrmaticus reevesii (Gray, 1829) - Allochtone d'origine asiatique. Quelques foyers sont occupés en periode internuptiale dans la région, résultats de lâchers cynégétiques. Les oiseaux ne survivent généralement pas à la saison de chasse. On en a toutefois vu en période nuptiale sur les mêmes lieux, sans preuve de reproduction connue. Connue à l'île de Ré, en Deux-Sèvre et dans la Vienne, aucune mention en Charente.
Marouette ponctuée - Porzana porzana (Linnaeus, 1766) - La France est en marge de l'aire d'hivernage centrée sur l'Afrique. Elle est à cette époque occasionnelle en Poitou-Charentes avec deux mentions : 15 décembre 2009 à St Clément des Baleines et le 2 décembre 2010 à St Hilaire la Palud. Ce statut est similaire à celui connu dans les années 1970. Plus tôt bien que très rare, l'espèce hivernait plus régulièrement dans la région, avant que les populations françaises ne s'effondrent en particulier après la moitié du XXe siècle. Le dernier cas de nidification régional remonte à 2008 en Charente-Maritime. Historique à remonter [A préciser].

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK