Je reporte dans cette page quelques notes d’ornithologie française qui m’ont interpelée au fil de mes lectures… le temps pourra manquer pour glaner les différents sujets qui m’intéressent.
Aigle botté (Aquila pennata – Accipitridae)
- Hieraaetus pennatus
- 12 mai 2001 – Le Hucel (Haute-Savoie), 1 ind. (A.Chappuis, in litt.).
Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus – Pandionidae)
- VU France (augmentation : très nette à l’échelle inter-décennale avec retour en nidification sur le continent, ainsi qu’une reprise en Corse)
- La population de Corse s’est clairement reprise depuis les années 1970 et ce sont une trentaine de couples qui se maintiennent depuis la fin de la même décennie, avec un point haut à 35 de 2020 à 2022, mais 31 en 2023. En France continentale sa réinstallation, alors que l’espèce avait disparu, a encouragé le renforcement des cas de nidification avec quelques installations de plateformes artificielles. Il y a désormais plus de 50 couples sur le secteur « initial » du Loiret répartis sur deux départements. Le cours de la Loire et ses affluents attirent un nombre significatif d’autres couples depuis l’Anjou à la confluence de l’Allier où il s’agit d’en ajouter une trentaine. Il y a eu en 2023 106 couples sur le continent ce qui donne un total avec la Corse de 137 pour le pays, à comparer aux 95 couples au total en 2017, la population augmente encore et est en expansion car elle a atteint le Grand-Est, dont l’Alsace. La production allant de 1 à 1,5 jeunes par couple par an est significative (Ganier in Quaintenne & al. 2025. Les vallées du Rhône et de la Saône bien que marquées de visites à bonne saison n’ont pas encore donné de nidification (com. pers.).
Barge rousse (Limosa lapponica – Scolopacidae)
- Plutôt rare aux deux passages ((août) septembre (mi-novembre) et mi avril – mi mai). Semble en déclin, car par exemple dans les Deux-Sèvres, l’espèce n’a pas été revue depuis 2015 (Fouquet 2021). Certains hivernants peuvent venir de très loin comme le Taïmyr (Rousseau & al. 2021 : Ornithos, 28 (6) : 367-371).
Bécasseau rousset (Tryngites subruficollis – Scolopacidae)
- Bécasseau roussâtre
- Cette espèce occasionnelle en Europe est d’origine Néarctique. Elle a été observés notamment du 28 septembre au 8 octobre 1995 dans les Deux-Sèvres (Lac du Cébron : Amouet 1996 in Fouquet 2021).
Bécasseau tacheté (Calidris melanotos – Scolopacidae)
- Bécasseau à poitrine cendrée
- Espèce néarctique, rare et régulière en France. Les venues en septembre semblent significativement plus importantes.
- Grand Poitou – Dans les Deux-Sèvres, la grande majorité des observations de cette espèce occasionnelle, se concentre en septembre et plus particulièrement vers la moitié ce mois. Quatre des sept mentions ont été rapportée sur la Lac du Cébron (Fouquet 2021).
- 29 avril 2001 – Meximieux (Ain), 1 ind. (G.Bruneau).
Blongios de Sturm (Ixobrychus sturmii (Wagler, 1827) – Ardeidae)
- Cette espèce originaire d’Afrique sub-saharienne a été trouvée en France de manière très accidentelle. Un oiseau choqué par un véhicule le 1er janvier 2023 a été récupéré à Guéthary (Pyrénées-Atlantique), décédé au centre de soin où il avait été transporté (Dufour & al. 2025).
Bruant du Sahara (Emberiza sahari – Emberizidae)
- Ce Bruant vit en Afrique du Nord et a niché occasionnellement dans le Sud de l’Espagne. Il est très sédentaire. Toutefois un mâle a été photographié à Fontaine (Isère) et observé du 25 décembre 2023 au 12 janvier 2024. Il est considéré comme un possible échappé et n’est donc pas ajouté à la liste officielle des Oiseaux de France bien qu’il ne présentait pas de signes de captivité (Dufour & al. 2025).
