Otus scops
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Otus scops
Hibou Petit-Duc - Strigidae
syn. - Scops europaeus - Petit-Dus scops, Scops d'Europe, Scops petit-duc
LC 2017 Biosphère - LC 2015, en déclin en Europe (87500-176000 cp : 1997) - LC 2016, à surveiller en France, assez mal connue (1000-10000 cp : 1976, 1997).
Centre et Sud de l'Europe, accidentel dans le Nord, Ouest de l'Asie et Nord de l'Afrique (Paris 1970). Il est migrateur en France, nicheur et de passage, surtout dans le Sud du pays (Paris 1970). On trouve la sous-espèce Otus scops tschusii en Corse dont le plumage est plus jaune-roux en particulier au niveau de la gorge.

••• Rhône-Alpes & Dauphiné
Etat 2004 - CR 2008, VUm 2008, espèce décimée - Rare, mal connue (100-400 cp : 1995-97). Signalée sur tous les départements dont les Hautes-Alpes.
En Isère c'est une espèce migratrice et rare nidificatrice repérée entre début mai et fin juillet. La population a été estimée à 8-10 cp (1995). Précoce les 7 mars 1976 (Chélieu : R.Enay) et 19 mars 1989 (Mépieu : C.Grangier). Dernier le 29 juillet 1992 (Parmilieu : C.Deliry & K.Funkiewiez). Elle est difficile à détecter car ses densités sont faibles. En période de nidification les observations sont répétées sur Mépieu (1979, 1989) et Parmilieu (1986, 1992), ainsi que plus occasionnellement sur d'autres localités de l'Isle Crémieu (1-2 couples : 1975-95) (Boulieu en 1994, Sainte-Baudille en 1999, Satolas, Charette). Dans le secteur de Grenoble des chanteurs ont été entendus (1972, 1993, 1976) ou à Claix (1973, 1976). Dans les années 1990 des observations continues ont été réalisées en période de nidification sur la Plaine de Reymure avec cas de reproduction certaine. Enfin pour compléter les mentions sur le département, j'ai pu noter un chanteur le 15 mai 1993 à Roybon, le 26 août 1993 à Saint-Lattier et 2 chanteurs e 13 juillet 1995 sur la même commune (C.Deliry). Un oiseau tué par une voiture a été indiqué sur Assieu par G.Flacher le 1er mai 1987.
Au XIXe siècle, Olphe-Galliard (1855) dit l'espèce assez commune dans la région lyonnaise et en Savoie, Bailly (1854-54) la cite commune dans les environs de Chambéry, plus rare alors en Haute-Maurienne, en Tarentaise (Savoie) et dans le Genevois, vers Annecy (Haute-Savoie). L'oiseau niche vers Chambéry au Bois Plan, à La Ravoire, Saint-Baldophj et au Parc Vernay au voisinage de l'Albanne, site qui se trouve désormais en plein centre de Chambéry. Il nichait en outre dans les îles d'Arve au pied du Salève (Pittard 1899). La régression de l'espèce est flagrante depuis puisqu'elle n'est plus que relictuelle dans la Plaine des Marche (Savoie), très rare par ailleurs en Haute-Savoie. Un phénomène de déclin est connu en Suisse, où l'espèce s'est rétractée dans le Valais. Au début du XXe siècle, l'espèce était commune en Dauphiné, régulière au passage, elle nichait parfois (Lavauden 1911).

••• Grand Poitou
VU 2018 : populations faibles.
Sédentaire au XIXe siècle dans les Deux-Sèvres (Lastic-de-Saint-Jal 1844), assez commun partout en Charente-Maritime (Beltremieux [À préciser !]), dit sédentaire par Guillemeau (1806), ce qu'il faut interpréter comme "nicheur" pour les Deux-Sèvres. L'oiseau est devenu introuvable vers Fontenay-le-Comte et en Vendée comme vers La Faute-sur-Mer selon Guérin (1939). Dans les faits les mentions sont sporadiques dans le temps ce qui pourrait correspondre à une certaine instabilité des nicheurs (com. pers.), on retrouve par exemple de nouvelles citations à La Faute-sur-Mer en 2017 ou 2019 (Thomas & Godet 2019).
