(Bloc) Notes d’ornithologie française au grès de quelques lectures

OiseauxRéférences générales

  • Hieraaetus pennatus
  • 12 mai 2001 – Le Hucel (Haute-Savoie), 1 ind. (A.Chappuis, in litt.).
  • Aquila pomarina – Aigle noire (n.f.)
  • NA France
  • Réputée au cours de l’Antiquité, je pense que c’est cette espèce qui est sur les armoiries, bannières ou monnaies. Aristote (343 BC) l’appelle Melaeneatos ou Lagophonos, Pline (80), Valeria et Belon (1555) confirme ces noms, ajoutant l’Aigle noire (n.f.) ainsi qu’en latin, Pulla, Fulvia et Leporia. Capturé en Côte d’Or en 1798 vers Pagny en bord de Saône (Bounder 1807), nicheur rare en France (Etoc 1909), parfois dans le Dauphiné selon Lavaudan, certainement dans le Gard, probablement dans le Centre, les Vosges et le Jura (Etoc 1913).
  • Un couple de cette espèce, habituellement très rare migratrice en France, est installée en nidification depuis 2003 en Franche-Comté. Dès lors il s’est reproduit régulièrement et il n’y a eu que trois échecs de reproduction, dont 2023. Cette année là le mâle est arrivé le 13 avril et la femelle le 24 du même mois, avec une visite « rapide » d’un individu supplémentaire entre ces deux dates. Le couple est resté sur le site, sans réussir sa reproduction jusqu’au 14 août, un des deux membres du couple s’étant attardé jusqu’au 17 septembre (Michelat in Quaintenne & al. 2025).
  • Internuptiale très rare à occasionnelle et Grand Poitou. Seguin-Jard (1922 : RFO, 159) signale un mâle acquis le 29 novembre 1921 à l’Aiguillon sur Mer (Vendée).
Balbuzard pêcheur
©© 0 – George Gentry – USFWS
  • VU France (augmentation : très nette à l’échelle inter-décennale avec retour en nidification sur le continent, ainsi qu’une reprise en Corse)
  • La population de Corse s’est clairement reprise depuis les années 1970 et ce sont une trentaine de couples qui se maintiennent depuis la fin de la même décennie, avec un point haut à 35 de 2020 à 2022, mais 31 en 2023. En France continentale sa réinstallation, alors que l’espèce avait disparu, a encouragé le renforcement des cas de nidification avec quelques installations de plateformes artificielles. Il y a désormais plus de 50 couples sur le secteur « initial » du Loiret répartis sur deux départements. Le cours de la Loire et ses affluents attirent un nombre significatif d’autres couples depuis l’Anjou à la confluence de l’Allier où il s’agit d’en ajouter une trentaine. Il y a eu en 2023 106 couples sur le continent ce qui donne un total avec la Corse de 137 pour le pays, à comparer aux 95 couples au total en 2017, la population augmente encore et est en expansion car elle a atteint le Grand-Est, dont l’Alsace. La production allant de 1 à 1,5 jeunes par couple par an est significative (Ganier in Quaintenne & al. 2025. Les vallées du Rhône et de la Saône bien que marquées de visites à bonne saison n’ont pas encore donné de nidification (com. pers.).
  • Plutôt rare aux deux passages ((août) septembre (mi-novembre) et mi avril – mi mai). Semble en déclin, car par exemple dans les Deux-Sèvres, l’espèce n’a pas été revue depuis 2015 (Fouquet 2021). Certains hivernants peuvent venir de très loin comme le Taïmyr (Rousseau & al. 2021 : Ornithos, 28 (6) : 367-371).
  • Bécasseau roussâtre
  • Cette espèce occasionnelle en Europe est d’origine Néarctique. Elle a été observés notamment du 28 septembre au 8 octobre 1995 dans les Deux-Sèvres (Lac du Cébron : Amouet 1996 in Fouquet 2021).
  • Bécasseau à poitrine cendrée
  • Espèce néarctique, rare et régulière en France. Les venues en septembre semblent significativement plus importantes.
  • Grand Poitou – Dans les Deux-Sèvres, la grande majorité des observations de cette espèce occasionnelle, se concentre en septembre et plus particulièrement vers la moitié ce mois. Quatre des sept mentions ont été rapportée sur la Lac du Cébron (Fouquet 2021).
  • 29 avril 2001 – Meximieux (Ain), 1 ind. (G.Bruneau).

Deliry C. 1986 – Observations exceptionnelles à l’étang de Haute-Jarrie à 4 jours d’intervalles : le Gobemouche nain (Ficedula parva) et la bergeronnette printanière des Balkans (Motacilla flava feldegg). – La Niverolle, 10 : 33-35.

  • Cette espèce originaire d’Afrique sub-saharienne a été trouvée en France de manière très accidentelle. Un oiseau choqué par un véhicule le 1er janvier 2023 a été récupéré à Guéthary (Pyrénées-Atlantique), décédé au centre de soin où il avait été transporté (Dufour & al. 2025).
  • Ce Bruant vit en Afrique du Nord et a niché occasionnellement dans le Sud de l’Espagne. Il est très sédentaire. Toutefois un mâle a été photographié à Fontaine (Isère) et observé du 25 décembre 2023 au 12 janvier 2024. Il est considéré comme un possible échappé et n’est donc pas ajouté à la liste officielle des Oiseaux de France bien qu’il ne présentait pas de signes de captivité (Dufour & al. 2025).
  • Seul le Plateau de Valensole (Alpes-de-Haute-Provence) est occupé par une très faible population en France avec 2 mâles chanteurs en 2023. Des périodes sans résultats sont enregistrées à la fin des années 2010 ou en 2020 par exemple. Il y a eu un chanteur à Termignon (Savoie) deux années de suite récemment. Des individus ont par ailleurs été ponctuellement signalés à la belle saison (Doubs, Haut-Rhin, Aquitaine) (Flitti & Vissyrias in Quaintenne & al. 2025).
  • Ortolan
  • Autrefois cet oiseau migrateur, présent à la belle saison entre mai et septembre en Deux-Sèvres par exemple, était suffisamment commun pour posséder des noms locaux comme à Niort (Deux-Sèvres), le Bintu. Dans ce département il était cité de diverses localités de plaine (Guillemeau 1806). Il était commun dans le Sud de la France, mais rare dans le Nord, passant notamment au printemps (Vieillot 1820-1830). Très commun en été vers Lyon, il nichait dans les vignes (Olphe-Galliard 1855), département du Rhône où l’espèce était encore citée dans les Mont d’Or au milieu du XXe siècle (Douaud 1952 in Tissier 2018). Sur ce dernier département l’Ortolan ne niche plus et n’est plus observée qu’aux passages (Tissier 2018).
Busard des roseaux
Planche de Martinet (1796)
  • Planche de Martinet (1796)
  • Busard des roseaux – Accipitridae
  • Il s’agit tout simplement du Busard pour Buffon. Autrefois dans presque tous les marais et étangs des Deux-Sèvres (Guillemeau 1806). Encore sur tous les étangs vers Argenton-Château (Deux-Sèvres – Bureau 1913). Commun dans l’Indre (Rollinat 1910).
  • Grand Poitou – Espèce très commune dans le canton d’Argenton-Château (Deux-Sèvres) (Bureau 1913). C’est alors une espèce en déclin séculaire. Son déclin récent est inquiétant dans le Marais Poitevin ([2022]).
  • Grand Butor
  • VU France (en déclin continu : décimé)
  • Hivernant et nicheur, la population d’oiseaux reproducteurs a nettement diminuée en France : il en restait entre 350 et 420 mâles chanteurs en 2003, alors qu’en 2023 ils ne sont plus que 77-98 dont l’essentiel se trouve dans le Midi autour de la Camargue (51-52 mâles dans les Bouches-du-Rhône), l’espèce n’apparaissant plus en Languedoc-Roussillon a priori on en trouve encore sur d’autres marais littoraux en Loire-Atlantique et depuis la Manche à la Somme (à peine plus d’une dizaine de chanteurs toutefois). La Brenne en abrite encore quelques individus aussi, ainsi que le Champagne-Ardenne. Le Plan National qui prévoyait de rétablir les populations aux valeurs des années 1970 (500 chanteurs) est loin d’être atteint (Trotignon in Quaintenne & al. 2025).
  • 27-30 avril 2001 – Lac de Mison (Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence), 1 ind.
  • 3 juin 2001 – Pierrelatte (Drôme), 1 passe en altitude, migrateur (G.Olioso).
  • Un oiseau très précoce chante le 31 mars 2021 à Plauzat (Puy-de-Dôme) (A.Picard in Brugerolle & al. 2024).
  • NA France (en déclin)
  • C’est une espèce essentiellement internuptiale en France. Si quelques couples étaient indiquées dans les année 1980 et 1990 avec une certaine régularité (4-5 couples dans les années 1990), notamment en Baie de Somme, leur nombre et leur nidification est devenue très irrégulière dans les années 2010 et 2020. Il n’y en a aucun certaines années désormais et au plus 2 couples en 2018, avec plus ou moins de certitudes en 2020, 2021 et 2022. Aucun en 2023 (Triplet in Quaintenne & al. 2025).
  • Philomachus pugnax – Combattant varié
  • NA France (en déclin, au bord de l’extinction, mal installée à l’initial).
  • Rare aux passages ((juin) juillet-novembre et février-mai (juin)) en France, vue surtout sur les marais proches du littoral. La nidification déjà instable de ce Limicole en France a été très incertaine depuis 2020 et, en 2023, on se demandait pour la troisième année consécutive s’il avait niché. Auparavant, depuis la fin des années 2010 ce sont jusqu’à 7 couples qui ont été suspecter sans que la reproduction soit prouvée par une quelconque réussite. Les marais de l’Ouest ou de la Normandie sont les domaines de ses apparitions (Dupuy in Quaintenne & al. 2025).
  • Migratrice, cette espèce niche en Sibérie orientale et hiverne en Asie du Sud-Est et en Océanie.
  • Très accidentelle en France. Une mention française d’une oiseau séjournant à Frontignan (Hérault) du 12 au 26 février 2023 (Dufour & al. 2025).
  • Chevêchette d’Europe
  • Depuis, récemment l’Espagne, sinon de la France à la Chine, essentiellement dans les montagnes. En France elle niche dans les Vosges, le Jura et les Alpes et semble en expansion avec des cas d’installation, de mieux en mieux documentés, localement dans le Massif Central et dans les Pyrénées. On comptait 600-1000 couples en 2012. Sa nidification a été prouvée en 2007 dans le Puy-de-Dôme et les années suivantes dans la Haute-Loire, la Loire, l’Allier, le Cantal, l’Ardèche, la Côte-d’Or et le Gard. Sa présence a été signalée en 2017 dans le Rhône et l’année suivante dans les Ardennes. Le réseau « Petites chouettes de montagne » a contribué à mieux renseigner la présence de cette Chouette, mais l’expansion semble bien réelle par ailleurs. Côté Pyrénées, elle a été découverte en 2015 dans l’Aude et le nombre de chanteurs connus est en augmentation jusqu’en Ariège. Elle a dépassé la frontière et a été trouvée en Aragon en 2021, confirmée en d’autres endroits du nord de l’Espagne en 2025 (Costa 2025 : El Periódico, 30 janvier). Son expansion se poursuit. Cavernicole, elle tolère parfois les nichoirs.

Aubry M. 2026 – Première tentative de nidification de la Conure veuve Myiopsitta monachus en Occitanie à Perpignan (Pyrénées-Orientales). – Alauda, 94 (1) : 69-71.

  • 19 mai 2001 – Givors (Rhône), 1 ind. (G.Bruneau).
  • On a pu voir l’espèce à l’intérieur des terres comme vers Montluçon dans l’Allier, près de l’eau en 1896 au Vallon en Sully (Villatte des Prûgnes 1912). En Provence c’était au début du XXe siècle, très rare (L’Hermitte 1916).
  • Grand Poitou – Espèce peu commune aux passages ((juin) juillet-août (septembre)) et (avril-mai (juin)) dans les Deux-Sèvres. On y note des groupes records de 20 individus et un cas exceptionnel de 195 individus le 29 avril 1986 à Mouzé-Thouarsis (Fouquet 2021).

Coulomb Y. & Grandière D. 2022 – Reproduction exceptionnelle du Crave à bec rouge Pyrrhocorax pyrrhocorax en presqu’île de Crozon (Finistère) en 2021. – Ar Gaouenn, 3 : 23-27.

  • Niche dans la toundra arctique russe, elle migre selon trois axes principaux : à l’ouest l’espèce descend dans les îles Britanniques, le Danemark et le Bénélux et jusqu’en Camargue, au centre jusqu’aux mers Noire et Caspienne et à l’est jusqu’au Japon, Corée et Asie du Sud-Est. En France, l’hivernage est faible et ne concerne guère plus de 200 oiseaux stationnant pour l’essentiel sur le Lac du Der et en Camargue.
  • NA France – Espèce introduite en Europe, objet de campagnes d’éradication dans la mesure où elle menace les populations indigènes d’Érismature à tête blanche. Il s’agit d’une espèce qui semble essentiellement internuptiale en France et qui se regroupe en majorité sur le Lac de Grand-Lieu (Loire-Atlantique), mais dont des mentions éparses sur le pays sont constatées (22 localités lors de la période 2022-2023). Ce sont jusqu’à une quarantaine de couples qui sont indiqués 2017, leur nombre ayant baissé à moins d’une dizaine en 2023 (4-10 couples) (Tableau in Quaintenne & al. 2025), probablement en raison de campagnes d’éradication (com., 2025).
  • Buffon le nomme tout simplement Gerfault. Rarement vu en Ecosse ou dans les Orcades. L’oiseau est utilisé pour la fauconnerie en Islande, Russie, France, Italie, Perse ou Turquie (Bewick 1797). Accidentel en France.
  • Nouvellement nicheur en plein Lyon (Rhône : Tissier & Iborra 2024 : Ornithos, 31 (1) : 2-14).
  • 3 juin 2001 – Balazuc (Ardèche), 3 chanteurs (C.Deliry).
  • C’est le Pitchou de Provence selon Buffon. Rare en Angleterre, trouvée par hasard près de Dartford dans le Kent, vers la fin du XVIIIe siècle, d’où son nom anglais de Dartford Warbler. Découverte ensuite en plus grand nombre, hiverne parfois (Bewick 1797).
  • NA France (augmentation)
  • C’est un oiseau discret et les cas d’hybrides sont pour partie mélangés avec des spécimens authentiques de l’espèce en France.
  • Il s’agit d’une espèce notée en très faible nombre aux passages en France. Sa nidification dans le pays a toujours été difficile à suivre en raison de sa discrétion. Les effectifs constatés sont fluctuants et l’espèce semble en augmentation avec des mentions accompagnés de preuves plus ou moins claires de reproduction dans de nouvelles localités : Creuse, Côte-d’Or, Haute-Corse. Des mentions estivales éparses sont signalées ailleurs comme par exemple en 2023 dans le Cantal, la Marne, le Bas-Rhin ou le Tarn (Dubois in Quaintenne & al. 2025).
  • NA France (en augmentation)
  • Il s’agit essentiellement d’une espèce internuptiale en France. Néanmoins depuis la fin des années 2010 probablement, mieux suivi depuis les années 2020, la nidification d’abord suspectée pour 1 à 2 couples, a été dûment constatée pour un couple en 2018, accédant au chiffre de 4-5 couples en 2023 qui ont produit 20 jeunes à l’envol. Celle-ci est enregistrée dans le Bassin Parisien, notamment en Seine-et-Marne, elle montre des indices d’expansion (Dubois in Quaintenne & al. 2025).

Guérin S. 2023 – Précisions sur l’hivernage du Goéland argenté scandinave Larus argentatus argentatus en Bretagne. – Ar Gaouenn, 4 : 40-55.

  • Larus audouini
  • EN France (en déclin)
  • L’espèce niche en Corse où plusieurs localités paraissent avoir été désertées ou donnent des résultats peu probants. Il ne semble plus nicher dans le Golfe de Porto depuis 2012 ainsi qu’aux îles Cerbicales ou au Lavezzi depuis 2019, rien de clair pour le Cap Corse où une centaine de couples étaient recensés dans les années 1990. Seule la colonie d’Aspretto qui rassemble la quasi totalité des couples du pays en 2023 est clairement occupées avec 52 couples. Celle-ci est est stable depuis 20 ans et cette année-là, 60 jeunes à l’envol ont été produits. Un événement est la nidification de l’espèce sur le banc d’Arguin en Gironde, un couple produit un jeune en 2021 (peut-être l’immature revu sur le site en 2023), de nouveau un couple en 2023, dérangé par des Goélands leucophées, la nidification a échoué. En Corse la populations oscille entre 47 et 73 couples depuis la fin des années 2010 et la tendance au déclin est inter-décennale puisqu’il y en avait autour de 85 dans les années 1990 (Faggio & Recorbert in Quaintenne & al. 2025).

Reyts S. 2022 – Deuxième observation du Goéland d’Audouin Larus audouinii en Bretagne. – Ar Gaouenn, 3 : 61-65.

  • EN France (en augmentation : reprise et déplacement d’aire)
  • Après l’abandon des bords du Léman (encore un couple nicheur possible en 2023), la nidification du Goéland cendré en France concerne désormais principalement le Nord Pas-de-Calais avec 54-61 couples en 2023 avec une tendance à s’installer sur le toit d’usines ou dans des zones industrielle en augmentation. Un couple est aussi installé en 2023 dans les Yvelines. Le total est de 56-63 couples pour le pays en 2023 (Camberlein in Quaintenne & al. 2025).
  • Larus genei
  • VU France (en augmentation)
  • Les effectifs nicheurs de Goéland railleurs sont en augmentation en France : il y triplé depuis les années 1990. Ce sont une vingtaine de colonies qui ont été révélés en 2022, contre seulement une douzaine en 2023. Malgré un moins grand nombre de localités, l’effectif record de 1903-2382 couples a été atteint en 2023. Le seuil des 500 couples a été dépassé en 1993, celui du millier en 2016 et de 2000 en 2020 et de nouveau en 2023. La productivité a été par contre très faible puisqu’on estime que le nombre de jeunes à l’envol pourrait à peine avoir dépassé les 10 individus, l’échec est généralisé et l’épizootie de grippe aviaire a condamné de nombreux adultes (Scher in Quaintenne & al. 2025).
  • Nicheuse disparue, internuptiale désormais accidentelle, voire avec des mentions en faible augmentation récemment. Autrefois nicheuse (Crau, Poitou, Champagne encore au XVIIIe siècle), jusqu’aux années 1850 en France, puis simplement hivernante, l’espèce devient ensuite de plus en plus occasionnelle jusqu’aux années 1940, pour devenir accidentelle. Au XIXe siècle on la disait déjà, jadis plus commune et on a pu la compter par milliers dans les environs de Châlon-sur-Marne (Tissier 2018 et compléments personnels). Alors elle ne nichait plus qu’en quelques points et était devenue très rare, accidentelle dans le Nord de la France. Trouvée seulement deux fois lors de la seconde moitié du XIXe siècle à Lyon (Rhône : Olphe-Galliard 1991), rare aux passages en Provence (1900, 1909, 1913 : L’Hermite 1916), accidentelle dans le Rhône (1925) ou en Saône-et-Loire (hiver 1992-1993) (Tissier 2018).
  • Migrateur, cet oiseau niche dans le nord de l’Amérique et hiverne sur le littoral de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud.
  • Très accidentelle en France. Une seule mention d’un oiseau observé du 12 au 26 février 2023 à l’île d’Ouessant. Une donnée antérieure de 2012 s’avère finalement incertaine (Dufour & al. 2025).
  • Gravelot mongol (auct.)
  • Cet oiseau récemment distingué du Gravelot mongol, niche sur le Plateau tibétain et ses environs depuis l’Ouzbékistan à la Mongolie. Il hiverne dans le Paléarctique Ouest notamment au nord du Golfe persique alors que le Gravelot mongol est rarissime de ce côté du Globe.
  • Très accidentel en France. Une mention concerne un oiseau observé à Moëze du 20 au 26 septembre 2005. D’autres mentions attribuées au Gravelot mongol sont d’attribution incertaine (Dufour & al. 2025).

Deliry C. 1986 – Observation de 3 Grèbes esclavon (Podiceps auritus) au Bois Français (Bassin ouest). – La Niverolle, 10 : 36-38.