Bruant mélanocéphale (Emberiza melanocephala – Emberizidae)
- Seul le Plateau de Valensole (Alpes-de-Haute-Provence) est occupé par une très faible population en France avec 2 mâles chanteurs en 2023. Des périodes sans résultats sont enregistrées à la fin des années 2010 ou en 2020 par exemple. Il y a eu un chanteur à Termignon (Savoie) deux années de suite récemment. Des individus ont par ailleurs été ponctuellement signalés à la belle saison (Doubs, Haut-Rhin, Aquitaine) (Flitti & Vissyrias in Quaintenne & al. 2025).
Busard Saint-Martin (Circus cyaneus – Accipitridae)
- Grand Poitou – Espèce très commune dans le canton d’Argenton-Château (Deux-Sèvres) (Bureau 1913). C’est alors une espèce en déclin séculaire. Son déclin récent est inquiétant dans le Marais Poitevin ([2022]).
Caille des blés (Coturnix coturnix – Phasianidae)
- Un oiseau très précoce chante le 31 mars 2021 à Plauzat (Puy-de-Dôme) (A.Picard in Brugerolle & al. 2024).
Chevalier combattant (Calidrix pugnax – Scolopacidae)
- Philomachus pugnax – Combattant varié
- NA France (en déclin, au bord de l’extinction, mal installée à l’initial).
- Rare aux passages ((juin) juillet-novembre et février-mai (juin)) en France, vue surtout sur les marais proches du littoral. La nidification déjà instable de ce Limicole en France a été très incertaine depuis 2020 et, en 2023, on se demandait pour la troisième année consécutive s’il avait niché. Auparavant, depuis la fin des années 2010 ce sont jusqu’à 7 couples qui ont été suspecter sans que la reproduction soit prouvée par une quelconque réussite. Les marais de l’Ouest ou de la Normandie sont les domaines de ses apparitions (Dupuy in Quaintenne & al. 2025).
Chevalier de Sibérie (Tringa brevipes (Vieillot, 1816) – Scolopacidae)
- Migratrice, cette espèce niche en Sibérie orientale et hiverne en Asie du Sud-Est et en Océanie.
- Très accidentelle en France. Une mention française d’une oiseau séjournant à Frontignan (Hérault) du 12 au 26 février 2023 (Dufour & al. 2025).
Chouette chevêchette (Glaucidium passerinum – Strigidae)
- Chevêchette d’Europe
- Depuis, récemment l’Espagne, sinon de la France à la Chine, essentiellement dans les montagnes. En France elle niche dans les Vosges, le Jura et les Alpes et semble en expansion avec des cas d’installation, de mieux en mieux documentés, localement dans le Massif Central et dans les Pyrénées. On comptait 600-1000 couples en 2012. Sa nidification a été prouvée en 2007 dans le Puy-de-Dôme et les années suivantes dans la Haute-Loire, la Loire, l’Allier, le Cantal, l’Ardèche, la Côte-d’Or et le Gard. Sa présence a été signalée en 2017 dans le Rhône et l’année suivante dans les Ardennes. Le réseau « Petites chouettes de montagne » a contribué à mieux renseigner la présence de cette Chouette, mais l’expansion semble bien réelle par ailleurs. Côté Pyrénées, elle a été découverte en 2015 dans l’Aude et le nombre de chanteurs connus est en augmentation jusqu’en Ariège. Elle a dépassé la frontière et a été trouvée en Aragon en 2021, confirmée en d’autres endroits du nord de l’Espagne en 2025 (Costa 2025 : El Periódico, 30 janvier). Son expansion se poursuit. Cavernicole, elle tolère parfois les nichoirs.
Courlis corlieu (Numenius phaeopus – Scolopacidae)
- Grand Poitou – Espèce peu commune aux passages ((juin) juillet-août (septembre)) et (avril-mai (juin)) dans les Deux-Sèvres. On y note des groupes records de 20 individus et un cas exceptionnel de 195 individus le 29 avril 1986 à Mouzé-Thouarsis (Fouquet 2021).
Cygne de Bewick (Cygnus bewicki – Anatidae)
- Niche dans la toundra arctique russe, elle migre selon trois axes principaux : à l’ouest l’espèce descend dans les îles Britanniques, le Danemark et le Bénélux et jusqu’en Camargue, au centre jusqu’aux mers Noire et Caspienne et à l’est jusqu’au Japon, Corée et Asie du Sud-Est. En France, l’hivernage est faible et ne concerne guère plus de 200 oiseaux stationnant pour l’essentiel sur le Lac du Der et en Camargue.
Érismature rousse (Oxyura jamaicensis – Anatidae)
- NA France – Espèce introduite en Europe, objet de campagnes d’éradication dans la mesure où elle menace les populations indigènes d’Érismature à tête blanche. Il s’agit d’une espèce qui semble essentiellement internuptiale en France et qui se regroupe en majorité sur le Lac de Grand-Lieu (Loire-Atlantique), mais dont des mentions éparses sur le pays sont constatées (22 localités lors de la période 2022-2023). Ce sont jusqu’à une quarantaine de couples qui sont indiqués 2017, leur nombre ayant baissé à moins d’une dizaine en 2023 (4-10 couples) (Tableau in Quaintenne & al. 2025), probablement en raison de campagnes d’éradication (com., 2025).
Faucon gerfault (Falco rusticolus – Falconidae)
- Buffon le nomme tout simplement Gerfault. Rarement vu en Ecosse ou dans les Orcades. L’oiseau est utilisé pour la fauconnerie en Islande, Russie, France, Italie, Perse ou Turquie (Bewick 1797). Accidentel en France.
Faucon pèlerin (Falco peregrinus – Falconidae)
- Nouvellement nicheur en plein Lyon (Rhône : Tissier & Iborra 2024 : Ornithos, 31 (1) : 2-14).
Fuligule nyroca (Aythya nyroca – Anatidae)
- NA France (augmentation)
- C’est un oiseau discret et les cas d’hybrides sont pour partie mélangés avec des spécimens authentiques de l’espèce en France.
- Il s’agit d’une espèce notée en très faible nombre aux passages en France. Sa nidification dans le pays a toujours été difficile à suivre en raison de sa discrétion. Les effectifs constatés sont fluctuants et l’espèce semble en augmentation avec des mentions accompagnés de preuves plus ou moins claires de reproduction dans de nouvelles localités : Creuse, Côte-d’Or, Haute-Corse. Des mentions estivales éparses sont signalées ailleurs comme par exemple en 2023 dans le Cantal, la Marne, le Bas-Rhin ou le Tarn (Dubois in Quaintenne & al. 2025).
Garrot à œil d’or (Bucephala clangula – Anatidae)
- NA France (en augmentation)
- Il s’agit essentiellement d’une espèce internuptiale en France. Néanmoins depuis la fin des années 2010 probablement, mieux suivi depuis les années 2020, la nidification d’abord suspectée pour 1 à 2 couples, a été dûment constatée pour un couple en 2018, accédant au chiffre de 4-5 couples en 2023 qui ont produit 20 jeunes à l’envol. Celle-ci est enregistrée dans le Bassin Parisien, notamment en Seine-et-Marne, elle montre des indices d’expansion (Dubois in Quaintenne & al. 2025).
Goéland argenté (Larus argentatus – Laridae)
Guérin S. 2023 – Précisions sur l’hivernage du Goéland argenté scandinave Larus argentatus argentatus en Bretagne. – Ar Gaouenn, 4 : 40-55.
