Rapaces en Poitou-Charentes & Vendée

Milans, Buse, Busards, Balbuzard, Elanion, Faucons… et Chouettes, Hiboux


Notons qu'un observatoire des Rapaces nocturnes initié en Poitou-Charentes en 2013 a été étendu au niveau national en 2015. Il a pour objectif d'estimer précisément les populations de ces oiseaux.

Espèces régulières ou présentant quelques effectifs importants


Autour des Palombes - Accipiter gentilis (Linnaeus, 1758) - Nicheur sédentaire peu commun, des grands espaces forestiers, y compris sur les grandes îles de Charente-Maritime. Il est aussi dans certains boccages présevés. En augmentation depuis les années 1970, notamment vers l'ouest de la région.
Busard des roseaux - Circus aeruginosus (Linnaeus, 1758) - Nidification [A préciser], en augmentation avec quelques installations en périphérie du Marais Poitevin dans des plaines cultivées. L'hivernage se fait principalement sur les marais littoraux de Charentes-Maritime et plus en retrait dans les terres, notamment dans le sud des Deux-Sèvres. Rare à exceptionnel ailleurs à cette époque. Record de 120 oiseaux au dortoir dans le Marais du Brouage en janvier 2011. En expansion par rapport aux années 1970, nouveau pour le sud des Deux-Sèvres.
Busard St Martin - Circus cyaneus (Linnaeus, 1758) - Nidification [A préciser]. Très commun en hiver sur l'essentiel de la région, îles comprises. Les individus sédentaires locaux sont alors accompagnés d'oiseaux provenant de Scandinavie. Dans la région les dortoirs connus sont divers, mais de faible dimension car on n'a pas compté plus de 19 individus sur un site donné.
Buse variable - Buteo buteo (Linnaeus, 1758) - Très commune en période internuptiale, elle est présente sur l'ensemble de la région de manière relativement uniforme mais plus densément dans le centre des Deux-Sèvres, moins abondante près du littoral. Ce statut est similaire ou supérieur à celui constaté dans les années 1970 et l'espèce semble stable en hiver depuis les années 2000, sur fond de fluctuations liées aux venues extérieures. Nidification et migration [A préciser].
Chouette chevêche - Athene noctua (Scopoli, 1769) - Nididification [A préciser]. Espèce sédentaire, elle est communément signalée en hiver, mais des recherches spécifiques s'imposent le plus souvent pour la détecter à cette époque tant elle est discrète. On la trouve sur l'essentiel de la région avec diverses lacunes, notamment manquante en divers endroits de la Charente, voire de la Vienne. Elle évite les paysages fermés ou trop boisés, à l'inverse les territoires trop ouverts comme les plaines d'agriculture intensive ne lui conviennent pas non plus.
Chouette effraie
- Tyto alba (Scopoli, 1769) - Nidification, voire migrations [A préciser]. Très commune dans la région en hiver, elle y semble stable depuis les années 1970. Sa présence est - trop - souvent révélée par collisions routières : 230 cas enregistrés entre décembre 2012 et janvier 2013 par exemple. Présente sur l'ensemble de la région, îles comprises, mais assez souvent lacunaire en Charente.
Chouette hulotte - Strix aluco (Linnaeus, 1758) - Hivernage, voire migrations [A préciser]. Espèce sédentaire elle est communément signalée en hiver alors que quelques chants permettent de bien la détecter. Répartie sur l'ensemble de la région, quelques lacunes sont plus à rapporter à des défauts de prospection qu'à autre chose. Elle manque par contre sur les îles et ou dans les secteurs riches en boisements résineux qui ne lui conviennent pas.
Epervier d'Europe - Accipiter nisus (Linnaeus, 1758) - Très commun en période internuptiale, réparti sur l'ensemble de la région, moins fréquent dans les habitats agricoles, trop ouverts. La densité reste toutefois assez faible (moins de 0,5 individus au km). Probablement en augmentation depuis les années 1970 à l'instar de ce qui est connu ailleurs en France. Informations sur la nidification et la migration [A préciser].
Faucon crécerelle - Falco tinunculus (Linnaeus, 1758) - Espèce plutôt sédentaire en France. Très commune en période internuptiale, répartie sur l'ensemble de la région, plus fréquent dans le nord-est de la Charente-Maritime et le sud-est voisin des Deux-Sèvres, localement lacunaire. On ne sait rien de clair sur sa progression probable depuis les années 1970, ni sur son déclin possible depuis les années 2000. Ce point, nidification et migration [A préciser].
28faucon_crecerelle
© 2019 - Yves Dubois
Faucon émerillon - Falco columbarius (Linnaeus, 1758) - DDw France - Espèce d'origine migratrice venant hiverner en Poitou-Charente. C'est un Faucon commun, densément représenté dans le nord de la Charente-Maritime, les îles et le sud des Deux-Sèvres, plus épars ailleurs, avec quelques lacunes en particulier dans les secteurs les plus forestiers. Semble en augmentation depuis les années 1970 en hiver. Migrations à affiner [A préciser].
Faucon pèlerin - Falco peregrinus (Tunstall, 1771) - Nidification [A préciser], c'est un oiseau sédentaire aux effectifs largement complétés par des venues en période internuptiale [A préciser]. En effet, il est assez commun en Poitou-Charente sur cette période en particuliler vers le littoral et sur les îles, ainsi que dans le sud des Deux-Sèvres. Epars ou absent ailleurs. Il est nettement plus abondant en hiver aujourd'hui par rapport aux années 1970. Ceci est relié à son augmentation en période de nidification en Europe et en France.
Hibou des marais - Asio flammeus (Pontoppidan, 1763) - C'est un nicheur rare, occasionnel dans la région. Des renforts importants viennent en hiver depuis le Nord et l'Est de l'Europe, avec des afflux certaines années comme en 2007-08 où ce sont plus de 200 oiseaux qui furent recencés dans la Vienne. Les habitats littoraux, les îles et les marais littoraux lui conviennent tout particulièrement en Charente-Maritime Des dortoirs sont notés et le record de 25 individus en décembre 2012 a été signalé à l'embouchure de la Sèvre niortaise. On l'observe aussi dans des secteurs agricoles dans le Nord-Ouest de la Charente ou le Sud des Deux-Sèvres, voire l'Ouest de la Vienne. Mentions hivernales éparses ailleurs.
Hibou moyen-duc - Asio otus (Linnaeus, 1758) - Sédentaire ou erratique en Poitou-Charentes, les populations sont renforcées en hiver par de venues migratoires depuis la Scandinavie, l'Europe de l'Est et du Bénélux. L'espèce peut se rassembler en dortoirs en hiver [A préciser]. L'espèce est assez commune et répandue en hiver dans la région, mais montre quelques profondes lacunes, notamment en Charente, le centre des Deux-Sèvres ou le sud ou le nord de la Vienne. Elle est alors présente aussi sur les îles.
Milan noir - Milvus migrans (Boddaert, 1783) - Des miliers d'oiseaux nicheurs dans la région [?]. C'est une espèce migratrice jusqu'en Afrique tropicale. De très rares cas d'observations hivernales sont rapportés, mentions en augmentation par rapport aux années 1970, pour des individus erratiques au cours de l'hiver. Vu ainsi en Charente-Maritime et dans la Vienne.
Milan royal - Milvus milvus (Linnaeus, 1758) - VUw France - Nidification [A préciser]. Assez commun en hiver, régulier mais disparate, il est dans les Deux-Sèvres méridionale, le nord de la Charente, répartie sur l'essentiel de la Charente-Maritime et ponctuel dans la Vienne. Quelques dortoirs connus avec jusqu'à une vingtaine d'individus. En janvier la migration prénuptiale reprends si bien que les mentions augmentent alors et se mêlent à celles des hivernants.

