L’Homme au sein du vivant

Depuis les chapitres précédents, il faut se souvenir de…

  • Grandes ligne de l’histoire du vivant en rapport avec l’évolution de l’atmosphère : origine de la vie, début de la photosynthèse, la grande oxydation de l’hydrosphère et de l’atmosphère, formation de la couche d’ozone, sortie des eaux par certains poissons, les grands mammifères de la fin du primaire avant les dinosaures, disparition des dinosaures, diversification des mammifères à l’ère tertiaire, le quaternaire est une aire dédiée au genre Homo, Homo sapiens dès 300000 BP (BP = before present, avant aujourd’hui, c’est à dire il y a 300000 ans).
  • Principe de mutations au hasard, avec ou sans pression environnementale (agents mutagènes). Elles sont généralement défavorables, souvent neutres, parfois favorables.
  • Les trois (quatre) grands moteurs de l’Évolution : Sélection naturelle, Dérive génétique, Sélection sexuelles (et Sélection artificielle).

La Biodiversité est ordonnée : la Classification du vivant

La Biodiversité est ordonnée par les scientifiques de manière à lui donner du sens. Il s’agit de réalisation la Classification des êtres vivants selon une science qui se nomme la Systématique.

Le monde vivant est organisé en trois règnes dont deux de type unicellulaire (parfois coloniaux) et procaryotique (ADN directement dans le cytoplasme) indépendants, les Archées et les Bactéries et un présentant un ADN protégé dans un noyau, les Eucaryotes (unicellulaires, coloniaux ou pluricellulaires). Les humains sont des Eucaryotes. On y distingue plusieurs règnes dont les principaux sont les Végétaux, la Fonge (Champignons et Lichens1) et les Animaux. On range dans un règne « mélangé », des groupes plus ou moins dépendants d’êtres vivants unicellulaires qui sont soit mobiles (type « animaux ») ou réalisant la photosynthèse (type « végétaux »). Ils sont nommés Protistes. On y trouve aussi des êtres ambivalents se déplaçant et réalisant la photosynthèse comme les Euglènes. Les Euglènes se comportent donc comme des animaux car elles se déplacent, mais fonctionnent aussi comme des végétaux puisqu’elles intègrent dans leur métabolisme la photosynthèse.

Les Vertébrés comprennent des poissons sans mâchoires comme les Lamproies, des poissons à squelettes cartilagineux comme les Requins ou les Raies et des poissons ajoutant un squelette osseux comme les Brochets, les Truites et l’essentiel des Poissons que nous connaissons. Certains ont évolué au cours du Primaire développant quatre nageoires « fermes » et mobiles leur permettant de coloniser d’abord les rivages. Ils développent de plus des poumons, voire abandonnent le système de respiration branchial. Ils sont à l’origine des Tétrapodes où on distingue les Amphibiens intéressant avec leur stade têtard (branchies) suivi d’un stade plus terrestre (pulmoné et respiration par la peau souvent humide), les Reptiles, un ensemble vaste et diversifié (Tortues, Crocodiles, Lézards, Serpents, etc.) dont les Dinosaures parmi lesquels un groupe survivant à la crise Crétacé-Tertiaire est à l’origine des Oiseaux (Dinosaures aviens). Actuellement la faune vertébrée terrestre est dominée par les Oiseaux et les Mammifères, envahie par l’Homme.

Les humains appartiennent aux animaux à symétrie bilatérale (droite / gauche) autour d’un axe vertébral. Ce sont des Bilatériens, Vertébrés. Parmi ces derniers, suite à la conquête des continents par certains poissons à quatre nageoire se sont formés les Tétrapodes (quatre pattes) dont nous faisons partie. Les Tétrapodes ont développé un ensemble qui allaite ses petits, les Mammifères. Les Mammifères présentent trois groupes fondamentaux : ceux qui pondent des œufs (anciens et dont il ne reste que de rares espèces sur Terre tels les Ornithorynques et les Échidnés), ceux dont la naissance se fait très tôt, le développant se terminant dans une poche marsupiale (les Marsupiaux : Kangourous, Koalas etc.) dont il ne reste que quelques secteurs du monde encore occupés (Australie, Amérique) et les plus fréquents dont le développement se termine dans le ventre de la mère, au sein d’un placenta (gestation, grossesse… accouchement). Ce sont les Mammifères placentaires dont nous faisons partie. Si les premiers Mammifères ont dominé les paysage avant les Dinosaures (fin de l’ère primaire ou Paléozoïque), des espèces géantes se sont éteintes suite à une crise géologique majeure. Les Dinosaures ont alors occupé l’environnement terrestre notamment pendant plus de 200 Ma, alors que de tout petits Mammifères vivaient caché par exemple dans des terriers au cours de l’ère secondaire (ou Mésozoïque). Alors que les Dinosaures disparaissent subitement (crise il y a 66 Ma), l’environnement libre permet l’expression de la diversité des Mammifères, mais aussi des Oiseaux (descendant directs de Dinosaures : les survivants). Parmi eux les Primates (qui ont des mains) se distinguent rapidement, vers 50 Ma, avec deux groupes principaux : les Lémuriens (relégués sur Madagascar) et les Singes dont nous faisons partie. La famille des Hominidés, la nôtre, comprennent les Orang-outans, les Gorilles, les Chimpanzés et les Humains (lignée humaine comprenant les Hommes préhistoriques). Leur étude sera l’objet du dernier chapitre de l’année.

Conservation de la Biodiversité

Des efforts de conservation de la Biodiversité actuelle sont menés sous la notion de Protection de la Nature. Ceux-ci sont justifiés selon une approche éthique qui se base sur la responsabilité de l’Homme à préserver le patrimoine mondial vivant. A celle-ci s’ajoute une approche matérialiste qui est en rapport avec la conservation du réservoir moléculaire ou d’organismes dont l’Homme pourrait avoir besoin.

La Protection de la Nature se justifie sur la nécessité de notre approvisionnement en biens et ressources (alimentation, matières premières, médicaments…), l’importance de l’organisation des cycles biologiques (Oxygène, Gaz carbonique, maintien des Sols, recyclage…), la régulation du Climat, de la pollution, de la pollinisation, des catastrophes naturelles, des maladies ou des espèces envahissantes, de services culturels (enrichissement personnel ou social, patrimoine, tourisme), ainsi que de services inattendus que nous n’avons pas encore décelés.

L’érosion actuelle de la Biodiversité est décrite sous la notion de Crise anthropogène ou Crise de l’Anthropocène.

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