Passereaux en Poitou-Charentes & Vendée

Passereaux : Alouettes…



A préciser… avec la nidification ou la migration


Gorgebleue à miroir - Luscinia svecica (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Cette espèce hiverne régulièrement en petit nombre en Camargue ou Languedoc-Roussilon, mais va plus volontiers selon les sous-espèces dans la Péninsule Ibérique ou en Afrique de l'Ouest. Très occasionnelle dans la région : un individu le 2 janvier 2013 en Oléron. Il existe quatre autres mentions plus anciennes, en décembre-Janvier, en Charente Maritime situées en la Baie de l'Aiguillon et Oléron. Rien d'autre ailleurs.
Traquet motteux - Oenanthe oenante (Linnaeus, 1758) - DDw France - Migrations et nidification [A préciser] ; nicheur en petit nombre dans d'anciennes carrières, dans les plaines du Mirebelais-Neuvillois en Vienne, ou dans des friches industrielles du port de La Rochelle. Bien plus nombreuse en migration (oiseaux européens et sibériens principalement, voire d'Islande et peut-être Amérique du Nord de la sous-espèce leucorhoa), l'espèce traverse la région pour aller hiverner en Afrique tropicale. Des migrateurs attardés sont indiqués exceptionnellement en décembre en Poitou-Charentes : un sur Agris le 2 décembre 2011 et un le 9 décembre 2012 à Moëze Oléron. Historique [A préciser].

Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Accenteur mouchet - Prunella modularis (Linnaeus, 1758) - Les populations de la région sont sédentaires et rejointe par des individus provenant du Nord de l'Europe en période internuptiale, ainsi que probablement quelques oiseaux issus des zones de montagne. Très commun en hiver, il est sur l'ensemble de la région, plus densément représenté dans le centre de la Charente-Maritime. Pourrait être en déclin.
Alouette des champs - Alauda arvensis (Linnaeus, 1758) - Statut [A préciser], sédentaire. C'est une espèce réputée très commune en Poitou-Charentes. Elle est présente sur l'ensemble de la région avec quelques plus fortes densités notamment dans les secteurs agricoles ouverts. Elle est plus rare vers le littoral et sur les îles en Charente-Maritime.
Alouette lulu - Lullula arborea (Linnaeus, 1758) - Très commune dans la région où elle est sédentaire. Elle est accompagnée d'oiseaux provenant du Nord et de l'Est de l'Europe en période internuptiale. Elle est à cette époque répandue comme à la belle saison, sur l'ensemble de la région, mais manque régulièrement en plusieurs points de la Vienne. Elle occupe aussi les îles de Charente-Maritime.
Bergeronnette des ruisseaux - Motacilla cinerea (Tunstall, 1771) - Plutôt sédentaire dans la région avec venue d'individus transhumants originaires des zones de montagne. Elle est en hiver commune, répartie sur l'ensemble du territoire, îles comprises, moins densément représentée dans le sud de la Charente. Probablement en déclin depuis les années 2000.
Bergeronnette grise - Motacilla alba (Linnaeus, 1758) - Nidification et migration [A préciser]. Elle est en hiver commune en Poitou-Charentes, répartie sur l'essentiel de la région avec quelques pôles de meilleure densité. Elle est moins nombreuse dans la Vienne. D'importantes concentrations se trouvent vers l'océan avec des dortoirs de plus de 200 oiseaux sont régulièrement indiqués. - Statut de la Bergeronnette de Yarrell [A préciser].
Bouscarle de Cetti - Cettia cetti (Temminck, 1820) - Nidification et mouvements [A préciser]. Elle est sédentaire et occupe un territoire toute l'année. Assez commune en hiver en Poitou-Charentes, on observe la grande majorité des oiseaux en Charente-Maritime et en particulier très dense au niveau de la Gironde. Il y en a quelques uns épars sur les autres départements. Elle a régressé par rapport aux années 1970 suite à des vagues de froid dans les années 2000 et 2010, notamment dans le nord-est de la région qu'elle recolonise peu à peu. Historique [A préciser].
Bouvreuil pivoine - Pyrrhula pyrrhula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est une espèce sédentaire en plaine, occupant en nidification le Nord et l'Est de la région - en faible nombre [A préciser]. Avec de venues hivernales de l'Europe de l'Est et du Nord, ainsi que de l'erratisme des populations locales, l'essentiel de la région est visité en hiver. C'est alors un oiseau assez commun, lacunaire en Charente-Maritimes et en Charentes, plus fréquent dans les Deux-Sèvres et dans la Vienne. En déclin net depuis les années 1970, alors que l'espèce pouvait être qualifiée de répandue en hiver et [commune [?] [A préciser]]. On notait alors des petits groupes de 10 à 15 individus, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Bruant des roseaux - Emberiza schoeniculus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est un oiseau pour partie sédentaire, se dispersant dès la mi octobre y compris dans les campagnes alors qu'il niche dans les zones humides. Ses effectifs internuptiaux sont renforcés par des passage ou venues d'oiseau originaires du Nord de l'Europe. On a noté des bandes atteignant les 200 individus en hiver, alors que dans la région, l'espèce paraît très commune. Si elle est densément représentée en Charente-Maritime et ses îles, elle peut être localement lacunaire ailleurs.
Bruant jaune - Emberiza citrinella (Linnaeus, 1758) - Sédentaire dans la région [A préciser], l'espèce se disperse et ses effectifs sont renforcés par des oiseau originaire du Nord de l'Europe en période internuptiale. C'est un oiseau commun en hiver et tout à fait répandu en Poitou-Charentes, tendant à manquer localement et notamment sur les îles où il est rare. On en trouve plus dans l'Ouest de la région. Son déclin à cette époque semble probable.
