Angiospermes

Flore

Angiospermae Lindley, 1830 (Magnoliophyta Brongniart, 1843)

Ce sont les Plantes à fleurs : la classification des Angiospermes est devenue particulièrement complexe : quelques ordres de base sont placés dont les Nympheales et précèdent les Magnoliidées et les Monocotylédones (= Liliopsida), puis l’ordre des Ceratophyllales devancent les Eudicotylédones comprenant à la base par exemple les Ranununculales, les Caryophyllales ou les Saxifragales, ou de manière plus stricte, les Fabidées (dont les ordres des Fabales ou des Rosales), les Malvidées (dont les Brassicales, les Geraniales, les Malvales), les Asteridées (dont lesGentianales, les Lamiales, les Asterales par exemple).


Adonis annua
©© byncsa – A.H.Paradis – INPN
  • Paléarctique Ouest depuis l’Afrique du Nord à la Turquie, le Moyen-Orient, les îles Britanniques, le Sud de la Scandinavie et une partie de l’Ouest de la Russie. Amérique du Nord où elle est probablement introduite. Bien représentée en France, Corse comprise, elle manque en Bretagne, côté Savoie, ainsi que dans une partie de Nord-Est. A préciser pour le Nord du pays. Se développe sur sols calcaires.
  • Quasi menacée (NT) en Poitou-Charente, elle est connue en Charente-Maritime, dans le sud des Deux-Sèvres ainsi que ponctuellement en Charente et dans la Vienne.
  • Bifora dicocca Hoffm.
  • DD UICN – VU 1995 France
  • Sténomediterranéenne, elle est présente en Afrique du Nord et depuis le Portugal à l’Iran et au Turkménistan en passant par le Moyen-Orient. En France on la rencontre dans le Midi et dans la Vienne. En déclin, ses populations sont passées d’une trentaine de départements à moins d’une dizaine. Elle occupe l’étang médiméditerranéen, jusqu’à 800 m d’altitude. Calcicole, thermophile dans les champs de céréales.
  • En Grand Poitou, elle est à Migne-Auxance dans la Vienne.
  • EN UICN – EN 1995 France
  • Endémique française du Centre-Ouest avec trois stations connues dont deux en Charente-Maritime. La troisième est à Saint-Germain-d’Esteuil en Gironde. Les localités sont faiblement peuplées : 50-100 touffes environ pour chacune. Cette espèce vit sur des pelouses sèches, surtout maritimes, en compagnie de nombreuses espèces méditerranéennes telles que Quercus ilexPhillyrea latifoliaArbutus unedo
  • En Grand Poitou, elle est en Charente-Maritime sur les falaises de Vaux-sur-Mer et de la pointe du Chay à Angoulins au sud de La Rochelle.
  • Rare UICN – VU 1995 France
  • Eu-Atlantique : Canaries, Madère, Maroc, Portugal, Espagne, France : toujours en stations isolées les unes des autres. En France, elle est en Bretagne et en Charente-Maritime. Elle occupe les zones littorales sur les rochers maritimes (Crithmo maritimi-Limonietum ovalifolii), parfois sur la vase.
  • Dans le Grand Poitou on la trouve à Saint-Palais-sur-Mer (Puit de Lauterel), à l’île Madame, l’île d’Aix et l’île de Ré (Charente-Maritime), pour partie sur des sites classés.
  • VU UICN – VU 1995 France
  • Espèce Franco-atlantique, très localement en Espagne. En France, elle est présente depuis l’estuaire de la Gironde au Cotentin, par le littoral. Elle a été naturalisée en Angleterre (Dévon). Elle a disparu pour partie du nord de la Bretagne. Elle occupe les dunes littorales mobiles au sable plus ou moins grossier, dans les zones rénovées par le vent.
  • Dans le Grand Poitou on la connaissait à Saint-Palais d’où elle a probablement disparu et à la Pointe de Coubre à l’île de Ré (Charente-Maritime) ainsi que dans quelques localités de Vendée.
  • Rare UICN – Rare 1995 France (protégée)
  • Endémique française, présente depuis le littoral aquitain et de la Charente-Maritime. On la trouve sur les sables maritimes bien mobiles et plus ou moins grossiers, à tapis végétal discontinu. Elle supporte un certain piétinement. En Charente-Maritime, elle est à la Pointe de Coubre (île de Ré) et au Sud de l’île d’Oléron. Autrefois plus au sud, l’espèce atteignait le secteur de Royan. Les indications de Vendée sont erronées.
  • Lythrum dibracteum Guss.
  • NT UICN – VU 1995 France (protégée)
  • Espèce Euryméditerranéenne : Afrique du Nord, assez localisée en Europe, Asie occidentale. En France, elle est dans le Midi et sur le centre-est de la façade Atlantique selon deux aires disjointes. Côté Atlantique, elle est en net déclin et ne se trouve principalement plus que dans le Marais Poitevin en Vendée. Elle est en déclin en France depuis le XIXe siècle, ce qui est expliqué par les changements agricoles. Elle occupe les prairies saumâtres arrière-littorales, au niveau de dépression à sol nus, par exemple dans des zones piétinées par le bétail dans l’Elantinetum macropodae.
