La Terre brûle, y compris au fin fond de la Sibérie

Amélioration des suivis satellites ou phénomène nouveau ? Il apparaît que la Sibérie, territoire certes continentalisé, mais pas si chaud, vit depuis le début de l’été sa saison la plus sèche depuis 150 ans, période pour laquelle nous avons des relevés météorologiques. Autant dire que c’est inédit. Voici le deuxième été consécutif où les pics de chaleur se traduisent par d’immenses incendies de forêt en Sibérie et notamment en Yakoutie. Juin a été le mois le plus chaud jamais enregistré.

Image satellitale des incendies en Yakoutie (Sibérie) – Sat. européen Sentinel 2 (Copernicus)

Les surfaces concernés ne se comptent pas en hectares ou en centaines de km2 : le chiffre d’un million et demi de km2 est avancé. Ceci représente un peu moins de trois fois la surface de la France entière ! On ferme l’aéroport à Iakouts tant la visibilité est réduite… mais peu d’images nous parviennent de cette catastrophe.

On a passé les 35°C en plusieurs endroits de la Sibérie et une ville telle que Verjoyanks qui est un des points habité les plus froid du Monde avec -60°C en hiver, a battu un record à 37,4°C cet été.

Chypre, Australie, Papouasie, Californie, Canada… la Terre brûle y compris en des régions inédites. Ailleurs comme au Brésil on fait brûler volontairement la forêt amazonienne. Est-ce le constat d’une mort annoncée de l’humanité ?

CD – Niort le 25 août 2021