Afin d’être exploitable une donnée doit être un minimum structurée et récoltée avec un minimum de rigueur scientifique. Quatre informations essentielles sont absolument essentielles pour constituer une donnée naturaliste et se résume par la réponse à quatre questions : qui ? quand ? où ? quoi ?.
Le débat de la paternité des savoirs existe depuis la fin du XIXe siècle. Il a été fortement biaisé sur une confusion entre les notions de propriété et d’authenticité. Le savoir n’est pas une propriété, mais il est authentifié par son inventeur.
Une donnée anonymisée ou dégradée n’est qu’une information indicative, sans réelle valeur scientifique : privée de son auteur ou de sa réalité, elle est tronquée, sans responsabilité identifiée et ne peut s’inscrire dans le dialogue scientifique. Le naturaliste n’est certes pas propriétaire du savoir, mais il en est le fondement et la caution ; sans paternité clairement établie, la donnée n’existe pas scientifiquement et ne devrait pas être diffusée sous le termes de données mais celui d’information et ne pas venir surcharger les bases de données. Il convient de distinguer alors un système qui crée une banque d’information indicatives avec des mentions tronquées et une base de donnée fondée sur des savoirs, certes offerts par la nature mais bien attribués à un « inventeur ».
Le principe d’exiger des données indissociables de leurs auteurs est une démarche tout à fait scientifique et fondamentale. Ceci se traduit par l’interdiction de toute diffusion des données naturalistes dissociées de leur authentification.
Toutefois chacun reste libre de diffuser des informations en ne souhaitant pas y voir son nom, mais celles-ci non authentifiées ne seront jamais de véritables données naturalistes. Enfin ceci ne décide pas de la qualité du porté à connaissance rendu public qui peut être résumé à des fins de préservation des sites, des espèces voire des propriétes.