  • En Grand Poitou, elle est dans le Marais Poitevin côté Vendée, et au Marais de Monts en Charente-Maritime. Ailleurs des stations restent à contrôler : Aytré, les Trois Canons, Saint-Hyppolyte, Bords, Muron et Genouillé.
  • Rare UICN – VU 1995 France
  • Sténoméditerranéenne nord-occidentale : France, Italie, Sardaigne, Sicile. En France, douteuse pour la Corse ou pour l’Estérel (Var). À actualiser pour le Gard (Molières Cavaillac). Naturalisée dans le Centre-Ouest. Cette espèce occupe les bois et les maquis humides entre 100 et 600 m d’altitude sur des pelouses rocailleuses.
  • Dans le Grand Poitou, elle a été naturalisée : Saint-Pierre-de-Maillé, Valdivienne et Béthine (Vienne), Mazière-en-Gâtine (Deux-Sèvres), à confirmer pour la Charente (Forêt de Luxey). Dans le Centre-Ouest elle n’est connue ailleurs qu’en Gironde, mentions à actualiser.
  • VU UICN – VU 1995 France (Protégée)
  • Endémique française, présente dans le Centre-Ouest et en Gironde. Elle vit sur les berges vaseuses dans la zone de balancement des marées et au-dessus, souvent avec Phragmites australiApium graveolens et Angelica heterocarpa (Oenanthetosum foucaudiii du Convolvulo-Angelicetum heterocarpae).
  • C’est une espèce sub-endémique du Grand Poitou, connue en Vendée dans l’estuaire de la Sèvre niortaise et en Charente-Maritime dans celui de la Charente, fleuve qu’elle remonte jusqu’au niveau de Saintes ainsi qu’au niveau d’un affluent de l’Isle. Elle est en très forte régression le long de la Charente.
  • VU UICN – VU 1995 France
  • Endémique du littoral Atlantique français où cette espèce a été signalée depuis la Gironde au Morbihan. Ses localités sont souvent à actualiser, méconnue, les mentions paraissent anciennes. Elle vit sur les estuaires sur des sols salés et fréquemment inondés (Puccinellion maritimae). 
  • Dans le Poitou-Charentes on la trouve sur l’estuaire de la Charente où elle a été confirmée dans les années 1990 depuis Saint-Laurent-de-la-Prée jusqu’à Rochefort (Charente-Maritime).
  • NT UICN – VU 1995 France (Protégée)
  • Méditerranéo-atlantique : une localité au Portugal, en net déclin et devenue très localisée en Espagne, France et Corse. En France, elle est en Bretagne, dans le Bassin Parisien et en Corse. Disparue de quelques stations du Sud ou à confirmer. Mares temporaires des platières rocheuses (roches compactes), imperméables et non calcaires (schistes, granites, grès) sur des sites généralement submergés en hiver et ensoleillés.
  • Dans le Grand Poitou on la connaît dans les Deux-Sèvres : la Gripière-en-Saint-Maurice-la-Fougereuse et Breuil-sous-Argenton.
  • VU UICN – Directive Habitats (an.II+IV) – VU 1995 France (Protégée)
  • Euratlantique littorale, connue en quelques sites des îles Britanniques, dans les îles Anglo-Normandes, dans le Massif Armoricain en France, et en Galice en Espagne. Elle s’observe sur les pentes inférieures des falaises avec suintements d’eau douce, semi-abritées, souvent d’orientation sud, en compagnie de Samolus valerandiApium graveolens… On la trouve aussi, mais plus rarement au niveau de pannes dunaires comme en Vendée ou sur des cordons de galets comme dans le Finistère.
  • Dans le Grand Poitou elle en en Vendée, à l’île d’Yeux, sur les rochers de la Pironnière au sud des Sables-d’Olonnne, à Brétignolles, dans les Dunes de la Sauzaire, dans les dépressions dunaires de la Forêt d’Olonne ainsi qu’à Saint-Hiilaire-sur-Riez.
  • NT UICN – VU 1995 France
  • Sténoméditerranéenne centro-orientale : Corse (à actualiser), Italie, Sardaigne, Sicile, Malte, Dalmatie, Grèce, Crète, Chypre, Moyen Orient, Libye. Son indigénat en France continentale paraît incertain (Vendée et Bouches-du-Rhône). Elle vit sur les rochers maritimes de la zone littorale.
  • Dans le Grand Poitou, elle était connue en Vendée aux Sables-d’Olonne (Vendée), mais elle a disparu depuis longtemps.

  • Gonard A. 2011 – Renonculacées de France. – Bull. de la Soc. Botanique du Centre-Ouest (N.S.), n° spécial 35.
  • Olivier L., Galland J.P. & Maurin H. 1995 – Livre rouge de la flore menacée de France. Tome I : espèces prioritaires. – MNHN, CBN de Porquerolles, Min. de l’environnement.
  • Boratela, les Poacées