Grand Outarde (Otis tarda – Otididae)
- Nicheuse disparue, internuptiale désormais accidentelle, voire avec des mentions en faible augmentation récemment. Autrefois nicheuse (Crau, Poitou, Champagne encore au XVIIIe siècle), jusqu’aux années 1850 en France, puis simplement hivernante, l’espèce devient ensuite de plus en plus occasionnelle jusqu’aux années 1940, pour devenir accidentelle. Au XIXe siècle on la disait déjà, jadis plus commune et on a pu la compter par milliers dans les environs de Châlon-sur-Marne (Tissier 2018 et compléments personnels). Alors elle ne nichait plus qu’en quelques points et était devenue très rare, accidentelle dans le Nord de la France. Trouvée seulement deux fois lors de la seconde moitié du XIXe siècle à Lyon (Rhône : Olphe-Galliard 1991), rare aux passages en Provence (1900, 1909, 1913 : L’Hermite 1916), accidentelle dans le Rhône (1925) ou en Saône-et-Loire (hiver 1992-1993) (Tissier 2018).
Grèbe esclavon (Podiceps auritus – Podicipedidae)
Deliry C. 1986 – Observation de 3 Grèbes esclavon (Podiceps auritus) au Bois Français (Bassin ouest). – La Niverolle, 10 : 36-38.
Grive à dos olive (Catharus ustulatus – Turdidae)
- Cette espèce a été indiquée, sans plus de précisions, comme ayant été tuée en France aux XIXe siècle par Degland & Gerbe (1867), n’est pas documentée. La première mention française de cette espèce accidentelle est donc celle du 17 février 1979 dans les Yvelines à laquelle s’ajoutent près d’une dizaine de données (Dufour & al. 2025).
Guêpier d’Europe (Merops apiaster – Meropidae)
- Coffre H. & Deliry C. 1998 – Le Guêpier d’Europe Merops apiaster et l’Hirondelle de rivage Riparia riparia en Isère. – CORA Isère, Conseil Général de l’Isère.
- Deliry C. 1990 – Le Guêpier (Merops apiaster) en Isère. – Nouv’ailes, 16.
Guifette moustac (Chlidonias hybrida – Laridae)
- VU France (en augmentation)
- Alors que les effectifs stagnaient, sur fond de variations, aux alentours de (2500) 2700-2900 couples depuis la fin des années 2010, la population monte fortement à 3426-3584 couples en 2023. Une augmentation inter-décennale doit toutefois être signalée car il n’y avait environ que 1700 couples dans les années 1990. Avec 1533 couples au Lac de Grand Lieu, ce sont près de la moitié des effectifs nicheurs en France qui y sont rassemblés (Trotignon in Quaintenne & al. 2025).
Guillemot de Troïl (Uria aalge – Alcidae)
- EN France (en augmentation).
- Cette espèce niche en quelques colonies en Bretagne, principalement au Cap Fréhel où s’observent plus des trois-quart des effectifs nationaux qui sont au total de 940-1026 couples en 2023. Ceux-ci augmentent significativement puisqu’on ne comptait que 244-307 couples en 2017 et il n’y en avait à peine plus de 200 dans les années 1990 (Cadiou & Provost in Quaintenne & al. 2025).
Hirondelle de rivages (Riparia riparia – Hirundinidae)
Coffre H. & Deliry C. 1998 – Le Guêpier d’Europe Merops apiaster et l’Hirondelle de rivage Riparia riparia en Isère. – CORA Isère, Conseil Général de l’Isère.
Hirondelle de cheminée (Hirundo rustica – Hirundinidae)
- Hirondelle rustique
Deliry C. 1991 – Des hivernages complets d’Hirondelles de cheminée (Hirundo rustica) en Europe occidentale en 1981-1982. – Apus melba, 6.
Huppe fasciée (Upupa epops Linnaeus, 1758 – Upupidae) [→]
Labbe de McCormick (Stercorarius maccormicki Saunders, 1893 – Stercoraridae)
- Nicheur dans l’hémisphère Sud, en Antarctique, ce Labbe est un des rares migrateur dont une part des populations passe l’équateur pour hiverner dans le cœur de l’Atlantique nord. Elle est rare côté Europe, sauf en fin d’été au large de la Péninsule ibérique où des mentions paraissent désormais régulières. Très accidentellement détecté en France avec une mention, ce qui était attendu, au large de Plozévet (Finistère) le 3 septembre 2023 (Dufour & al. 2025).
Labbe parasite (Stercorarius parasiticus – Stercoraridae)
- Il s’agit d’une espèce relativement rare en France, vue en déplacement, y compris dans les terres comme dans les Deux-Sèvres par exemple où sont rapportées cinq mentions (Fouquet 2021).
Martin roselin (Sturnus roseus – Sturnidae)
- Étourneau roselin
- Buffon le nomme le Merle de coule de rose. Il est rarement rencontré en Angleterre où il est simplement en visite. Il se trouve dans diverses parties de l’Europe, l’Afrique et il est donc « migrateur » (Bewick 1797). On l’a capturé à Lyon (un jeune tué le 17 septembre 1865 (Olphe-Galliard 1891) et trois individus on été vus à St Bernard en Val de Saône lors de l’importante invasion signalée cette même année (RfO, 24 : 78). Une femelle a été tuée le 22 octobre 1913 à l’Aguillon (Vendée) (Seguin-Jard 1915 : RFO, 81). O.Tourillon a photographié cet oiseau à La Piarre (Hautes-Alpes) le 31 mai 2001.
Marouette de Baillon (Zapornia pusilla – Rallidae)
- Porzana pusilla
- CR France (fragile augmentation)
- Elle était très commune en été en Brenne, rare ailleurs (Martin & Rollinat 1894).
- Presque notée à l’unité en nidification en France à la fin des années 2010 (2-3 chanteurs) a suivi une période faste avec selon les années de 19 à 30 chanteurs repérés de 2019 à 2022. L’année 2023 qui redescend à 7-8 chanteurs, rompt cette tendance qui était prometteuse (Dubois in Quaintenne & al. 2025).
Moineau friquet (Passer montanus Linnaeus, 1758 – Passeridae) [→]
Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus – Laridae)
- Venue en France d’oiseaux originaires d’Allemagne ou d’Angleterre… Localement nombreuse en hivernage comme dans les Deux-Sèvres par exemple.
Océanite cul-blanc (Oceanodroma leucorhoa – Hydrobatidae)
- Régulier sur la façade atlantique au début du XXe siècle, lors des tempêtes d’automne, l’espèce pénétrant dans l’estuaire de la Gironde (Bon 1913 : RFO, 45), ainsi que plus exceptionnellement dans le terres (Guérin 1932 : ORFO, II : 400-401).
Perdrix bartavelle (Alectoris graeca – Phasianidae)
- NT France
- Selon de Marolles (1788) cette espèce ne se montre que dans quelques provinces méridionales de France, particulièrement en Dauphiné dans les environs de Die, Gap et Embrun. Elle est en altitude en Haute-Savoie, secteurs à Rhododendrons, généralement entre 1500 et 2000 m (Poncy 1914 : Bull. de la soc. zool. de Genève, II). Elle est aujourd’hui dans les les massifs montagneux de l’Isère, mais manque en Chartreuse. Jamais en grand nombre on la trouve au-dessus de la limite des arbres en été, et elle descend plus bas en hiver selon un phénomène de transhumance. Une certaine pression de chasse, conduit à son déclin. Lavaudan (1932) avait déjà une vision similaire de l’espèce.
Pic épeiche (Dendrocopos major – Picidae)
Le Corre Y. & Meuret J.P. 2021 – Pic mar Leiopicus medius et Pic épeiche Dendrocopos major en forêt du Cranou : arrêts sur image à 20 ans d’intervalle. – Ar Gaouenn, 2 : 10-32.
