Gallinacés et Râles en Poitou-Charentes & Vendée

Perdrix, Faisan, Outardes, Râles, Marouettes, Grue, Outardes…



Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Faisan de Colchide - Phasianus colchicus (Linnaeus, 1758) - Allochtone, issu de lâchers cynégétique, féral d'origine asiatique. Autrefois très rare dans le pays tant au XVIIIe qu'au XIXe siècle, les lâchers de Faisan de Colchide sont un phénomène relativement récent propre aux XXe et XXIe siècles. Elle se répands dans les secteurs de plaine du pays, c'est une espèce très commune en Poitou-Charentes, plus rare ou absente dans les secteurs viticole. Connue sur les îles.
Foulque macroule - Fulica atra (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Assez commune en période internuptiale, la Foulque macroule tends toutefois à manquer sur près de la moitié de la région, en particulier dans l'est de la Charente-Maritime, une part de la Charente, le sud des Deux-Sèvres et l'ouest de la Vienne. Des effectifs de plusieurs centaine d'individus sont rapportés (3550 en moyenne au total pour l'ensemble de la région mi janvier ; alors moins de 1% de l'effectif national). On a pu compter au maximum 620 oiseaux sur un même site en hiver ce qui est tout à fait médiocre. L'espèce se concentre en quelques points du littoral, ou sur quelques pièces d'eau importantes du territoire. C'est à cette époque un oiseau aux effectifs fluctuant, délaissant, sans raison identifiée, certaines stations (déclin possible).
Grue cendrée - Grus grus (Linnaeus, 1758) - Le couloir de migration de la Grue cendré survole le Poitou-Charente et concerne des milliers d'individus de passage. Par ailleurs des échanges existent au cours de l'hiver entre des grands sites de stationnement aussi éloignés que ceux des Landes et de Champagne par exemple. Aussi les oiseaux empruntent-ils alors le même couloir de déplacement. A cette occasion des observations hivernales se font dans la région - manque dans le nord des Deux-Sèvres et de la Vienne. Elle est assez communément contactée en hiver. Certains sites accueillent des haltes provisoires comme les lacs de la Haute Charente ou la lagune de Mortagne sur Gironde. En forte augmentation depuis les années 1970.
Perdrix grise - Perdix perdix (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire, assez commune complétée par des lâchers cynégétiques. Les souches sauvages d'origine sont alors métissées, mais vraisemblablement toujours présentes sans que la preuve en soit clairement apportée. La période internuptiale est ainsi perturbée par ces lâchers. Elle est alors dans le sud du département des Deux-Sèvres, le nord de la Charente-Maritime, île de Ré comprise et dans le coeur et le nord de la Vienne. Très éparse ailleurs.
Perdrix rouge - Alectoris rufa (Linnaeus, 1758) - Allochtone d'origine méditerranéenne ; essentiellement issue de lâchers cynégétiques, férale. Elle est sédentaire et commune. Plus fréquente et abondante dans les zones ouvertes de l'ouest du Poitou-Charentes, absente ou lacunaire dans les secteurs valonnés et/ou boisés. Rien ne prouve l'existence du maintien de populations initialement sauvages ; nous pensons qu'en France, l'espèce était initialement méditerranéenne et présente sur le piémont des Alpes notamment ; ailleurs elles ont dû être introduites par lâchers.
Poule d'eau - Gallinula chloropos (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Très commune en période internuptiale sur la région, répandue partout, elle est moins densément représentée ou méconnue en certains points, en Charente. Stable ou en léger déclin depuis les années 1970 à cette époque de l'année.
Râle d'eau - Rallus aquaticus (Linnaeus, 1758) - Dans la région, l'espèce tends à être sédentaire, mais des sites de nidification sont toutefois abandonnés en cas de baisse des eaux ou de gel prolongé. Peu commun en période internuptiale, mais assez répandu. Venus de migrateurs venant renforcer les effectifs locaux notamment sur les îles de Ré et d'Oléron ainsi que dans les marais littoraux ou le Marais Poitevin et quelques vallées alluviales.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Outarde canepetière - Tetrax tetrax (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Si la région accueille la majeure partie de la dernière population migratrice d'Europe centrale lors de son passage, l'hivernage y est marginal et limite occasionnel. Il n'est régulier et ne concerne que de très faibles effectifs que localement dans les Deux-Sèvres (Les Fosses, Asnière en Poitou). Ce sont jusqu'à 9 oiseaux qui ont été notés, essentiellement immatures ou au contraire âgés et trop faibles pour migrer. Cet hivernage semble méconnu et mal prospecté et reste à mieux définir. Le statut connu est similaire à celui des années 1970 pour l'hiver.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Caille des blés - Coturnix coturnix (Linnaeus, 1758) - Espèce nicheuse, migratrice. Tout à fait occasionnelle en hiver, phénomène rare à l'échelle du pays. Quelques très rares mentions dans le sud des Deux-Sèvres et localement ailleurs concernent probablement, selon nous, à des oiseaux hybridés avec des Cailles du Japon (Coturnix japonica) dont le comportement est sédentaire.
Faisan vénéré - Syrmaticus reevesii (Gray, 1829) - Allochtone d'origine asiatique. Quelques foyers sont occupés en periode internuptiale dans la région, résultats de lâchers cynégétiques. Les oiseaux ne survivent généralement pas à la saison de chasse. On en a toutefois vu en période nuptiale sur les mêmes lieux, sans preuve de reproduction connue. Connue à l'île de Ré, en Deux-Sèvre et dans la Vienne, aucune mention en Charente.
Marouette ponctuée - Porzana porzana (Linnaeus, 1766) - La France est en marge de l'aire d'hivernage centrée sur l'Afrique. Elle est à cette époque occasionnelle en Poitou-Charentes avec deux mentions : 15 décembre 2009 à St Clément des Baleines et le 2 décembre 2010 à St Hilaire la Palud. Ce statut est similaire à celui connu dans les années 1970. Plus tôt bien que très rare, l'espèce hivernait plus régulièrement dans la région, avant que les populations françaises ne s'effondrent en particulier après la moitié du XXe siècle. Le dernier cas de nidification régional remonte à 2008 en Charente-Maritime. Historique à remonter [A préciser].

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK