Laridés en Poitou-Charentes & Vendée

Laridés : Labbes, Goélands, Mouettes, Sternes, Guifettes…



Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Goéland argenté - Larus argentatus (Linnaeus, 1758) - Migrations et nidification [A préciser]. La sous-espèce argenteus nichant de l'Islande à la France reste la plus probable, complétés par des argentatus issus du nord-est de l'Europe. En France les oiseaux tendent à être sédentaires, dispersifs et sont rejoints en hiver par des individus provenant de contrées nordiques. Assez commun en hiver en Poitou-Charentes, il est essentiellement observé sur les îles et le littoral de Charente-Maritime ainsi que dans l'arrière pays du même département. Les mentions sont éparses sur les autres départements à cette époque. Des mouvements nycthéméraux sont enregistrés entre les terres et les côtes où sont installés les dortoirs. Un effectif de plus de 1000 oiseaux a pu être compté en Ré ou Oléron. Espèce en déclin de plus de 60% en hiver depuis la fin des années 1990.
Goéland brun - Larus fuscus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. En hiver on trouve le Goéland brun essentiellement sur le littoral et l'arrière pays en Charente-Maritime. Il est toutefois aussi indiqué dans le nord des Deux-Sèvres ainsi que dans le Marais Poitevin et parfois ailleurs dans les terres. Record de 1354 individus au dortoir en Oléron couvrant à lui-seul près de 40% des effectifs de la région. Une très récente mention de 2000 individus dans les terres [A préciser] fin novembre 2019 doit relever de la migration.
Goéland cendré - Larus canus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. L'hivernage dans la région concerne très essentiellement la Charente-maritime où les côtes et les marais proches retirés dans les terres sont fréquentés. Les sites principaux sont néanmoins côtiers avec jusqu'à 226 indvidus sur l'estuaire de la Seudre. Quelques observations ponctuelles dans le terres sur les trois autres départements du Poitou-Charentes. Cette espèce pourrait être en déclin.
Goéland leucophée - Larus michahellis (Naumann, 1840) - Migrations, voire nidification [A préciser]. En Poitou-Charentes ce sont jusqu'à 364 oiseaux qui ont été dénombrés aux dortoirs en décembre 2011. Sauf au l'étang de Madoire avec 20 individus, en Deux-Sèvres, ces derniers sont tous sur la côte de Charente-Maritime. Record de 74 oiseaux en Baie de l'Aiguillon [A préciser]. Très rarement contacté en Charente, erratique peu fréquent dans la Vienne. Serait en - fort - déclin.
Goéland marin - Larus marinus (Linnaeus, 1758) - Les oiseaux nicheurs sont pour l'essentiel sédentaires, voire dispersifs. S'y ajoutent des oiseaux originaire du nord de l'Europe en hiver (surtout des immatures). Un comptage mené en décembre 2011 rapporte 440 individus le long des côtes de Charente-Maritime. L'espèce diffuse un peu dans les terres, mais a atteint exceptionnellement les Deux-Sèvres et aucun autre département. Le record est de 141 individus en Oléron. Espèce en forte progressoion (+50%) depuis les années 2000, ce qui est conforme à l'évolution de la population nicheuse en France.
Mouette mélanocéphale - Ichthyaetus melanocephalus (Temminck, 1820) - Migrations voire nidification [A préciser]. C'est en hiver une espèce vivant sur le littoral ou ses proches abords dans les marais retirés. La pointe de l'île d'Oléron peut accueilir plus de 1100 oiseaux, on en trouve plus de 300 en Ré, beaucoup moins sur les côtes directes du continent. L'espèce n'a été observée qu'en Charente-Maritime dans la région, sauf une mention dans les Deux-Sèvres. En forte augmentation depuis les années 1990 et probablement antérieurement aussi.
Mouette rieuse - Chroidcocephalus ridibundus (Linnaeus, 1766) - Migrations et nidification [A préciser] ; on a noté 2000 couples nicheurs en Poitou-Charentes en 2011. Commune en hiver, elle est répartie plus volontiers dans l'ouest de la région, Deux-Sèvres comprise, moins fréquente dans la Vienne et moins encore en Charente ; elle est attirée par le littoral (85% des oiseaux), quelques étangs et les rivières. C'est le laridé le plus abondant de la région avec 33.700 individus comptés 2011. Record de 9000 oiseaux à Fouras le 22 décembre 2011. Dans les terres, en 2011, les étangs de Bressuire accueillent 2000 individus en hiver, 1300 au Lac de Cébron ; le Lac de St Cyr qui avant la fermeture d'une déchetterie présentait des effectifs de 3000 à 4000 Mouettes rieuses, n'en possède plus que 850 en 2011. L'espèce semble stable depuis les années 1990, mais d'évolution antérieure mal connue, peut-être en augmentation.
Sterne caugek - Thalasseus sandvicensis (Latham, 1787) - Migrations [A préciser]. On envisage qu'il y avait au moins 160 individus sur le littoral Charentais et ses îles lors de l'hiver 2011-12, néanmoins les comptages restent difficiles pour cette espèce. Dans les années 1970, il n'y avait que quelques individus essentiellement sur les îles de Ré et d'Oléron, l'espèce a progressé depuis. Cette progression n'est pas notée selon la nidification en France (stable), ni en Europe (faible déclin), son explication est donc ailleurs.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Goéland bourgmestre - Larus hyperboreus (Gunnerus, 1767) - Noté en hiver presque chaque année en Poitou-Charentes mais avec pas plus de 3 individus, des immatures, sur les côtes et en particulier autour de l'île d'Oléron ou à l'embouchure de la Gironde.