Pic mar (Dendrocopos medius – Picidae)
- Leiopicus medius
Le Corre Y. & Meuret J.P. 2021 – Pic mar Leiopicus medius et Pic épeiche Dendrocopos major en forêt du Cranou : arrêts sur image à 20 ans d’intervalle. – Ar Gaouenn, 2 : 10-32.
Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator – Laniidae)
- 3 juin 2001 – Balazuc (Ardèche), 2 couples (C.Deliry).
Pipit des arbres (Anthus trivialis – Motacillidae)
Clamens A. 2026 – Déclin des populations de Pipit des arbres Anthus trivialis en région Auvergne – Rhône-Alpes à basse altitude sur une période de 21 ans. – Alauda, 94 (1) : 1-12.
Plongeon imbrin (Gavia immer – Gaviidae)
- Plongeon huard
- Observé avec une certaine régularité en hiver sur le Léman, notamment à Excenevex (31 décembre 1998, A.Chappuis).
Râle des Genets (Crex crex – Rallidae)
- LC UICN – EN 2021 France (déclin très net : décimée)
- Il n’y a que deux espèces dans le genre, avec le Râle des prés (Crex egregia) qui vit en Afrique tropicale. Le Râle des Genets niche depuis les îles Britaniques au cœur de la Russie. Les individus peuvent nicher d’une année à l’autre dans une région complètement différente ! L’hivernage se déroule dans le sud-est de l’Afrique. Il s’agit d’une espèce discrète qui se camoufle dans les herbes des ses habitats et que l’on détecte plus volontiers à son chant caractéristique qu’il produit essentiellement de nuit, ainsi qu’à l’aube. Elle vit en France dans les prairies de hautes herbes, humides des plaines alluviales, ainsi que dans quelques stations herbues d’altitude. Les couples se font et se défont au cours d’une même saison, avec production de deux nichées annuelles par deux paires différentes.
- L’espèce est inscrite en France sur un Plan National. On a compté entre 64 et 77 mâles chanteurs récemment en 2022, chiffre légèrement amélioré à 81-92 chanteurs en 2023. Il y en avait encore entre 2450 à 2800 dans les années 1980 : espèce en effondrement spectaculaire. La nidification connue sur l’ensemble du territoire sauf le Midi et la Corse dans les années 1930-40, est réduite au Massif du Jura, le Val de Saône et le Nord-Est du pays dans les années 2010, ainsi que de manière méconnue dans le massifs alpins. Les recherches récentes en montagne, ainsi que peut-être des mesures environnementales viennent confirmer sa présence dans les Alpes et le Massif Central en altitude, ainsi que la Basse Vallée de la Loire. Toutefois il n’en reste presque plus ! Les plus forts effectifs actuels se trouvent dans les Basses Vallées Angevines où on a compté récemment entre 47 et 49 mâles chanteurs. Des recherches faites en Grande Provence dans le cadre du Plan National se sont avérées positives puisque ce sont entre 5 à 7 chanteurs qui ont été détectés sur cette région où l’espèce était méconnue. Il y en a eu aussi jusqu’à 3 dans la Drôme. La pression de recherche permet de détecter jusqu’à 12 chanteurs en Haute-Loire et 10 en Ardèche en 2025, ce qui est inédit.
- Broyer J. 1985 – Le râle de genêts en France (Crex Crex). – Lyon: Union Nationale des Associations Ornithologiques.
- Broyer 1992 – Le râle des genêts Crex crex : importance et tendances évolutives des populations, habitat, conditions nécessaires pour une conservation de l’espèce. – Mémoire EPHE.
- Hennique S. & al. 2013 – Deuxième plan national d’actions en faveur du Râle des genêts (Crex crex’) 2013-2018. – LPO, LPO Anjou, Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, DREAL des Pays de la Loire : 140 pp.
