Limicoles en Poitou-Charentes & Vendée

Limicoles



A préciser… avec la nidification ou la migration


Bécasseau cocorli - Calidris ferruginea (Pontoppidan, 1763) - Migrations [A préciser] ; faibles [?]. Tout à fait occasionnel en hiver : un individu le 3 janvier 2011 sur Moëze Oléron ; un autre cas concerne la Vendée, un dernier pour la France est extra-régional dans le Finistère.
Bécasseau de Temminck - Calidris temminckii (Leisler, 1812) [A préciser] - Migrations [A préciser] ; passe de mi avril à fin mai et de mi juillet à début octobre. Occasionnel en hiver avec de 1 à 3 individus sur de rares sites du littoral ou l'île de Ré.
Gravelot à collier interrompu - Charadrius alexandrinus [A préciser] - Nidification et migration [A préciser]. Si plusieurs centaines d'oiseaux hivernent sur le littoral méditerranéen, ils ne sont quelques dizaines seulement côté Atlantique. On compte une trentaine d'oiseaux régulièrement sur quelques côtes de Charente-Maritimes. Les records de 16 individus, peut-être attardés, à La Tremblade en décembre 2011 ou de 17 en décembre 2013 à St Trojan, ont été signalés.
Petit Gravelot - Charadrius dubius (Scopoli, 1786) - Nidification et migration [A préciser]. Occasionnel en hiver avec une seule mention le 25 décembre 2011 à Dolus d'Oléron.

Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Avocette élégante - Recurvirostra avosetta (Linnaeus, 1758) - Peu commune en période internuptiale, elle est sur l'essentiel du littoral de la Charente-Maritime. Elle peut être localement très nombreuses avec plus de 8200 individus en Baie de l'Aiguillon et généralement plus de 4000 (record exceptionnel de 14000 individus en janvier 2013) ; ailleurs les effectifs passent ponctuellement les 300 unités. Avec un total de plus de 10000 hivernants dans la région, ce sont plus de la moitié des effectifs nationaux qui sont passés pour cette époque de l'année. 90% de la population hivernante se concentre sur 5 sites seulement. Des données dispersées dans les terres doivent correspondre à un certain erratisme. La Charente n'est pas concernée.
Barge à queue noire - Limosa limosa (Linnaeus, 1758) - NTw France - Migrations [A préciser]. Cette espèce hiverne en France depuis les années 1980-90 et ses effectifs nationaux sont passés de 1400 individus en 1990 à 28.200 en 2013. Cette progression s'est faite évidemment sentir en Poitou-Charentes puisque la région concernte près de 60% des effectifs français, soit 16.800 oiseaux. Dans la région c'est une espèce du littoral et des îles de Charente-Maritime avec quelques stations très prononcées. Près de 10.000 individus sont comptés à la Baie de l'Aiguillon (59% des effectifs de la région).
Barge rousse - Limosa lapponica (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Ce sont 35% des effectifs nationaux hivernants qui se trouvent sur le littoral de Charente-Maritime. On compte 1720 oiseaux à la Baie de l'Aiguillon, 1240 à Moëze Oléron, 985 à l'île de Ré et 220 au Marais d'Yves. En marge de distribution, les effectifs sont fluctuants d'une année à l'autre, selon la rigueur des froids nordiques.
Bécasse des bois - Scolopax rusticola (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Plutôt stable en Poitou Charente depuis les années 1970, c'est un oiseau discret et difficile à détecté, trouvé néanmoins sur l'essentiel de la région, îles comprises. Moins densément représentée, voire localement lacunaire dans la Vienne ou en Charente.
Bécasseau maubèche - Calidris canutus (Linnaeus, 1758) - NTw France - Observé en période internuptiale le Bécasseau maubèche se trouve essentiellement sur les vasières de la Charente-Maritime. Ce sont respectivement 8300 et 11.300 oiseaux qui ont été comptés sur la Baie de l'Aiguillon et Moëze Oléron à la mi janvier. Ces deux sites rassemblent à eux seul le quart des effectifs hivernants nationaux. C'est une espèce en augmentation depuis les années 1970. Un oiseau égaré a été tué le 15 décembre 2011 à Rom dans les Deux-Sèvres.
Bécasseau sanderling - Calidris alba (Pallas, 1764) - NTw France - Migrations [A préciser]. En France le littoral méditerranéen ne concerne qu'une centaine d'individus ce qui est peu en regard du littoral Atlantique. En Poitou-Charentes le Pertuis Charentais héberge à lui seul, en hiver, plus de 4400 individus. On trouve encore en Ré 1900 oiseaux et 1250 en Oléron à la mi janvier. On en a beaucoup encore, avec plusieurs centaines en Baie de l'Aiguillon ou à La Tremblade. En nette hausse sur le littoral Atlantique depuis les années 1980 au moins.
Bécasseau variable - Calidris alpina (Linnaeus, 1758) - NTw France - Migrations [A préciser]. C'est une espèce jugée peu commune en période internuptiale, toutefois aux effectifs conséquents passant plusieurs dizaine de milliers d'individus sur quelques localités du littoral ou parfois les marais littoraux : 29.000 à Moëze Oléron et 34.000 en Baie de l'Aiguillon. La région avec plus de 106.000 oiseaux concerne le tiers des effectifs hivernants nationaux. Probablement en faible augmentation, voire stable.
Bécassine des marais - Gallinago gallinago (Linnaeus, 1758) - DDw France - Migrations et historique [A préciser]. Commune en hiver, elle est répartie sur l'essentiel de la région, plus dense vers le littoral et moins fréquente, voire lacunaire en Charente ou dans la Vienne. Elles s'observe seule ou en petits groupes. Effectif record de 218 individus le 7 décembre 2010 à Mesnac.
Chevalier culblanc - Tringa ochropus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Espèce assez commune en Poitou-Charentee en hiver et bien que concentrée sur les îles, le littoral et les marais littoraux de Charente-Maritime, on l'observe volontiers, mais de manière irrégulière en divers lieux dans les terres. En forte augmentation et expansion depuis les années 1970.
Chevalier gambette - Tringa totanus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Localisé en hiver à une dizaine de sites principaux sur les île et le littoral de Charente-Maritime dont le plus notable est Moëze Oléron avec 490 individus en moyenne mi janvier, ou Lilleau de Niges avec 430 oiseaux… épars ailleurs. Quelques mentions très rares dans les terres. Espèce en augmentation.
Chevalier guignette - Actitis hypoleucos (Linnaeus, 1758) - Migrations, voire nidification [A préciser]. Peu commun en hiver et à l'instar des autres Limicoles, ce Chevalier est plus régulier et nombreux sur les îles, le littoral et les marais littoraux de Charente-Maritime, quasi exceptionnel dans les terres peut-être à l'exception de la Haute Charente. En expansion car dans les années 1970 on ne le trouvait que sur le littoral, dans le Marais Poitevin et le sud de la Vienne.
Courlis cendré - Numenius arquata (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est un hivernant peu commun avec plus de 6000 oiseaux (15% de l'effectif hivernant national), surtout présent sur le littoral et les marais littoraux de Charente-Maritime. La Baie de l'Aiguillon accueille l'effectif record de 1955 individus en moyenne [?], le même chiffre est donné pour Moëze Oléron [?], on en trouve encore un millier à Lileau des Niges. Mentions multiples mais aux effectifs très marginaux à l'intérieur des terres sur l'ensemble des départements, vu irrégulièrement, à l'unité ou en petits groupes : record de 12 oiseaux au Lac du Cébron en 2011. C'est une espèce fluctuante en hiver dans la région.
Grand Gravelot - Charadrius hiaticula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Peu commun en période internuptiale, le Grand Gravelot est connu sur l'ensemble du littoral et sur les côtes insulaires où on note des regroupement de plus de 1000 individus localement (Moëze Oléron et Lilleau de Niges). Tout à fait occasionnel dans les terres. On rencontre en Poitou-Charentes, près du quart (24%) des effectifs nationaux à pareille époque. En augmentation régulière depuis les années 1980.