Bruant proyer - Emberiza calandra (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser] ; nicheur en déclin, notamment sensible dans le Marais Poitevin. Une part notable des oiseaux français vont hiverner dans le Sud de l'Europe. Néanmoins la région du Poitou-Charentes est un pôle important pour l'hivernage de cette espèce dans le pays. Il est alors commun et tout à fait régulier en Charente-Maritime ainsi que dans le Sud des Deux-Sèvres, plus épars ailleurs. On note quelques dortoirs dont le plus important concernait au moins 120 individus à Moëze Oléron en janvier 2012. Probablement en déclin en hiver [A préciser].
Bruant zizi - Emberiza cirlus (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire [A préciser], erratique en période internuptiale. Dans la région les effectifs sont probablement renforcés par la venue d'individus nordiques [A préciser]. C'est un oiseau très commun en hiver en Poitou-Charentes répandu sur l'essentiel de la région, il tends à manquer dans le centre de la Vienne, ainsi que dans certains secteurs de l'Ouest de la Charente-Maritime par exemple. Probablement en faible augmentation suite aux changements climatiques.
Chardonneret élégant - Carduelis carduelis (Linnaeus, 1758) - Nos oiseaux devraient aller hiverner pour l'essentiel dans la Péninsule Ibérique. Ils sont remplacés en hiver par des individus provenant du Nord de l'Europe comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou la Scandinavie. Migrations [A préciser]. Alors l'espèce est très commune et répartie sur l'ensemble de la région, avec des pôles de densité maximale localement à l'ouest de la Charente-Maritime ou sur l'île de Ré. Record récent de 200 individus au Marais du Brouage [A préciser].
Choucas des tours - Corvus monedula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Sédentaire, faiblement dispersif dans la région, les populations internuptiales sont renforcées par des venues depuis le Nord de l'Europe. En hiver c'est une espèce très communes, présente sur l'ensemble de la région, îles comprises. Son installation en Poitou-Charentes remonte à la fin du XIXe siècle [XXe ?], et dès les années 1970 elle était présente sur une grande partie de la région. Elle a depuis progressé dans le sud de la Charente-Maritime et en Charente. Pourrait récemment être en déclin.
Cisticole des joncs - Cisticola juncidis (Rafinesque, 1810) - C'est une espèce sédentaire, peu commune dans la région, essentiellement localisée en Charente-Maritime depuis les îles à l'arrière pays côtier dans les marais au climat doux. Quelques stations semblent exister localement dans les Deux-Sèvres et en Charente. Elle est en "photo flash" plus localisée que dans les années 1970. Des hivers rigoureux dans les années 2000 et 2010 ont réduit ses effectifs et fait disparaître ses stations les plus isolées des côtes. Elle reconquiert peu à peu les territoires perdus depuis. Historique [A préciser].
Cochevis huppé - Galerida cristata (Linnaeus, 1758) - Oiseau sédentaire, encore assez commun, en déclin, présent principalement dans les Plaines cultivées réparti de part et d'autre du seuil du Poitou, côté Bassin aquitain et côté Bassin parisien. Lors des vagues de froid hivernales des oiseaux issus de populations plus septentrionales peuvent venir dans la région (Belgique, Suède). Très localisé en Charente, il a disparu du secteur viticole qu'il occupait encore dans les années 1970. Il a disparu aussi du centre des Deux-Sèvres pour ne plus subsister qu'aux deux extrêmités du département. On l'observe encore par groupes jusqu'à une dizaine d'individus en Charente-Maritme notamment.
Corbeau freux - Corvus frugilegus (Linnaeus, 1758 - On compte près de 15.000 couples nicheurs dans la région. C'est un oiseau sédentaire, qui réemploie ses sites de nidification en hiver sous forme de dortoirs. On trouve aussi des dortoirs ailleurs comme sur des piquets de vigne en paysage ouvert. On peut compter jusqu'à 500 individus au dortoir. L'espèce réalise des mouvements nycthéméraux de quelques dizaines de km, ainsi les voit-on revenir au dortoir en soirée. Dès décembre certains nicheurs reprennent les constructions ou restaurations des nids. Les colonies montreraient des effectifs en déclin, l'espèce semblant régresser. Venues ou migrations [A préciser].
Corneille noire - Corvus corone (Linnaeus, 1758) - Sédentaire, c'est une espèce erratique en période internuptiale. Elle est très commune dans la région et répartie sur la totalité du territoire, îles comprises, elle montre un pôle de densité notable dans le Sud de la Charente : IKA de 100 individus par km vers Angéac. Semble globalement stable.
Etourneau sansonnet - Sturnus vulgaris (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est un oiseau sédentaire, aux effectifs amplement renforcés en période internuptial par des populatons venant du Nord et de l'Est de l'Europe. L'Etourneau est alors très commun en hiver, grégaire, il se rassemble en dortoirs. Il peut être extrêmement nombreux sur certains d'entre-eux comme en décembre 2012 avec 120.000 individus à La Rochellle et 180.000 à Rochefort. De tels dortoirs remarquables semblent de moins en moins nombreux depuis les années 1980. L'espèce serait donc en déclin. L'oiseau est dans toute la région, îles comprises.
