Sur le terrain, j’avais saisi en direct le contact avec au moins 2 Martinets pâles (Apus pallidus) à La Rochelle (17) le 9 mai 2025. J’ai ensuite rapidement corrigé en précisant Apus apus, cri atypique chuinté entre 2 ind dans un groupe de 3 : 3 ind possibles. J’ai envisagé l’atypie des cris comme prédominant la détermination que j’avais faite in situ. Je connais bien les cris des Martinets pâles pour les avoir entendu en Corse, Sardaigne, Dalmatie et même sur la Côte d’Azur, à Monaco ou le Languedoc au Grau d’Agde par exemple. Ce n’est que la position très excentrée de la localité qui m’a amené à plus de raison… mais c’est bien le déraisonnable qui méritait d’être considéré.
En effet, je découvre dans un communiqué du 10 septembre 2026, que les Martinets pâles se sont installés cette année sous le toit d’une résidence de La Rochelle. Il s’agit de la première nidification avérée de l’espèce en Charente-Maritime. L’espèce a été vue dans la foulée régulièrement sur la mer ou les rivages du même secteur… et qui plus est le même secteur que celui de mon observation du 9 mai 2025. Ceci ajouté à cela m’amène à requalifier mon observation faite sur la même localité en mai 2025. Au lieu de Martinets noirs aux cris atypique, il convient de restituer celui de Martinets pâles aux cris typiques.
Sur l’axe Rhône-Saône on a eu la surprise de trouver l’espèce nicheuse sur Lyon (Rhône), et, même plus au nord, isolée à Besançon (Doubs). Ce sont des découvertes relativement récentes et je connais de longue date le cas très isolé de Toulouse où le Martinet pâle existe depuis plusieurs décennies de manière presque étrange.
Cyrille Deliry – Niort, le 16 septembre 2026
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