« Castor canadensis » : différence entre les versions
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Version du 18 décembre 2025 à 20:27
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> Faune > Vertébrés > Mammifères

> Rongeurs

Castor canadensis Kuhl, 1820
Castor du Canada - Castoridae
Voir aussi Castor fiber.
| Fichier:Cascan.jpg |
| 🔍 - ©© by - Becky Matsubara - Alaska le 23 juin 2018 - Wikimedia commons |
Cette espèce fréquente les cours d'eau, les lacs et les étangs[1] d'Amérique du Nord, depuis l'Arctique jusqu'au Nord du Mexique. Elle est menacée de disparitions dans le sud de son aire.
Son rôle dans le modelage des habitats humides en Amérique du Nord est tout à fait significatif, tout particulièrement dans les parties septentrionales de son aire. Il intervient depuis des millénaires dans la formation de tourbières qui jouent un rôle important dans le stockage du CO2. Par ailleurs l'espèce est reconnue pour réguler, par ses ouvrages, les inondations dans certains bassins hydrologiques.
Des inventaires d’Odonates réalisés entre le 18 septembre et le 12 octobre 2011 ont révélé la présence d’une importante population du Sympétrum tardif (Sympetrum vicinum) dans les étangs de Castors (Castor canadensis) du parc national de la Pointe-Taillon, au nord du lac Saint-Jean au Québec. L’empreinte écologique des Castor permettrait à cette Libellule de subsister localement très au nord de son aire de répartition connue, normalement située dans la zone tempérée mixte du Québec (Savard 2013).
Du point de vue évolutif, on considère que cette espèce est issue du Castor d'Europe suite à la colonisation de l'Amérique du Nord au cours du Pliocène (moins de 5 Ma)[2]. On estime ses populations avant l'arrivée des colons européens à quelques dizaines ou centaines de millions d'individus (elles sont aujourd'hui estimées entre 10 et 15 millions d'individus). Ses populations ont été décimées, c'est à dire très fortement réduites, par les captures excessives des trappeurs jusqu'au milieu du XXème siècle. Dès les années 1820 on s'inquiète de son déclin et des quotas de capture ont été localement imposés au Canada jusque dans les années 1850. L'espèce a "virtuellement" disparu dans certains secteurs, notamment près de la Baie d'Hudson au Québec, on a peine à en tuer quelques uns à la fin des années 1920. Sous l'initiative de Maud Watt (1894-1987) Modèle:W, une zone proche de la Baie d'Hudson, située entre la rivière Eastmain et la rivière Rupert, protège les Castors sur une surface de 18600 kmModèle:2. D'autres territoires sont ensuite préservés et des actions de protection de l'espèce s'enchaîne. Le contexte actuel est en fait le fruit de sa préservation et de nombreuses actions de réintroduction. L'espèce a été introduite localement en Scandinavie où elle se maintien de manière irrégulière, ainsi qu'en Argentine (Terre de Feu) où elle tend à être invasive. L'espèce est actuellement en expansion vers le nord et l'arctique, probablement suite à l'expansion des ligneux qui lui servent de nourriture, vers ces territoires. Les nouveaux ouvrages créés par les Castors nouvellement installés dans les zones arctiques semblent avoir un impact sur la fonte du pergélisol, ce qui pourrait amplifier les effets du réchauffement climatique. Ces phénomènes sont à l'étude, mais quelques résultats indiquent par exemple que les entreprises des Castors en Alaska ont pu multiplier par 20 les zones humides inondées dans le paysage.
Le Castor a un rôle important dans le développement économique du Canada au cours des premiers siècles suivant l'installation des colons européens (trappeurs). C'est un symbole régulier d'organismes, villes ou autres dans ce pays.
Savard M. 2013 – Inventaire automnal des odonates au Saguenay–Lac-Saint-Jean : découverte d’une population du sympétrum tardif. – Le Naturaliste canadien, 137 (1) : 25. – ONLINE
Notes
- ↑ L'examen de l'iconographie disponible pour cette espèce montre qu'elle est très souvent vue les poils collés et mouillés par les photographes, ce qui laisse à penser qu'elle est plus fréquemment présente dans l'eau que le Castor d'Europe ! Modèle:H.
- ↑ Du point de vue génétique les deux espèces sont très similaires, mais le nombre de leurs chromosomes diffère (2N=48 chez les Castor d'Europe et 2N=40 chez le Castor du Canada). En réalité 8 chromosomes présents chez le Castor d'Europe se sont fusionnés à d'autres et ont ainsi réduit le nombre de chromosomes lisibles dans le caryotype correspondant. En conséquence, les hybridations entre les deux espèces, lorsqu'elles cohabitent et pour ainsi dire impossible. Il y avait semble-t-il de nombreuses sous-espèces de Castor du Canada en Amérique du Nord. Leur nombre serait de 24, néanmoins les pistes ont été fortement brouillées par les destructions et les réintroductions multiples.