Fauvette à tête noire - Sylvia atricapilla (Linnaeus, 1758) - Sédentaire et essentiellement migratrice, elle est devenue commune en hiver en Poitou-Charente. S'ajoutent aux individus qui restent en hiver des populations provenant du Nord et de l'Ouest de l'Europe. Les mentions concernent en général des individus isolés et instables, sujet à l'erratisme. Elle est plus abondante vers les côtes au climat plus doux. La situation n'a guère évolué depuis les années 1970, mais les effectifs ont dû augmenter. Historique [A préciser]
Fauvette pitchou - Sylvia undata (Boddaert, 1783) - On trouve dans la région la sous-espèce dartfordiensis qui se trouve présente depuis le Portugal à l'Angleterre en passant par la façade Atlantique française. Dans le Midi de la France, il s'agit d'undata, le type, qui est présente. Essentiellement sédentaire, des individus se déplacent néanmoins vers le littoral en hiver. Elle est peu commune dans la région et se trouve dans la Vienne sur le Pinail, ainsi qu'en Forêt de Mareuil, dans le sud de la Charente et Charente-Martime, ainsi que sur la côte et ses landes d'arrière littoral. Si elle est sur Oléron, elle manque en Ré. Quant aux Deux-Sèvres, d'où elle a disparu, il n'y a pas d'observations. Ses effectifs ont fondu et elle a disparu localement notamment suite à de grands froids en janvier 2009. Depuis elle recolonise doucement les territoires perdus. Ainsi est-elle en augmentation au Pinail depuis cette date.
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Geai des chênes - Garrulus glandarius (Linnaeus, 1758) - Nidification et afflux [A préciser]. Sédentaire dans la région, c'est un oiseau très commun. Ses populations sont renforcés par des afflux irréguliers en période internuptiale. Pourrait être en progression.
Grimpereau des jardins - Certhia brachydactyla (Brehm, 1820) - Espèce sédentaire, nicheuse très commune en Poitou-Charentes. Elle occupe l'ensemble de la région avec des pôles de densité marqués dans le sud de la Charente-Maritime. Présente sur les îles. Stable depuis les années 1970, pourrait être en augmentation récente.
Grive draine - Tudus viscivorus (Linnaeus, 1758) - NIdification et migrations [A préciser]. Les oiseaux de la région sont sédentaires, ils commencent leur comportement reproducteur en hiver, dès le mois de décembre et ils commencent à chanter. Alors les effectifs sont renforcés par des venues du reste de l'Europe. Elle est en conséquence très commune en hiver, mais manque clairement dans les zones de cultures ouvertes et quelques marais littoraux, ainsi que probablement les grands massifs forestiers [A préciser]. Sa densité est maximale au coeur de la Charente-Maritime, l'espèce étant présente sur l'essentiel de la région, y compris sur les îles. Le record de 45 individus a été enregistré en décembre 2010 à Romegoux.
Grive mauvis - Turdus iliacus (Linnaeus, 1758) - La sous-espèce venue d'Islande corburni est à distinguer parmi les oiseaux présents dans la région [1]. Migratrice, elle vient en hiver s'installer avec quelques Litornes en Poitou-Charente. Elle est alors très commune et présente sur l'ensemble de la région, îles comprises. Elle semble localement lacunaire dans la Vienne et en Charente. Elle est aussi dans les vignes à la différences de nombreux oiseaux. C'est une espèce grégaire en hiver avec des troupes de plus d'une centaine d'individus pouvant se réunir d'ailleurs en dortoirs locaux [A préciser]. C'est une espèce fluctuante, peut-être en léger déclin.
Grive litorne - Turdus pilaris (Linnaeus, 1758) - Migratrice, elle vient en hiver s'installer en Poitou-Charentes où elle est alors très commune. Elle semble présent à peu près partout, îles comprises, peut-être moins densément en Charente. Elle accompagne volontiers la Grive mauvis en groupes mixtes. C'est une espèce grégaire en hiver que l'on voit en groupes avec des maxima de 350 individus dans le nord de la Charente.
Grive musicienne - Turdus philomelos (Brehm, 1831) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est une espèce très commune en hiver. Elle est essentiellement sédentaire - désormais [A préciser] - dans la région et ses effectifs sont renforcé par des venues du Nord de l'Europe. Ses effectifs semblent stables depuis les années 1970, mais sa sédentarisation est un phénomène qui aurait pu survenir au cours du XXe siècle [A préciser]. Ses densités sont très variables selon les localités et les anénes avec de 0,1 à 31 individus par km comptés dans le cadre d'IKA. Elle est très densément représentée en Charente-Maritime notamment. Relativement grégaire elle vole en petites troupes de parfois quelques dizaines d'individus. Record d'environ 100 oiseaux en décembre 2010 en Oléron.
Grosbec cassenoyaux - Coccosthraustes coccosthraustes (Linnaeus, 1758) - Nicheur dans les massifs forestiers de la région [A préciser], ses effectifs sont renforcés en période internuptiale avec des oiseaux venus du Centre et du Nord de l'Europe, parfois même invasif certaines années. En hiver c'est un oiseau très commun, dont les populations locales se répandent dans les campagnes accompagnées d'oiseau d'origine plus lointaine. C'est alors une espèce grégaire souvent vue en petits groupes. Record de 66 individus à Thézac [A préciser].
Hirondelle de cheminée - Hirundo rustica (Linnaeus, 1758) - Nicheuse migratrice. Elle hiverne en Afrique subsaharienne, jusqu'en Afrique du Sud. Migrations et nidification [A préciser]. Elle est observée depuis les années 1990 presque chaque hiver sur le secteur maritime au climat plus doux de la Charente-Maritime avec des indications éparses surtout en décembre et exceptionnellement en janvier. Ce sont vraisemblablement des passages postunuptiaux attardés, du moins pour le mois de décembre.