Goéland pontique - Larus cacchinans (Pallas, 1811) - Occasionnel en Poitou-Charentes entre octobre et mars. Trouvé essentiellement en Oléron où des recherches spécifiques sont faites et où l'origine polonaise de certains oiseaux est démontré. L'espèce pourrait être en augmentation mais reste mal recherchée encore.
Grand Labbe - Stercorarius skua (Brünnich, 1764) - Migrations [A préciser]. Chaque hiver rapporte près d'une dizaine de mentions sur les côtes, mais surtout sur les îles de Charente-Maritime. Généralement isolé, le record est de 7 individus le 27 décembre 2012 à la Pointe de Chassiron. Origine connu des Shetlands.
Guillemot de Troïl - Uria aalge (Pontoppidan, 1763) - DD France - Migrations [A préciser]. L'aire d'hivernage de cette espèce en France, va du Sud de la Bretagne à l'estuaire de la Gironde en passant par les îles de Charente-Maritime. Ce Guillemot se tiends volontier au large si bien qu'il est mal détecté : effectifs mal connus. Oiseaux d'origine Britannique ou Irlandaise connus.
Mouette pygmée - Hyrdocoloeus minutus (Pallas, 1776) - Migrations [A préciser]. Le Golfe de Gascogne concentre l'essentiel de l'hivernage de la Mouette pygmée en France. Les dépressions atlantique sont favorables à son observation sur les côtes de Charente-Maritime et les îles. Un record de 120 individus est indiqué le 11 décembre 2010 à la Pointe de Chassiron. Réputée occasionnelle, elle l'est tout à fait dans les terres et a été observée sur l'ensemble des départements de la région.
Pingouin torda - Alca torda (Linnaeus, 1758) - DD France - Migrations [A préciser]. L'aire d'hivernage en France comprends le Golfe de Gascogne, mais les oiseaux se tiennent volontiers au large, si bien qu'ils sont mal détectés. En Poitou-Charentes on le voit depuis les îles de Ré et d'Oléron. Ce sont surtout des individus isolés qui sont repérés, mais des groupes d'une dizaine d'oiseaux sont parfois signalés, posés ou passant en vol.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Goéland à ailes blanches - Larus glaucoides (Meyer, 1822) - Occasionnel en hiver en Poitou-Charentes avec 4 mentions tant sur la côte que dans les terres. Ces mentions sont liées à des coups de vent importants. Oiseau d'origine canadienne vraisemblable (sous-espèce kumlieni constatée).
Goéland à bec cerclé - Larus delawarensis (Ord, 1815) - Cette espèce niche en Amérique du Nord avec quelques individus, assez souvent immatures, prolongeant leur migration jusqu'en Europe de l'Ouest. Ainsi l'espèce est-elle occasionnelle en Poitou-Charentes où on observe entre 2 et 3 oiseaux par an en hiver sur les côtes de Charente-Maritime. Un individu revenant a été vu tous les hivers de 2006 à 2011 dans la Baie d'Aytré, un autre a adopté le Port de Meschers sur Gironde entre 2008 et 2018.
Labbe parasite - Stercorarius parasiticus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Occasionnel en hiver, récemment, seulement sur les îles de Charente-Maritime : un le 12 décembre 2010 en Oléron et un les 18 et 19 décembre 2011 en Ré. On ne connaît pas plus de 13 mentions depuis les années 1990, toutes sur la façade maritime.
Labbe pomarin - Stercorarius pomarinus (Temminck, 1815) - Migrations [A préciser]. Cette espèce n'a été détectée dans la région en hiver que sur les îles de Charente-Maritime, essentiellement début décembre ce qui pourrait correspondre à des migrateurs tardifs ; rien en janvier. Occasionnel à très localisé ; mentions en faible augmentation.
Macareux moine - Fratercula arctica (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Hivernant occasionnel, noté deux fois récemment : un le 12 décembre 2010 en Oléron et un le 3 janvier 2013 en Ré. Dans les années 1970, l'espèce avait été indiquée sur l'ensemble du territoire ; un déclin est envisageable.
Mouette tridactyle - Rissa tridactyla (Linnaeus, 1758) - Rossée lors de certaines tempêtes vers les côtes, les observations tout à fait occasionnelles peuvent concerner jusqu'à une dizaine d'individus sur les côtes de Charente-Maritimes. Egarée dans les terres avec un adulte affaiblé à Séligné en décembre 2011.
Sterne pierregarin - Sterna hirundo (Linnaeus, 1758) - Migrations et nification [A préciser]. Cette espèce hiverne normalement sur les côtes Atlantiques de l'Afrique. Les mentions hivernales sont tout à fait occasionnelles et ne concernent que les îles de Charente-Maritime : quatre mentions récentes. Celles-ci entrent dans une dynamique de progressiond des mentions hivernales en France.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK