Thérouanne
|
Thérouanne est actuellement une commune rurale française située dans le Pas-de-Calais forte d'un millier d'habitants. Le lieu correspond à une des plus importantes cité de l'Antiquité et du Moyen-Âge sur le secteur avant son arasement à la demande de Charles-Quint en 1553.

Avant la conquête romaine au Ier siècle BC, le lieu est la Civitas Morinum, à savoir la cité des Morins, une tribu Belge. C'est dans ce contexte que les romains découvrent vers 56 BC la cité lors de la Conquête de la Gaule. Elle se trouve alors aux confins de l'Empire Romain. C'est une ville gallo-romaine carrefour avec des voies provenant de Gesoriacum (Boulogne sur Mer), Nemetacum (Arras) et Colonia Claudia (Cologne). On la nomme alors Tarvenna. La ville est dévastée et incendiée par les Francs en 407, Attila et les Huns la détruise de même en 451. Il s'agit d'une ville du haut Moyen-Âge importante et méconnue. Elle semble être le berceau des Robertiens, famille à l'origine des principaux Rois de France de la lignée des Capétiens. Au VIIe siècle l'évêque de Thérouanne, fonde l'abbaye de Sithiu à St Omer, appelée ensuite abbaye Saint-Bertin. En 751 Childeric III, dernier Roi France Mérovingien est enfermé à Saint-Bertin. Ce dernier meurt à St Omer en 755. C'est un centre névragilque et politique toujours, important au Moyen-Âge et ce, jusqu'en 1553, alors que Charles-Quint ordonne de raser la vole jusqu'au sol. A l'époque on y trouvait une cathédrale, deux églises paroissiales, plusieurs couvents et abbaye. C'est ainsi que le diocèse de Thérouanne, autrefois le plus riche et le plus étendu de toute l'Europe occidentale, disparut de la carte et du souvenir des populations locales. Le dernier évêque, Antoine II de Créquis, nommé en février 1552, ne put jamais être installé du fait de la destruction de sa ville. Il fût alors finalement nommé évêque de Nantes en décembre 1553.


