La question est posée, mais le climat nous donne clairement la réponse : il s’emballe. Vagues de chaleur, moyennes positives, embouteillages de cyclones, incendies, sécheresse… peu de doutes sur le phénomène enregistré en 2020.
Voici bientôt 16 mois consécutifs que l’anomalie des températures est positive en France. Le nombre de 15 était déjà un record. Le mois de septembre est très bien parti pour confirmer une telle anomalie. Le mois d’août 2020 a enregistré des « records » tant dans l’hemisphère nord que dans l’hémisphère sud. Il s’agit du mois d’août le plus chaud jamais enregistré en Amérique du Nord ou à Hong Kong, le quatrième pour l’Amérique du Sud ou la Nouvelle Zélande. Le trimestre météorologique estival (de juin à août 2020) est le plus chaud constaté dans l’hémisphère nord (+1,17°) et le troisième le plus chaud au niveau planétaire. L’année 2020 est en passe de devenir l’année la plus chaude de la planète depuis 1880, dépassant 2016 (c’était hier). La première partie de l’année est exceptionnelle en Sibérie avec une anomalie positive de +5°. On a pu enregistrer au nord du cercle polaire, 38°C vers Verkhoyansk le 20 juin 2020. Le site météo de Guillaume Séchet ➚, qui inspire cette page, donne l’exemple de Lille qui aligne les records (jamais plus de 36,6°C jusqu’en 2017) : 37,6°C en 2018, 41,5°C en 2019 et 38,2°C en 2020. Le record national au Japon est désormais de 41,1°C et enregistré le 17 août 2020 et on a même enregistré pour la première fois pour ce pays, un température passant 40°C pour un mois de septembre. Si la Vallée de la Mort aux Etats-Unis détenait le record mondial de température le 1er juillet 2013 (53,4°C), cette valeur a été dépassée le 16 août 2020 avec 54,4°C.
Les résineux de certains massifs d’Europe dépérissent sous l’effet de la sécheresse. Ce sont des millions d’hectares de forêt sibérienne qui ont brûlé cette année. La Californie s’est embrasée : plus de 2 millions d’hectares pour ce seul état. La ville de San Francisco reste dans la nuit sous un ciel rougeoillant le 9 août en raison de l’épaisseur de la fumée causée par les incendies.
Ce sont jusqu’à 7 systèmes cycloniques qui se bousculent mi septembre 2020 dans le ciel de l’Atlantique : pas moins de 3 ouragans, une tempête tropicale et trois dépressions. Le nombre de système est particulièrement élevé cette année.
Les records s’accumulent depuis le début des années 2010 tout particulièrement. Doit-on attendre des années encore ou des décennies avant de dire que le climat s’emballe : il semble assez évident que non. Ceux qui semblent douter sont des climato-sceptiques d’une nouvelle génération.
CD – Niort le 26 mars 2022