Huîtrier pie - Haematopus ostralegus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser], sédentaire et venue de migrateurs. Localisé sur le littoral et aux îles de la Charente-Maritime en période internuptiale. Trois sites dépassent les 500 individus en hivernage et ce sont 1458 oiseaux qui ont pu être notés sur l'un d'eux. L'hivernage côtier concerne plus de 4000 indidus en moyenne.
Œdicnème criard - Burhinus oedicnemus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. L'hivernage de cette espèce date des années 1970 en France et est en augmentation. Il concerne désormais régulièrement la région du Poitou-Charentes - premières mentions [A préciser] - avec des mentions éparses, surtout des individus isolés ou des petits groupes. Record de 88 oiseaux en décembre 2011 à St Julien l'Escape. Si cet exemple peut correspondre à un cas de migration tardive, des hivernages complets sont démontrés. Oiseaux d'origine anglaise connue en période internuptiale.
Pluvier argenté - Pluvialis squatarola (Linnaeus, 1758) - NTw France - Migrations [A préciser]. Localisé sur le littoral et les îles de Charente-Maritime en période internuptiale. On trouve dans le Pertuis Charentais le tiers de l'effectif hivernant national, avec 11.000 individus. On trouve encore de 2500 à 4000 oiseaux sur Moëze Oléron et dans la Baie de l'Aiguillon. En conséquence près de la moitié des hivernants français se trouvent en Poitou-Charentes. Historique [A préciser].
Pluvier doré - Pluvialis apricaria (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Très commun en période internuptiale, il est largement réparti en Poitou-Charentes à cette époque avec un déficit et des lacunes dans la Haute Charente ou le coeur des Deux-Sèvres. Des rassemblements de plus de 1000 individus sont connus, plus de 3000 lors des bonnes années. Espèce en déclin sur fond de fluctuations. Entre 10.000 au total comptés mi janvier 2011 et 30.000 mi janvier 2012. Ils sont plus nombreux lors des hivers plus rigoureux.
Tournepierre à collier - Arenaria interpres (Linnaeus, 1758) - Statut à affiner [A préciser]. Les Pertuis Charentais accueillent plus de 30% des hivernants du pays avec jusqu'à 11.100 individus comptés mi janvier 2013. L'espèce n'est connue qu'en Charente-Maritime et ne se monte pas dans les terres, et, exceptionnellement en dehors des côtes (un point marqué toutefois [A préciser]. Les effectifs locaux maximum sont de 3800 à l'île de Ré et 2500 en Oléron. En forte augmentation d'un facteur 10 depuis les années 1970 et tout récemment puisque la Charente-Maritime n'accueillait que 400 individus en 1983.
Vanneau huppé - Vanellus vanellus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser], les populations locales sont essentiellement sédentaire et sont rejointes aux passages et en hiver par des oiseaux originaires de l'Europe de l'Est. Les effectifs internuptiaux et notamment hivernaux de cette espèce fluctuent en Poitou-Charentes. S'ils étaient de 67.000 individus en 2013, on en a recensé 122.000 en 2011. Plus nombreux dans les marais littoraux, il occupe volontiers aussi les plaines à l'intérieur des terres. Des rassemblements atteignant les 8000 individus ont été enregistrés les bonnes années.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Bécasseau minute - Calidris minuta (Leisler, 1812) [A préciser] - Migrations [A préciser]. Essentiellement sur le littoral en Charente-Maritime on compte entre 20 et 60 individus sur la région. Occasionnel dans les terres (un fois au Lac du Cébron).
Bécasseau violet - Calidris maritima (Pallas, 1764) - NTw France - Nidification [?] et migrations [A préciser]. C'est en hiver un oiseau très localisé sur les côtes rocheuses de Charente-Maritime, îles comprises. Quelques dizaines tout au plus sur la région, avec un maximum affiché de 48 individus sur une même station à l'île de Ré. Probablement en augmentation, ce qui paraît peu sensible sur des effectifs si faibles. A surveiller.
Bécassine sourde - Lymnocryptes minutus (Brünnich, 1764) - DDw France - Migration méconnue [A préciser]. Elle est souvent là où on la cherche en période internuptiale, occupant les marais littoraux, les îles de Charente-Maritime, les fonds de vallées humides. C'est un oiseau très discret et difficile à détecter. Les prélèvements cynégétiques indiquent un déclin de l'espèce.
Chevalier aboyeur - Tringa nebularia (Gunnerus, 1767) - La population hivernale du Poitou-Charentes représente 15% des effectifs nationaux, soit quelques dizaines à un centaine d'individus. Le record de 57 individus a été enregistré à l'île de Ré mi janvier 2012, mais ce ne sont pas plus d'une dizaine d'individus quisont généralement notés sur un site donné. Espèce du littoral et des îles de Charente-Maritime, elle est exceptionnelle dans les terres en hiver (Deux-Sèvres, Vienne). En augmentation depuis les années 1980.
Chevalier arlequin - Tringa erythropus (Pallas, 1764) - Migrations [A préciser]. Espèce localisée en quelques points du littoral de la Charente-Maritime en hiver. Les effectifs ne passent pas quelques dizaines d'individus : une soixantaine en moyenne. Le record de 190 oiseaux a été enregistré en décembre 2011 à Moëze Oléron. Très exceptionnel dans les terres. Les effectifs semblent fluctuants, probablement sur fond d'augmentation.
Chevalier combattant - Philomachus pugnax (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Ce sont près d'une 40aine d'individus qui hivernent en Poitou-Charente sur les quelques 250-500 comptés en France. Ils sont essentiellement en Charente-Maritimes dans les marais littoraux. Quelques oiseaux isolés sur les îles ou dans les terres.
Courli corlieu - Numenius phaeopus (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Internuptial jugé occasionnel en Poitou-Charente, qui se montre toutefois à raison de 7 à 10 oiseaux répartis sur les îles ou dans les estuaires en Charente-Maritime. L'espèce se montre très exceptionnellement dans les marais littoraux (Brouage, Seudre).

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Echasse blanche - Himantopus himantopus (Linnaeus, 1758) - Internuptiale occasionnele : une mention le 28 janvier 2013 à Genouillé pourrait correspondre à un cas de migration très précoce.
Phalarope à bec large - Phalaropus fulicarius (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. En hiver, l'espèce réputée très localisée, est mal détectée en mer et très peu signalée : localement en Charente-Maritime donc. Deux mentions exceptionnelles dans les terres : 3 individus du 2 au 3 décembre 2009 à St Loup et 1 le 20 décembre 2011 à St Cyr.
Vanneau sociable - Vanellus gregarius (Pallas, 1771) - Internuptial occasionnel avec une observation le 23 décembre 2011 en Oléron. Il n'y a que 8 mentions en France, toutes hivernales.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK