« Elysia chlorotica » : différence entre les versions
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Élysie émeraude - ''Plakobranchidae'' | Élysie émeraude - ''Plakobranchidae'' | ||
Cette espèce qui ressemble à un Nudibranche est un membre d'un groupe voisin nommé les Sacoglosses. Il s'agit du '''seul animal connu à réaliser, à sa manière, la photosynthèse'''<ref>''[[Vespa orientalis]]'' est un autre animal connu pour savoir récupérer de l'énergie photonique afin de mobiliser localement son métabolisme, mais il ne s'agit pas ici de photosynthèse au sens véritable, mais de transfert d'énergie lumineuse en énergie propre au fonctionnement de certaines cellules ou tissus, sans passer par le métabolisme respiratoire.</ref>. Il récupère les chloroplastes d'une algue microscopique, ''[[Vaucheria litorea]]'', dont il se nourrit. Au lieu de digérer les chloroplastes de cette algue, ces derniers sont intégrés dans les cellules intestinales de ce Mollusque et sont répartis par la suite dans tout le corps de l'animal. Cet acte étant réalisé, l'Élysie émeraude peut poursuivre sa vie sans se nourrir autrement que par les substances organiques produites par les chloroplastes "intégrés" dans ses tissus. Sa longévité est de l'ordre d'une dizaine de mois. Dans les faits, cette Limace de mer présente un gène d'origine algale (psbO) qui code une protéine permettant la bonne stabilisation d'un photosystème nécessaire au bon fonctionnement des chloroplastes. Il s'agit d'un phénomène unique d'hybridation métabolique car génétiquement l'Élysie émeraude est capable d'autotrophie animale par appropriation (transfert horizontal de gène) d'un gène d'origine végétale propre à stabiliser la photosynthèse de chloroplastes sans apport génétique nécessaire de la part du noyau de la ''Vaucheria'' chez qui ces organites ont été récupérés (phénomène de kleptoplastie). | Cette espèce qui ressemble à un Nudibranche est un membre d'un groupe voisin nommé les Sacoglosses. Il s'agit du '''seul animal connu à réaliser, à sa manière, la photosynthèse'''<ref>''[[Vespa orientalis]]'' est un autre animal connu pour savoir récupérer de l'énergie photonique afin de mobiliser localement son métabolisme, mais il ne s'agit pas ici de photosynthèse au sens véritable, mais de transfert d'énergie lumineuse en énergie propre au fonctionnement de certaines cellules ou tissus, sans passer par le métabolisme respiratoire, ce qui est la norme chez les animaux.</ref>. Il récupère les chloroplastes d'une algue microscopique, ''[[Vaucheria litorea]]'', dont il se nourrit. Au lieu de digérer les chloroplastes de cette algue, ces derniers sont intégrés dans les cellules intestinales de ce Mollusque et sont répartis par la suite dans tout le corps de l'animal. Cet acte étant réalisé, l'Élysie émeraude peut poursuivre sa vie sans se nourrir autrement que par les substances organiques produites par les chloroplastes "intégrés" dans ses tissus. Sa longévité est de l'ordre d'une dizaine de mois. Dans les faits, cette Limace de mer présente un gène d'origine algale (psbO) qui code une protéine permettant la bonne stabilisation d'un photosystème nécessaire au bon fonctionnement des chloroplastes. Il s'agit d'un phénomène unique d'hybridation métabolique car génétiquement l'Élysie émeraude est capable d'autotrophie animale par appropriation (transfert horizontal de gène) d'un gène d'origine végétale propre à stabiliser la photosynthèse de chloroplastes sans apport génétique nécessaire de la part du noyau de la ''Vaucheria'' chez qui ces organites ont été récupérés (phénomène de kleptoplastie). | ||
La teinte verte prise par cet animal contraste avec son aspect rougeâtre pris par les spécimens qui n'ont pas "encore" récupéré de chloroplastes en quantité significative. Toutefois les œufs pondus sur des filaments algaux de ''[[Vaucheria litorea]]'' sont propres à la consommation dès l'état larvaire, l'éclosion se faisant déjà ''in situ''. | La teinte verte prise par cet animal contraste avec son aspect rougeâtre pris par les spécimens qui n'ont pas "encore" récupéré de chloroplastes en quantité significative. Toutefois les œufs pondus sur des filaments algaux de ''[[Vaucheria litorea]]'' sont propres à la consommation dès l'état larvaire, l'éclosion se faisant déjà ''in situ''. | ||
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Version du 11 décembre 2025 à 20:54
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> Faune > Mollusques > Gastéropodes
Elysia chlorotica Gould, 1870
Élysie émeraude - Plakobranchidae
Cette espèce qui ressemble à un Nudibranche est un membre d'un groupe voisin nommé les Sacoglosses. Il s'agit du seul animal connu à réaliser, à sa manière, la photosynthèse[1]. Il récupère les chloroplastes d'une algue microscopique, Vaucheria litorea, dont il se nourrit. Au lieu de digérer les chloroplastes de cette algue, ces derniers sont intégrés dans les cellules intestinales de ce Mollusque et sont répartis par la suite dans tout le corps de l'animal. Cet acte étant réalisé, l'Élysie émeraude peut poursuivre sa vie sans se nourrir autrement que par les substances organiques produites par les chloroplastes "intégrés" dans ses tissus. Sa longévité est de l'ordre d'une dizaine de mois. Dans les faits, cette Limace de mer présente un gène d'origine algale (psbO) qui code une protéine permettant la bonne stabilisation d'un photosystème nécessaire au bon fonctionnement des chloroplastes. Il s'agit d'un phénomène unique d'hybridation métabolique car génétiquement l'Élysie émeraude est capable d'autotrophie animale par appropriation (transfert horizontal de gène) d'un gène d'origine végétale propre à stabiliser la photosynthèse de chloroplastes sans apport génétique nécessaire de la part du noyau de la Vaucheria chez qui ces organites ont été récupérés (phénomène de kleptoplastie).
La teinte verte prise par cet animal contraste avec son aspect rougeâtre pris par les spécimens qui n'ont pas "encore" récupéré de chloroplastes en quantité significative. Toutefois les œufs pondus sur des filaments algaux de Vaucheria litorea sont propres à la consommation dès l'état larvaire, l'éclosion se faisant déjà in situ.
- ↑ Vespa orientalis est un autre animal connu pour savoir récupérer de l'énergie photonique afin de mobiliser localement son métabolisme, mais il ne s'agit pas ici de photosynthèse au sens véritable, mais de transfert d'énergie lumineuse en énergie propre au fonctionnement de certaines cellules ou tissus, sans passer par le métabolisme respiratoire, ce qui est la norme chez les animaux.