  • Cette espèce a été indiquée, sans plus de précisions, comme ayant été tuée en France aux XIXe siècle par Degland & Gerbe (1867), n’est pas documentée. La première mention française de cette espèce accidentelle est donc celle du 17 février 1979 dans les Yvelines à laquelle s’ajoutent près d’une dizaine de données (Dufour & al. 2025).
  • Coffre H. & Deliry C. 1998 – Le Guêpier d’Europe Merops apiaster et l’Hirondelle de rivage Riparia riparia en Isère. – CORA Isère, Conseil Général de l’Isère.
  • Deliry C. 1990 – Le Guêpier (Merops apiaster) en Isère. – Nouv’ailes, 16.
  • Cette espèce est une rare migratrice vue aux deux passages en France souvent mêlée avec d’autres Guifettes. Seul un couple nicheur est connu dans le pays, au Lac de Grand Lieu en 2023. D’autres velléités de reproduction exceptionnelle concernent des individus isolés et généralement non appariés en Brière et en Sologne sont à suivre. C’est au plus un couple qui est trouvé dans le pays depuis la fin des années 2010 (Trotignon in Quaintenne & al. 2025).
  • VU France (en augmentation)
  • Alors que les effectifs stagnaient, sur fond de variations, aux alentours de (2500) 2700-2900 couples depuis la fin des années 2010, la population monte fortement à 3426-3584 couples en 2023. Une augmentation inter-décennale doit toutefois être signalée car il n’y avait environ que 1700 couples dans les années 1990. Avec 1533 couples au Lac de Grand Lieu, ce sont près de la moitié des effectifs nicheurs en France qui y sont rassemblés (Trotignon in Quaintenne & al. 2025).
  • EN France (en augmentation).
  • Cette espèce niche en quelques colonies en Bretagne, principalement au Cap Fréhel où s’observent plus des trois-quart des effectifs nationaux qui sont au total de 940-1026 couples en 2023. Ceux-ci augmentent significativement puisqu’on ne comptait que 244-307 couples en 2017 et il n’y en avait à peine plus de 200 dans les années 1990 (Cadiou & Provost in Quaintenne & al. 2025).
Hibou des marais
Planche de Bewick (1797)
  • CR France (en déclin)
  • Essentiellement internuptiale, l’espèce niche très ponctuellement en France dans l’archipel des Chaussey, seul site occupé dans le pays depuis 1993. Si ce sont 5 à 3 couples qui ont été constatés à la fin des années 2010, la situation devient critique depuis les années 2020, avec aucun constat en 2022 et un seul couple nicheur possible en 2023. Il n’y a aucun jeune produit à l’envol avec certitude sur la dernière décennie (Debout & Gallien in Quaintenne 2025).
  • Hibou brachyote
  • On le notait de passage en septembre vers Lyon dans le Rhône (Olphe-Galliard 1891). C’était un oiseau peu commun dans le bocage des Deux-Sèvres, sauf lors des pullulations de Campagnols, où il est alors plus fréquent (Bureau 1913).

Coffre H. & Deliry C. 1998 – Le Guêpier d’Europe Merops apiaster et l’Hirondelle de rivage Riparia riparia en Isère. – CORA Isère, Conseil Général de l’Isère.

  • Hirondelle rustique

Deliry C. 1991 – Des hivernages complets d’Hirondelles de cheminée (Hirundo rustica) en Europe occidentale en 1981-1982. – Apus melba, 6.

  • Cette espèce est très rare à accidentelle dans les terres. Par exemple dans les Deux-Sèvres, elle n’a pas été observée plus d’une douzaine de fois (Fouquet 2021).

Huppe fasciée (Upupa epops Linnaeus, 1758 – Upupidae) [→]

  • Nicheur dans l’hémisphère Sud, en Antarctique, ce Labbe est un des rares migrateur dont une part des populations passe l’équateur pour hiverner dans le cœur de l’Atlantique nord. Elle est rare côté Europe, sauf en fin d’été au large de la Péninsule ibérique où des mentions paraissent désormais régulières. Très accidentellement détecté en France avec une mention, ce qui était attendu, au large de Plozévet (Finistère) le 3 septembre 2023 (Dufour & al. 2025).
  • Il s’agit d’une espèce relativement rare en France, vue en déplacement, y compris dans les terres comme dans les Deux-Sèvres par exemple où sont rapportées cinq mentions (Fouquet 2021).
  • Étourneau roselin
  • Buffon le nomme le Merle de coule de rose. Il est rarement rencontré en Angleterre où il est simplement en visite. Il se trouve dans diverses parties de l’Europe, l’Afrique et il est donc « migrateur » (Bewick 1797). On l’a capturé à Lyon (un jeune tué le 17 septembre 1865 (Olphe-Galliard 1891) et trois individus on été vus à St Bernard en Val de Saône lors de l’importante invasion signalée cette même année (RfO, 24 : 78). Une femelle a été tuée le 22 octobre 1913 à l’Aguillon (Vendée) (Seguin-Jard 1915 : RFO, 81). O.Tourillon a photographié cet oiseau à La Piarre (Hautes-Alpes) le 31 mai 2001.
  • Porzana pusilla
  • CR France (fragile augmentation)
  • Elle était très commune en été en Brenne, rare ailleurs (Martin & Rollinat 1894).
  • Presque notée à l’unité en nidification en France à la fin des années 2010 (2-3 chanteurs) a suivi une période faste avec selon les années de 19 à 30 chanteurs repérés de 2019 à 2022. L’année 2023 qui redescend à 7-8 chanteurs, rompt cette tendance qui était prometteuse (Dubois in Quaintenne & al. 2025).
  • Cette espèce niche notamment en Corse, par exemple à Bastia (Thibault 2023 : Alauda, 91 (3) : 214-218).
  • 18 mai 2001 – Le Grand Large (Rhône), 1 ind. exceptionnel (A.Renaudier).
  • 24 mai 2001 – Soleymieu (Isère), 1 ind. (O.Iborra).

Moineau friquet (Passer montanus Linnaeus, 1758 – Passeridae) [→]

  • Venue en France d’oiseaux originaires d’Allemagne ou d’Angleterre… Localement nombreuse en hivernage comme dans les Deux-Sèvres par exemple.
  • Régulier sur la façade atlantique au début du XXe siècle, lors des tempêtes d’automne, l’espèce pénétrant dans l’estuaire de la Gironde (Bon 1913 : RFO, 45), ainsi que plus exceptionnellement dans le terres (Guérin 1932 : ORFO, II : 400-401).
  • Oceanodroma castro
  • Cette espèce niche dans les Océans Atlantique et Pacifique, notamment aux Canaries et à Madère. Ces dernières populations paraissent visiter l’Atlantique au nord des sites de reproduction.
  • Très accidentellement attestée en France, en raison de la taxonomie complexe du groupe, la détermination exacte est délicate : aussi un authentique Océanite de Castro (Hydrobates castro) muni d’une balise GPS et originaire de l’île de Lanzarote (Canaries) a été topé en novembre 2021 dans les eaux altière française. D’autres rares mentions sont associé au groupe d’espèce Hydrobates (castro, jaberaje, monteiroi) (Canaries, Cap-Vert, Monteiro). Le topage du GPS correspondant à un oiseaux des Canaries, atteste de sa présence ici (Dufour & al. 2025).
  • Depuis l’Afrique du Nord où elle est localisée, à l’Asie centrale en passant par l’Europe. Disparue de la Tunisie, elle vient d’être revue en Algérie lors de l’hiver 2023-2024, après une absence d’une trentaine d’années. Sa réinstallation en période de nidification y a été constatée (Heika & al. 2024 : Zool. and Ecol., 34 (2) : 122-128). L’essentiel des populations se trouvent sur la Péninsule ibérique et en Asie centrale. C’est la sous-espèce type qui est en France. En déclin dans le pays depuis le XIXe siècle et plus particulièrement en fin du XXe siècle, avec 2450 mâles chanteurs estimés en 2020. Deux populations subsistent en France : une occidentale depuis le Centre à l’Aquitaine qui est migratrice (10% des effectifs), l’autre méridionale et semi-sédentaire présente depuis la Crau jusqu’en Midi-Pyrénées en passant par le Languedoc et qui hiverne essentiellement en Crau et dans le Roussillon. Elle a disparu de divers endroits comme en Auvergne (Dulphy & al. 1994 : Le Grand-Duc, 45 : 38-40). Niche dans les secteurs semi-steppiques, les vignobles, de vastes cultures (céréales, luzerne).
  • 2 juin 2001 – La Garde-Adhémar (Drôme), 3 mâles (G.Olioso).
  • NT France
  • Selon de Marolles (1788) cette espèce ne se montre que dans quelques provinces méridionales de France, particulièrement en Dauphiné dans les environs de Die, Gap et Embrun. Elle est en altitude en Haute-Savoie, secteurs à Rhododendrons, généralement entre 1500 et 2000 m (Poncy 1914 : Bull. de la soc. zool. de Genève, II). Elle est aujourd’hui dans les les massifs montagneux de l’Isère, mais manque en Chartreuse. Jamais en grand nombre on la trouve au-dessus de la limite des arbres en été, et elle descend plus bas en hiver selon un phénomène de transhumance. Une certaine pression de chasse, conduit à son déclin. Lavaudan (1932) avait déjà une vision similaire de l’espèce.
  • Les indications françaises de Pétrel de Bulwer ont été révisées et rejetée en totalité (Dufour & al. 2025).

Le Corre Y. & Meuret J.P. 2021 – Pic mar Leiopicus medius et Pic épeiche Dendrocopos major en forêt du Cranou : arrêts sur image à 20 ans d’intervalle. – Ar Gaouenn, 2 : 10-32.

  • Leiopicus medius

Le Corre Y. & Meuret J.P. 2021 – Pic mar Leiopicus medius et Pic épeiche Dendrocopos major en forêt du Cranou : arrêts sur image à 20 ans d’intervalle. – Ar Gaouenn, 2 : 10-32.

  • RE France
  • Cette espèce autrefois nicheuse en France a disparu. Il y en avait encore 47-51 couples dans les années 1990 et il n’y en a plus aucun (Quaintenne & al. 2025).
  • 3 juin 2001 – Balazuc (Ardèche), 2 couples (C.Deliry).
  • C’est le Pinson d’Ardennes de Buffon. L’espèce est originaire des pays septentrionaux [de l’Europe] d’où elle se répand dans diverses partie du continent, notamment dès la mi-août dans les collines du Cumberland en Angleterre. En France les [dortoirs] sont tels qu’ils sont marqués par les fientes des oiseaux et on peut en tuer chaque nuit plus de cent douzaines pendant une grande partie de l’hiver (Bewick 1797). Elle ne niche pas et ne reste en Deux-Sèvres que par grands froids, parfois très commun, en décembre et en janvier (Guillemeau 1806).

Clamens A. 2026 – Déclin des populations de Pipit des arbres Anthus trivialis en région Auvergne – Rhône-Alpes à basse altitude sur une période de 21 ans. – Alauda, 94 (1) : 1-12.

