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Élysie émeraude - ''Plakobranchidae''
Élysie émeraude - ''Plakobranchidae''


Cette espèce qui ressemble à un Nudibranche est un membre d'un groupe voisin nommé les Sacoglosses. Il s'agit du '''seul animal connu à réaliser, à sa manière, la photosynthèse'''. Il récupère les chloroplastes d'une algue microscopique, ''[[Vaucheria littorea]]'', dont il se nourrit
{{Pv|Elechl.jpg|©© by - Smithsonian Environmental Research Center}}
 
L'Élysie émeraude se trouve le long de la côte est de l'Amérique du Nord, de la Nouvelle-Écosse à la Floride. Elle vit dans les eaux du littoral, à moins de 50 cm de profondeur.
 
Cette espèce qui ressemble à un Nudibranche est un membre d'un groupe voisin nommé les Sacoglosses. Il s'agit du '''seul animal connu à réaliser, à sa manière, la photosynthèse'''<ref>''[[Vespa orientalis]]'' est un autre animal connu pour savoir récupérer de l'énergie photonique afin de mobiliser localement son métabolisme, mais il ne s'agit pas ici de photosynthèse au sens véritable, mais de transfert d'énergie lumineuse en énergie propre au fonctionnement de certaines cellules ou tissus, sans passer par le métabolisme respiratoire, ce qui est la norme chez les animaux.</ref>. Il récupère les chloroplastes d'une algue microscopique, ''[[Vaucheria litorea]]'', dont il se nourrit. Au lieu de digérer les chloroplastes de cette algue, ces derniers sont intégrés dans les cellules intestinales de ce Mollusque et sont répartis par la suite dans tout le corps de l'animal. Cet acte étant réalisé, l'Élysie émeraude peut poursuivre sa vie sans se nourrir autrement que par les substances organiques produites par les chloroplastes "intégrés" dans ses tissus. Sa longévité est de l'ordre d'une dizaine de mois. Dans les faits, cette Limace de mer présente un gène d'origine algale (psbO) qui code une protéine permettant la bonne stabilisation d'un photosystème nécessaire au bon fonctionnement des chloroplastes. Il s'agit d'un phénomène unique d'hybridation métabolique car génétiquement l'Élysie émeraude est capable d'autotrophie animale par appropriation (transfert horizontal de gène) d'un gène d'origine végétale propre à stabiliser la photosynthèse de chloroplastes sans apport génétique nécessaire de la part du noyau de la ''Vaucheria'' chez qui ces organites ont été récupérés par phénomène de kleptoplastie ("vol de plastes").
 
La teinte verte prise par cet animal contraste avec son aspect rougeâtre pris par les spécimens qui n'ont probablement pas "encore" récupéré de chloroplastes en quantité significative. Toutefois les œufs pondus sur des filaments algaux de ''[[Vaucheria litorea]]'' sont propres à la consommation dès l'état larvaire, l'éclosion se faisant déjà ''in situ''.
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Dernière version du 11 décembre 2025 à 21:21

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Elysia chlorotica Gould, 1870

Élysie émeraude - Plakobranchidae

🔍 - ©© by - Smithsonian Environmental Research Center

L'Élysie émeraude se trouve le long de la côte est de l'Amérique du Nord, de la Nouvelle-Écosse à la Floride. Elle vit dans les eaux du littoral, à moins de 50 cm de profondeur.

Cette espèce qui ressemble à un Nudibranche est un membre d'un groupe voisin nommé les Sacoglosses. Il s'agit du seul animal connu à réaliser, à sa manière, la photosynthèse[1]. Il récupère les chloroplastes d'une algue microscopique, Vaucheria litorea, dont il se nourrit. Au lieu de digérer les chloroplastes de cette algue, ces derniers sont intégrés dans les cellules intestinales de ce Mollusque et sont répartis par la suite dans tout le corps de l'animal. Cet acte étant réalisé, l'Élysie émeraude peut poursuivre sa vie sans se nourrir autrement que par les substances organiques produites par les chloroplastes "intégrés" dans ses tissus. Sa longévité est de l'ordre d'une dizaine de mois. Dans les faits, cette Limace de mer présente un gène d'origine algale (psbO) qui code une protéine permettant la bonne stabilisation d'un photosystème nécessaire au bon fonctionnement des chloroplastes. Il s'agit d'un phénomène unique d'hybridation métabolique car génétiquement l'Élysie émeraude est capable d'autotrophie animale par appropriation (transfert horizontal de gène) d'un gène d'origine végétale propre à stabiliser la photosynthèse de chloroplastes sans apport génétique nécessaire de la part du noyau de la Vaucheria chez qui ces organites ont été récupérés par phénomène de kleptoplastie ("vol de plastes").

La teinte verte prise par cet animal contraste avec son aspect rougeâtre pris par les spécimens qui n'ont probablement pas "encore" récupéré de chloroplastes en quantité significative. Toutefois les œufs pondus sur des filaments algaux de Vaucheria litorea sont propres à la consommation dès l'état larvaire, l'éclosion se faisant déjà in situ.


  1. Vespa orientalis est un autre animal connu pour savoir récupérer de l'énergie photonique afin de mobiliser localement son métabolisme, mais il ne s'agit pas ici de photosynthèse au sens véritable, mais de transfert d'énergie lumineuse en énergie propre au fonctionnement de certaines cellules ou tissus, sans passer par le métabolisme respiratoire, ce qui est la norme chez les animaux.