Linotte mélodieuse - Acanthis cannabina (Linnaeus, 1758) - En France la population est migratrice à courte distance ou se déplace en altitude, par exemple depuis le Nord-Est aux Sud-Ouest ou des montagnes aux zones de plaine. La destination des populations de la région et l'origine des individus internuptiaux sont [A préciser]. Malgré un déclin notoire en France (68% depuis les années 1990), les populations hivernantes restent fournies et répandues dans la région, où l'espèce reste très commune. Elle est plus fréquente côté Charente-Maritime, îles comprise, que dans le reste du Poitou-Charentes. Déclin probable néanmoins à l'instar de la dynamique nationale.
Merle noir - Turdus merula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Plutôt sédentaire, l'espèce est très commune en période internuptiale dans la région. Ses effectifs internuptiaux sont renforcés par des migrateurs provenant du Nord de la France et de l'Europe, mais ces dernières populations tendent récemment à se sédentariser. Elle montre des pics de densités locale épars sur les divers départements. Les plus fortes densités concernte des massifs boisés comme la Forêt de Coubre ou certains bocages avec des IKA de 18 individus au km. L'espèce est moins dense dans les zones de culture intensive et les territoires viticoles lorsqu'ils sont dépourvus d'arbres. En déclin prévu suite à la sédentarisation d'une partie des populations migratrices venues du Nord.
Mesange à longue queue - Aegithalos caudatus (Linnaeus, 1758) - Statut, nidification et migrations [A préciser]. C'est une espèce hivernante très commune dans la région, présente sur l'ensemble du territoire et peu de lacunes (défaut de prospection ?). Des pôles de forte densité se situent à Oléron et sur les côtes voisines, dans le sud de la Charente-Maritimes, en quelques points de la Vienne, voire des Deux-Sèvres. Grégaire des maxima de 40 individus sont rapportés.
Mésange bleue - Cyanistes caeruleus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations ou afflux [A préciser]. Sédentaire, ses effectifs internuptiaux sont renforcés par des venues, voire des afflux septentrionaux. Elle est très commune en hiver et répartie sur toute la région, ne manquant que dans les paysages les plus ouverts. Stable, voire en augmentation, depuis les années 1970.
Mésange charbonnière - Parus major (Linnaeus, 1758) - Nidification, voire migrations [A préciser]. Chez cette espèce les adultes sont sédentaires alors que les jeunes sont dispersifs. En période internuptial des oiseaux provenant de l'Est, fuyant le froid, parviennent jusque dans la région. Elle est très commune en hiver et peut être grégaire à cette période. Des pôles de densité marqués se trouvent notamment en limite méridionale de la Charente-Maritime et de la Charente, ainsi que vers Oléron.
Mésange huppée - Lophophanes cristatus (Linnaeus, 1758) - Nididifcation, voire afflux [A préciser]. Réputée sédentaire, cette Mésange est peu commune en Poitou-Charentes, localisée aux boisements de Résineux, elle est parfois en milieu feuillu. Eparse sur la région. Semble relativement stable depuis les années 1970.
Mésange noire - Periparus ater (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est dans la région une espèce nicheuse rare avec moins de 20 couples au total, en forêts de Résineux. En période internuptiale des venues de l'Europe du Nord s'ajoutent aux très faibles effectifs locaux si bien que l'espèce est assez commune en hiver. Alors répartie de manière dispersée sur toute la région, îles comprises. Cet hivernage est fluctuant et soumis à des afflux au rythme de tous les 5-6 ans. Elle n'est pas inféodée aux Résineux à cette période. En légère augmentation par rapport aux années 1970.
Mésange rémiz - Remiz pendulinus (Linnaeus, 1758) - En période internuptiale [A préciser] et notamment en hiver les observations se concentrent de manière diffuse sur les marai littoraux ou les estuaires en Charente-Maritime, très occasionnelle dans les terres (Vienne seulement) et sur la Gironde - très localisée globalement. Elle était abondante en Gironde dans les années 1980 avec jusqu'à 3000 oiseaux. En net declin, les hivernages se faisant désormais plus au Sud, en l'occurrence dans la Péninsule Ibérique. Il n'y en a plus que quelques centaines en Gironde désormais.
Mésange nonnette - Poecile palustris (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Espèce sédentaire, aux effectifs renforcés par des venues du Nord-Est de l'Europe en période internuptiale. Elle est commune en hiver, mais manque dans l'Ouest de la Charente-Maritime et sur les îles. Tendances fluctuantes, mais l'espèce a été en net déclin dans les années 2000 dans la région (-75%), peut-être stable depuis [A préciser].
Moineau domestique - Passer domesticus (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire très commune en Poitou-Charentes, répartie sur l'ensemble de la région, îles comprises. Groupes records de 300 individus à La Rochelle [A préciser]. Semble en léger déclin.
Moineau friquet - Passer montanus (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire, en net déclin à l'instar de la situation connue en Europe et ailleurs en France. Ici elle n'est pas aussi dramatique qu'en certaines régions comme Rhône-Alpes par exemple. Elle reste assez commune en hiver, mais ne se trouve régulièrement qu'en Charente-Maritime, ses autres territoires s'étant nettement morcelés depuis les années 1970. Les mentions sont donc éparses ailleurs. Manque sur l'ïle de Ré aussi. On comptait jusqu'à 100 individus à Niort dans les années 1980, fait qui n'est pas confirmé depuis. Record récent de 115 individus à Rochefort en décembre 2012.
Moineau soulcie - Petronia petronia (Linnaeus, 1766) - C'est une espèce sédentaire, légèrement dispersive. Elle est localisée dans la région en quelques stations éparses dans la moitié Sud depuis le Sud des Deux-Sèvres. L'oiseau ne se montre plus à proximité de l'Antlantique. Elle a par ailleurs disparu du Nord de la Vienne. Ce sont des éléments de déclin de l'espèce. Eléments [A préciser].
Pie bavarde - Pica pica (Linnaeus, 1758) - Espèce sédentaire très commune présentant deux pôles de populations : les Pies des villes et les Pies des champs. Elles sont en fort déclin dans le campagne et tendent à se réfugier sur les villages et les villes ou leur périphérie. Sa présence sur l'agglomération de La Rochelle pourrait paraître remarquable tant les Pies bavardes sont nombreuses. Globalement en faible déclin probable.
Pinson des arbre - Fringilla coelebs (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Pour partie sédentaire, ses effectifs sont plus ou moins renforcés en hiver par des venues nordiques. C'est en période internuptiale un des oiseaux les plus commun de la région. Il est très commun globalement, présente sur la totalité du territoire, îles comprises avec quelques pôles de densité plus élevés divers. Grégaire à cette époque de l'année, le record récent de 3000 oiseaux en décembre 2012 à Geay est rapporté. Historiquement on a pu aussi compter 8000 Pinsons des arbres à Beurlay en décembre 1999 et un vol de 15.000 en janvier 1985 fuyant une vague de froid et vu en Baie d'Yves.
Pinson du Nord - Fringilla montifringilla (Linnaeus, 1758) - Migrateur venant dans la région en hiver, en nombre très fluctuant avec des invasions certains hiver. Il est alors répandu. Record récent de 500 indvidus en décembre 2012 sur la Gironde. On est loin des records de 2000 oiseaux à Champagne en janvier 2000. Ces groupes sont toutefois faibles par rapport à ceux de plusieurs centaines de milliers rapportés sur certains dortoirs en France.
Pipit farlouse - Anthus pratensis (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Très commun en hiver, présent sur l'ensemble de la région de manière plus ou moins dense. Des groupes de 100 à 150 individus sont régulièrement présents près du littoral Charentais. Pourrait décliner.
Pipit maritime - Anthus petrosus (Montagu, 1798) - Migrations et nidification [A préciser]. Rare en hiver, l'espèce ne se trouve que sur le littoral et les îles de Charente-Maritime. Très exceptionnel dans les terres où ce Pipit n'a été noté qu'une seule fois, en Charente. Les effectifs ne passent guère quelques individus par localité, avec un record signalé de 15 oiseaux à Moëze Oléron [A préciser].
Pipit spioncelle - Anthus spinoletta (Linnaeus, 1758) - Migrations [A préciser]. Assez commun en hiver, présent sur l'essentiel de la région, mais plus rare dans les Deux-Sèvres et la Vienne. En progression depuis les années 1970.
Pouillot véloce - Phylloscopus collybita (Vieillot, 1817) - Migrations et nidification [A préciser]. L'essentiel des oiseaux de la région vont hiverner plus au sud depuis la Péninsule Ibérique à l'Afrique Sahélienne. La région accueille par contre dès l'automne des oiseaux provenant du Nord de l'Europe et des îles Britanniques, si bien qu'on observe l'espèce toute l'année, mais selon des populations différentes. En conséquence, c'est un oiseau hivernant très commun répartie pour la majorité en Charente-Maritime avec de belles densités côté Atlantique au climat plus doux, et dans les Deux-Sèvres. Les mentions quoique nombreuses, sont plus éparses dans la Vienne et en Charente. C'est une espèce en progression en hiver depuis les années 1970 et on constate récemment une augmentation des mentions de sous-espèces sibériennes comme tristis ou fulvescens, notamment sur le littoral.
Roitelet huppé - Regulus regulus (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est un nicheur rare dans la région. Par contre ses effectifs - probablement sédentaires - sont renforcés en hiver par d'importantes venues depuis le Nord et l'Est de l'Europe. C'est alors une espèce très commune, répartie sur l'essentiel de la région, avec un léger déficit dans le département de la Charente. Il est tout particulièrement bienr représenté en Charente-Maritime.
Roitelet triple-bandeau - Regulus ignicapillus (Temminck, 1820) - Nidiifcation et migrations [A préciser]. Oiseau sédentaire très commun dans la région. Ses effectifs étant renforcés en hiver par des venues de l'Est et du Nord de l'Europe, il est a fortiori, plus commun encore en période internuptial. Réparti sur la totalité de la région, îles comprises. Sa nidification a clairement augmenté dans la région au cours du XXe siècle, il est plus abondant notamment en hiver, aujourd'hui que dans les années 1970.
Rougegorge familier - Erithacus rubecula (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Les oiseaux nicheurs se déplacent vers la mi novembre vers des secteurs plus ouverts comme les parcs, jardins ou bocages pour la période internuptiale. Des individus du Nord, le Centre et l'Est de l'Europe se déplacent alors jusqu'en France et au-delà. C'est alors une espèce très commune sur l'ensemble de la région avec des densités mesurées par IKA de 12 individus au km en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres.
Rougequeue noir - Phoenicurus ochruros (Gmelin, 1774) - Nidification et migrations [A préciser]. C'est à l'échelle du XXe siècle un nouvel hivernant, tout relatif, devenu commun dans la zone Méditerranéenne et la façade Atlantique. Ainsi est-il commun en Poitou-Charente en hiver, réparti sur l'essentiel de la région. Il occupe alors la plupart des villes et des villages. Ce sont des oiseaux pour la plupart nordiques provenant d'Angleterre, du Nord de l'Allemagne ou du Bénélux. Les individus nicheurs locaux tendent quant à eux à aller hiverner dans la Péninsule Ibérique ou au Maghreb. Hivernage en augmentation depuis les années 1980 [A préciser].
Serin cini - Serinus serinus (Linnaeus, 1766) - Le Serin cini a conquis la région et bien d'autres en France au cours du XXe siècle, en l'occurrence dès le début du siècle en Poitou-Charentes. C'est une espèce relativement anthropophile largement répandue dans la région en période de nidification [A préciser]. Migrations [A préciser]. En hiver les quelques oiseaux non migrateurs se répandent dans les campagnes et en particulier en Charente-Maritime vers l'Océan ou sur les îles. Record récent de 300 individus à l'île de Ré [A préciser]. Le Serin cini est épars sur le reste de la région. Déclin probable ces dernières années.
Sitelle torchepot - Sitta europaea (Linnaeus, 1758) - Nidification et venues [A préciser]. Réputée sédentaire en Poitou-Charente, cette espèce est très commune. Elle est sur l'ensemble de la région, mais tends à manquer en quelques points de Charente-Maritime, elles, n'est que localement présente sur Ré et Oléron [?]. Elle pourrait être en faible déclin.
Tarin des aulnes - Carduelis spinus (Linnaeus, 1758) - Espèce migratrice venant en hiver dans la région, où elle est alors très commune et répartie sur l'essentiel du territoire. Importantes fluctuations. Semble en augmentation depuis les années 1970.
Traquet pâtre - Saxicola rubicola (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser]. Pour partie sédentaire, une part importante migre vers le Sud pour hiverner. Il s'agit toutefois d'un oiseau commun en hiver en Poitou-Charente - vraisemblablement avec des venues nordiques [A préciser] - Il est présent sur l'essentiel de la région, moins dans les secteurs les plus froids, plus fréquent et abondant en Charente-Maritime près des côtes. On peut compter localement près de 10 individus au niveau d'esrtuaires, de marais littoraux ou quelques vallées alluviales. Evolution [A préciser].
Troglodyte mignon - Troglodytes troglodytes (Linnaeus, 1758) - Les oiseaux de la région sont sédentaires. Ils sont rejoints en période internuptiale par des individus provenant d'Europe du Nord. Elle est très commune en hiver et répartie sur l'ensemble de la région, avec des pôles de meilleure densité notamment en quelques points du centre de la Charente-Maritime. Connue aussi sur les îles. Cette espèce semble stable.
Verdier d'Europe - Carduelis chloris (Linnaeus, 1758) - Les Verdiers de la région sont sédentaires et rejoints en période internuptiale par des oiseaux provenant des îles Britanniques ou de Scandinavie. A cette époque ils sont grégaires et parcourent les campagnes. C'est alors un oiseau très commun en hiver. Ce sont des groupes allant jusqu'à 250 individus qui sont notés notamment sur les secteurs les plus fréquentés situés sur le littoral ou des zones suburbaines au niveau de friches ou de champs de Tournesol. Pourrait avoir progressé depuis les années 1970 notamment dans les Deux-Sèvres.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Cincle plongeur - Cinclus cinclus (Linnaeus, 1758) - Il n'est connu dans la région, tant en nidification qu'en hivernage sur un seul site sur la rivière de la Bandiat en Charente. Quelques mentions exceptionnelles en erratisme ailleurs jusque dans la Vienne, les Deux-Sèvres ou même la Charente-Maritime.
Grand Corbeau - Corvus corax (Linnaeus, 1758) - L'espèce, sédentaire, a disparu de la région depuis les années 1930. Elle a actuellement une dynamique positive en France, si bien qu'elle est réapparue en tant que nicheuse avec un couple dès 2012 dans la Nord-Est de la Charente. A suivre.
Merle à plastron - Turdus torquatus (Linnaeus, 1758) - Ce sont plusieurs dizaine de Merle à plastron originaires du Nord de l'Europe (sous-espèce torquatus) qui traversent la région surtout début avril et fin octobre. Un oiseau attardé est exceptionnel le 1er décembre 2011 à la Pointe de Chassiron.
Mésange à moustaches - Panurus biarmicus (Linnaeus, 1758) - Nicheur en très faible nombre dans la région côté littoral. Quelques venues internuptiales se traduisent par un hivernage très localisé à Oléron et l'ouest de la Charente-Maritime sur quelques phragmitaies littorales, notamment au niveau du Marais du Brouage. Elle est aussi sur Rochefort, plus dans les terres et même vers Saintes. Une origine Hollandaise des oiseaux a été constatée.
Pie-grièche grise - Lanius excubitor (Linnaeus, 1758) - Disparue en période de nidification de la région, l'espèce n'est désormais plus qu'hivernante, très localisée et très rare. Elle est alors notée ponctuellement dans le cadre d'un erratisme hivernal, mais quelques individus stationnent longtemps sur une même localité. L'origine de ces oiseaux reste hypothétique. Toujours en déclin depuis les années 1970, où elle était déjà rare.
Pie-grièche méridionale - Lanius meridionalis (Temminck, 1820) - Cette espèce récemment distinguée, est hivernante très localisée et très rare dans la région. Elle est en général notée par des stationnements plus ou moins prolongés. L'origine de ces oiseaux reste hypothétique. Probablement en déclin.
Tichodrome échelette - Tichodroma muraria (Linnaeus, 1758) - Cette espèce se reproduit dans les montagnes. Elle vient depuis les Alpes et le Massif Central - les oiseaux Pyrénéens allant plus au sud - en période internuptiale jusque dans la région où elle stationne - ou pas - sur certains grands et anciens monuments. Les falaises rocheuses du littoral de la Gironde ou certains fronts de carrière peuvent aussi lui convenir. En conséquences les observations sont très localisées et dispersées sur l'essentiel de la région. Les stationnements peuvent durer jusqu'à 5 mois sur un même monument. Nous citerons l'Abbaye Royale de St Jean d'Angély, la Cathédrale St Pierre à Angoulême, Sainte Radegonde à Poîtiers. Effectifs [A préciser].

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Accenteur alpin - Prunella collaris (Scopoli, 1769) - Si l'espèce reste volontiers sur ses habitats d'altitude en hiver, notamment dans les Alpes, quelques individus vont se disperser jusqu'en plaine et atteignent exceptionnellement le Poitou-Charentes dans ce contexte. On notera toutefois un afflux spectaculaire lors de l'hiver 2011-12 avec une trentaine d'individus recensés et dispersés sur le territoire régional, mais surtout en Charente et dans la Vienne. Ce phénomène d'hivernage semble avoir décliné au cours du XXe siècle puisque Mayaud (1953) donnait celui-ci comme assez régulier dans l'Ouest de la France.
Alouette haussecol - Eremophila alpestris (Linnaeus, 1758) - Occasionelle en hiver : une oiseau le 12 décembre 2010 à l'île d'Oléron, ce qui représente seulement la septième mention de l'espèce dans la région. Les autres sont toutes littorales (1997, 1998, 1999, 2001 et 2002) et une concerne 7 oiseaux du 3 janvier au 1er février 1970 dans les Deux-Sèvres (Etang de Juigny).
Beccroisé des sapins - Loxia curvirostra (Linnaeus, 1758) - Internuptiale occasionnelle, sensible à quelques invasions qui peuvent déborder en Poitou-Charentes. Indiquée en hiver sur une douzaine de secteurs, l'espèce y est ponctuelle et irrégulière. Ces mentions pourraient augmenter dans le cadre d'une dynamique positive de l'espèce par ailleurs.
Bergeronnette printanière - Motacilla flava (Linnaeus, 1758) - Nidification et migrations [A préciser] ; les oiseaux nicheurs arrivent mi mars et repartent en septembre ou octobre. L'espèce hiverne en Afrique subsaharienne. Des migrateurs attardés ou observés en période hivernale ont été occasionnellement signalés en Charente-Maritime, ces dernières années. Mentions hivernales vraisemblablement nouvelles et en augmentation en France.
Bruant des neiges - Plectrophenax nivalis (Linnaeus, 1758) - Les oiseaux hivernant en France proviennent de l'Islande pour la plupart, mais aussi de Scandinavie et du Groenland. On le trouve régulièrement sur le littoral de la Mer du Nord ou de la Manche jusqu'en Baie du Mont St Michel, l'espèce étant occasionnelle au-delà. Il est en conséquence tout à fait occasionnel en Poitou-Charentes, noté depuis l'île de Ré à la Gironde sur la Charente-Maritime. Les mentions ne concernent que 1 à 3 oiseaux alors que c'est une espèce plutôt grégaire. Records d'une 100aine le 15 décembre 1967 tout à fait exceptionnel rapporté à Yves ou plus récemment d'une 12aine à Les Mathes en décembre 2013.
Bruant fou - Emberiza cia (Linnaeus, 1766) - C'est en France une espèce présente en montagne, notamment dans les Alpes. Une certaines transhumance opère, ou, des déplacements sur de faibles distances. Tout à fait occasionnel dans la région, l'espèce a été observée avec jusqu'à 10 individus du 10 novembre au 10 décembre 2011 à St Germain de Confolens, ainsi qu'un oiseau isolé à Melle le 24 novembre 2011. Cette espèce a toujours été tout à fait accidentelle en Poitou-Charentes.
Bruant lapon - Calcarius lapponicus (Linnaeus, 1758) - On pense que les oiseaux venant sur la façade Atlantique pourraient être de la sous-espèce Groenlandaise, subcalcarius, mais celà n'est pas prouvé. En France l'espèce hiverne dans les zones littorales depuis la Mer du Nord à la Baie d'Audierne en Bretagne. En Poitou-Charentes, elle est occasionnelle et ne s'est montrée que sur le littoral de la Charente-Maritime avec des individus isolés ou par paire. Une part significative des observations récentes fait suite à un afflux survenu en automne 2010, laissant quelques attardés jusqu'en janvier 2011. Record exceptionnel de 24 individus séjournant à St Denis d'Oléron de novembre 2010 à janvier 2011.
Bruant nain - Emberiza pusilla (Pallas, 1776) - L'aire de nidification de ce Bruant se situe dans le Nord de la Scandinavie et de la Sibérie. Il hiverne dans le sud de l'Asie. Depuis les années 1970, ce sont 6 mentions d'individus isolés qui sont rapportées en Poitou-Charentes et concernent une certaine over-migration, classique vers l'Europe de l'Ouest. Elles concernent pour 5 d'entre-elles la Charente-Maritime et la dernière concerne les Deux-Sèvres où un séjour de plus d'un mois en févier et mars 1980. Récemment on a enregistré le séjour d'un individu entre le 27 janvier et le 7 mars 2011 à Moëze Oléron.
Etourneau unicolore - Sturnus unicolor (Temminck, 1820) - Occasionnel internuptial, probablement d'origine Espagnole. Un oiseau revenant vu du 17 décembre 2011 au 1er avril 2012 et du 11 janvier au 1er mai 2013 à Nieul sur Mer. Au total ce sont avec les anciennes mentions, une dizaine de citations qui sont connues et concernent toutes la Charente-Maritime.