Espèces peu communes ou rares, à effectifs faibles, souvent localisées


Balbuzard pêcheur - Pandion haliaetus (Linnaeus, 1758) - MIgrations [A préciser]. Internuptial rare en hiver, nouveau depuis le début des années 2000, peut être migrateur postnuptial attardé jusqu'en février. Néanmoins au moins un cas d'hivernage complet est suggéré dans les Deux-Sèvres. L'espèce étant en augmentation en Europe, ce phénomène de présence hivernale est nouveau et n'était pas connu dans les années 1970. Migrations [A préciser].
Hibou Grand-Duc - Bubo bubo (Linnaeus, 1758) - Cet oiseau majestueux niche en Charente depuis 2014, seule localité de la région. Ceci entre dans le cadre d'une dynamique positive de l'espèce en France depuis les années 1970. Cette installation avait été précédée de venues d'oiseaux erratiques et non installés vraisemblablement issus des populations du Massif Central. Le chant hivernal a été noté.

Espèces très rares, très localisées ou occasionnelles


Aigle botté - Aquila pennata (Gmelin, 1788) - Internuptial tout à fait occasionnel avec trois mentions dont une dans les Deux-Sèvres (3 décembre 2011) et deux en Charente-Maritime (1er janvier 2012, 15 janvier 2012). Aucun indication internuptiale connue dans les années 1970.
Elanion blanc - Elanus caeruleus (Desfontaine, 1789) - Un afflux en automne 2012 a conduit au premier car régional de reproduction. Des oiseaux, chez cette espèce sédentaire, ont été vus jusqu'en janvier 2013 notamment dans le sud des Deux-Sèvres mais aussi ailleurs en Charente-Maritime et dans la Vienne. Rien depuis.
Faucon hobereau - Falco subbuteo (Linnaeus, 1758) - Nicheur [A préciser], migrateur en déplacement jusqu'en octobre. Ce Faucon va hiverner en Afrique tropicale. On pense que l'espèce n'hiverne pas dans le pays, mais que, comme en Poitou-Charentes des individus attardés ou égarés sont mentionnés jusqu'en janvier. Trois mentions hivernales récentes dans la région contre aucune dans les années 1970.

Références


Mercier F. & Cohendoz S. (coord.) 2019 - Atlas des oiseaux en hiver du Poitou-Charentes (2009-2013). - Poitou-Charentes Nature. - PDF LINK