  • Cette espèce niche des côtes américaines de l’Arctique canadien au détroit de Béring.
  • Accidentelle en France, cette espèce y a été distinguée à quatre reprise (Dufour & al. 2025).
  • Plongeon huard
  • Observé avec une certaine régularité en hiver sur le Léman, notamment à Excenevex (31 décembre 1998, A.Chappuis).
  • Localement commun, grégaire, il est apparemment en augmentation en période internuptiale ((VIII) X-III (IV)) comme dans les Deux-Sèvres (Fouquet 2021). Il peut être vu, mais beaucoup plus rarement le reste de l’année. L’augmentation des effectifs globaux paraît liée à un déplacement de l’aire de répartition, car l’espèce est fondamentalement en déclin.
  • EN France (en augmentation)
  • Cette espèce dispersée en période internuptiale niche en France, sur deux colonies : aux Sept-îles et à Molène, comprenant en 2023, respectivement 85% et 15% des effectifs. Le nombre de 560-1295 couples en 2023 est similaire à celui de l’année précédente (501-1066), mais correspond à une seconde année de suite en faveur de l’espèce, car elles suivent des valeurs plutôt entre 300 et 500 couples depuis la fin des années 2010. Il y avait entre 137 et 139 couples dans les années 1990, l’espèce paraît en progression (Provost & Cadiou in Quaintenne & al. 2025).
  • 10 septembre 1909 (Vendée : Anfries 1909 : RFO, 8).
  • LC UICN –  EN 2021 France (déclin très net : décimée)
  • Il n’y a que deux espèces dans le genre, avec le Râle des prés (Crex egregia) qui vit en Afrique tropicale. Le Râle des Genets niche depuis les îles Britaniques au cœur de la Russie. Les individus peuvent nicher d’une année à l’autre dans une région complètement différente ! L’hivernage se déroule dans le sud-est de l’Afrique. Il s’agit d’une espèce discrète qui se camoufle dans les herbes des ses habitats et que l’on détecte plus volontiers à son chant caractéristique qu’il produit essentiellement de nuit, ainsi qu’à l’aube. Elle vit en France dans les prairies de hautes herbes, humides des plaines alluviales, ainsi que dans quelques stations herbues d’altitude. Les couples se font et se défont au cours d’une même saison, avec production de deux nichées annuelles par deux paires différentes.
  • L’espèce est inscrite en France sur un Plan National. On a compté entre 64 et 77 mâles chanteurs récemment en 2022, chiffre légèrement amélioré à 81-92 chanteurs en 2023. Il y en avait encore entre 2450 à 2800 dans les années 1980 : espèce en effondrement spectaculaire. La nidification connue sur l’ensemble du territoire sauf le Midi et la Corse dans les années 1930-40, est réduite au Massif du Jura, le Val de Saône et le Nord-Est du pays dans les années 2010, ainsi que de manière méconnue dans le massifs alpins. Les recherches récentes en montagne, ainsi que peut-être des mesures environnementales viennent confirmer sa présence dans les Alpes et le Massif Central en altitude, ainsi que la Basse Vallée de la Loire. Toutefois il n’en reste presque plus ! Les plus forts effectifs actuels se trouvent dans les Basses Vallées Angevines où on a compté récemment entre 47 et 49 mâles chanteurs. Des recherches faites en Grande Provence dans le cadre du Plan National se sont avérées positives puisque ce sont entre 5 à 7 chanteurs qui ont été détectés sur cette région où l’espèce était méconnue. Il y en a eu aussi jusqu’à 3 dans la Drôme. La pression de recherche permet de détecter jusqu’à 12 chanteurs en Haute-Loire et 10 en Ardèche en 2025, ce qui est inédit.
  • Broyer J. 1985 – Le râle de genêts en France (Crex Crex). – Lyon: Union Nationale des Associations Ornithologiques.
  • Broyer 1992 – Le râle des genêts Crex crex : importance et tendances évolutives des populations, habitat, conditions nécessaires pour une conservation de l’espèce. – Mémoire EPHE.
  • Hennique S. & al. 2013 – Deuxième plan national d’actions en faveur du Râle des genêts (Crex crex’) 2013-2018. – LPO, LPO Anjou, Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, DREAL des Pays de la Loire : 140 pp.
  • DD France (en déclin, son installation paraît finalement non pérenne)
  • En 2023 on note en France, une douzaine d’oiseaux chanteurs, mais aucune nidification n’est prouvée. Ils sont notés surtout dans le Nord Pas-de-Calais et les Hautes-Alpes ainsi que le Doubs, de présence plus anecdotique dans le Haut-Rhin ou dans les Bouches-du-Rhône. Les derniers cas prouvés de nidification datent de 2001 et 2021 ou les années 1990 (alors 26-27 chanteurs recensés !) (Dubois in Quaintenne & al. 2025), ainsi aucune population n’est vraiment établie dans le pays, mais la situation des Hautes-Alpes plus particulièrement mérite attention et des approfondissements des observations (com. pers.).
Rousserolle turdoïde
©© bysa – C.Pastor – Wikimedia commons
  • Nicheuse migratrice assez rare en France, en déclin. Très occasionnelle en hiver. Elle niche essentiellement dans la moitié est du pays, ainsi que dans le Midi et en Corse. Il y a quelques nicheurs dans les marais de l’Ouest. Elle part hiverner en Afrique et ne s’observe que d’avril à septembre. En fort déclin en Poitou-Charentes, notamment dans le Marais Poitevin (Thomas & Godet 2019).
  • CR France (en déclin)
  • Si entre 50 et 60 couples ont généralement été comptés depuis la fin des années 2010 (autour de 90 dans les années 1990), les valeurs ont baissé aux alentours d’une grosse trentaine depuis 2021. Il y en a plus de 32, en 2023 et l’épozootie de grippe aviaire semble avoir agi. L’Île Mouton comprend en 2023 la principale colonie avec 26 couples. Les autres sont épars, toujours parmi des Sternes pierregarins et / ou des Caugeks très localement en Bretagne, avec de plus 3 couples en moyenne sur l’archipel des Chaussey. La productivité est extrêmement faible car il n’y a qu’un seul jeune obtenu pour 15 à 20 couple environ (Cadiou & Jacob in Quaintenne & al. 2025).
  • EN France (en nette augmentation)
  • L’espèce niche en Camargue et vers Scamandre, où les effectifs sont estimés à 1751-2009 couples en 2023. Ceux-ci on à peu près doublés depuis 2017 (1019-1071 couples) et il y en avait à peine plus de 300 dans les années 1990. La productivité est faible à raison d’un jeune pour environ 3 couples (Scher in Quaintenne & al. (2025).
  • 18 mai 2001 – Le Grand Large (Rhône), 1 ind. (A.Renaudier).
  • 1er mai 2001 – Châteauneuf-du-Rhône (Drôme), 1 ind. (E.Boulenc, J.Girard-Claudon).
  • LC France
  • Des populations originelles, seules Pyrénées ont conservé des couples. Ailleurs, Sud du Massif Central (Causses notamment) et Alpes, les colonies sont issues de programmes de réintroduction, mais les noyaux sont mêlés en raison d’un effet attractif des nouvelles colonies agissant jusqu’aux populations de la Péninsule ibérique. Le dernier recensement complet a été réalisé en 2019 et comprenait 2463 couples dont 1286 dans les Pyrénées. La production de jeunes est faible puisqu’il n’y en a en moyenne selon les colonies ou les localités qu’un seul pour 2 à 4 couples enregistrés (Nadal & Duchateau in Quaintenne & al. 2025). Une des premières mention moderne en Haute-Savoie est celle de 22 individus au Mont Charvin, dans les Aravis (F. Boudat).
  • Vieillot (1820-30), le nomme encore Venturon de Provence. Il dit cet oiseau plus commun en Italie, Espagne, Portugal et en Provence, plus rare en Bourgogne, Lorraine ou en Allemagne.
  • Espèce occasionnelle à très rare en France, vue essentiellement en période internuptiale : par exemple 6 mentions dans les Deux-Sèvres (Fouquet 2021).