Hirondelle rousseline - Cecropis daurica (Laxmann, 1769) - C'est une espèce nicheuse dans le secteur méditerranéen en France qui hiverne essentiellement en Afrique tropicale. Elle est en over-migration en Poitou-Charentes qui comptabilise près de 30 mentions en période de migrations d'un ou deux individus essentiellement en Charente-Maritime (25 mentions), Deux-Sèvres (2) et dans la Vienne (2). Aucune en Charente. Trois mentions exceptionnelles ont été faites en marge de l'hiver : 14 et 20 février 2004 à l'île de Ré et 6 décembre 2011 encore en Ré. Les mentions accompagnent une dynamique positive des populations dans le Midi.
Jaseur boréal - Bombycilla garrulus (Linnaeus, 1758) - Occasionnel internuptial, l'espèce ne parvient généralement pas jusque dans la région, sauf lors d'invasions massives ce qui fut le cas lors des hivers 2010-11 et 2012-13. Plusieurs mentions ont alors été rapportées, souvent à l'unité et un record de 6 individus le 12 janveir 2011 à St Fort sur Gironde.
Linotte à bec jaune - Acanthis flavirostris (Linnaeus, 1758) - Les oiseaux venant en France appartiennent à la sous-espèce type venue du Nord de la Scandinavie. Les hivernages ne dépassent guère en général la Manche ou la Baie du Mont St Michel et concernent la façade de la Mer de la Manche ou du Nord. L'espèce étant en déclin elle tends même à ne plus se montrer que dans le Nord où on ne compte aujourd'hui plus que 10 à 50 individus selon les hivers. Tout à fait occasionnelle dans la région, elle a été indiqué deux fois récemment : un individu parmi 350 Linottes mélodieuses et 150 Pinsons des arbres en Oléron en janvier 2011, une seconde le 8 janvier 2012 en Ré au Phare de la Baleine.
Martin roselin - Sturnus roseus (Linnaeus, 1758) - Occasionnel en période internuptiale originaire de l'Est de l'Europe qu'il occupe jusqu'en Turquie et Mongolie et qui hiverne normalement en Inde. Chaque année quelques migrateurs égarés font route vers l'Europe de l'Ouest, vus surtout en automne. Une mention hivernale exceptionnelle du 12 septembre au 8 décembre 2011, stationnement avec tendance attardée, concerne St Denis d'Oléron. D'autres mentions occasionnelles concernent plus volontiers l'automne (Vienne et Charente). Rien pour les Deux-Sèvres.
Moineau cisalpin - Passer (hispaniolensis) italiae (Vieillot, 1817) - L'espèce niche en Italie, Corse et très localement dans les Alpes françaises, Suisses ou Autrichiennes, ainsi qu'en Crête. Des mouvements sont indiqués pour cet oiseau dans les Alpes et notamment en Provence, fait connu depuis le XIXe siècle. Un oiseau égaré dans la région présent à la mangeoire du 8 au 23 décembre 2010 à St Pierre d'Oléron. Occasionnel tout à fait exceptionnel.
Pipit de Richard - Anthus richardi (Vieillot, 1818) - Internuptial occasionnel avec quelques très rares mention entre le 2 décembre 2011 et le 10 janvier 2012, ainsi que me 12 janvier 2013. Ceci entre dans le cadre d'une dynamique positive de l'espèce pour l'hiver en France.
Pouillot à grand sourcil - Phylloscopus inornatus (Blyth, 1842) - Cette espèce niche en Sibérie, dans l'Altaï et jusqu'en Mongolie. Elle hiverne normalement en Asie du Sud-Est, mais une part - probablement occidentale - de ses populationsse dirige vers l'Ouest apportant des mentions hivernales égarées depuis l'Islande au Portugal. Ce phénomène qui semble récent est enregistré en Poitou-Charente par des mentions de novembre 2009 en Charente, d'octobre 2010 dans la Vienne et les Deux-Sèvres et de décembre 2010 sur l'île d'Oléron en Charente-Maritime. C'est une espèce hivernale tout à fait occasionnelle.
Sizerin cabaret - Acanthis cabaret (Müller, 1776) - Internuptial occasionnel, indiqué une dizaine de fois récemment, en particulier sur le littoral, mais aussi dans les terres. Aucune mention dans les Deux-Sèvres. Les oiseaux pourraient provenir des îles Britanniques ou de Scandinavie, voire des Alpes françaises.

Références


Mayaud 1953 - [A préciser]
Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK

Notes


[1] - Turdus iliacus coburni - Cette sous-espèce de Grive mauvis niche en Islande ainsi que localement au Groenland. Elle est réputée, entre-autre, venir hiverner sur la façade atlantique de la France. Elle est donc à distinguer de la sous-espèce type qui vient quant à elle du continent (depuis la Scandinavie à la Sibérie orientale). Cette première est plus grande et plus forte, globalement plus sombre, ses sourcils contrastent avec la calotte et ses joues sont plus sombres et uniformes, le dos est olivâtre sombre et non marron clair, ses flancs sont très striés et il ne reste qu'une faible zone de la gorge qui reste blanche, les pattes étant brun sombre et non rose chair. Nous retiendrons certes le jizz plus massif, mais surtout les stries du bas corps et la couleur des pattes pour orienter les identification.
Bouillard N. 2016 - Le saviez vous ? Les sous-espèces de la Grive mauvis. - L'As'Veyou, 119 : 5-7. - PDF LINK