Roselin cramoisi (Carpodacus erythrinus – Fringillidae)
- DD France (déclin, son installation paraît finalement non pérenne)
- En 2023 on note en France, une douzaine d’oiseaux chanteurs, mais aucune nidification n’est prouvée. Ils sont notés surtout dans le Nord Pas-de-Calais et les Hautes-Alpes ainsi que le Doubs, de présence plus anecdotique dans le Haut-Rhin ou dans les Bouches-du-Rhône. Les derniers cas prouvés de nidification datent de 2001 et 2021 ou les années 1990 (alors 26-27 chanteurs recensés !) (Dubois in Quaintenne & al. 2025), ainsi aucune population n’est vraiment établie dans le pays, mais la situation des Hautes-Alpes plus particulièrement mérite attention et des approfondissements des observations (com. pers.).
Vautour fauve (Gyps fulvus – Accipitridae)
- LC France
- Des populations originelles, seules Pyrénées ont conservé des couples. Ailleurs, Sud du Massif Central (Causses notamment) et Alpes, les colonies sont issues de programmes de réintroduction, mais les noyaux sont mêlés en raison d’un effet attractif des nouvelles colonies agissant jusqu’aux populations de la Péninsule ibérique. Le dernier recensement complet a été réalisé en 2019 et comprenait 2463 couples dont 1286 dans les Pyrénées. La production de jeunes est faible puisqu’il n’y en a en moyenne selon les colonies ou les localités qu’un seul pour 2 à 4 couples enregistrés (Nadal & Duchateau in Quaintenne & al. 2025). Une des premières mention moderne en Haute-Savoie est celle de 22 individus au Mont Charvin, dans les Aravis (F. Boudat).
Venturon montagnard (Serinus citrinella – Fringillidae)
- Vieillot (1820-30), le nomme encore Venturon de Provence. Il dit cet oiseau plus commun en Italie, Espagne, Portugal et en Provence, plus rare en Bourgogne, Lorraine ou en Allemagne.
Vanneau sociable (Vanellus gregarius – Charadriidae)
- Espèce occasionnelle à très rare en France, vue essentiellement en période internuptiale : par exemple 6 mentions dans les Deux-Sèvres (Fouquet 2021).
Références générales
- Bewick T. 1797 – History of British Birds. Vol.1 (Land birds). – Hodgson, Newcastel : 335 pp. – ONLINE
- Bureau G. 1913 – Catalogue des Rapaces et des Grimpeurs observés dans le canton d’Argenton-Château (Deux-Sèvres). – Revue française d’Ornithologie,52/53.
- de Marolles M. 1788 – La Chasse au fusil. – Paris, Barrois.
- Degland C.D. & Gerbe Z. 1867 – Ornithologie européenne. Tome 1. – Baillières et Fils, Paris.
- Dufour P. & al. 2025 – Décisions prises par la Commission de l’Avifaune Française en 2023 et 2024 : 18e rapport de la CAF. – Ornithos, 170 : 32-39.
- Fouquet M. 2021 – Phénologie des oiseaux migrateurs en Deux-Sèvres. Première partie : les laro-limicoles. – Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres.
- L’Hermitte J. 1916 – Contribution à l’étude ornithologique de la Provence (suite). – Revue française d’Ornithologie, 83-90.
- Lavauden L. 1932 – La Faune cynégétique des Alpes françaises. – Conférence du 20 juin 1932.
- Martin R. & Rollinat R. 1894 – Vertébrés sauvages du département de l’Indre. – Paris, Soc. d’édition scientifique.
- Olphe-Galliard L. 1891 – Catalogue des Oiseaux des environs de Lyon. – Pitrat Ainé, Lyon.
- Quaintenne G. & les coordinateurs espèces 2025 – Les Oiseaux nicheurs rares et menacés en France en 2023. – Ornithos, 170 : 4-31.
- Tissier D. 2018 – Catalogue des Oiseaux des Environs de Lyon. Retour en l’an 1891. – L’Effraie, 48.
- Vieillot L.P. 1820-30 – Faune française. – Levrault, Paris.