À préciser – Rollinat (1910)

  • Aristote env.343 BC – Historia animalium. – éd. moderne, Balme, Loeb Classical library (1965).
  • Belon du Mans P. 1555 – L’histoire de la nature des oyseaux. – Paris.
  • Bewick T. 1797 – History of British Birds. Vol.1 (Land birds). – Hodgson, Newcastel : 335 pp. – ONLINE
  • Bounder (Dr) 1807 – Statistiques du Département de la Côte dOr. – Catalogue des Oiseaux.
  • Bureau G. 1913 – Catalogue des Rapaces et des Grimpeurs observés dans le canton d’Argenton-Château (Deux-Sèvres). – Revue française d’Ornithologie,52/53.
  • de Marolles M. 1788 – La Chasse au fusil. – Paris, Barrois.
  • Degland C.D. & Gerbe Z. 1867 – Ornithologie européenne. Tome 1. – Baillières et Fils, Paris.
  • Dufour P. & al. 2025 – Décisions prises par la Commission de l’Avifaune Française en 2023 et 2024 : 18e rapport de la CAF. – Ornithos, 170 : 32-39.
  • Etoc G. 1909 – Les Oiseaux de France. Leurs œufs et leurs nids. – Revue française d’Ornithologie, 4+5/6.
  • Etoc G. 1913 – Un coup d’œil sur quelques collections particulières. – Revue française d’Ornithologie, 45.
  • Fouquet M. 2021 – Phénologie des oiseaux migrateurs en Deux-Sèvres. Première partie : les laro-limicoles. – Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres.
  • Guillemeau J.L 1806 – Essai sur l’histoire naturelle des oiseaux du département des Deux-Sèvres. – Elies-Orillat, Niort. – ONLINE
  • L’Hermitte J. 1916 – Contribution à l’étude ornithologique de la Provence (suite). – Revue française d’Ornithologie, 83-90.
  • Lavauden L. 1932 – La Faune cynégétique des Alpes françaises. – Conférence du 20 juin 1932.
  • Martin R. & Rollinat R. 1894 – Vertébrés sauvages du département de l’Indre. – Paris, Soc. d’édition scientifique.
  • Olphe-Galliard 1855 – Verzeichniss der Vögel der Umgebund von Lyon. – Naumannia, 5 : 44-53.
  • Olphe-Galliard L. 1891 – Catalogue des Oiseaux des environs de Lyon. – Pitrat Ainé, Lyon.
  • Pline l’Ancien ca.80 – Histoire Naturelle. Livre XI. – éd. moderne, Paris, Dubochet, Émile Littré. – ONLINE
  • Quaintenne G. & les coordinateurs espèces 2025 – Les Oiseaux nicheurs rares et menacés en France en 2023. – Ornithos, 170 : 4-31.
  • Thomas A. & Godet L. 2019 – Biohistoire de l’avifaune nicheuse du Marais Poitevin. Bilan des prospections réalisées pour la saison de reproduction 2019. – CNRS & col. – PDF LINK
  • Tissier D. 2018 – Catalogue des Oiseaux des Environs de Lyon. Retour en l’an 1891. – L’Effraie, 48.
  • Vieillot L.P. 1820-30 – Faune française. – Levrault, Paris.
  • Villatte des Prûgnes R. 1912 – Catalogue raisonné des Oiseaux observés dans l’arrondissement de Montluçon. – Revue française d’Ornithologie, 39.