Aux limites du possible sur les illustrations anciennes d’Odonates dans le Monde

ca.1980-1640 BC – Des illustrations d’Insectes sont connues du Moyen Empire égyptien. On y trouve des amulettes qui correspondent indubitablement à des libellules (ca.1980-1640 BC).

Amulettes du Moyen Empire égyptien (ca.1980-1640 BC)
©© 0 – Metropolitan Museum of Art – Wikimedia commons

ca.1418 – Le Psautier de Ludwig d’Oettinger comprend une enluminure marginale qui représente clairement un mâle de Calopteryx splendens. C’est un manuscrit en latin et en allemand.

Calopteryx splendens en marginalis du Psautier de Ludwig d’Oettinger (Allemagne) (1418)
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ca.1440 – On trouve quelques Odonates dans les enluminures de manuscrits médiévaux. Le Livre d’heures de Catherine de Clèves (ca.1440), bien que pauvre en représentations de la nature (un lion, un dragon, quelques animaux de la ferme tout au plus), a l’originalité de représenter sur deux pages face à face, des papillons de cinq espèces reconnaissables et deux anisoptères nez à nez qu’on peut raisonnablement considérer comme étant des Aeshna grandis ou Isoaeschna isoceles.

Page 269 du Livre d’heure de Catherine de Clèves (ca.1440) associée à Saint Vincent et illustré de deux Aeshna grandis ou Isoaeschna isoceles, nez à nez, dévorant un diptère
shared – source : The Morgan Library & Museum ➚

L’illustration d’Albrecht Dürer réalisée en ca.1495 est parfois désignée sous le titre The Holy Family with the Dragonfly, or l’insectes qui y est représenté avec des ailes brèves et comme de « longues antennes » n’est pas du tout une libellule, et le titre alternatif The Holy Family with the Mayfly est tout à fait indiqué puisque le rapprochement avec les éphémères est plus approprié, les pattes avant mimant de « longues antennes » dans certaines positions.

ca.1510-1515 – L’Album des études florales attribuées au « maître » de Claude de France (ca.1510-1515) a la caractéristique de présenter de nombreuses représentations d’une libellule grossièrement dessinée, accompagnant une plante de composition beaucoup plus précise.

Une des libellules de l’Album des études florales (ca.1510-1515) avec une Chicorée sauvage, le spécimen est en contraste avec la fleur, grossièrement dessiné, laissant ici une sensation de Libellula quadrimaculata